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Tome II. [E - O.]
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jours en biaisant depuis ce lieu-là jusqu’'t Tarisse , àst unelargeur íi grande que cette ouverture doit être regardée com-me pleine mer.

La ville de Gibraltar qui a donné son nom à tout le Dé-troit, es lïtuée le long d’un rocher escarpé > qui avance pres-que une lieuë dans la mer, & qui ne tient à l’Andalousie quepar une petite langue de terre , où aboutit une plaine de demilieuë,aussi balle que la mer. Il y a même un folle où la meravance 3 & si on le continues seulement une portée de mousquet, ce seroit une Isle. La montagne a environ une demilieuë de haut & bien moins de large. Du côté de la terre &•de la mer Mediterranée elle est auisi droite qu’une muraille.A la pointe du Détroit est la Chapelle de Nuefira Sciîora d’Eu-7 op a , comme à la pointe de P autre rocher, il y en a une deTXiicjlra Seûora A'Afnci. Depuis là jusqu’à l’autre bout,au côtédu Couchant est le vieux Château , & une Tour en pentagone. Elle est du temps même des Païens, & on a bâti le resteà l'entour. Le vieux Môle est au dessous. A l’autre bout onvoit le Château où étoient les Maures, & l’on y montre lasMurmuras , ou cachots où ils mettoient les Chrétiens. Levieux Château n’est habité que par des Soldats, & est com-me inaccessible. Les fortifications qui font au dessous enfer-ment la ville. Outre des murailles en terrasss qu'on voit lelong du roches où il n’est pas si escarpé, il y a deux fort beauxbastions, & une courtine terrassée qui donne du côté de laterre , avec quantité de pieces de canon. De celui du Golfe,il y a auisi deux bastions, qui défendent la porte par laquelleon va au Môle nouveau. Jusque-là étoit l’ancienne ville deGibraltar. On montre dans la grande ruë un Arsenal qui étoitautrefois beaucoup plus bas. C’étoit un ouvrage des Maures,dont la moitié des colomnes est présentement cachée dans laterre. Vis-à-vis de là furie bord on voit encore une grandearcade bouchée par où entroient les Navires. Cette ville s’eítaccrúc depuis Ferdinand , le long de la côte où il y a un peude terre. Au bout sont deux bastions fort beaux, au milieu"deíquels est la porte devant laquelle il y a un fort beau puits,où l’on va quérir toute l’eau qui est necessure pour la ville.Depuis le bastion qui est contre la côte , on en trouve troisou quatre autres au dessus en terrass & une muraille fort é-paissc qui monte par échelons jusqu’au faite de la montagne,où est une tour qu’on appelloit delbacbos. II y aune grandecave qui traverse la côte depuis le côté de la Baye jusqu’àl’autre qui donne dans la Mediterranée. On y voit de grandesvoûtes aussi hautes que celles des Eglises, avec des piliers, desstatues, & cent figures differentes qui ont été faites par deschutes d’eau qui se font gelées en tombant, & fur tout une infi-nité de drapeaux de pierre ouvragée qui pendent de la voute.Ilsappellent cette cave de- Sun Miguel , & diíent qu’clle a étéhabitée par de Païens. Il n’y a plus de Galères à Gibraltarcomme autrefois , ni aucun commerce. * fourrud du voyage

Espagne.

GIBRALTAR. Gros Bourg des Indes, dont Oexmelinparle dans son tìifl. des Indes Occidentales. II est situé fur lebord du Lac deMerecaye en la Province dé Venezuela, com-prise dans la Castille ct’Or, vers la côte del’Amerique Mé-ridionale. On y voit grand nombre dc belles habitations oùl’on fait le tabac íi estimé en Espagne , sous le nom de tabacde Maracaybo, appelle ainsi à cause qu’on le porte en la villede ce nom, pour le transporter de là en Europe. II y croîtauisi quantité de cacao , qui paíie pour le meilleur de toutesles Indes, & il s’y fait beaucoup de sucre. Ce Bourg a com-munication avec plusieurs villes qui sont au-delà des grandesMontagnes nommées Montes de Gibraltar. Tout le pays cir-convoiíin est arrosé de belles rivières, & produit de tres-bcaux arbres. Ii y a des cedres que les Indiens nommentAcayjnx, du tronc deíquels on fait des vaiílèaux tout d’unepiece, qui portent en mer vingt-cinq à trente tonneaux. L’airy est mal-fain dans le temps des pluyes, & tous les Marchandsfe retirent alors à Maracaybo, ou à Mcridà, de forte qu’ilne reste dans ce Bourg que les gens de travail pendant toutce mauvais temps.

GIBRAMEL. Bourg d’Afique dans le Royaume deBu-gie, en Latin Gibramela & G>btramda. II est situé entre Gige-ìi & Colle, fur le Cap de Gìbramel . que l’on prend pour l’Au-dum Promontorinm de Ptolemée. * Maty, IHt. d’Holl. i 7 or.

GIDDAEI ou Gíttddab. Ville Maritime de f Arabie pe-trée, située dans la Province qu’on appelle Hegt.cz 011 Negd.Elie est bâtie fur la mer Rouge, à deux journées de la Mec-que. C’est dans le Port de cette ville , qui est pour ainsi direcelui de la Mecque, que les galères du Turc qui ont accou-tumé d hyverner à Suez dans le fond du Golfe Arabique, j

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viennent décharger les provisions qu’on apporte d’Egyp tc Lde Syrie, & charger les marchandises du pays, comme eScuirs ou maroquins préparez , les gommes, le cassé, & pautres drogues de l’Arabie. Ce même lieu est un entrepôt deCaravanes qui passent par mer de Gaid’hab , ville d’EgyP^»à la Mecque. On y transporte aussi par mer, les marchanudedes Indes que l’on décharge à Moka > Port de la me» RoUg e 'qui est plus Méridional, & où les plus gros vaisseaux petivenaborder. Si l’on en croît Jes Mahométans le Sépulcre d’Evc eà Gidd.ib. * Herbelot, Eibliot. Orientale.

GIEN. Ville de France dans leHurepois, en Latin Gif 1 "niim , G/emum Lc Gianim, Elle est arrosée de la Loire que } 011y pasie fur un pont de pierre, trois lieues au dessous de Bds een descendant vers Gcrgeau qui en est éloigné d’onze lieues-Cette ville est du Diocèse d’Auxerre, à dix sept ou dix h ullieues de la ville de ce nom , & elle a une Eglise CoIJegfodediée à Saint Etienne 3 on y voit auisi des Convents de Cot'deliers, de Minimes, de Capucins & autres. Son assiette i uest tres-avantageuse & lui donne toutes fortes de commodité’(sien, qui a une Election de la Généralité d’Orleans, estunville fort ancienne , & quelques-uns veulent que ce sokGenabum de César. Ceux qui font de ce sentiment l’appuy enfor ce que César dit au livre huitième de la guerre des Gaule.»que de Genabum où il étoit jusqu’à Château Landon q 11 J,appelle Vellaudunum , il y avoir deux journées, & Gieu eéloigné de Château-Landon de douze lieues, qui furent I edeux journées de César. Gien a eu des Seigneurs pariicuh erS 'jufqu’à cequ’enfin Mahaud, Comtesse de Nevers & de To"nette, Dame d’Auxerre , ayant été quittée par PhilippesFlandre , Comte de Namur , auquel elle avoit été accords >le Roy Philippe Auguste la maria à Hervieu fils de G £ °'froy de Gien, sieur de Cofne fur Loire , & de Donziois»il en eut la Seigneurie de Gien pour le rachapt qu’elle » udevoir. * Du Chene, Antiquités des Pilles de France.

GIENGEN. Ville Impériale d’Alemagne dans laSuaj> £ ’en Latin Gienga, Elle est située fur la riviere dc Prcntz da ! ^la vallée qu’on nomme le Pftntz,tbal, à quatre heures d’Llss 1 ,,de Nordlingen. Cette ville est tres petite, Lc le Magistr at eLuthérien. * Audiffrct, Geogr. tome 3. r

GIENSOR. Grande ville d’Afrique qui n’est pas ç }°riElle est dans le Royaume de Tunis , à quatre si £U ^ s T iycelle de Tripoli du côté de l’Orient, le long de la côte. 1 Ja plusieurs Marchands & artisans. Le pays abonde en dates »cn grenades, en coins, & en autres fruits, mais il y a fo rt P. cde froment & d’orge. Quand T ri poli étoit aux Chrétiens,habitans y aboient vendre force siuits, & quelque bétail ajours de Marché. * Marmol, tome 2. I v. 6 . cb. 51. i e

GIERA-PETRA. Ville située for la côte Méridionalel’Iste de Candie, dans le Territoire de Sitia. Marco Bcss Vni la met environ à cinq milles de la ville de ce nom > du co^dc i’Occident. Cette ville a été ruinée , & il n’cn reste J"que le Château avec le Port prés du mont Malaura. Elle eEpiscopale avant que d’étre fous la domination du Turc ,on a uni son Evêché à celui de Skia. J e

GIERACE ou G râce. Ville Episcopale du Royaume ^Naples, avec Evêché suffragant de Reggio, en Latin ^ tíï . í f- ít e [Gìracium & Fanum S. cyriaca. Elle est située for une CO n n ff ldans la Calabre Ultérieure, à douze lieues de la ville de B-ìgio, & à une du Golfe de Girace, Ce Golfe nommé en L a ^Giracuts Sinus , & anciennement Locndis Sinus > s’éteno ^long de la côte Septentrionale de la Calabre Ultérieure - Ctre le Cap de Stilo, & celui dc Burfano, & prenoit aut' c ^son nom de la ville de Locri. II porte aujourd’huy celui derace quia été bâtie de ses ruines. NVIaty, Del. d'Holl. l 7 ? 1 'i eGIESSEN. Ville d’Alemagne dans le haut Landgrave ■Heíìè , en Latin Gìffa. Elle est située for la riviere de L° j 3entre les villes de Mcypuro & de Wetzlar, à six lieues t ^prèmiere & à deux de l’autre, avec de bonnes fortin- 1 ^& un Château qui la défend. Louis le Fidele Landgnjv^

Darmstat y fonda une Université fan 1607. * Audi 1Geogr. tome 3. ' . ce $

G1ESSENROURG ou Gicffendam. Bourg des Provi"Unies dans la Hollande Méridionale , en Latin ^* e íf' n ^ J n 0 ft,II est situé furie Wahal ou la Meuse, entre Gorcum & , ^à deux lieues de l’une & de l’autre ville. Cluvierprcn ^Bourg pour l’ancienne c afping’-um, * Maty, Dictio '.n- «

1701- T . ri f 0 t.

GIF. Abbaye de Filles dans Piste de France, en Latin»

Elle est dc Perdre dc S.Benoît,& située fur la riviere d 1dans le Diocèse de Paris, à six lieues de la ville de ce noIÏ1 ’ foi*l’Occidcnt d’Hyver. Cette Abbaye étoit appellée autre.