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Tome II. [E - O.]
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v? fre “ D Mne de elìfê. Elle fut bâtie, ou plutôt rétablie parCTR Ce de Luilly, Evêque de Paris.q |fdSSlA. Bourg ancien de la Grece, réduit en village,arv-' * ^?elloit autrefois Cephsta , & il a communiqué ce nomj \ len . a une petite Contrée de l'Achaye. qui elì située le long^ nviere de Cephiso. * Maty, Ditt. d'Holl. 1701.

*q NL Bourg du Royaume de Naples dans la Princi-lieu" ^^erieure, en Latin Geopbanum. Il elì situé à deuxrwj. eS i.° u en viron de Salerne, du côté de l’Orient. * Maty,fí? olLl 7 oi -

%>se /^^TEUS MONS. Nom Latin de la montagne dep r J? 011 Liiesenberg , qu’on trouve dans la Silesie.ç ar ^AY. Iste de la mer d’Ecosse, prés la petite iíle dec tns ' on S ueur de six mille pas, &sa largeur de quinze

CIGEAN. Petite ville de France dans le Languedoc, avec» Abbaye de Femmes. Elle est du Diocèse de Montpellier,avity, Languedoc.

£RI ou Gigel, en Latin Gergelum & Igìlgilium .Province~ voyaume d’Alger. Elle confine aux Déserts de Numidie,à t!> f nom d'un village & d’un Château , qui commandej a ut * e pays des environs. Le village de Gigeri est prés dcqui îr ^ et *iterranée , entre les villes d’Alger & de Bugie , àCe , nZe ^Ules de l’une & de l’autre. II contient environ deuxUion ^ tes Maisons. Prés de ce village fur le sommet duneReus ? Ue un vieux Château d’une situation fort avanta-renf 6 ^ P rc fou’inaccellìble. Le terroir de cette Province quiUç ertIle le mont Auraz dans son enceinte , est fort maigre , Sc) a c ra PPorte que de l’orge, du lin Ôi du chanvre. Barberoustê^? n quic en 1514. & prit le titre de Roy de Gigeri. Elle aÈ a ] ncor p°réc au Royaume d’Alger depuis ce temps-là.&lef r *j la fait payer aux habitans la dixième partie de tous les

flu’ils recueillent,

Coni e alliage de Gigeri étoit autrefois tres-marchand par le^senierce des François, qui s’y venoient fournir de peaux. e . c lte, mais les Maures les en chasterent en 1664. Com-vint lls y jettoientles fondemens d’un Fort, un Espion Maurep^ìp^onrettre à ces premiers, de faire voir à un des leurs dé-n an e en Turc, qu’il ameneroit avec lui, le poste Sc la conte-d 0 £e l’armée Maure. Le Duc de Beaufort lui fit d’abordtête f r stu^lstue argent Lc résolut d’attaquer les Maures à laet fib r ^ Ult cens hommes, don t cinq cens dévoient se tenir ens e ; n U ' c - L de, mais la longeur du chemin lui fit changer de des-lïigj.’ pendant ce Duc eut ordre du Roy de se mettre entni r à prit deux vaisseaux chargez de provisions pourl'enne-c es ’, es Maures durant son absence, pointèrent de grosses pie-® c anon contre une Tour où les François s’étoient reti-pétly firent un si grand feu qu’ils la renversèrent » ce qui fitp ra r Plusieurs Soldats. Cette brèche exposant la garnisonÇ Ç, 0l ss aux assiuts des Maures, on fit un détachement detlç pi e í ae Pour obliger l’ennemi de reculer ; mais le Colonell«s p n ‘ ant .erie ne l’ayant pas secondé, les Maures avertis quedc c | ratl ǰis étoient en fort petit nombre, firent de si grandesde leur canon, qu’ils les forcerent de fuir. Aprèsl’alj Yffaite, on ne crut plus la place tenable, & on résolut deM ail c '° n ner ; mais on ne le put faire si secrètement que leSavoi^ ne . 1 e scûflènt. Quatre cens hommes que les Françoisfurej^usis dans l’arriere-garde, pour foire tête à l’ennemi,re niî3o l ìre f]ue tous tuez ou faits prisonniers, & les Mauresra re ‘ rter ent beaucoup de butin. Comme un malheur vient(ss (j; v ent foui, le vaisseau la Lune qui étoit vieux & chargéGW.Compagnies de Cavalerie, fit naufrage'au retour deà sept lieues de Toulon. * De la Croix , Histoire

Q^Aí' tom ‘ a.

li c se i^O ou ifle da Lis. ifle de la mer Mcditerranée en Ita-'l’foìl/ a C ° te Toscane. Elle est au Nord-Ouest de cellerese e e “ à a une petite ville ou Forteresse, où les habitans sev i ron nt . a la venue des Corsaires. Le tour de cette Iste est d’en-I. es Q Vln gt~cinq milles, & l’on y recueille quantité de vin.Liuìra í ,eCS spolient cette I ûe,y£gillon , & les Latins Igìlimi .jet d e V’.fforberoussc en fit battre la Forteresse fur quelque fu-Voìt en a ' nte stue lui donna le Seigneur de Piombino. On yVent u Tour de Bellino, 3 c quelques autres qui lui ser-

Qjçssfofonse. * Jovi » Hist.fíi temporis , P. í. /. 4.qu’on Ville ancienne de !a Mauritanie Cdarienne,

que cett^- a ppellée Gilva ôcGittui. Les Géographes tiennentqu’on n Cvl 'fo est le bourg du Royaume d’Alger en Barbarie,

CìIGNa 112 a présent lz,li.

1 ' Ville de France en Languedoc dans le Diocèseprés de , a . a u.Elle est Chef d’une Viguerie Royale,& situéese rivière d'Eraud, * Davity. ïang 'edoc.

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GIHLOWA. Petite ville de la Moravie, qu’on appelleautrement lglaw , en Latin Iglovia. Elle est située sor la rivierad’Igla aux confins de la Bohême, & à dix-sept lieuës de laville de Brinn du côté de l’Ocádent. * Maty, Dittionnaircd'Holl. 1701.

GIJON ou Gjon. Petit Bourg d’Eípagne, situé fur la côteà sept lieuës d’Oviedo vers le Nord, en Latin Gigia. C'étoitautrefois la ville capitale de l’Asturie d’Oviedo.Ce Bourg estpreíquc tout environné de la mer, & son Port est défendu parun Château. * Maty, Ditt. d'Holl. 1701.

GILOLO. Iste de la mer des Indes que quelques-uns di-sent être l’une des Molucqucs, en Latin Gilolutn .Elle est situéevis-à-vis de celle de Tidore à l’Est environ â soixante & deuxdegrez du premier Méridien pris à saint Michel des AçoreS& en partie sous l’Equateur. On la croit une des Sindes, au-trement Istes des Antropophages de Ptolemée. Les Portugaisl'appellent Batocbine du More ; les Moluquois, Alomœra , & lesEspagnols Xiloio , qu’ils prononcent comme Gilolo. L'Archi-pel qui. comprend les Istes du More, commence aux Istes deDoë, & va jusqu’i deux lieues de la pointe de Bicoé. Il em-brasse plusieurs Istes , dont Gilolo ou la Batocbine est la prin-cipale. Sa côte, auflx bien que fa terre-ferme s'appelle Mora-ux , c’est-à dire, More de terre, & les Istes qui sont vis-à-visse nomment Morotay , qui signifie More de mer. L’Iste de Gi-lolo a deux cens lieuës de circuit selon quelques-uns, & deuxcens cinquante selon d’autres. Elle contient deux Royaumesqui portent Je nom de leurs capitales. L’un est Gilolo , & l’au-tre Lolada. Les Espagnols y tiennent les villes de Sabugo, dePilolo & d’Aquilanio. Ils y tiennent auflx du côté d’Orientles Forteresses d’íolo, ou de Tolo selon Jarric, isiau & Jaf-fougo, qui est éloignée de Gilolo de soixante lieuës. Les Hol-landois y ont celles de Tacome & de Zabou. On y trouveencore la ville de Momaya. L’air y est mal sain, & plus tem-péré aux mois de Juin & de Decembre, que pendant les au-tres. Le pays est raboteux & stérile , & manque d'eau enbeaucoup d’endroits. II ne laisse pas de produire quantité deris, 8 c beaucoup d’arbres appeliez Sagous , qui fournissent lepain & le vin aux habitans, On fait des habits du poil de l'é-corcede ces arbres. Iln’y a ni gros ni menu bétail, exceptéquelques pourceaux & des sangliers en aílêz grand nombre.On y recueille moins de clous de girofles que dans les Istesvoisines.

Les femmes y font fort laides > ainsi que les hommes qui enfont excessivement jaloux. Elles cultivent ordinairement laterre, & les hommes en épousent autant qu’ils en peuvententretenir. Les Mahométans en ont plus que les Paiens. Cespeuples sont traîtres, poltrons, meurtriers & empoisonneurs,& n’épargnent ni leurs Prêtres ni leurs plus proches parens. Ilsvont presque nuds tant hommes que femmes, & ne se cou-vrent que depuis le nombril d’une étoffe qu’ils font de l'écorcede leurs arbres. Ils s’entendent tous , quoiqu’ils ayent diverslangages. Ils entendent aussi la langue deMalaca. II y a dansce pays beaucoup de Places fortes, situées fur des monta-gnes , dont l’accez est mal aisé. Elles ont de forts rempartsqui les rendent comme imprenables outre l’avantage de leurassiette. Cette Iste a été d’abord sous la domination des Roisde Gilolo & de Solada. Le premier avoit six cens enfans, lors.que Gonfale Gomes y arriva. Les Moluquois l’ont conquise,& il y en a une grande partie sujette au Roy deTernate , kqui elle a fourni dix mille hommes en plusieurs occasions.Celui de Tidore s’en est auflx assujetti quelque partie par lesecours que lui ont prêté les Espagnols, qui commandent enplusieurs endroits, ainsi que les Hollandois. Les habitans ducôté du Nord sont Sauvages, & vivent dans de S" Déserts, sensLoy > fans Roy, fans bourgs ni villages ; mais ceux qui sontvers le Levant ont des lieux peuplez le long du rivage de lamer. Chacun de ces lieux est gouverné.par un Chef dont ilfait choix. Us ne lui payent aucun tribut » quoiqu’ils ayencégard à fa race. U y a parmi ces peuples certaines gens nom-mez favaros , qui font vœu de tuer les hommes ; de sorte qu’ilïfont mourir leurs plus proches parens, au défaut des Etran-gers. Quelques-uns adorent tout le jour la premiere chosequ ils rencontrent le matin. Les Mahométans s’étant giistêzparmi eux, leur ont appris avec leur Secte, l’usage des LettresArabiques. Us n’avoienc point d’Alphabet auparavant. 11 s’ytrouve auflx plusieurs Chrétiens. L’Evangile leur fut annoncél’an xs;z. Il y avoit autrefois tant aux Istes du More qu’en laBatocbine , trente-six villes, bourgs ou villages de Chrétiens.Saint François Xavier étant arrivé aux Indes , en visita ungrand nombre, baptisa les enfans, instruisit les jeunes person-nes, & les fit renoncer à leurs Idoles. * Davity.