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Foire tousîes ans. Les rivières deRille & de Carentone cou-lent aux environs de ce Bourg.
GLOT A. Iile que les Anciens ont connue sous ce nom»C’est celle de Ja Province de Cantyr cn Ecosse, qu’on nommeaujourd’huy Arren. * Audiffret, Geogr. totn. u
GLUCSBOURG. Petite ville de Danemarck, que l’onappelle autrement Lucíbourg, en Latin Glu(st> trgum .Elle est si-tuée dans la partie Orientale du Duché de Slefwick.Sc capitale•d’un petit pays qui appartient aux Ducs de Holstein-Glucf-bourg. Cette ville est accompagnée d’un Château5 & JeanPloyer dit qu’on la trouve à un mille de Fleníbourg en allant•vers Souderbourg. * Maty , D: ct. d’Holl. 1701.
GLUCKSTÁT. Petite ville de la Baise Saxe en Alema-gne , dans la Stormarie, en Latin Glucjladium. Elle est situéeíur l’Elbe , neuf lieues au dessous de Hambourg. Gluckítitappartient au Roy de Danemarck, & pallè pour une des plusíortes villes d’Alcmagne. * Maty , D Ut. d’Holl. 1701.
GLURENS. Bourg du Comté de Tirol en Alemagne, enEatin Glomtm. II est fur Ja riviere d’Adige vers ía source, en-tre Bóiïano & Coire, à onze lieues de la premiere de ces vil-les . & à dix-huit de l’autre. * Maty, Dìtt. d’HoU. 1701.
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G NESNE. Ville capitale de la grande Pologne dans lePalatinat de Kaliss, en Latin Gnefna. Elle est située àtrois milles de la riviere de Varte, à sept de Calis & de Pof-•nan ; à trente de Dantzick, à trentc-ciofs de Warsovie , &sot bâtie vers l’an 550. par Lechus premier Prince du pays,tjui en fit le lieu de fa résidence. C’est une tradition generalequ’il voulut qu’on l'appellât Gnefne , à cause d’un nid d’Aiglequi sut trouvé dans ses fondemens, parce qu’en langage dupays, Gnefiad veut dire Nid d’Aigle. Les Latins l’ont appel-lée anciennement Limosaleum. Son Eglise Métropolitaine, dé-diée à saint Albert, est enrichie de plusieurs Reliques. Elle aété fort considérable par fa grandeur & par ses riendses, maisle feu la consuma presque entièrement l’an 1613. & elle est ré-duite à peu de chose depuis cet embrasement. Auílì son Ar-chevêque fait-il ordinairement son séjour au Château de Lo-witz situé dans les montagnes. Le Roy Michel avoit eu des-sein de le donner à Hawinsko, General des Cosaques, chasséde rUkraine par les Turcs, mais les Polonois s’y opposèrent,& remontrèrent à ce Prince qu’il y auroit de la honte à priverl’Eglise de Gnefne de ce Château pour le donner à un Schis-matiquc.L’Archevêque de Gnesoe,qui est la seconde personnedel’Etat, le Roy vivant, & la premiere dans l’iuterregne estChef d'e I’Eglise Polonoise , Primat du Royaume , & Légatné du saint Siégé. La premiere de ces deux dignitez sut don-née à Nicolas Trambc par le Concile de Constance, & l’autreà Jean Laski par le Pape Léon X. en 1513. durant le Concile deLatran. La qualité de premier Prince qu’il prend, nc le rendpas moins considérable pour le temporel, qu’il l’est pour cequi regarde le spirituel-, de sorte qu’il ne veut pas céder mê-me aux Cardinaux. L’an 1451. l’Archevêque de Gnesoe dis-puta la preílèance au Cardinal Sbignée, Ministre d’Etat, & JeRoy Casimir III. ne trouva point d’autre voye pour terminerce différent, que de leur donner séance alternative au Conseilde Petrichovie. Lorsque le Roy meurt, ce Prélat est Ilegentdu Royaume, & donne Audience -aux Ambassadeurssi cen'est dans le temps de l’EIection. Alors ils sont entendus enplein Sénat, & c’est lui qui porte la parole aprés avoir recueilliles voix. 11 fixe le jour de l’Assemblée-pour la même élection,& il y propose toutes les choses fur lesquelles il y a sojét de dé-libérer. Enfin c’est lui qui nomme le Roy élû , qui le couron-ne ainsique les Reines, &qui fuit leurs funérailles. Les Etatsvoulurent retrancher quelque chose de son pouvoir dans l'in-terrègne , quand le Roy Sigismond III passa en Suede, maisStanislas Karnkcrwski, Archevêque alors de Gnefne, eut as-sez de fermeté pour l’empêcher. Le Chapitre de Gnesoe, quicomme les autres Eglises Cathédrales est composé de Gentils-hommes , est le premier du Royaume en dignité. Toutefois]’anid33.au couronnement du Roy Wladislas IV. celui deCracovie lui disputa la présseance dans saint Stanislas , quoyqu’ils alléguassent que leur Archevêque Primat officiant, ilsle dévoient affister. Comme il n y avoit point d’exemple de cediffèrent, il fut ordonné qne les deux Chapitres se mêleraientfans ordre.* Le Laboureur , Traite du Royaume de Pologne. Au-diffret , Gcogr. anc. &mod. tome 1.
GNIDE. Ville ancienne dcl’Asie Mineure dans la partie dela Carie, qui a été appeilée Doride. Elle étoit fameuse parun Temple consacré à Venus, & par fa statue de marbre,
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ouvrage de Faradete. Le temps a ruiné IeTempIe & ía viltè»^ce n’est plus aujourd’huy qu'un Bourg ou village, situé sor I*mer Egée entre les Isles de Rhodes, de Stamplia, de Lan?®& autres. On le nomme présentement Cap , chw ou C no. L cGmdiens avoient pour Consuls, ceux qu’on appelloitmanès avec un autre, nommé Apbejler. Ils élisoient soixante deplus gens de bien de la ville , qui avoient la Surintendantdes affaires, & qui n’étoient point obligez de rendre conss* 6de leur administration. * Davity , Doride.
Guide a été la patrie de Ctesias Médecin célébré, & de So*strate fameux Architecte. Ctesias vivoit du temps de Xct>°'phon quatre cens ans ou environ avant JesUs - Christ- *exerça la Médecine fort long- temps en Perse , & composa £|î23. livres l’Histoire des Assyriens & des Perses, dont Diod 0 're de Sicile & Trogne Pompée ont fait d’autant plus de ca s »qu’il allure avoir pris dans les archives de la Famille Royalela plupart des choses qu’il a avancées.
Sourate naquit cent vingt-sept ans aprés Ctesias , & e JJ_grande part en l’estime de Pcolemée Philadelphe, Roy d Ifgypte. Ce Prince fui donna la conduite du magnifique bâti-ment du fanal de l’isle de Pharos prés d’Alexandrie, qu'o° iregardé comme une des merveilles du Monde.
GNLEW. Bourg de la Prusse Royale , qu’on appelle auí*Mcawe ou Mewe , en Latin Gnevum & Meavia. II est so® el’embouchûre du Fers dans la Vittule , cinq ou six lieues 3dessus de Mariembourg. * Maty, Diâ. d’Holl. 1701.
GNOSSUS. Ville ancienne de l’Isle de Crete. Strabon ditqu’on l’appella d’abord Ceratus , à cause d’un Fleuve de ce nos®qui Ja traversent ; qu’elle avoit été la Métropolitaine de toutRoyaume, & qu’elle étoit située dans une plaine entre les vilsede Gortine , & de Lyctus, à vinge-cinq stades de la mer "Nord, & à quatre-vingt-dix stades de la mer de Lybie. U aj° u 'te qu’elle en a eu autrefois trente de circuit, & qu’on la cr° u 'volt prés du mont Ida. Quelques-uns croyent que cette an 'cienne ville est le Bourg de l’Isle de Candie qu’on noms 11aujourd’huy Castel Pediada. D’autrcs veulent que Gnoffusjst 1le village de Gmofa qui est voisin de ce Bourg. * Le P. Lubm»Tables Geogr.
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O A. Ville la plus belle & la plus grande de celles
_ les Portugais possèdent dans toutes les Indes. E‘‘ e
environ huit mille pas de circuit,fans compter les Fauxbourg* ’& est située dans lc Royaume de Decan , à quinze degre 2deçà la Ligne, dans une Isle de six ou sept lieues de tourla riviere de Mandona > qui se dégorge dans la mer deux lie uau delîòus. Ses murailles sont de belles pierres, & sesbâties la plupart fort superbement, sur tout le Palais du Xceroy composé de divers appartemens. Dans une partie “salles & des chambres qui sont fort grandes, on voitíìeuis tableaux qui represcntent les vaisseaux qui vierm 60 ^de Lisbonne à Goa, & ceux qui partent de Goa pour Lifb^ne avec Je nom du vaisseau & celui du Capitaine , & laticé de pieces d’artillcrie dont il étoit monté. Alphonse A lbquerque prit cette ville par composition le 16. de Févriersor Zahaim Del can, Prince de Goa, qui la reprit fur lui le-J 0 *de May suivant.Le 21. de Novembre de la mème année Alb®querque se trouvant renforcé d’une Flore avec laquelle DieA®Mendez Vasconcellos venoit d’arriver, attaqua la ville #prit d’aílùut. Elle étoit déja fort marchande en ce temps-- 1 *mais de beaucoup plus petite qu’clle n’est présentement, c ^qui se voit par les murailles de la vieille ville, qui sont eneore debout, quoyque les portes en soient abbattues, en sorqu’il n’y a plus rien qui la séparé de la ville neuve que les P®tugais ont bâtie depuis qu’ils y ont établi le fort de leurmerce. Tout proche de là, dans une petite Isle nommée-Pnan, les Gentils du lieu avoient un Temple construit so"sstueusement d’une riche pierre noire où ils adoraient le Diaqui se montrait à eux sous plusieurs horribles formes. Leprofanation obligea les Portugais à démolir çe Temple AIdoles, dont ils ne laifserent aucun vestige, se servant desres pour en fortifier la ville, & en élever de belles maisons-elle n’étoit pas si pressée des montagnes qui l’environncn *comme le séjour en ferait plus sain , elle serait auílì plusbitée , mais ces montagnes empêchent que les vents ne la f 3fraîchissent, ce qui cause de grandes chaleurs. Elle a dudu Midy 1 Isle de Salsctte qui n'est séparée de la.Terre-sou-que par un petit ruisseau . aussi-bien que l’Ifle de Bardes slcouvre la ville du côté du Nort, & sous Iaquessç.les nav ir
peuvent mouiller à i’abri de tous les yeM. Le G» £eaU 4 -