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Tome II. [E - O.]
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G O A

^Uarde est au pic J d’un roc fur lequel est une tour en forme^ r j;UOute , ou l’on tait du feu la nuit pour servir dc fanal > &d’e eS ^tterics 6e pluíìeurs pieces de canon de Fonte » à fleury a aU ‘ . D epui s 1’embouchûre de la rivière jufqu’au havre , ilenvir °n deux lieues ; mais elle est également large par tout,est d 6 iU ^ eu ou elle coule entre Piste Sc la terre-íerme. Elledeux ^ 3nt s* eH certaans adroits, que l'Eté il n’y a pasen t ^ lec ^ s 6’eau. L’on ne souffre point que les Indiens paflenc| eur ï re 'Ferme, fans la permission des Gardes des passages, qui^ ^nt une marque au bras , laquelle ils font obligez de fairePoi nn ° ltre en revenant,à cause que les Portugais ne veulentles Decanins Sc les Canarins entrent dans la villece Ue ’ ort * H n ’>' a ?oint d’autre eau fraîche dans Goa, qued’e o Une Fontaine qui reprefente Lucrèce. Elle verse aífezj^oe Ja playe qu’ellc s’est faite pour en fournir toute la ville.au . Listeaux font de seau auprès du Château de Guarde ,aveM • 6uquel il fort du roc un ruisseau » qui va fe mêler& le a . riVaere * Les Eglises de Goa font belles Sc bien parées.Les ] Vltres 6e coquille de nacre fort industrieufement taillées.n*y , arit ernes de l’Hôpital font aussi faites de nacre , & l’onFtint Er íì ue 6e la cire. Vincent le Blanc dit que celui duf erv -Llp r it de Rome, & l’Infirmerie de Malte où l’on estC y j. etl Vaisselle d’argent, ne fçauroient être égalez à celui-de'p Fur la riviere, Sc fondé richement par les Rois

de s ortu gal, outre les aumônes particulières de la Noblesse &C’est un tres-grand bâtiment, composé de plusieursMal ) CS ’ Fastes & galeries, & capable de loger plus de millel es • a(aes - qui y font tres-bien accommodez. On y brûle tousSes f S stìtantité d’odeurs aromatiques, & l’on y use de lín-° rt délicats. On n’y boit que du vin de palmes & autreso nt ,^Cstui vallent autant que le vin fait de raisin. Ceux quìd es e Foin de cet Hôpital, ne souffrent point que les Mala-Voic a ^t le chagrin de voir expirer les autres. Dés qu’on6e d^ Ue * a lualadre tourne à la mort, on fait porter le Mala-)usq Une Cambre particulière où il est assisté d'un Prêtren Ce meure. II y a un Archevêché établi par lcù Q F e Paul IV. 11 a quatre Evêchez fuffragans, & fa Jurifdic-n 0m 7 a íufqu’à Mosimbique. Outre le Clergé de Goa qui estLor 1 r f- lax * on Y voit des Dominicains, des Augustins, despq c - c lfors. des Carmes Déchaussez, des Jésuites, & des Ca-*^5 qui font comme des Récollets, avec deux Maisons dey p § leu Fes dont les Augustins font Directeurs. Les Jésuites

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ae îaint I '' auj » ie séminaire, la ivianon rroicnc > jep e j lciat & le Bon JesUs. 11 n’y a rien déplus beau que lesfont UteS à platfont de cette derniere Eglise. Les habitansp Cre ’° u C aftiz.es , c’est-à-dire Portugais naturels & nez de&ùs ^6^ messe Portugais ; ou Mestiz.es , nez d'un perc Portu-c 0fîíJ ’ * dfone mere Indienne ; ou bien ils font Indiens. L’onHi en Castizes d’avec les autres par la couleur qui com-tfo n C p a tirer fur l'olivâtre ; mais ceux de la troisième genera-P^u 0 ^ au ssi noirs que les habitans du pays. Si-tôtquelespe ra ^ ais .qui vont aux Indes ont paffé le Cap de Bonne Ef-an tres Ce > ils sont tous Fidatques ou Gentilshommes. Tous lesAttif onc sombres Honraios Sc Soldados. Les Marchands ouav ec í t1s paroissent en public avec la même gravité Sc presquecepti Q a ni ® rne Fuite que les Gentilshommes, parce qu’à l’ex-Jier s sttielques uns, qui coupent le cuir pour les sou-Par iç, ^ es étoffes pour les habits, ils font faire leur métierîen rs ~r rs Esclaves. Les Juifs qui demeurent â Goa , y onter)ti e r ern pics & leurs Synagogues, Sc jouissent d une libertésttialir^ à conscience. II n’y a presque point de personnes de* qui n'aillent une fois le jour au marché, où les Mar-potj r * 6c les Gentilshommes fe rendent pour la plupart, tantVçtiti^ , a PP r . en dre des nouvelles que pour voir ce cju’on yles p ra y u i s Fept heures du matin jufqu’à neuf, âpres quoyVe^^es chaleurs obligent à fe retirer.Les Crieurs publics yculigj, c 3 i' en can toutes sortes de marchandises , mais parti-Pìerrer' ïlent: ^ es Esclaves de l’un & de l’autre sexe, & desdç s ^r,‘ les *. On y vend aussi des chevaux de Perse Sc d’Arabie,poteej ^ eries . de toutes sortes de gommes aromatiques, de laaine > 6es vases d’Agathe , des ouvrages de Lacque , &dans t 0 ° Ut , ce fl^i fe peut trouver de plus beau & de plus rare6ìstino^ t e reste des Indes. Les Marchands Sc les Métiers sontde s 0r " ç ez par rues, dont la principale est pour les Orfèvres,les Mzt ^ es Marchands de soye ne font point mêlez avecde por/ 1 - n 6 s de toile, ni les Droguistes avec les MarchandsLe \r Re -

Cent iisl ! C -°y 6e Goa a toujours aúprés de luì quantité déouïmes qui lui rendent le même respect qu’ils ren-

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droîent au Roy. II n’admetqui que ce soit à ta table , non pasmême fes enfans ; mais dans la salle où il mange , il y a un pe-tit retranchement où le couvert est mis pour les principauxOfficiers. Cet employ nc iè donne que pour trois ans, tantparce que son pouvoir étant absolu , il seroit dangereux delaisler long-temps un Sujet dans une Dignité qui ne différé dela Souveraine que par le temps, que parce que le Roy de Por-tugal a plusieurs Seigneurs à récompenser d’un employ qui lesenrichit affèz pendant ces trois ans. Outre que toute fa Cousvit aux dépens du Roy.il dispose de tout le Domaine, Scfait tous les ans une visite à soixante ou quatre-vingt lieues à laronde qui lui rapporte beaucoup , fans les prefens des Princesvoisins & des Gouverneurs Sc Officiers subalternes. Il a sonConseil d’Etat, sa Chancellerie Sc sa Justice. II fait juger sou-verainement tous les procez civils, excepté les plus importans,dont le Roy permet í’appel à ta personne. Les Sentences cri-minelles s’y exécutent nonobstant l’appel ; mais il n’est pas aitpouvoir du Viceroy de faire le procez à un Gentilhomme. Ilest obligé de renvoyer en Portugal avec les informations, file Roy n’en ordonne autrement. Quand le Viceroy arrive auxIndes, il descend dans l’Ifle de Bardes, ou en quelqu’autre Ha-vre de ce côté-là, d’où il envoyé auífi-tôt fes Procureurs àGoa, Sc tait prendre possession de fa Charge & de tout ce quien dépend. Son Prédécesseur au premier avisqu’il a de son ar-rivée, fait ôter fes meubles, &ne lui laisse que fes Gardes. LesPortugais de Goa font si jaloux de leurs femmes, qu’ils nesouffrent pas que même leurs plus proches parens les voyenr.Quand elles sortent pour aller à l’Eglife ou pour des visitesnécessaires, elles fe font porter dans des Palanquins couverts,où elles sont observées par tant d’Esolaves qu’il n’est pas possi-ble de leur parler. Toutes les fois qu’elles paroiflènt en public,elles sont toutes superbement habillées, de velours, de satin àfleurs ou de brocard, avec quantité de perles & dc pierreries ;mais dans le logis, elles vont la tête nuë, & n’ont furie corpsqu’une chemise qui leur va jufqu’au nombril, & de-là en bas,elles portent une juppe de toile peinte, qui va jusqu’aux piedsqu elles ont nuds. Les- Naturels du pays d’autour de Goa fontIdolâtres, Sc il y en a plusieurs qui adorent des Singes. Dansun village de l’Iíle de Salfette, il y avoit une Pagode où ils gar-doìent dans une maniéré de tombe d’argent les os & les onglesd’un Singe qu’ils disoient avoir rendu de grands services àleurs Dieux par la diligence qu’il faifoit à porter les nouvellesaux uns & aux autres, jufqu’à paflèr la mer à la nage, quandQuelques Princes ennemis les perfecutoicnt.On venoit déplu-sieurs endroits des Indes en procession à cette Pagode poury taire des offrandes ; mais tout le Clergé dc Goa, & princi-palement l’Inquisiteur alla un jour enlever cette tombe qui futgardée quelque temps dans la ville, à cause du diffèrent qtf el-le fit naître d’abord entre les Ecclésiastiques & le peuple, quivouloit qu’on acceptât une grosse somme que les Idolâtres of-froient pour retirer leurs reliques ; parce, difoit-il, quelleferviroit à faire la guerre à leurs ennemis ou à secourir lesPauvres ; mais le Clergé soutenant qu’il ne falloir point souf-frir cette Idolâtrie, l’Archevêque & I Inquisiteur fe rendirentmaîtres de la tombe, & firent tout jetter dans la mer à vingtlieuës de terre. *Mandeslo, Voyage des Indes, liv.z.

GOBiEUM. Nom donné par les Latins au Cap de S. Mahêdans la baffe Bretagne.

GOBANILTM. Ville ancienne de la Bretagne Citerieure*C’étoit une Cité des Sylures ; Sc les Géographes croyent quec’est aujourd’huy la ville d’Abergewenney dans le Comté deMonmouth en Angleterre. * Audiffret, Ceogr. tome i.

GOBELINS. Maison renommée de la ville de Paris. Elleest située au bout du fauxbourg de taint Marceau , & a prisson nom d’un excellent Teinturier en laine appellé GillesGobelin, qui l’occupoit fous le Règne de François I. avecplusieurs autres de la même profession. II trouva le secret deteindre la belle Ecarlate qu’on a nommée depuis ce temps-làl*Ecarlate des Gobelins. On tient que la petite riviere de Bièvrequi paffé auprès de cette Maison, & qu’on appelle d’ordinai.reRiviere des Gobelins , a une vertu particyliere pour certe tein-ture. La Maison des Gobelins est remplie aujAurd'huy desplus habiles Ouvriers qu’il y ait en Tapisserie , e#Orfévrie ,j & en Sculpture , sous la direction du Surintendant des Bâti-mens, Arts Sc Manufactures de France, & leurs ouvrages fontI destinez à orner les Maisons Royales.

GOBINAN. Petite ville de Perse dans Ja Province de Si-gistan, en Latin Gobinma. Elle est située au Midy de la villede Sìtzistan ou Sistan. Les Géographes la prennent pour l'an-cienne Ariafpe. *Maty, Diít.d’HolLi'jos.

GOBY. Province du Royaume de Lova'igo dans l’Afrique,