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Qeuy ÍVa ! 1 ^ Impériale de Charles Quint avec ses
Veni." CC ?' 0mnes ^ c ^ ev ^ e > ultra. Des deux cotez de l’a-plus C - nnes - & presque au-dessus de la ville , font les deuxChâteaux qui furent bâtis fur cette montagne enbail ‘ Un appellé présentement Albambredu Roy Maure Ma-nie 7 A ^ en A ^ lmar qui veut dire vermeil, l’autre qu’on nom-plufi ?1 ’ r ° urs vermeilles , & qui est à droite , est un donjon ded c ,E"ts tours de brique, où il y a garnison & un Alcay-ç[]; lftere ut de l’Alcayde de 1 ’Albambre. Devant ce ChâteauÇ' e |j e 8 r ande esplanade, où sont plusieurs allées d’ormcs.
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4 promenade la plus proche de la ville, & une petiteY Ppurroit camper. On trouve au bout un Convent de
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dre ^^wites. De ce lieu cjjui est fort élevé, il faut rcdeíccn-V. 11 P e U pour remonter a l’Albaminé , d’ou on découvre leoyj * & toute la plaine. A gauche de la même allée d’ormcs,<]Ue p ^ndre dans l'esplanade , est l’enceinte de la Forterestcg ra ,° n appelle proprement Alhambra. Cette enceinte est auflìen Cor 6 ^ cc I Jc de plusieurs villes, & les murailles en fontloit 611 bort bon état. Il yavoit autrefois une porte qui al-quj e n ts I e Convent des Hieronimites fous un gros boulevartqu e j ^Ucore en son entier , mais elle a été bouchée depuistr a j t - e ,oy Muley Abdali en sortit avec les Maures suivant le<le v 1 16^ avec Ferdinand. Sous ce boulevart est unegran-tjuqi ^souterraine qu’on appelle de los’jîete Suelos a causef ail |. y 4 sept eaux difterentes. Pour entrer dans l’Alhambre ilt a ^urner tout court par une allée d’ormes qui y remonte.
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p te est d’une pierre polie, dont l’architecture est bifarrer em e Cu lpture tout à fait extraordinaire. Au lieu qu’ordinai-Ijpj 1 e lle est relevée, celle-ci est entierement creusée dansrre en maniéré de bâtons rompus, qui sont terminez par^QutUr ^ oltes st e pctits ronds de differentes grandeurs qui4u à la première des deux arcardcs que l’on y a faites.
hr as • ”. Us de l’une est imprimée une main ouverte avec le!îe coude, que quelques-uns prétendent avoir été
frifj 5 n ce t endroit pour signifier par les cinq doigts les cinqsoit mystères de l’Alcoran. D’autres veulent que cep ar f° Ur .faire connoître que toutes choses fe maintiennentk fy P aix & la concorde , la main en ayant été de tout tempsbl eil ^ ro gliphe. Dans la seconde arcade est une grosso cleftrg r yssùe les Maures mirent dans leurs Enseignes pour mon-avec l’arc & avec le fer ils s*étoient ouvert le pastage enPie Ce bn , e - II y a auflì une grande inscription Arabe dans uneAi, j / ^ marbre poly, dont voici les termes en nôtre Langue.fy ff t* Hax s fofcph lbni Haxes lbni Nazer, a fait bâtirbeur e fr te a rpellée fudtcutre , avec laquelle Dieu tres-Haut reniei„ ns y h Loy des enfans de Salvatton. Qny Dieu maintiennesitçç ( rr* e Maunfme les œuvres pieuses & charitables , & que lafaìt e de leurs faits vitlorieux demeure a leur postérité. Elle futl'tn r Vingt-f ptìérne jour de la Lune de Matilud f Engendrent ,ícviçjí Ctns Quarante sept. Cette date de I’Ere de Mabamet0u e e °viron à l’an mil trois cens huit de l’an du Seigneur.k>e ^ 5 e de là sous une voûte astèz grande toute gravée d’u-fy s J' u . Cre tres-bell® , y ayant quantité de figures fort-délica-r al !| e ^ qu’il est difficile d'exprimer que par le nom gene-fresques. Aprés qu’on a passé cette porte , fous la-Âr^ 0 ' 1 dit qu’on avoit accoutumé de rendre la Justice , lestr °Uvç S e Pratiquant de la sorte à limitation des Juifs, ongrande place, sous laquelle il y a un réservoir ,e trois grandes voûtes pleines d’eau. Le vieuxfort an âl í e st à gauche. C'est un grand quarré de bâtimens maisteserv 'J, 1 ^ flanqué tout â l’entour de tours quarrées , à la^2 de ^ 110 ^ôré de cette Place , les trois autres font environ-'âs d* tc . rra ffes en forme de boulevarts, tous réguliers & four-ni fy rtl sterie,La Tour célébré, appellce de lacamptnaow defy Çr) j* c _est-à-dire, de la Cloche ou de la Chandelle , est en§ro(f e ^it. On lui a donné ce nom , à cause que c’étoit laH )0u C1 °che qui fervoit de tocsin aux Maures, & qu’il y avoitsoetit I sS .^ e L lumière. Cet endroit commande particuliere-fye re Vl ^ e : L- e qu’il y a d’extraordinaire, c’est que fur la pre-? a rd er erra st e par où l’on entre , & d’où l’on a de îa peine à re-I^ntes Ctl ^ as st ans être éblouï, il y a deux fontaines jaillis-
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l’^/èoite de cettePlace, & vis-à-vis de cet ancien ChâteauF°rp s . ‘^ ar commencé par Charles Quint. Ce font quatreWs jjjy sogis qui font au dedans un rond parfait, & au de-dur e r 9 Uar ré, le dehors julqu’au cordon est d’une pierrePíce e^"9^êe, c’est à-dire, d’un marbre brun où il y a d’ef-de b ro e fpace de gros mufles de Lyon » & des têtes d’aiglec ôté çj f ’ d’où sortent des anneaux de même matière. DuLrç c „. 4 grande Place est un grand Portail d’Architecture‘ e » qui fait un vestibule ou salon de soixante & dix-
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huit pieds de longueur. Ce sont trois portes > qui sont cha-cune au milieu de quatre colomnes de marbre noir, dont lesbasos sont enrichies de bas reliefs d’albâtre , avec des figuresqui semblent moulées fur la cire, tant elles font délicates^ Cestrois portes sont de jaspe , de serpentine -, & d’autres pierresde differentes couleurs &au dessus il y a des figures d’un fortbeau dessein dans des ronds d’albâtre. 11 y a auflì huit colom-nes de même structure avec des fenêtres qui répondent auxtrois portes. Six grandes croisées font en chaque côté de ceportail, & tout cela est fini par ía corniche. Le côté du Midyqui regarde des jardins, & quelques arbres Sc de moins bel-les maisons, est bâti du même ordre à l’exception du portaisqui n’a que quatre colomnes en bas & autant en haut avec unèfeule porte. Du côté du Levant il y a une grande allée d’or-mes avec des restes de jardinages & de l’ancien parc. Le de-dans du quarté qui comme on a dit est un rond parfait estcomposé d’une double ceinture de portiques l’un fur l’autre,oùfont trente-deux colomnes de seize pieds de haut, toutes d’unépiece , & autant au dessus. Elles sont d’un marbre jaspé aussì-bien que leurs bases, chapiteaux, frise, corniche <k piédestalqui font tout le cordon & le mur d’appuy des portiques d’enhaut, de forte que dans tout ce rond qui a depuis les colom-nes environ six-vingt pieds de diamettre, il n’y a pas une feu-le pierre. Le quatrième côté de cet Alcaçar est appuyé contreles nouveaux Palais des Maures. Ainsi aprés qu’on est descen-du dans la première galerie par dessous un de ces portiques,on est surpris de la maniéré du lambris > & de la voûte , & dessculptures & Inscriptions Arabes, qui font autour des murail-les. A la gauche de cette galerie , on trouve un petit jardin ècune fontaine, & au bout de ce jardin , on voit une petite tour »d’où l’on appelloit les Maures pour venir à la Mosquée Adroite on entre dans une cour oblongue, au milieu de la-quelle il y a un canal & deux jets d’eau aux deux bouts. Cecanal est revêtu d’une bordure de marbre blanc & d’une défleurs avec deux rangs d’orangers. Le reste est pavé de marbréblanc,& les deux murailles des cotez font couvertes de palissa-des de mirthes & de jasmins. Quant aux deux bouts de îa cour,ce so r des portiques soutenus de petites colomnes d’un mar-bre fort blanc & fort poli, d’où Fon passe dans deux apparte-mens differens. Celui qui est du côté de l’Alcaçar va rendredans !e Salon des secrets, appellé ainsi , à cause que la voûte enest faite de manière que deux personnes fe peuvent entendred’un bout à l’autre en parlant tout bas, pourvu qu’elles pro-noncent distinctement les syllabes contre la muraille. Auxdeux bouts de ce salon il y a deux alcôves, qui ne font pas flenfoncées qu’on ne puiiìè en découvrir le canal, & tous lesorangers de cette cour. Au milieu de ce portique , & vis-à-vis du canal, on trouve une porte auflì grande & aussi épaiíléque celle de nos grandes Eglises. Elle s’ouvre des deux cô-tez. & est toute de pieces rapportées, & d’un bois rare, dédifferentes couleurs. On passé par là datts une galerie, dont lesmurailles font toutes ouvragées d’une infinité de figures ex-traordinaires fur une efpece de plâtre fort blanc qui croît enEspagne. On l’a délayé avec du blanc d’ceuf ce qui l’a renduluisant. 11 ne laisse pas d’être doré en plusieurs endroits. Aulieu de cordon , cet ouvrage qui ne commence qu’à la hau-teur d’un homme , a une ligne de lettres Arabes dorées, quirégné tout à l’entour. Quoique cette galerie n’ait point défenêtres,on ne laissé pas d’y entrevoir le jour, & de remar-quer que la muraille est toute divisée en arcade, qui sont depetites alcôves séparées par des piliers de marbre. Le haut desarcades est d’une Arabesque si délicate, que tous ses traitsressemblent aux traces que laissent les vers fur les étcffes.Ils per-cent le mur de part en part. Ainsi quoy qu’il ait deux piedsd’épaisseur, il est pourtant transparent > & donne quelque jourpar ce moyen ;outre le brillant de for & de l’azur de la voûté,qui est fort haute & composée d’une infinité de culs de lam-pes de differentes figures.
On trouve au sortir de cette galerie un vestibule servantd’entrée au salon qui tient toute la Tour de Comares, ap-pellée ainsi à cause qu’elle est faite de la plus riche maniéréde Moresque , que les Arabes nomment Comaragies. C’estune maniéré de stuc,où sont moulées mille petites figuresà la Mosaïque; mais d’une Mosaïque relevée en bosse, re-prefentées par des lignes auflì déliées que si elles étoient tra-cées fur de la cire. Tout ce qu’on voit dansles tapis de Tur-quie & de Perse, & dans les plus curieux cabinets de piecesrapportées, l’or, l’azur ,le blanc, & plusieurs autres couleursvives y sont mêlées avec une agréable variété, dont la vûë esteblouïe. Depuis le cordon qui est à hauteur d ho m nie d uneceinture'de lettres d’or en Arabe , jufqu’au haut qui est un