GUA
n C u durée - Lette est tellement à l'Ouest & fi cloi-Vents ^^“^ippines ou autres terres, qu’il est rare que lesm le u e Ouest soustent si loin. Ceux d'Est y íouflent conti-ei e „ e ^ Ce sont des vents secs & seins ; auffi cette Isleà f a j rç ^es-seine. Ces Insulaires font extrêmement ingénieuxdeux k s Pros ou des Chaloupes. Elles font pointues par lespetit c ° UtS * ^ àd est tout dune piece comme celui d’unfo nd j- ari<at:1 de bonne épaisseur & fort proprement percé. Cede j on rt à quilje.La chaloupe a vingt-six ou vingt-huit piedsV* en d i e de la quille qui est à l’eau est rond, mais ilPied J | C ’ lntl Le dedans est presque plat, environ d’unbat ea „ e , a !j§ e * Sur ce fondement on bâtit les deux cotez duqui n> hauteur $le cinq pieds, & d’une planche droite,du b a f quatre ou cinq pouces de large. Chaque boutqu’ij au tourne en rond avec beaucoup de propreté. Ceest a ^°rt singulier, c’est qu’un côté de la chaloupe,éta^t P^tpcndiculairement comme une muraille , l’autreîant e tl }! t avec un large ventre. Précisément au milieu, & ti-dav ant ai ’t > la chaloupe à quatre ou cinq pieds de large, ouau njiJi” 6 * Proportion de fa longueur. Le malt est justementCor *lrne U ,, a une longue vergue, qui va du haut en bashaut de j e misaine. Un bout de cette vergue va jusqu’auÇxp r é S o* a proue, oà elle s’emboite dans une mortoise faitela voile (ì Ua ^ a dent ferme. L’autre bouc pend sur la poupe,Une à c ‘ attachée à cette vergue. Au pied de la voile estou p Q rc P e tite vergue pour tenir la voile étendue en quarré,hate ay I a N r °uler quand le vent est fort. Le long du flanc du^iftance a ^ m ^ me hauteur, environ à six ou sept pieds deboi s h e jt attaché un autre petit bateau, fait d’un tronc destU'un \ c S er > prefqu’austì long que la chaloupe , n’ayanthoue co d ^ àemi de large par le haut. Il est pointu à chaque%Ambt J 01 ! 6 V n coin. Deux pieces de bois d’un arbre appelléjarnb e ' huit ou dix pieds de long, & de la grosseur de la& à j a j -n nt Placées en travers du grand bateau , à chaque boutle "tance de sept pieds l’une de l’autre, qui affermissenthoi s s ef ’ ^ k rendent contigu au grand. Ces deux pieces deren Verf VCnC à tenir le grand bateau droit, & à í’empêcher deà ]‘£q r, parce que le vent étant toujours en quelque maniérése Ur la plupart de ces Istes étant auNord & au Sud, onon f a ìt ^ôté du vent la partie plate du bateau, fur laquelletean, est^à» ^ P ar conséquent le ventre, avec son petit ba-
. é| 0 : ue ces bateaux ayant ete envoye a ivlanilha, qui
si’etupi £> nee de l iste de Guam de plus de quatre cens lieues,«loi^ya que quatre jours à ce voyage. Les maisons des Gua-Paluie,;^ Pestes & propres, & bien couvertes de feuilles deVill a „ e s s demeurent ensemble du côté de l’Ouest dans lesseiìftL Maritimes, & ont des Prêtres Espagnols qui les inf-Í ÎS .ns la Religion Chrétienne.
Pomme ^Paux fruits que Piste produit, font du ris, des0r 4ng es S Pâo » des melons d’eau, des melons musquez, destl ° rt iuié ' des crions, des noix de cacao, & une forte de fruitP r Och e i C °. rnrn onément 'Fruit o, pain. Les cacaotiers croissentde tro a e amer > du côté de l’Occident, dans de grands boisLa r, 0 -^ ° u quatre milles de long, & d’un ou deux de large.Ct itr e j * Mi est 1c fruit, croît par pelotons à la tête de l’ararcc he n u - s branches , dix ou douze à chaque peloton. La bran-du br a j gousse ce peloton est de la grosièur & de la longueurextji a dant toujours en diminuant pour la grosseur. ElleOrsti n -^ment forte, jaunâtre & pleine de nœuds. La noix* prés d 1C ^ enr clì plus grosse que la tête. L’écorce exterieureîuili„ ue deux pouces d’épaiíleur,
aiito Ur > a P res d’un pouce d’épaiílèur attachée en dedans toutfcin.- , c .la coquille, &au milieu une cavité,qui contient uneiqueur, plus ou moins, selon que la noix est groíîê.
Quille Qe deux pouces d’épaifléur, avant que de venir à la co-la cb a ^ est noire, épaiílc & fort dure. 11 y a des noix dont
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c hàíTàtat V r\ Plaine d’une eau douce,délicate,faine & rafraî-plei n ( j e * ^aus le temps que la noix croît, tout le dedans estsueurs] eau sens aucune chair ; mais à mesure que la noixfîlcurç eftrr* r durcit L augmente fa substance. Cette chair étantc ac ao p * a ‘'ez douce, mais fort indigeste. Quand les noix ded’un br. IU meures Lt cueillies, l’extérieur de l’écorce devient& fecb Çs ln p 0u ^ eur de rouille, enforte qn'on lescroiroit mortesav<ai r été ^ c P Cn dant elles poussent comme les oignons, aprésr °nt d ^^ 1S ° U stuatre mois pendues au Soleil, ou qu’el-ae au.Si 0 C , ur d ent astées dans une maison ou dans unvais-Ufage ^ ? les plante ensuite, il s’en fait un arbre. Le plus grandainsi qu'U-. n °, lx c si d’en faire de l’huile, dont on fe sert à frireàs.des c ur r * La coquille est propre à faire des coupes, desneiiiieres à pot bi de table,8c autres choses,Les enve-ïomt u %
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íopes de la coquille étant feches, font pleines de petits cordons& filets, qui étant battus deviennent mous, & fe détachent del’autre substance, avec laquelle ils paroiíïbíent confondusi.Cette substance tombe comme de la scieure, & les seuls filetsdemeurent. Aprés cela on les file, & on en fait des pelotonspour divers usages. Plusieurs cordes de ce fil, jointes ensem-ble , font de fort bons cables. On les appele c ables de Coke a& ils font de grande durée-
Le fruit à pain croie fur un arbfe auffi gros & aussi haut quenos plus gros pommiers. Sa tête est large & pleine de branches& de feuillés noirâtres. Le fruit croît aux branches aussi grosqu’un pain d’un fou. Etant meur il est jaune & liste, & d’ungoût fort agréable. Les naturels de cette Iste s’en fervent au lieu3e pain. Quand il est bien meur on le cuit au four où l’écorce:fe grille & se noircit. Le grillé étant ôté, il reste une croûtemince & tendre, & le dedans est bon & blanc comme la mied’un pain. Ce fruit n’a ni pépin ni noyau, & tout est substancepure. II dure huit mois de l’annéc, pendant lesquels les Insulai-res ne mangent point d’autrc pain , mais il faut le manger frais.Gardé plus d un jour, il devient de mauvais goût, 6c prendà la gorge. * Dampier » Voyage autour du monde , tome r»chap. io.
GUAMÀ. Rivière du Perou dans le Gouvernement deLima. Le nom qu’elle porte signifie Oyfeau de proye, en langagedu pays. Cette rivière descend dans la mer du Sud par unevallée du même nom. Les Espagnols l’appellent la ftaranctuElle s’enfle tellement quand il pleut dans les montagnes, LLson cours est si rapide qu’on ne la peut traverser que sort diffi-cilement, & même avec beaucoup de danger.* Laet, Indes Occ «li. xo. cb. 2t.
GUAM ANGA. Province & ville du Perou dans le Parle—ment de Lima. Les Naturels du Pays font de taille médiocre *de couleur brune , & d’un esprit pesant & paresseux. On tiencque le nombre de ceux qui y payent tribut monte à trente mil-le. La Province abonde cn mines, & il s’y cn trouve d’or *d’argent, d’argent vif, de cuivre,de fer, de soufre & d’ai-mant. La ville qu’on appelle Guamanga , & que quelques- unsenomment S. fùan de la Vittona, est située fur la hauteur de treize:degrez de la ligne vers le Sud, à dix huit lieues des montagnesdes Andes, & à soixante & dix de Lima vers le Sud-Esi > dansune plaine ouverte , au pied de quelques petites montagnes quts’étendent d’une fuite continue vers le Sud de la ville. Les mai-sons y sont presque toutes de pierres, & couvertes de tuiles.11 y a trois Eglises & divers Convens de Religieux, plusieursConfrairies d’Indiens & d’Efpagnols, & une de Negres, aveuunHôpital des plus beaux qui soient en ces quartiers' lâ. L’air yest fort sain, & assez temperé , pour y supporter sans peine 1 achaud & le froid. Les Espagnols ont aux environs plusieursmétairies où ils nourrissent de grands troupeaux de brebis, àquoy contribuent la bonté des pâturages & la commodité desruisseaux qui les traversent. La plus grande de ses rivières Rap-pelle Vinaque, On volt fur les bords les restes de quelques édi-fices anciens, que les Sauvages disent avoir cté bâtis autre-fois par une autre Nation, ce que donne lieu de croire queleur architecture est fort différente de celle que les Rois duPerou ont suivie depuis. Les champs voisins de cette rivièreproduisent une grande quantité de froment dont on fait d’ex-cellent pain. A neuflieuës ou environ de Guamanga vers laNord-Ouest, font les fameuses mines de Guancabelica , queles Espagnols appellent El Afflento de Oropefa. On en tire beau-coup d’argent-vif. Cette forte de métal étoit entierement in-connu aux naturels du Perou. Ils tiraient seulement le Mi-nium qu’ils nommoient Limon, & dont ils se peignoient lecorps comme ils font encore aujourd’huy par ornement. Usont miné pour cela plusieurs cavernes au dedans des monta-gnes par de longs espaces, & ces cavernes se voyent encoreavec tant de détours , qu’on a peine à en trouver la sortie ,quand on s’est engagé un peu avant. Les Espagnols, non plusqu’eux, ne connoissoient pas l’argent-vif qui est contenu dansles veines de ce minium.Ce fut'Henriqués Gardas Portugais,qui examinant une pierre de Limpi qu’ll avoir rccûë d’un In-dien , jugea que c’étoit une mine semblable à celle dont ontire en Espagne & le vermillon & l'argent-vif. L’esliylui fievoir qu’il avoit eu raison de le croire. Les mines des Palcas,dans le territoire de la ville de Guamanga, ayant été ainsi dé-couvertes, les Espagnols y accoururent en grand nombre poufen tirer de l’argent vif, qu’ils transportèrent en la nouvelleEspagne, où l’on purge la mine d’argent avec ce métal, ce quirendit le lieu fort peuplé.. Entre ces mines, on estime cellesqu’on nomme à’Amador Cabrera. C’est un dur rocher, remplid’une infinité de veines d’argent-vif qui courent par toute la