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p as C p On voit chez eux des pots de terre, qu’il n’est
l es P°mble de rompre, tant ils font durs. Les pauvres gensPrête°] 1Veni: en rusant la terre, & ils s’en fervent pour ap-r ôti e r CUr . rnan S er ‘ Leur nourriture ordinaire est de forge ,i^ e ■ P re mierement, & ensuite brisée menu sous de petites(ju’il s eS de pierre. Ils la mêlent avec du lait & du miel, ceIl s to û)°urs fur leur dos, dans des peaux de chèvre.
Us ç ootvenc point de vin, & mangent allez peu de chair,cn ro nt t 8 r êles, courageux & fort agiles, sautant de rocherfoìenr Cs ^' une hauteur extraordinaire , jufqu’à ce qu’ilsqu c l C P^yenus áu pied de la montagne, de forte qu’ils fontCe ot d • ^ es Luts de dix toises de profondeur. Ils balan-dj^ierement dans la main une lance de la grosseur d’une, & visent avec la pointe fur un coin de rocherdeíïdin ^ aS st^elquefois plus d’un demi- pied de large, dans leleu rs D * j^ e laisser abbattre dessus. Ln s’élançant, ils joignentcett e 5 . s stu'ils posent tout contre la pique, & portent enquivì îlaniereleur corps en f air. La pointe de la lance est ceaitifj ^ Rucher le premier en cet endroit, & suspend, pourprefq u > re 5 ou diminue la rapidité de leur chute. Ils se glissentIoop a 2 ? même temps le plus doucement qu’ils peuvent ledro'i t ^ . pique, & fe viennent percher précisément fur sen-tit! l eu ° U avoient visé, & fur lequel ils avoient toujours ce-chç r ■ S ^ eu ,^ attachez, ce qu’ils continuent de rocher en ro-Ceu^ ,u, a u ’à ce qu’ils soient arrivez au bas de la montagne.têt e> ^ n’y sont pas accoutumez, fe caílènt quelquefois lagn gj u .* e rompent bras & jambes; Ils ont un sifflement si ai-
». . ^Clïlenf «ui , r\n rinn 1 ÏpiiC*ç à
ta ron c j "* ement h°it > qu’on les peut entendre de cinq lieues àd’eujç J^de forte que les Etrangers qui fe trouvent auprès
qui n?e en font fort incommodez, & demeurent souvent jufqu’àla ç r - J^rs fans pouvoir entendre bien distinctement. * De
Gu ANlííf : de ~ Afr ' tm ‘ 4 '
^ Uc ayes
1 A. Iste de l’Amerique Septentrionale, l’une desâ vingt-cinq degrez & quarante scrupules de la Li-
fopt íi e . - séparée de celle de Guanahami par un espace decher s . r CSj & environnée de toutes parts de balles & de ro-U n 0 L 0r fque Christophe Colqmb y alla la premiere fois, illo^g S jfit'-nte Marie de la conception. Elle a douze lieuës dehlç, Q^d-Est & Nord-Ouest, & son terroir est fertile & agrea-r n y Manque pas d’eau douce. * Laët, De fer. des Indes
tref QÌs A ^UC 0 . Contrée duPerou, dans laquelle étoit au-grandçj 110 . 11 ^ 5 'grand & tres-somptueux Palais, bâti de fort«c d e p serres . jointes ensemble avec beaucoup d’industriele d e °P re té. Pedro de Cieça rapporte que c’étoit la Citadel-qu’aijj. ^ tes les Provinces , qui sont depuis Caxamalca juf-Vçfti es; qu’il y avoit auprès un Temple du Soleil avecdiir aril > & que ce Temple étoit en fi grande vénérationqu a tre Empire des Incas, qu’il y avoit continuellement juf-L°] 0n j c c e mille Indiens pour y servir. Il y a présentement uneOU f e j ot une ville d’Eípagnols, appellée LeondeGuanuco ,C ^qUanr u í rcs > Guanuco de los Cavalières , à quarante ouqui heuës de Lima vers le Nord-Est, le long du cheminradars aUX montagnes. Cette ville est riche, agréable &Litée d e ! e ? n ^out ce qui est nécessaire pour la vie. Èlle est ha-êt lq e p r r °rs cens familles d’Efpagnols, & de plusieurs Indiensj^Coi] 63, Llle a son Corregidor, un Couvent de Religieux,de l a v pj8 e de Jésuites & desMaifons de Nobles. Assez proche^gnes de i> a ^ e rivière du Marannon, qui venant des mon-ga, rç Ce “ombon court par Xauxa presque jufqu’à Guaman-^outagi» 311c doutes les rivières qui deseendent de ces hautesterr e eS f es> P uis en fe courbant elle passe prés de Guanuco. LaSent. ortile & abondante en brebis, & a des mines d’ar-doci| Cs a ^ r y ost sort sain. Les Indiens y font diligens & tres-«0m en ’ . depuis qu’ils ont appris des Espagnols à semer leeri £endr Sont rejetté leurs mays qui nourrit moins, & quih)en s gj f Ul ? s an g plus groffier. Le pays est riche en vaches, ju-htes f rt ,-- re h ls > & porte des vignes, des figuiers & autres ar-PUs d e ^ > étrangers & domestiques. Les bois y font rem-r. Uva Res d r ^ X - ^ auCres oiseaux, & les montagnes de bêtesGuanuco p ^ ons ^ d’ours. Sous le ressort de la ville deï^diens f oni ^comprises les Provinces des Conchucos, où les, r uit s .° nt | de taille mediocre , & en petit nombre ayant été5 y trovjyç CS Espagnols, que les mines d’or & d’argent quiì arr> ara °nt attirez. Les spacieuses contrées deGuayla ,• * e térn . nsoon f onc auffidefon ressort, deforte que fe-lr ibutai res ol § na g e de Herrera , il y a trente mille Indiensaílc ienncn, entrc s es limites. Ces Provinces appartenoientq^e l’ 0I1 à Lima 5 mais futilité du Royaume ayant voulu^ eu Ples ? r^i cette autre ville , elles ont été attribuées auxe Guanuco, Les Yiticos sont du même Diocèse,
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Ceux-ci habitent au haut des montagnes des Andes, dans deslieux rudes & fort difficiles. Ce fut vers eux que se retiraMango-Inca pour être à couvert de la cruauté des Espagnols,qui le laissèrent regner quelque temps par mocquerie , aprèsque l’Empiredes Incas eut été détruit. * Laët. hv. 10. ch p. z 8 .
GUAPAY. Riviere du Perou, qui est proprement la sour-ce du Maragnon. Elle est appellée au pays de los Charcas, lagande r'mere de Mìfque , & remarquable par la grande quantitéde rivières dont elle s’accroît pendant son cours. Ces rivièressont Piray, Piranuri, Bondad , Palometas, Zirity, Zapacani,Chuquioma, Soque , Eque , Mamato, Iracarce, Chupuy,Cumechavy, Sepaico, Ysire , Yarima , & Corocore. Elle re-çoit les six premieres dans le pays des Yuracarces , & les au-tres dans celui des Raches vers le seizième degré. Le Guapaynaît prés de Potosi à la hauteur de vingt degrez au Midi, &va jusqu’à six lieuës prés de Santa-Crux.
GUARA. Port du Perou fur la côte du Gouvernement deLima. II est à six lieuës de la Barrança , & il y a des Salinesqui en font peu éloignées. Olivier les met à deux lieuës de là;6 c à dix-huit de Lima. II dit que dans une certaine vallée oùles flots de la mer ne pénètrent point, on trouve du set en gros-ses pierres amoncelées ensemble. * Laët, liv. 10. chap, 32.
GUARAIGUAZU. Riviere de l’Amerique Méridionalequi arrose le Brésil. Elle a son cours parla Province dePer-nambuco , & se jette dans I’Ocean. Les Portugais qui sontmaîtres du pays l’appellent el F io de Sant-Antonio Grande , â ladifference de k riviere de Guaraimiri, qui coule auílì dans laProvince de Pernambuco, & qu’ils nomment el R/o de Sant~Antomomenim, parce qu’elle est moins considérable que Tautre.
GUARANTES. Peuples de la partie Méridionale du Bré-sil. Ils habitent entre le pays des Pastos & l’embouchûre de lariviere appellée la Plata.
GUARCO.Vallée du Perou à cinq lieuës de celle de Ma-la. Elle est fort large & remplie d’arbres de bonnes odeurs. Laterre y est tres-fertile en froment & en mays, & toutes les au-tres semences y viennent fort bien. Les Incas, anciens Roisdu Perou y avoient une somptueuse Forteresse bâtie de gros-ses pierres de taille fur un coteau qui commande fur la vallée.On defeendoit de ce Fort jufqu’à la mer par un escalier depierre contre lequel fe brifoient Ies.stots. Ce Palais étoit or-né de sculptures assez belles selon la capacité d’une Nation sau-vage. Un grand trésor de ces Rois y étoit gardé. Ce que l’ondoit fur tout admirer dans cet édifice, c’est que les grossespierres qui le composoient étoient jointes de telle forte quoyque fans aucun mortier qu’à peine en pou voit-on appercevoirles jointures. Le temps a fait tomber cette masse ; mais les ma-sures font encore assez connoîtrc de quelle magnificence étoitcet ouvrage. Plusieurs Auteurs en font mention, & entr’autresGarcillastus, qui dit qu’au temps de l’Inca Pachacutée , cettevallée & celles de Chilca & de MSla, furent conquises fur unPrince puissant en ces quartiers là, appel lé Chuquimancu , &cjointes au Royaume de Cufco. La vallée de Guarco étoit alorspeuplée d’environ trente mille habitans , & les vallées voisinespresque de la même sorte, ce nombre est beacoup diminué.La petite ville de Cannette a été bâtie dans celle-ci. * Laët.Indes Occid. liv. 10. ebap. 24.
GUARDA. Ville du Royaume de Portugal dans la Pro-vince de Beira, en Latin Ga-dia. Elle est situee vers la sourceduMondego à douze lieuës de Viscu,&à vingt trois dcCoimbre. On prétend que Guarda est la Lancia des Anciens.& qu’elle s’est accruë des ruines de celles qu’ils nommoientIg&dita , dont elle a le siégé Episcopal suffragant de Lisbonne.* Maty, Dillionn.d'Holl. 1701. Voyez, Guardia.
GUARDAFUN ou Guardafuy. Cap d’Afrique dansl’E-thiopie , en Latin Guardafuyum Caput , anciennement AromatxPromontorium. Ce Cap est à l’extrêmité de la côte d’Ayan , vis-à-vis de l’Arabie heureuse, & de fisse de Zocotora, dont iln’est éloigné que d’environ quarante lieuës. * Maty , Diîî,d’Holl. 170 r.
GUARDAMAR. Forteresse considérable d’Efpagné. El-le est située fur la côte du Royaume de Valence, à l’embou-chûre de la Segura. Quelques Géographes prennent ce lieupour f ancienne Longtintica. * Maty- Bill. d’Holl. 170I.
GUARDAN. Montagne d’Afrique dans la Province deGaret, Royaume de Fez. Elle touche à celle de Quizina ouTeuzin du côté du Nord , &s’étend quatre lieuës le long dela mer Mediterranée & trois vers la riviere de Nocor. Leshabitans, gens riches, braves & magnifiques , sont d entre lesZenetes, & tiennent un marché tous les Samedis prés dunepetite riviere. Les Marchands de Fez y viennent avec les Ara-[ bes du Désert & les Bereberes des montagnes & ils y achet-
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