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Co ^l ôr P s, &^ui d’ordinaire est enrichie de broderie de plusieursauto Ur ma * s ^ouc d une piece, fans nulle couture , & repliéecou Ur ^ e ^ Cs en dedans. Elies n’ont point de chemises, &ç a rent \ eu >" nudité avec une espece de surplis qu’on nommec eint ^ U1 ^ en d depuis leurs épaules jusques au dessous de lav rent p C ' avec ^ es manches ouvertes fort larges, qui leur cou-U a j re leu lement la moitié du bras. Ce G'iaipsl est orné d ordi-à l' en j^ e .st uc ^ c l Ue ouvrage de plumage ou de coton, fur touts ontr - s 11 du sein. Elles vont la plupart nu-picds. Celles quig e _Q ? es portent des souliers nouez avec un ruban fort lar-^ 'ont j ^ sortent aussi des pendans d’oreiIIe,&des bracelets,ni íeurs cheveux retroussez avec des bandelettes, fans coëfepl Us *^5 chose qui les couvre, à l’exception des femmes lesVoiJe j 1 onguées, qui lorsqu’elles sortent, ont une espece deJusqu' 6 t01 ^ C ^ nc t J u ^ ^ cur couvre Ju tête, Lt descend presqueCe J * ten 'c, qu’elles lient autour d’ellcs avec un ruban. C’estq Ue J y a de plus cher en leurs habits. Leurs maisons ne fonthautes \, Ca ^ anes couvertes de chaume, lans aucunes chambresc]ueli e ; -f en ont feulement une ou deux basses, en l’une def-entre 1 *‘ S a T?têtent leurs viandes, faisant le feu au milieustiinée CllX ° U tro * S P^ crrcs » s ans stu il y ait de tuyau ni de che-f ont four conduire la fumée hors de la maison. Ceuxquide, òù' l ! VrCS o'ont qn'une chambre où ils apprêtent leur vian-bles q 1S jaugent & se couchent. Comme ils n’ont pour meu-c 0Upe 6 ** es sots, des cruches & des plats de terre, avec des• v oleu S pou . r hoire leur chocolat, i's n’apprehendent point lesfortes 5 d y en a fort peu qui ayentdcs serrures à leursdan, i On ne voit presque aucune maison qui n’ait un bainPfesqii- C0Ur ‘ à s’y baignent dans de l’eau chaude , & c’estpofìti " t0Utc ^ eur médecine, lorsqu’ils ont la moindre indis
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ni Q S c h a que village ils font divisez entr’eux par Tribus,.ònt Q 1 c " a . cune un Chef, à qui s’adresscnt tous ceux qui enobli„' lan d il s’agit de quelque assiireimportante.Ce C nef estCe > 8c j com P ar °ître pour eux devant les Officiers de lajusti-L 0r p de denunder réparation des injures qu’on leur a Lites.garpQ^ e quelqu'un d’eux cherche à se marier, le pere dutrovi V ç vcut Pendre une femme dune autre Tribu , vaens ui r le Ohef de la sienne pour l’avertir de ce mariage , &Ce$o r Chefs des deux Tribus confèrent fur les articles,hf^onterences ont accoutumé de durer trois mois, pendantprèfen S l Cs P ar 5 ns du garçon doivent acheter la fille par des
3 n e ] es *if acc l u rttçr la dépensequi se fuit à boire & à manger lorses d e , '■'hefs des Tribus consci ent ensemble avec les paï ens'JU’à j Jx lorries,ce qui dure ordinairement un jour entier jusssic puisr* U . lt ‘ A-P r és plusieurs jours pufics ainsi, s’il arrive qu’onobJip c s accorder fur le mariage , les parens de la fille fontdnt jL * tendre à ceux du garçon tous les prefens qu ils endeutçj^ 11 * Lorsque ces Indiens meurent tout ce qu’ils posteég 4 i Cs c Meubles & d’immeubles est partagé entre les fils par«»X«s Por ï ions & les biles n’y ont rien. Si quelqu’un d’entre-fle, Q * P° In t de maison ou qu’i! veuille faire recouvrir la sien-Ls l la i - en donne avis aox Chefs des Tribus, qui en informentUq e k° lta ns du village , & alors chacun est obligé d’apporterqu' eri ° tte de paille ou quelques autres njateriaux , de sorteLa np ' Cu ^ jour une maison sc trouve bâtie.
^U’utj [v 1 s arc du temps les Pameres n’ont pour leur mangerCe Pays u p h tstoie s blancs & noirs dont il y a quantité enkfpeéx j ’ Sc que l'on conserve secs toute l’annéc. C’est uneH'kn 0nr e fèves qu’ils sont bouillir avec du chilé. Quand ilsde p ct j f Point, leur portion ordinaire est des Tort Iles, Ce font^aiigç tS R atea ux ronds faits avec de la pâte de mahis, qu’i'sCu ii'ef j 0ut chaud, en sortant d’uçe terrine où ils les fontdr e>i] U e champ. Lorsque leur mahis est encore vert & tensont'^p ° nc bouillir la tige avec les épis & les feuilles «quiloir, Clat °ur,& les mangent ensuite avec du sel. Le Samedi auNantie 6 * Ue , S uns au retour de leur travail achettcnt de lade c pj - s° Ur Raccommoder en Tajfaj)< , qui font des morceaux<p>e. ^^oulez Kc liez bien fort. C’est le bœuf salé de l’Ameri-hceup L rCs S u ’ils ont coupé toute la chair de la cuisse d’undclettyj q 11 Ponr fepacée des os en forme de petites cor-jc>u^ 1 ’ lls Ja salent & l’exposent au ven.t dans leur cour huitâpres- ran . t ' Ensuite ils la mettent encore autant à la fumée ,^ 1S - en bout de petits rouleaux qui deviennent dursk* f 0nc V ne .Pierre ,& quand ils en ont affaire ils les lavent,stla ' c handv- l ^ r ^ ^ eS man ? ent ‘ Lie T fijoeft une sort bonnettioy Çr) , o c * dont plusieurs Espagnols íe sont enrichis, par le^end poin tr ^ c 5 u ' a ‘ s cn ont ^it dans les villages où l’on nePour t fu ( , t t c v i ar| d , e , & où ils le trafiquent avec les Indiens^ Si'íindst C3 °’ vont aussi à la chasse en de certains temps,y outtué quelque daim à coups de fléchés, ils le
laifíènt toute une semaine sous des souillés d’arbres, julqu’àce que l’animal soit plein de vers, & qu’il commence à sentir.Alors ils l’apportent chez eux, Je coupent en pièces, & Jè sontbouillir avec une herbe, qui lui ôte fa mauvaise odeur, &rend cette chair aussi tendre & aussi blanche que celle d’unçpq-d’inde loríqu’il est à demi cuit. Ils en mettent les mon-ceaux quelque temps à la fumée, les font bouillir de nouveauquand ils en veulent manger. & l'apprêtent ordinain mentavec un peu de poivre rouge, Ces memes Indiens aimentfort les hérissons, qui sont tous pleins d’aîguilIon? & picquanscomme les nôtres. On les trouve dans ics bois & dans leschamps où ils se retirent dans des trous, & ne vivent que defourmis Sr de leurs œufs, de bois pourri, d’berbes & de rati-nes. Leur chair est blanche , graste c« mme celle d une poulequ’on a pris foin d’engraislèr & tí’aussi bon goût que celle d’unlapin. I!s mangent aussi beaucoup d’une sorte tk lézards qu’ilsappellent lq tana. Ils font plus longs qu’un lapin , & ressem-blent â un scorpion , ayant iùr le dos des écailles vertes & noi-res. Les uns fe trouvent dans l’eau ,& les autres fur la terre.Ces derniers courent aulsivîte que nos lézards, & font forehideux à voir. Ils grimpent fur les arbres comme fonr lesécureuils Sc emportent meme les racines dans les murailles.Les Indiens en général aiment tous à boire, & quand ilspeuvent avoir de quelque breuvage qui enyvre, ils en boi-vent jufqu’à l’excés. Entr’autres ils en font un qu’ils nom-ment c bieba , qui sent tres-mauvais, & qui est beaucoup plusfort que du vin. Us le sont en de grandes cruches ou pots deterre qu’on leur apporte d’Efpagne. Us y mettent un peu d’eaut& ensuite ils remplissent le vaiueau de jus de cannes de sucre „avec un peu de miel pour le rendre doux j & afin qu’il ait de lasforce, ils y mettent des racines & des feuilles de tabac &Cd’autres racines qui croissent en ce pays-Jà. IIs y mettent aussiquelquefois un crapaud vivant, & laistènt fermenter tout cel*ensemble pendant quinze jours ou un mois entier , aprés quoy*ils ouvrent le vaisseau , & invitent leurs amis à le venir vui-der avec eux, ce qu’ils font ordinairement la nuit de peur,d’etre découverts par le Prêtre du village. Us ne cestènc poincde boire qu’ils ne soient tout à fait yvres.
Quant à leur Gouvernement civil ils l’ont emprunté, des*Espagnols, & dans les vil luges qui contiennent trois ou quatrecens familles, il y a d’ordinaire deux Alcades, six Regidors ,deux A Iguafils majors & six autres qui en dépendent. II y zaussi quelques villages qui ont le privilège d’avoir un Gouver-neur Indien, qui est au dessus des Alcades & de tous les au-tres Ossi iers. Tous les ans on change ces Officiers la > &Cd’autres rempiistènt leurs places, choisis parles Indiens me—mes ,qui les nomment tour à tour les uns aprés les autres dachaque T ribu. Ils entrent en charge le premier joui de Tan-née, & aussi tôt on fait fçavoir leur élection à la C ou r daGuatimala s’ils en dépendent ou s’xls ne font pas de fa Jurif-diction.aux principaux Magistrats ou Gouverneurs Espagnolsdes Provinces qui approuvent cette élection nouvelle. LesOfficiers qui ont le Gouvernement entre les mains , peuVencfaire châtier tous les Indiens de leurs villages, qui commet-tent quelque crime ou quelque scandale. Us ont droit de con-damner à l’amende , au fouet &-au bannissement, mais non àla mort.'11 faut qu’ils renvoyent ces fortes de caufc aux Gou-verneurs Espagnols. La plupart de leurs Eglises font voûtéesen haut & toutes bâties par les Indiens. L’Eglife , selon lagrandeur du village , a un certain nombre de Chantres, deTrompettes & de Joueurs de hautbois, fur lesquels le Curéou Prêtre ordonne un Officier appelle Fiscal , qui marche de-vant eux un bâton blanc à la main avec une croix d’argent aubout. Les Dimanches & les Fêtes, il est oblige d’assembler àl’Eglise les jeunes garçons & les filles, devant & aprés le Servi-ce & de leur enseigner les Commandemens de Dieu , la ma-niéré de prier, & tout ce qui regarde la Religion. II fautaussi que ce Fiscal & les autres. Musiciens auííì-bien que lesEspagnols,fe rendent à TEglisc au son de la cloche pour chan-ter la Messe qu’on célébré avec des orgues & d’autres instru-mens de musique. Us font encore obligez de s’y rendre fur lescinq heures dufòir pour dire Complies.Le Fiscal Sc tous ceuxqui dépendent de l’Eglife font exempts du service que les au-tres Indiens rendent toutes les semaines aux Espagnols, maisquand il arrive quelque Prêtre ou quelque homme de qualitédans leur village, leur devoir est d’aller au devant de lui, deraccompagner avec leur musique, leurs .trompettes,& leurshautbois, & de faire dresser des arcs de triomphe avec desfleurs & «les branches d’arbres dans les rues où ces Etrangers
doivent passer. II n’y a point de village où chaque Indienmarié ne paye tout au moins tous les ans quatre realcs t^e tribus
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