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^' Ue J>" S contre lui, s’addreflà à Achobar,Mogol >ou
^ / d índostan, le priant de venir au secours de son pupille.
/tobar étant entré dans le Guzurate avec une forte armée >jjjjj. e „' e contentant point de la ville d’Amadabat, qu’on luigj d a bord entre les mains, il s’empara de tout le Roj-aume,nrniena Madofher & son tuteur prisonniers. Madofher dé-co^ ^ ans k prison juíqu’à l’âge de trente ans ; & un des plusCn '^érables Seigneurs de Guzurate l’cn ayant tiré > il se mit«loi ° ' ® on quelques villes de son Royaume des plusle t ° nees des frontières du Mogol ; mais on ne lui donna pas^.de s’y affermir. Achobar y envoya une armée qui endoff, 1S ^ un an reconquit toutes ces Places ; ensorte que Ma-luh ^ à voyant réduit aux extrêmitez, se coupa la gorgepour ne pas retomber au pouvoir de son ennemi.
Ç 0 e Wogol fait gouverner ce Royaume par un Viceroy ou°bli Vcrneur General, de qui tous les autres Gouverneurs fontprendre les ordres. Il demeure ordinairement à& on ° a t>& son pouvoir est fort absolu.Sa Cour est fort belle,br c j n ^ e voit jamais sortir qu’accompagné d’un grand nom-iu ar ^i c Noblesse, & de ses Gardes à pied & à cheval. On faitbr 0c , devant lui plusieursElephans avec des couvertures de° u de velours en broderie, ses étendants, des tam-f a i ts s ‘ des trompettes & des timbales. Dans son Palais, il se
Won Vls c . n R°y > & on n’entre point dans son appartement,w ^ ne soi ait fait demander audience. Les anciens habitans duL, R ont Paiens. Ce sont eux qu’on appelle proprement indou.
r^ 0n de Mahomet n’y est entrée qu’avec les armes det 0t1 e V an ,& des autres Etrangers qui s’y font établis par leursd’Ar i etes ' soe Royaume est peuplé de Persans, d’Armeni'ens,fi eiJ a ; >e s Sc dc plusieurs autres Nations; mais l’on y trouve■0111 e Chinois & de Japonnois. Us sont tous bazanezoíj ^ ^uleur olivâtre, mais plus ou moins selon le climatéi p demeurent. Ceux qui lont les plus avancez Vers le Mi-Wij 0tìt beaucoup plus hauts en couleur que ceux qui de-pro/ Cn î Ver s le Septentrion. Les hommes font forts Sc bien'donnez, & ont le visage large & les yeux noirs. lisseso tête & le menton , à la referve des moustachessine ^ e . s Perses. Les Mahométans s’habillcnt aussi à laPer-len r ‘ ^is ils plient le turban d’unc autre façon. Ils portent àhlj eiI,t nre certains poignards qu’ils nomment Zimbir , donttç s £ e est beaucoup plus large vers la garde qu’à la pointe,tti^p ^tnes font de petite taille , propres fur leurs corps &d°s&sst Ucsen sonrs habits. Leurs cheveux leur battent furiet)et. r! Ur so s épaules,& elles ne se cocffent que d’un petit bon-vloot ]W e ‘qucfois elles se couvrent d’un crêpe ouvragé d’orïicjjjjç e s s bouts leur pendent des deux cotez jusque sur les ge-<l>î Ces pl us riches chargent leurs oreilles de pendants, deses n at } s - de perles, ou d’autres pierreries, & le col dc grof-
tc sotb CS soudes , qui ne font pas un mauvais effet fur leurhues Elles portent aussi quelquefois des bagues aux na-sot) tt j ^nt des chauffes comme les hommes. Ces chauffeslaites ' e tas ou rie quelque étoffe de toile de coton , & aslèzsteffous du gras de la jambe , où on les plisserlvyr 6 Cs botes , en y passant un cordon d’or & .de soye,v^fs ° * es nou b au dessus du nombril. Elles portent cessoties sous leur chemise , qui ne leur va que jufqu’auxst ilí> j à fur les chauffés elles ontunë jupe de tafetas ou d’une
soile
e c °f°n tres claire. Leurs souliers sont ordinairementb°tjf, r 0c l l *in rouge, plats fur le derriere & pointus vers leiy ç c j c e . s filles & les femmes ne paroislènt point en publicWe t 0 découvert, Sc même celles de qualité font pref-(J U* l]r U,0Ursrcn fermées. L’hiver commence au Royaume deN bre ate vers lafindu mois de Juin Sc dure jufqu’en Sep-, ,rna is il n’y pleut que par intervalles, Sc particuliere-C| ì ce p a n °UvelIe Sc à h pleine lune. Les mois les plus chaudssont Avril, May & le commencement de Juin,\ ! e ’queîs les chaleurs feroient insupportables, fans lesffr. jj } Relèvent dc temps en temps, Sc qui rafraîchissentSt ,| e e soit un tres-grand trafic par tout ce Royaume , furWe Ce i, c ° ton & de toile, qui sont auíïì belles & auífi fines,e . s de Hollande, de plusieurs étoffés de soye , satins ,
• ' qui - Car ds & autres. Ils ont le meilleur indigo du mon-vient auprès d’Amadabat, quantité de cumin, dudes mirabolans, du sucre brun , Sc plusieurs au-,ll ffì q s . ue drogues qui ont leur usage en Medecine. Ils ontn,t s, ^ c stues diamans, des perles, des émeraudes, des gre-S-' le<j b s a S-tthes, del’atbâtre, du marbre rouge & du jaspe
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: ^ns poliílent d'unc foçon toute particulière.
Sp plu re y e st fort fertile, Sc produit du bled, qui est beau-s § r os Scplus blanc qu’il n’est en Europe, & dont ils
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font de bon pain, non pas dans le four, mais fur des plaquesde se r. Elle produit aussi du bled Sarasin, du millet, de for-ge , du ris, du lin , de la graine de moutarde, des pois Sc desfèves. Leurs pois sont plus petits que les nôtres, mais beau-coup meilleurs, fur tout les pois chiches, dont ils nourrissentleurs chevaux, les bœufs &les bustes, l’avoine n’étant pointconnue aux Indes. Outre ces pois chiches qu’ils font broyer& cuire avant que de les donner a leurs chevaux, ils leur don-nent deux fois Je jour deux livres de farine d’orge > dont ilsfont une pâte avec une demi-livre de beurre Sc une livre csesucre. Leurs bœufs sont faits comme les nôtres, à l’cxceptiond’une grosse bosse qu’ils ont entre les épaules. U n’y a que lesMahométans qui en mangent aussi bien que du mouton, en-core n’y-a-t-il que les plus pauvres. Les autres mangent duchevreau qu’ils font rôtir tout entier, & ils y font une farce dcris, d’amandes & de raisins cuits au Soleil, ou ils en font desétuvées avec du beurre &du poivre. Us ont dts poules, despaons, des oves, des canards, des cercelles, des perdrix, despigeons, des hérons, des moineaux, & toutes sortes d’oiseauxde proye, faucons » tiercelets, éperviers & aigles. Le poissonde riviere est assez commun en ce pays-là , & la marée y esttres-bonne & à juste prix, parce que les Paiens n’en mangentpoint, & que les Mahométans aiment mieux Ja chair. Outreles arbres qui nous sont connus, & qui leur fournissent des li-mons , des citrons, des poncils, des grenades Sc des figues, ily a des ananas, des banaffês, des jaccas & des cocos. II y aauífi du raisin auprès de Surate, mais il est bien plus petitque celui de Perle. Outre les bêtes féroces que nourrissentleurs forêts, il s’y trouve une efpece de chiens sauvages qu’ilsnomment Iacbals , Sc qu’il est défendu de chasser auífi bien queles autres bêtes fauves ou noires, le divertissement de cettechaise étant réservé au Roy& au Gouverneur de la Province.Ussement la terre au mois de May,& font la moisson en Novembre& enDecembre. Ai’égard des huîtres,des crabbes,&de toutessortes de coquilles qu’ils ont fort abondamment,on a remarquéqu’au lieu que fur toutes les côtes de l’Europe, cette sorte depoisson est en fa bonté dans la pleine Lune, il l’est en ces quar-ders-là dans la nouvelle ; & en la pleine, les coquilles & lesécailles y sont prelque vuides.Leurs navires sont si mal bâtis,qu’on ne peut placer leur artillerie que sor le tillac & à l’air,Leurs plus grands voyages sont ceux de Java & de Sumatravers le Levant, Sc à Aden & à la Mecque sor la mer Rouge.
Ces navires partent au commencement de la Lune de Mars,& portent souvent plus de mille personnes à la sois, dont la plu-part vont faire leurs pèlerinages à la Mecque. Us ne reviennentqu’au mois de Septembre, parce que les orages qui règnentsor ces côtes depuis Juin jusqu’à ce temps-là, leur font em-ployer six mois à un voyage que l’on pourroit faire en deux.Les marchandises qu’ils portent sor la côte d’Aden, sont destoiles, du coton, de l’indigo > du camfre > du tabac. du soufre,du benjouin, du poivre & d’autres épiceries, & ils en rappor-tent du corail, de l’ambre, du miíseit dont l’on teint en rou-ge, Se du meilleur opium de tout l’Orient. Leurs plus impor-tans retours consistent en or Sc en argent monnoye. Les autresvaisseaux qui sont plus petits, vont de Surate, de Cambaye &de Broitschìa sor les côtes de Perse, Le ils en rapportent desbrocards, des étoffes de soye, du velours, des camelots, desperles, des fruits secs , comme des amandes, des raisins, desnoix, des dattes, Le particulièrement de l’eau rose dont ilsfont un grand commerce. Les Portugais qui ont possédé seulslong-temps celui dc Guzurate, Le qui s’en étoient rendus lesmaîtres par le moyen des-Forts qu'ils avoient bâtis à Daman,à Diu , Se à Goa, pour se maintenir contre les Malabares, leursennemis irréconciliables, yportoient du plomb, del’étain,du vermillon , de toutes sortes de draps, de l’yvoire, du boisde fandal, du poivre, du cardamon, du doux dc girofle , deJa canelle, de la porcelaine, des étoffes de la Chine, Sc des va-ses d or & de vermeil doré faits en Europe ; mais depuis queles Anglois & les Hollandois sc sont établis dans le Royaumede Guzurate, ils ont été obligez de sc contenter du commer-ce qu’ils continuent de faire à Goa. * Mandeflo, Voyages desIndes, lív. x.
On appelle Golfe de Guzurate un Golfe de l’Inde propre,qui est proche du Royaume qui porte le même nom, en LatinSinus Bartg.tz,ems. 11 est dans le voisinage de la ville dfe Caïn-baye, ce qui fait qu’on le nomme auíïì Golfe do Contbaye.
GUZUNTÍNA, Contrée de Barbarie, en Latin N'-w dixnovs. C’est une pártic du Royaume d’Alger , qui comprendceux de Bugie & de Constantine. * Maty, Dictionnaire d’Holl ,1701.
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