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Tome II. [E - O.]
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G YAROS. Tflede la mer Egée, qu’on nomme aujour-d’huy foura. Elle étoit regardée anciennement commeun fort méchant séjour, & l’on y envoyoit en exil des person-nes considérables de Rome. Il n’y a plus à présent aucuns ha-bitant Pline dit qu’il s’y est trouvé un si grand nombre derats, qu'ils ont fait déserter les Insulaires, j u vénal donne àcette Isle le surnom de courte , parce quelle est tres-petite ; & jVirgile celui de Frofyn.de., à cause que la mer d’alentour y agrand fond. Spon, Voyage de Grece , tom, i.

Cette Isle est â soixante & deux milles de celle d’Andros.& fort proche de Mycone. Son tour n’est que d’environ douzemilles. Quçlques Voyageurs rappellent Stopdia , & d'autresPero. * Davity, Cyclades.

GYFHORN ou Gifborn. Petite ville de la Basse Saxe enAlemagne, en Latin Gyfhornia. Elle est dans le Duché de Lu-nebourg, au Confluent de l’Iía dans l’Aller, à neuf lieues deZell du côté de l’Orient. & à pareille distance de Wolfem-buttel vers le Nord. * Maty, D i£t. d'Holl. 1701.

GYMNETES. Peuples anciens d’Ethiopie, appeliez ainsidu mot Grec qui veut direNuds, a cause qu’ils aboient nuds.Ils couchoientla nuit fur des arbres pour eviter la fureur desbâtes farouches, & le jour ils fe cachoicnt dans d'autres arbresfur le bord des rivières, où ils attendoient les bœufs sauvages*les léopards. & autres bêtes feroces que la grande chaleur obli-geoìt à venir boire. Qijand ils les avoient tuées à coups deflèches, ils les partageoienr entre leur famille, & sc nourris-saient de leur chair. Ils n’avoient point d’autres ressourcespour vivre, ce qui étoit cause qu’ils s’cxerçoient dés leur plusbas âge à tirer de l'arc. Ainsi ils ne donnoient point à mangerà leurs enfans, qu’aprés qu’ils avoient atteint avec leurs flèchesle but que l'on avoir soin de leur marquer.

GYNAICRATUMENIENS. Peuples anciens de laSar-matie d’Europe. Ils habitoient autour du Panais, & n’avoiencpoint de femmes chez eux, ce que leur nom fait connoître.Ces peuples fe marioient avec les Amazones qui leur rendoienttous les enfans mâles, retenant avec elles ceux del’autre sexe.

GYRISENíENS. Peuples anciens de l’Espagne Tarrago-noise dont Plutarque fait mention au commencement de la viede Sertorius.Ambrosio Morales croit qu’ils habitoient aux en-virons de la ville de faen dans l’Andalousie, fur la frontière duRoyaume de Grenade du côté du Nord.*LePere Lubin,r*tórGeograpb.

G YRON. Petite riviere du haut Languedoc, en Latin Giro.Elle a fa source prés de Puylaurens , & se décharge dans laGaronne, entre Toulouse Lc Verdun, * Maty, Ditt. d’Holl.

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GYRTON ou Gyrtone. Ville ancienne de Grece, quita auffi. les noms de Fhlcgu & d’Attirais. On croit que ‘• £ 1celle de la Macedoine, que l'on appelle aujourd’hu)' D'Volicdtì.

GY THIUM. Ville ancienne du Peloponefe, dont Pf ta __que parle dans la vie de Philopœmene, & dans celle de Cqmene. C’étoit une Place maritime de la Laconíe, où j el °Scylac il y avoit un Port & un Havre. Strabon, liv. 8. dit qc’étoit le Havre de la ville de Sparte. Tite-Live, liv. 3 ^', s! nomme Gytbetm. Pausanias en ses Laconiques met les peEde Gythium entre ceux qui étoient appeliez EleuthetoU^ 1 ! 'parce qu’Auguste les avoit retirez de la domination de Sj» r -'

Le lieu étoit dans le Golfe Laconique, peu éloigné de D ^bouchûre du Fleuve Eurotas vers TOccident d’Hiver. C eà présent Paleopoli. * Le Pere Lubin, Tables Geogr.

Le sieur de laGuilletiere, lacedemone ancienne & ttouvd‘ jdit que Meursius s’est trompé en marquant dans sesLaconica , que Gytbiam n’étoit éloigné de Lacedemone qu e ^trente stades qui font environ cinq quarts de lieu'ë de Franck,croit que son erreur vient d’un passage du cinquième Livr ePolybe.qui dit en parlant de la marche des troupes de Fhì*n1 Roy de Macedoine , 1 ter infhtuit ad Lacedimoniorutnquod Gythium vacant. H ab. t Veto prtum tutum abestque ab 1,1 1Jtadïis triginta. Par ces mots, Abejl ab urbe , Meursius en te Vla ville de Sparte, & Polybe veut dire celle de GythitM ^,me , qui étoit à trente stades de son Port 3 ce qui est coní‘ an 1puisque le mouillage des vaisseaux est encore aujourd'hui jcinq lieues de Colokina, nom qu’on donne presentem# 1 ^cette ancienne ville de Gythium, au lieu que Laçedemon e ^à huit grandes lieues de la mer. Le même Auteur rapp 0 ^qu’on trouve fur ses avenues la pierre célébré que les habi fa _ jde Gytheon appellerent en leur langue Dorique f usitésC 4 ;

tes , en mémoire de ce que le furieux Oreste revint de 1trouble d’esprit après qu’il fe fut assis fur cette pierre. c e ,

GYTHONS. Peuples de Germanie, compris sous !#• jves Orientaux. II y en a qui les appellent Gottons , & d’^ 5Gultons. Ils demeuroient fur les bords de la mer Baltique, v ^l’embouchûre de la Vistule, ce qui forme présentement 1 *P‘ sconsidérable partie de la Prusse Royale. 11 y a qu^ .Géographes qui les placent dans la Sarmatic Eurqjp c f n f nCeux qui rejettent leur opinion, en font voir la fâuífët®’^disant, que la Vistule fait la séparation de la Germanie y cílaSarmatie, & que les Gythons demeurant en deçà d £ ^Fleuve, ils ne pouvoient par conséquent être compris d^^Sarmatie. Leur principale demeure étoit Gïtemm Ense 1 ^la nomma Gedanum , d’où s’est formé par corruption I e nde Dantzik quelle porte présentement. * Audiffret, Geogf- *&mod. tom. 3.

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AAG. Petite ville d’AIemagne dans leDuché de Bavière, en Latin Haga. Elleest située fur une colline prés de la riviered’Inn, entre les villes de Burckausen, &Freizingue, àneuflieuësde l'une & del’autre. Cette ville est capitale d’un Comté*qui a eu ses Comtes particuliers jusqu’en1667. qu’il fut incorporé au Duché de Ba-vière, après la mort de Ladislas, dernier de fa race. 1 'Maty,Dicl. d’Holl. 1701 .

HAB. Lac c!e Prusse, le plus renommé de tous ceux quel’on y voit, le vulgaire le nomme La nouvelle Mer. II est longde quinze lieues, & large de deux, entre les villes de Mont-Royal & de Dantzick. II n’y a qu’une petite Isle appelléeNenng. qui le séparé de la mer. II est fort prés de la ville d’El-bing , & fait son port par le moyen d'une riviere du mêmenom qui s’y va rendre. Ce Lac borde les villes de Tolkem ,de Graumberg & de Fishausc, & aprés avoir reçu la Vistule,la Prégokr& d’autres moindres rivières, il sc décharge dansla mer prés du Château de Hochstere.

II y a dans la Prusse Ducale un autre Lac nommé Hab avecle surnom de Caron. Il est un peu plus grand , & reçoit la ri-viere de Nemen. Entre ces deux Habs on trouve une Prés-

qu’lsle nommée Nering de Citron , pour la distinguer du N er ^de l’autre Hab. II y a encore quelques Villes A Chat#

* Davity , Pologne. . ç 3 \t

HAB AD > Habat ou Hajbat. Contrée d’Afrique,une des Provinces du Royaume de Fez. Elle comment jgle Couchant au Marais de celle d’Asgar, & s’érend ve 5Levant jusqu’aux montagnes d’Errif, comprenant les al,tre '^!písont fur le Détroit de Gibraltar. Sa longueur est de ving c ' ^lieues d’Occident en Orient, & fi largeur de plus de tr e ^cinq du Midy au Nord. La riviere d'Erguile la b° rn ç c! $Midi * & l’Ocean au Septentrion. Cette Province qu'arto ^plusieurs grandes rivières qui descendent des montago#^,qui se vont décharger dans cette mer, est une plaine q ul ^,sonne en bleds & en troupeaux. On y voit des villes so rt -p z j-siderablestantau dedans du pays que fur la côte , fçavolt .gen, Beni-Teudi, Amcrgue, Tcnzen, Frixa, Aguil a > v, $6Bazia , Homara , Arzile , Tanger , Alcaçar-Ceguer, J(& Tetuan. U y a aussi l’isle d’Egezire. Quant aux montag ^on y en compte huit principales, sçavoir Arhon *® en T 1 / j r is<quer , Béni- Aros , Beni-Telit, Bcni Haseen , HuâtAmegara& Béni Hued-Fileh. Les Historiensd’Asi'îq ue t ^5lent fort de la Province d’Habat, à cause qu’ellc a étéillustre de tout le pays, C’est celle qu’on nommoit la