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HILVARENBEECK. Bourg cîu Brabant Hoíiandoîs«lans la contrée d’Osterwick. Les Ducs de Brabant lui ont ac-cordé de grands privilèges, & il ctoit autrefois fort habité jmais il a été presque détruit par les guerres. C’est I’anciennepossession de la Maison de Merode, avec Riel, Dieísen &Westerbeerze. * Atlas.
HIMERA. Ville ancienne duRoyaume de Sicile, qui re-çut ce nom à cause de sa situation à l’embouchûre de la riviè-re d’Himera. Elle avoit été bâtie par les Zancléens, peuplesanciens de riíle, & Annibal, General des Carthaginois ladétruisit 240. ans aprés. Les Carthaginois firent ensuite bâtirproche des ruines d’Himera , une autre ville qui fut appelléepar les Latins Thermo limera , ou Thermie Himerenses , a causedes bains d’eaux chaudes qui étoient en ce lieu-là. C’est cellequ on nomme présentement Termine. Stesichore , Poëte Lyri-que -avoit pris naissance dans Himera, ■& la haute réputationqu’il s’étoit acquise pàr ses ouvrages , lui avoit fait éleverdans cette ville une statue tres-bien travaillée. Il vivoit versLan 612. avant J fsus-Christ , & on n’a conservé que quel-ques fragmens de ses ouvrages.
Quant â la riviere d’Himera , il y en a deux en Sicile quiont autrefois porté ce nom. L’une est appellée présentementU Salfi , & l’autre il Fiume détermine.
HIMETTE. Montagne de l’Attique dont îe pied est à trois-ou quatre lieues d’Athènes au Sud-Êst. Elle s’étend en long àcommencer au Nord-Est , jusqu’au Golfe Saronique au Sud-Oiiest, où elle forme le Cap Zoíler. Du haut de cette monta-gne on découvre non seulement toute l'Atiique; mais auífi unegrande partie de l’Archipel & dc la Morée ; l’Isthme de Co-rinthe ,& Negrepont de l’autre côté , presque jusqu’à l’Euri-pe. Le Mont Himette est fameux , à cause qu’on y recueille lemeilleur miel de toute la Grece. On en envoye une grandequantité à Constantinople où il est fort estimé pour faire leSorbet. Ce miel est d’une bonne consistance, de couleur d’or,&. porte plus d’eau qu’aucun autre, ce que l’on éprouve lorsquel’on fait le Sorbet. Voici ce que pratiquent ceux d u pays pourconserver leurs Abeilles. Leurs ruches font faites de saules oud’osier comme un de nos paniers médiocres , larges par lehaut, étroites par le bas, & plâtrées de boue par dedans 8tpar dehors. Le haut est couvert de cinq ou six petites planches,enduites de la même forte, avec un petit toit de paille pour lesdéfendre du mauvais temps. Les Abeilles attachent leursrayons à ces planches, qu’on n’a qu’à tirer fans briser le reste,quand on veut partager les ruches, ce qu’on fait au Printempspour les accroître. On commence par séparer avec un couteau,les planches ou les rayons font attachez avec les abeilles, &ainsi en ôtant les premiers rayons St les abeilles ensemble surchaque côté, on les met dans une autre ruche au même ordrequ’on les a ôtées de la premiere, jufqu’à ce qu’on les ait par-tagées également. Aprés cela forfqu’on les a raccommodéesavec les planches St l’enduitde boise, on met la nouvelle ru-che en la place de la vieille, 8i la vielle en quelque autre en-droit. Tout cela se fait vers le midi pendant que la plupart des.abeilles font en campagne, Sc à leur retour elles se partagentd’elles-mêmes. On les empêche par-là de sc mettre en eílàin& dc s’envoller. On ôte le miel au mois d’Août, ce que l’onfait encore en plein jour dans le temps que les abeilles fonthors de leur ruche. On prend les rayons comme auparavant,en commençant à chaque extrémité, 8c en continuant tout àí’entour fans y en laisser au milieu que ce qu’il en faut pournourrir les abeilles pendant 1 hiver. Celles qui étoient dansles rayons qui ont été pris, se rassemblent dans la ruche qu’onrecouvre de nouvelles planches enduites dc terre.
En montant d’un certain côté au Mont Himette, on trouvetrois Monastères. L’un s’appelle Hagio fam ho Carias , l’autreest abandonné, & on dit que les Italiens y avoient autrefoisune Eglise en commun avec les Grecs, appellée Agios Gior-grns ho Koutelas. Les Grecs appellent le troisième Agios Ema-né , 8c les Turcs c oboaty parce qu’il y a une tête de mou-ton gravée fur un fepulchre de marbre , qui sert présentementde réservoir à une Fontaine qui y sourd, St dont le couranttombe dans l’Ilisiùs. Ce Monastère est encore assez bien bâ-ti pour le pays. II ne paye qu’un sequin, ou piece d’or quivaut deux écus 8t demi, pour touc tribut. Cela vient de ceque, lorsque Mahomet II. prit Athènes, ce fut l'igoumtnos .ou Abbé d’Agios Kiriani, qui lui porta les clefs de la ville.
& la joye que cet Empereur en eut, lui fit imposer à cetteMaison un tribut si médiocre. Le Mont limette est aujour-d'hny nommé par les Grecs Tecovoum , du côté de l’extrémitéNord-Est, & lambravouni du côté de l’extrêmité Sud-Oiiest,à cause d’une ville ruinée ou d’un village , appelle Lambra ou
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iambric *, situé au dessous du Mont Himette, du c 1Sud. * W helcr , Voyages d'Athènes , tome 2. hv. 3 . ., rit
HIMIFFIN. Riviere d’Afrique dans le Bilcdulgc^ Jç .tire fa source dc quelques montagnes du pays de Sus > A ^charge dans l’Ocean auprès du lieu que l’on appelle AJ* i jtl(HINA. Colline à six lieues de la ville de Cawpetu ^les Indes Occidentales. Les Armateurs y mettent d Q r • ] t sà l’anere, & font sentinelle fur le sommet pour découv ^•vaisseaux qui vont à la voile. On y trouve quantité .r-
bon pour ìe chauffage , mais il n’ya point d’eau. Sur ’ 3ficie de la mer, tout contre le rivage, on peut amassernité de poissons à coquille appellée par les Anglois jjfcheval > â cause que le ventre du poisson est plat, & rel c j;à la corne du pied d’un cheval tant par fa figure que pat u A|]iseur, ils ont le dos rond comme la tortue. Décaisse e ° c ,, O otmince St fragile que celle d’une écrevice de mer. V ))(lplusieurs petits bras, St on tient que la chair en est fo rt* Dampier , Suplémer.t de Voyages 2. part. chap. 2. jTHINAGOA ou Inagua. Isle de la mer du Nord «an jmerique Septentrionale. Elle est une des Lucaycs &vingt lieues de l’Hifpaniola, Sc à pareille distance d e*Maty, Ditt. de Holl. lyoi. nfrì V :
HINDELOPEN. Bourg des Provinces- Lsoies,. 0 ^ |cen Latin Hïndelopia> St Hmdelopa. II est dans la ^ ,M)>Zuiderzce à cinq licuës d’Harlinge du côté du Sud. ÍV
Dilt.de Holl. 170 î .
adabí.
HINGO , ou N mgo. Province maritime d'Afrist*sep^c>Côte d’or. Elle aau Couchant 1 e grand Acara, au N° r< ^Ayoi (
1 »
St le petit Acara. II y a quatre habitations fur la coteN ingo, Temina, Sinco & Piffi. L’entrée du port de ces" ' .. î. Ninpn oui esta st ua
Places est embarrassée d’écuëils. Ningo qui est -- . wcinq lieues d’Acara, 8tà deux de Labede, est un tetf 1 y tá jlpâturages où les Marchands d’Acara vont acheterpour 1 e mener â Monté.La plupart des habitans sontP e 1 - s ssLeur maniéré de pêcher est d aller la nuit dans des ca ^long du rivage à la clarté des lampes, avec une efpec e - ve nt‘beiJlequ’ilsjettent furies poissons sitôt qu’ilsles apP eJ £ yjd*Temina est â une lieuë & demie de Ningo, 8t Sir>cc>dans la même distance de Temina , sot découvert pa r 1 0
landois en 1600. II y a peu d’années qu’ils failoi eIÌ ■Ljiiíque trafic à Ningo, à Sinco & à Piffi , mais n’y trouv»^ q \jd’or, ils ne descendent pas aujourd’huy plus bas qu'Acatrouve au dedans du pays une jolie bourgade nomwoù il croît beaucoup d’orangers. *De la Croix, E elatiofrique, tome 5. , „ , , i.soE
H1NQUE. Petite ville de la Chine. Elle est de la JH slC e J etion de celle d’Uchang, premiere Capitale de la ^ r0 J sHuquang. I,a montagne de Chung , fameuse à cause f 0 ftde son Lac qui sont noires comme l’ancre , n’en est 1 ^éloignée. Alsez prés de la même ville, on découvre U . ,
taine, qu’on prétend changer en pierre tout ce qu’op 7ou le couvrir d’une écorse pierreusc.Les Médecins son 5 fitétat de ces pierres contre la colique. * Ambas. des H°à la Chine , chap. 52. 00 '
HINDOÓ. Ville des Indes, fur la route d’Anw -Agra. C’est où se fait, ainsi que dans le pays circonvo » 1 ® 0 $,digo plat qui est rond. II est le meilleur de tousses ®auíïi cst-il cher au double. mí (
HINGGAN. Petite ville de la Chine sous la dép® 0 ^ Jîde celle de Queilin, premiere Capitale de laQuangsoPrés de cette ville est une montagne appellée fl wqui contient une caverne pleine d’eau, où l’on dit st"trouve des poissons à quatre pieds qui jouent & qui ^ pf yde la corne. Ce peuple superstitieux est persuadé quç se yr-gon qu’on revere dans la Chine, en fait ses délices. C'e> so, )quoy on n’ofe en faire mourir aucun, * Amb, des Hou&la Chine chap. 52 . . > 1 *
HINGHOA. Ville de la Chine , septième Capitjf* £ jpProvince de Fokien. Elle est fort considérable pours j 0 oi'lecture de fes bâtimens, pour la quantité de ses al . csphaux , pour la netteté de fes rues, & pour Je grand " ^ {íSl ede gens doctes qu’on y trouve. Son territoire qui n en z I»que la ville de Síenlieu , est si fertile qu’il rend tous ses a jyjjj/Couronne soixante & douze sacs de ris. On voie à ^ • yàle Mont de Huoung qui a un puits que l'on appelse J,eí<l’eau entre & sort comme si c’étoit 1e flux & le reflux de * 0 ,Celui de Gochines est rempli de riches Marchands st u * pCquent par toute la- Chine, Scie Mont de Chiuyven a ^ ,
de chung, qu’on dit qui fait résonner Jes eaux cowMcloche avant la pluye ou le mauvais temps. * Ambas d (í **dois d la Chine chap. 52 ,