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Tome II. [E - O.]
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d’arbres fruitiers ni aucune forte d’animaux , maisj)’v de petits oiseaux, gros comme un merle. La merv Jdj f as . fort poissonneuse. II y a pourtant quantité dec Cs es . Marines 8 c de tortues, mais tres - sauvages, quoique

quj D> Irîlaux ne soient pas beaucoup inquiétez par les habitans . - —.—- n — ,- - -

Nus °'v nÌ bateaux ni fer, & qui sont les gens du monde les j fois étant dans le méme canot a chercher du^lail^ 1 er , a ^ s ’ n ' a ) ant ni maisons, ni habits ,ni brebis, ni

^Utezìàso à la figure humaine prés, disserent-ils peu deslongs ’o?f? nt grands, droits & menus, Lc ont les mambresL déliez, la tête grosse, le front rond & de gros sour-pé chçr eurs Paupières sont toûjours à demi fermées, pPur cra-ío nt pj • c l Ue * es mouches ne leur donnent dans les yeux. Elles^vcnr 1 '] COmm °^ es en ce P a X s "ià» qu’on a beau se servir dee)l Cs ai * Pour les éloigner; fans le secours des deux mains,on n > ntr eroicnt dans les narines, 8 c même dans la bouche, siqu’il s Vou ^?in de bien ferrer les deux lèvres. L’incQmmoditéqn'ìíj rc ǰivcnt de ccs insectes dés leur enfance, est causeple Si T °,T- Vrent jamais les yeux comme font les autres peu-Ìeve'n t Z' 1 ne fçauroient-ils voir de loin , à moins qu’ils neau d e (r a îêke, comme pour regarder quelque chose qui feroitbonc^ Us d’eux. Us ont le nez gros ainsi que les lèvres, & laperi eu e § ran de. Les deux dents de devant de la mâchoire fu-ioit Q] r f-, eur Manquent à tous, tant hommes que femmes,o‘°n t , . i* e ies arrachent ou que cela leur soit naturel. Ilspez c ^ 0lnt de barbe, & ont les cheveux noirs, courts & crê-Hr d mn ? e Negres, auíquels ils ressemblent pour la cou*t r í S> iss vl ssge & du reste de leur corps. Us sont d’un aspectp 0(ír ^6 rej ble , sans un seul trait capable de plaire. Ils ont*il U 7 v ^tement un morceau d’écorce d’arbre, attaché aube | c u corps en maniéré de ceinture &une poignée d’her-ftlU,, 8«e. ou trois ou quatre petites branches pleines deéìtç, p 1 êc soutenues par leur ceinture pour couvrir leur nu-V b omme ils n’ont point de maisons, ils couchent à Pairde etre fans aucune couverture. Ils dcmturent en troupec el a ou de trente , hommes, femmes & enfans > & touttjU'j|„ e e 'Uiêlc, Leur unique nourriture est un petit poisson<fe ^nnent, en faisant des réservoirs de pierre , cn travers. 3 . Ue s petits bras de mer. Chaque marée y jette ces pe-

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tl ’ont' J1Uons gu'ils vont chercher quand la mer est retirée. Usinstrument pour prendre les gros poissons. Lorf-baise , ils cherchent dans les autres lieux des li-deqj eij s & des moules, & s’en retournent à Pendroit de leurdent l e rC av . ec ce qu’ils ont pû prendre. C’est là que les atten-ter. ç S - Vac ihards & les enfans qui n’ont pas la force de mar-Q U bJ' lot qu’ils sont arrivez, ils grillent fur les charbonsìls f e 1 s ont apporté , & le mangent en commun. Cela fait,b ruond r Cnt í u! st u> à ce q ue ^ a marée descende, & alors toutqtie te e e remet en marche. Qssil soit jour ounuit.quel-^ r °duìt '- S stu'il faffè, il faut marcher ou jeûner. La terre nehe r b es n . en , qui puisse servir à leur subsistance. Ils n’ont niso d’éh ' 0I ^gumes ni aucune sorte de grain. Ils ont des efpe-que à de lances > pour défendre leur réservoir, si quel-qu çfg 6 / 11 !' prêtendoit s’en emparer. Leur épée est un tnor-^ors en forme de coutelas. Leur lance est un bâtonf e uV>, 0 n, pointu par un bout, & qu’ils mettent ensuite auLç S y' c faire devenir plus dur. ■

*tic Ie V ,°y a geurs dont il est parlé au commencement de cetjéiît, ^p a yant point trouvé d’eau dans les lieux qu’ils visite-b, °nn C Ms Xce P tion quelques vieux puits dans les bayes fa-^oiïîbrç !j. S ' Parent enfin aux Istes où il y avoir un grandquç ] es , o Insulaires. Us ne furent pas plutôt descendus à terre,soais 0rtl mes les menacèrent avec leurs épées & leurs lances,coup de canon tiré pour leur faire peur les écarta.

l’Ifl

■«le Ot, 1 . r .....w, itui laiit peut ìtï iiaiid.

v>nrq arc p e ,f ce P t p ss fit étoit sipetite,qu’ils ne purent fe cacher.* v ec j es o a .droità leur camp. Les femmes les plus vigoureuses^ ertle Ure tltS en ^ ans P« r «ît la fuite en hurlant, & les hommesí 5^er er)t; rent - / Quelques femmes & ceux qui ne purent fuirbntis - a . u pres du feu où ils saisissent de grandes lamenta-^re ^ 11S st Uanc i il* connurent qu’on ne vouloir point leurc . e Uj£ qqjv,’ ij s furent aíîèz tranquilles, ce qui fit revenirll ? n qu’u. V et0ÌCnt ^ufuis d’abord. 11 n’y avoir à cette habita-^òté d'od ^ eu i/eu couvert de quelques branches, placées dut Ctti vcnoitle vent. Aprés qu’ils eurent demeuré là quel-llS etl hab‘ìi V °^ ariI: stue les hommes s’étoient rendus familiersï\ ei 'aric c d >l ere . nt quelques-uns de méchantes bardes dans les» . s cett e tS ^ r - Cr fervicc - Lomme ils trouvèrent des puitsr °h lj ïv . ue , ils résolurent de faire apporter à bord deux oug'soit c es ^T ^ causse persuadant que la reconnoissmce obliCa H ^siis /m ulâtres à s’en charger, ayant mis exprès cette*soìs qq ïr) ^ e petits barils longs pour la porter à leur canot ;

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eux eut fur le dos un de ces bards, tous

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les signes qu’on leur fit furent inutiles. Ils demeurèrent fansmouvement, grimaçant comme des singes, & fe regardant lesuns les autres , de forte qu’on fut contraint de les décharger deleur fardeau & ils dépouillèrent leurs habits comme si ces ha-bits n’eussent été faits que pour les faire travailler. Une autre-fois étant dans le méme canot à chercher du gibier entre cesIstes, ils virent une troupe de ces gens qui paíloient d’une Isteà l’autre à la nage, car ils n’ont ni bateaux ni barques. On enprit quatre que l’on amena à bord. On leur donna du risbouilli , avec de la tortue & de la vache marine aussi bouillie»qu'ils devorerenc avidement, mais ils ne regardèrent ni levaiíleau, ni ce qui étoit deffiis. Sitôt qu’on les eut remis àterre ils s’enfuirent le plus vîte qu’il leur sot possible. A l’ar-rivée du vaiíìëau , avant qu’on en eût connu aucun , ils en ap-prochèrent fort prés, & sc tenant sor un banc assez élevé, ilsmenaçoient avec leurs épées & leurs lances ceux qui croientdans ce vaiíleau , mais le Capitaine ayant fait battre le tam-bour dans la feule vûë de les effrayer, ils n’eurent pas sitôt en-tendu ce bruit qu’ils s’enfuirent au plus vîte, criant du go-sier Gan,Gari. Ils font du feu en prenant un morceau de boisplat assez uni, & faisant un petit trou d’un côté. Ils prennentensuite un autre morceau de bois rond & dur, de la groíïèurà peu prés du petit doigt. Us le font pointu par un bout commeun pinceau, & aprés avoir mis ce bout pointu dans le trou dumorceau plat & uni, ils tournent le morceau dur entre les pau-mes de leurs mains, frotent lapiece plate , jufqu’à ce qu’ellefume & prenne feu.

HOLME, Ville ancienne de Pisidie. Elle étoit située àl’embouchûre du Fleuve Calyendrus. Cette ville dont Xe-nopbon & Strabon font mention, a étéauílï nommée Stleucie .

HOLMIA. Nom Latin de la ville de Stockolm , Capitale duRoyaume de Suède.

HOLM'IUM Ville ancienne de la Beotie. Hésiode dans sitThéogonie parle d’une riviere qui porte le même nom, 8 cStrabon dit qu’Holmtum & Permeílus font deux ruisseauxqui sortent du mont Hélicon, &qui vont sc rendre dans leLac Copal de proche d’Haliarte.

HOLOCRE. ou Olocre. Montagne de la Pierie, Contréede la Macedoine. Plutarque en parle dans la vie de Paulut/Smilius. Ce sot prés de là que ce General Romain vainqukle Roy Perfée aux environs de la ville de Pidne. Le Pere Lu-bin, Table Gcogr.

HOLONyE. C’étoit ainsi qu’on appelloic anciennement lebourg de Turquie dans l’Anatolie qu’on nomme présente-ment SolbaT^ar.

HOLSTLBRO. Petite ville du Royaume de Danemarcfcdansl’Evêché deRypen enJutlande.Elleestsituée à neuf lieuesde la ville de Viborg vers le Couchant & nommée Holjlebroa »ou Halftebroa par les Latins. * Maty ,Dtct. de Holl. 1701.

HOLSTEINou Holfacc ,Province d’Alemagne dans la Baf-sc-Saxe avec titre de Duché, en Laún Holsatia & Holfatu Du-catus.LWe a leDuché de Sleswick pour bornes au Septentrion,la mer Baltique 8c le Duché de SaxeLawèmbourg à l’Orient^lesDuchez deLunebourg & dcBremen auMidy 8c lamerGer-manique à l’Occident. Le Holstein a une étendue considéra-ble , & paflè pour un des meilleurs pays de l’Alemagne. (Epi-que le terrai» en soit bas Lt entrecoupé de bois & de marais,il y croît du bled en abondance > & les pâturages qu’on y trou-ve nourristent une quantité prodigieuse de chevaux & de bé-tail. Les habitans dupays y peuvent facilement attirer un com-merce avantageux pour debiter leurs denrées, à cause de l’O-cean & de la mer Baltique qui l’arroscnt.LaNobleise y est puis-sante & nombreuse, & a droit de vie & de mort fur les paysansqu’elle fait vivre dans une tres-dure servitude. Comme ce Du-ché est partagé entre le Roy de Danemarck & IeDuc de Hol-stlin-Gottorp , les Etats du pays sc tiennent alternativementfur les terres del’un & de l’aucre, & chacun d’eux peut impo-ser des droits fur ses paysans comme bon lui semble. Les im-positions sc font par charrues. La Noblesse dépend des deuxPrinces. On met dans laquaisse Provinciale les charges qu’onl’oblige de payer, & elles sont employées à des usages com-muns.Leurs Officiers président tour atour par année à la justi-ce , & c’est dans cette Assemblée que sc font les Ordonnances8 c les Reglemens. On soit dans les Tribunaux le droicdeLu-beck ,&surtout les décisions du célébré Jurisconsulte Me-vius. Le Duché de Holstein est divisé en quatre parties, doncl’un< retient le nom de Holstein qu’elle s’est proprement attri-bué, Jes trois autres sont la Diethmarfe, ou Dicmaden, laStomarieou Stomaren, & la Wagrie , ou le Wagheren. LeHolstein propre ou particulier est borné du Duché de Sleswickau Septentrion, de la Wagrie àl’Orient, de la Stomarie ay.