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paillon que lui avoir inspirée le Prince de Tare.^e son cousinû qui elle se remaria. Louis, qui se crut oblige cie venger lamort dc son frère, alla à Naples avec une armée puissante , &il y mit Jeanne enfuite St punit les principaux Conseillers decet attentat, aprés quby il repafîà en Hongrie, laissant à Na-ples Etienne, Vaivode deTraníïylvanie , avec des forces íuf-fiíàntes pour tenir dans le devoir ce nouveau Royaume. Aprésqu’il fut mort, Etienne qui ne trouvoit pas ses services assezbien récompensez, porta une partie des Hongrois à ne pasreconnoître pour leur Reine, Marie, fille unique du RoyLouis, fiancée à Sigismond de Luxembourg, Roy de Bohê-me , fils de f Empereur Charles IV. & à lui préférer CharlesII. Roy de Naples, surnommé le Petit, fils du Roy André, &cousin germain de cette Princesse. Charles ayant accepté laCouronne de Hongrie, que l’Evêque de Zagabria lui allaoffrir, équipa une grande fiote avec laquelle il prit terre enDalmatie, & par le moyen du Tranflylvain, & des Grands duRoyaume, qui étoient dans son parti, il se rendit de-là jus-qu’à Bude , 8c jouît en peu de temps de son usurpation. Si-gismond qui s’étoit retiré dans l'on Royaume de Bohême,ayant été appelle par les ennemis de ce nouveau Roy, il levainquit, tua & chaflà tout ce qui lui résistait, & se rétablitî’an i;86. dans les Etats de la Reine son épouse, d’où il futnommé le Roy Marie. Le Vaivode de Transylvanie au dé-sespoir eut recours à Bajazeth, Empereur des Turcs, qui mar-cha d’autant plus volontiers contre Sigismond, qu’il appritque ce Prince marchoit lui-même pour lui faire lever le siégéqu’il avoir mis devant Constantinople , & pour secourir Ma-nuel, Empereur Grec. L’armée Chrétienne qu’il rencontraproche de Nicopolis ne s’estraya point du grand nombre deses troupes qui montrtient à soixante mille Cavaliers, &àdeux cens quarante mille hommes de pied. La bataille, don-née le 28. de Septembre 1393. fut désavantageuse aux Chré-tiens > quoique soixante mille Turcs y eussent péri. Sigismondsc sauva dans une barque , & ce fut là le commencement desmalheurs de la Hongrie. Si les Othomans n’y firent pas defort grands progrès sous le reste de son Régné, & fous celuid’Albert d’Autriche son gendre qui lui succéda, ils en appro-chèrent insensiblement par la conquête de divers Etats voisins
2 ui en dépendoient, ce qui lui attira des guerres sanglantes.
lellc qu’Amurat y porta aprés la mort d’Albert d'Autrichene fut pas d’abord heureuse pour ce Sultan. Il s’étoit mis encampagne à la vûë des divisions qui se formerent dans ceRoyaume au sujet de la succession à la Couronne, une partiedes Grands bayant fait offrir à Uladiílas, Duc de Lituanie &frere du Roy de Pologne, & l’autre qui étoit la moins puis-sante ayant couronné dans son berceau le fils posthume d’Al-bert, nommé Ladislas. Jean Huniadesqu’Ulaclillas mit en têteau Turc, fit un tel carnage de ses troupes, qu’il fut obligé deíui demander la paix. Elle fut signée avec ferment de l’entre-tenir dix ans, & rompue presque auffi-tôt fur cette maximequ’on n etoit pas obligé de tenir parole à un Infidellc. Amu-sât qui avoir tourné ailleurs toute fa colere, fut obligé de sus-pendre son ressentiment pour opposer jufqu’à cent mille hom-mes au Roy de Hongrie. Le n. de Novembre 1444. la plai-ne de Varne dans la Bulgarie servit de-champ de bataille auxuns & aux autres. Uladiílas y perdit la vie , & fa mort qui sem-bla donner de nouvelles forces aux Turcs, fut suivie d’un sigrand massacre des Chrétiens , qu’Huniades même passa leDanube avec quelques troupes pour éviter leur fureur. L’an-née suivante les Hongrois reconnurent unanimement pourRoy, Ladistas, fils d’Albert d’Autriche , âgé de cinq ans,L’on donna le maniement des affaires à Jean Huniades, quilaissa deux fils, fçavoir Ladistas & Mathias Cor vin. Les en-vieux de fa gloire portèrent le Roy de Hongrie à faire tran-cher la tête au premier pour avoir tué en duel le Comte deCillic, & mirent en même temps Mathias Corvin en prison,d’où il fut tiré pour succéder à Ladistas, qui mourut de. poi-son a Pragues fan 1457. pendant la solemnité de son mariageavec Magdelaine de France, fille du Roy Charles VII. Ce futun des plus fameux Rois de la Hongrie. 11 assujettit la plusgrande partie de 1 Autriche 3 s’empara de Vienne & de Neus-tad, St sc rendit maître de la Silesie & de la Moravie. II mou-rut en 1490. & les Grands du Royaume s’étant partagez enquatre cabales, pour quatre Princes qui prétendoient à cetteCouronne, la faction d Uladiílas ou Ladislas, surnommé laVache à cause de la paresse, prévalut à toutes les autres. II étoitfils aîné de Casimir , Roy de Pologne, & eut de grands obsta-cles à surmonter dans les commencemens de son Régné. Ma-ximilien, fils de l’Empereur Frédéric ayant repris les Pla-ces d’Autriche , s’avança vers la Hoirie , & il y fit de si
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grands progrez-, que Ladistas se trouva contraint d'e» vC j Savec lui à un accommodement, par lequel la CouronsHongrie fut cédée à la Maison d’Autriche, en cas qu’ilfût fans laifler d’enfans. lien eut de ux,,Lctiis, qssilsetonner en 1508. âgé de quatre ans, St Anne , mariée à U ^nand d’Autriche, petit fils de f Empereur Maximili cn > 4 ^la postérité régné encore en Alemagne 8t en Hongrie- L ^succéda à fonpere Uladiílas fan i;i6. & fa tendre jcH njointe à la division qui régnois entre Je s Princes ^ ret jj 0 n-ayant attiré Soliman qui avoir dessein de subjuguer lagrie, ce Sultan paflà dans ce Royaume, prit Belgrade, & . ctrente mille hommes fan r;a6. cn une bataille clans B 1,^de Mohacs. Le Roy Louis II. n’ayant alors que vin£ c '‘‘ ^ans, voulut sc sauver, & l’obfcurité de la nuit fayant > ^en des chemins qui lui étoient inconnus, il se noya .^ a ° S r0 -marais, auprès du village de Czelie. Sa mort veiifiaîesP^_nostics que l’on avoir faits, qu’i! vivroit peu, & ser° tC efpoiiillé de ses Etats, lorfqu’on le vit naître sens peau, P 0 ^barbe à quinze ans, & grisonner à dix-huit. JeanComte de Scepuss, & Vaivode de Transtyîvanie g a § ni ., jpi-part des Grands, & leur représenta si fortement de que» e ^portance il leur étoit de ne pas permettre que le droit st^.avoient d’élire un Roy se perdît, qu’il fut -couronné d’u»scntement presque général.Etienne Battorì St quelques a 11sc rangerent du côté de Ferdinand, frere de Charles-Qss ^à qui {on mariage avec Anne, soeur du dernier R°y ^
II. donnoit droit fur ce Royaume. ,
Ce Prince qui désir f armée de ce nouveau Roy P r ° C rj 0 n-Tókai, le força de fuir, & fut ensuite reconnu Roy de U .grie. Jean Zapoli eut recours à Soliman, qui ayant cntVÌ ^de le rétablir, s’avança vers la Hongrie avec de P ul *troupes qui ne laissèrent pas d’échoiier devant Vse nne pe1529. Cependant le Tranflylvain craignant que le Sult^fe Estât de le secourir, consentit à un accord par lequel 1 £réglé qu’il postêderoït le Royaume de Hongrie j ufquf s tl jmort, aprés laquelle cet Etat retourneront à Ferdinand» Ljdonneroit des appanages à ses enfans s’il en avoir. Cet 3C ofìe>signé, il épousa Isabelle, fille de Sigismond Roy de& en eut un fils, à la naissance duquel il ne survécut ss^Licde jours. Ea Noblesse Hongroise que Zapoli en mourant 3exhortée à conserver le Trône à ce fils, nommé Jean-EnSigismond , le couronna dans la cérémonie même des t ^railles du Roy son pere. Ferdinand ayant fait de mander 3belle , veuve de Jean Zapoli, f accomplissement du 1 e „qu’il avoir fait avec lui, elle refusa d’y satisfaire, & f, U u 0 rJcours à Soliman pour sc maintenir. Le Sultan qui vint d 3sc saisir de Bude, lui donna de grandes espérances de P l0 . sttion, & la fit aller à Lippe pour gouverner laTranssyly? n jpprit Gran, Albe-Royale, & Cinq Eglises en 1545- E c \twar & Zolnoc en 1549. Se enfin la ville de Sighet, dut 3 £siégé de laquelle il mourut en i;66. Maximilien 11* Y° l at - !aconserver le reste de ce Royaume dont il avoit hérité P j cmort de Ferdinand arrivée en 1564. fit une Trêve P oUl v0 u-ans avec Sclim II Amurat III. qui succéda à Selim ne ^lut pas la renouveller, 8e Rodolphe que l’on élût EmPf. ^. aprés Ferdinand, dont il eut les droits fur la Hongrie, ^
vestir Gran par Charles, Comte de Mansfeld, General a.armée, qui tailla en pieccs quatorze mille hommes st° a stevançoìent au secours de cette.Place , fit prisonnier le B 3 ^^Temeswar, & gagna tout ce qu’il avoit d’artillerie avecmille mulets, Seplus de cinquante chariots chargez de b rstEtant mort peu de temps aprés > f Archiduc Mathias se 1 ^ jemaître de Gran, & cette perte, & quelques autres que ^Sultan Mahomet III. f ayant obligé de prendreconduite de son armée , il s’avança jusqu’à la ville d Av^qui se rendit, &où il établit un nouveau Beglierbejat j j- Q j,l’avant-garde de son armée fut défaite ensuite. II perdl^,^Xante mille hommes dans cette bataille & dans le siégé ^3.gria, & tandis qu’il alla sc délasser à Constantinople, 1 Jeduc Mathias conquit les villes de Totis & de Pappa ^ ^je
Prince de Transtyîvanie-se rendit maître des fort ei ' el1 ^-stitFillek Si de Kiavad. On mit le siégé devant Javarin qpris par fadreíse du Sieur de Vaubecour , Gentil» 0 j eChampenois, & ensuite f Archiduc força les fauxbousg > ,Bude Le sc retira. Les Turcs aífiegerent Varadin fans r j |tvoir prendre, Si Mahomet n’ayant pû obtenir la P 31 c ’ ett epresser Canisc par six vingt mille hommes qui forceren , stPlace de sc rendre. II ne l’auroit pas conservée long-tefiÛ j ef Archiduc qui f assiégea peu aprés eût voulu permettie st ^Duc de Mercœur f eût secondé dans cette entreprise, * .javoir pris Albe-Royale ; mais la jalousie qu’il avoir co