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fit refuser ses offre?, & i! ne lui en coûta pasdonne t en i° n art Herie &son bagagequ’il fut obligé d’aban-re § 5 ^née CVant E ^ c S e » niais encore Aibe-Royale , qui fut^déliés fi 3r ^ eS Ennemis. Ce fut là le plus haut point où ceskûe. p ou tlI í nt , nionter la puissance qu’ils acquirent enHon-Nati on ^ R l’assurer, ils y amenerent des Colonies de leurl Cs hep] j Rapportèrent ailleurs les Naturels du pays. Outresssslifgj 1 'j ls » qui sont les Gouverneurs des Provinces, ils^ ( * Ux id d A s ^ an §‘ ac s pour y rendre la Justice ,&au dessous'lans lè s Cs Moula-cadis dans les grandes villes, & des Cadis'lUc Prov^ eC R° cres ' Us créerent aulli unTeftcrdardans cha-l‘injtice s l0Ce * ^ cct Officier qui est comme un Intendant deslotit rçf 0 i’ f° m pofa avec les autres le Divan ou Conseil où*>ioìn S deT S toutes l £s affaires. La Religion ne souffrit pasPorte i'r domination. Charlemagne avoit commencéAer Çt) r la roy Chrétienne, qui fit pourtant fort peu de pro-lolnix^ C j fays-Ià , jusqiíà ce que le Duc Geifa eût reçû la^° u Vert) C e 'Evangile. Son fils saint Etienne ayant pris le'lier d 0tll ì^Ent de l’Etat aprés fa mort, la divisa en dix Evê-Soni e< p £ Plus considérable étoit l’Eglife de Gran ou Stri-ÎCc °rda r, e P c approuva ces saints établissemens, & ne luij âe L Ç p seulement le titre de Roy, mais encore le caracte-^ ÊvêcV * av£c Pouvoir de fonder des Eglises, d’instituerÎ 5 êarde r • ÎZ > 'l établir des Paroisses, & d’ordonner tout ce quir 1 - e salut des âmes & le Service divin. Durant lesOa y Co UlVai î s » l’Eglife devint tres-florissante en Hongrie.'ltge s .“‘Ptou deux Archevêchez & quinze Evêchez. LesP r Cittì er CS A rc hcvcchez étoient Strigonie & Colocz. Le^arirj ,P our fuffragans les Evêques d’Agria, de Ja-
i W [k v, ltr * a , de Cinq Eglises, de Vesprim, de Weitzen• - yale; & le íecond , ceux de Bath ,dc Varadin ,
J'ií.tlç s/ 1 )*’ *E Sirmisch, de Chonad, de Bosne dans la Bof-UPiìx, » c oyp dans la Transsylvanie, &de Bacxawdans laVa-Gr atl r 4 “Ignité de Primat de Hongrie dont l’Archevêquel? 6 ’ à ca r 1 ° nor ^ > causa plusieurs troubles dans le Royau-f^hev" ^ es avantages qu’il pretendoit tirer de ce rang furRseia d Ct ^ u . c Colocz. Les deux partis que cette division*5 Wfer ans ' Etat, furent réunis par une transaction que l’on^ Qratj Cntre ces Prélats, en vertu de laquelle l’Archevêquef r O v i r , Cç r£n °nça à toute la Jurifdiction qu’il prétendoit fur la1) S Hoi s j Colocz^,? condition que le droit de couronnerHongrie dont jouiffòit l’Archevêque de Colocz,iNut/? Incontestablement attachée à la dignité du Pri-1 en c e a st"clle il jouit de celle de Légat né du Saint Siégé,h-oy^ ° r e Chancelier né, & Chef du Conseil de tout leW-, Ee revenu de son Archevêché a monté jusques à' tr tr le v Ccus > mais depuis l’invasion des Turcs qui fit transi-ÎQt >si(} er de Gran à Tyrnau, il a été beaucoup moinss/!w Ea profanation des Eglises changées en MossCS West £ta blissement du Mahometisme, furent des cho-s V °Wth CS * ' a Chrétienté , quoyqu’il n’y eût que ceux qui& Cç qu” i* aU gouvernement, & les Soldats ou T ures de naissr ^Qn, y amenoient qui fiffènt profession de cette Loy,qui i h cr mît toujours la Religion Catholique.Leshere-4 Wup r - n ° n ^ erent tout le Nord dans le XVI. Siecle, mirentte»a r l . c ^ans une confusion encore plus grande pour cer^Pres E Religion. L’Arianifme commença de l’infcc-~ fut jçss^Jean Comte de Scepufs,Prince de Transsylvanie,j fint à v C siource parti dans une Assemblée folemnelle quir Èri n - . ratl in en 15 66 . Les erreurs des Anabaptistes &a a Einìf ltaires y furent aussi reçues, & le Luthéranisme & leSlcsr^fcent encore de plus grands progrez, fur tout.Wa u * CUx appartenoient aux Rois de Hongrie, ce qui!j! e r Si e guerre tres-sanglante au commencement du der-f e ‘. L’Empereur Rodolphe II. régnois alors , & la/ lt ? Pou T 15 Iu >’ émit soumise par la cession que luy en avoitj °*t q* a seconde fois Sigifmond Battori. George Basta?y°it sîp n C í a ^ ^ es troupes de l’Empereur en ce pays-là, & il yJ e Utajfi j. fa valeur contre les Tranffylvains rebelles dontt^' Outre en pi^es l’an 1601. à la bataille de Moi-
' lìç efp ec Ce ' a Rodolphe avoit établi pour gouverner cet EtatFi pçj <4e E>ecemvirat, qui ayant voulu mettre en ufa-^ ‘ v ain s , s trt }P dureté, aigrit l’esprit remuant des Trans-°'enceçj ^ Es plaintes que firent les Communautez de l inrss 'F t?êr. S • °Hats de l'extinction de leurs privilèges, & de ce! > qu'' 11 ’ Ep rs consciences, Bostkay Istuan, Duc de Kisi-
(J Çs Ì?y°it gagné 1 affection de ces peuples, sie mit à^ rar >ds z, j ec qntens, & s’empara de beaucoup de Places. Lesp at de n aH Cs villes luy ayant été favorables . le mirent en0 Erticttre àlr 0 maître. Ainsi Basta eut beau l’exhorter à sie* Empereur, il répondit que si on ne luy laiíloit la
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Transsylvanie avec l’exercice libre de fa Religion, & si l’onneconduisioit ailleurs les Milices étrangères, il étoit fort ré-solu de continuer la guerre. La fortune le favorisa dans fa ré-volté. Les troupes de Basta se mutinèrent, disant qu'il ne lespayoit que de paroles. II fut attaqué dans son logis, & lesSoldats qui étoient commis à la gai de de vingt-neuf chaiiotschargez d'argent, de drap & de munitions, les pillèrent, & [ af-férent les uns en Pologne , & les autres se rangerent chez lesennemis. Cette désertion ayant délivré la Transsylvanie del’armée Impériale , plusieurs villes furent prises par les parti-sans de Bostkay, & les autres se rendirent d’elles-mêmes. Ilfut confirmé ensuite dans son Usurpation par Jes Etats assem-blez à Kevene , à condition que la Religion Romaine , laLuthérienne & la Zuinglienne ou la Calviniste , seroient pro-fessées chacune avec une égale liberté.
Ahmed ou Achmet, auquel il eut recours pour se main-tenir , luy envoya par un Cnaoux une Masse, un Sabre & unDrapeau , comme un témoignage de la protection qu’il luyaccordoit. Ces marques d’amitié furent suivies d’un accordentre ce Sultan & luy, par lequel la Transsylvanie devoit êtreexempte pour dix ans du tribut qu'elle payoit, mais la révoltéde Gambolar, Bacha d'Alep, qui prit Tripoli de Syrie , dé-fit une armée de soixante mille hommes, Sc s’appuya de l’al-liance du Roy de Perse , fit que le Turc sc tirant de l'obliga-tion de donner secours au Traníly lvain , le mit en pouvoir des’accommoder avec l’Empereur. II y eut amnistie des deuxcotez, & on arrêta que la Religion Catholique Romaine, laConfession d’Auíbourg & la Religion Zuinglienne seroientpermises par tout le Royaume de Hongrie ; que le Palatin àqui appartient l’entiere direction de la guerre & de la Justice,seroit élu par les suffrages des Grands ; que le gouvernementde toutes les Places, à l’exception deComore&deJavarin ,que l’on pourroit donner à des Alemans, seroit exercé par lesHongrois ; que toute la Transsylvanie , ainsi que Ratibor &Opelenque l’on avoit échangez avec Sigifmond Battori, de-meureroient à Bostkai, & qu’on y ajoûteroit Zathmar, Igogh,Tokay, & quelques autres Places voisines. Bostkai étant mortpeu de temps aprés, empoisonné par son Chancelier auquel ilfit trancher la tête avant que de mourir, Rodolphe attaché àl’ancienne Religion, fit voir bientôt de la répugnance pour laliberté qu’il venoit d’accorder sur ce qui luy ctoit contraire.Son irrésolution porta les Heiduques à continuer leurs vio-lences. L'Archiduc Mathias prit les armes pour les réprimer,aprés quoy il s’en servit pour obliger J’Empereur son frèred’en venir à un partage avec luy. Rodolphe luy ayant cédé laHongrie, il en fut déclaré Roy en 1608. & couronné à Pressbourg. Non seulement il signa les articles que Rodolphe avoitvoulu révoquer fur la liberté de conscience, mais il y ajoutal'expulsion des Jésuites. Sigifmond Ragoski , élu par lesTranffylvains, l’année précédente, luy fit hommage de faPrincipauté. Ces Peuples qui n’aimoient rien plus que la nou-veauté , prirent prefqu’en même temps Gabriel Battori pourSouverain. Achmet confirma ce choix fans que Mathias s’yopposât, mais l’an i6r;. ce Prince de Transsylvanie ayant re-fusé de recevoir en garnison à Varadin des troupes que luyenvoyoit le même Mathias, élevé en lóio. à l’Empire, fut tueà coups de mousquet par ces mêmes troupes. Apres fa mortBethlen Gabor , c’est-à-dire , Bethlen Gabriel, se vit abso-lu dans la Transsylvanie, dont il y avoit quelques années qu’ildisputoit la Principauté, & par le secours qu’il avoit étéchercher auprès du Turc, il en fut fait Ducdu consentementdes Etats.CePrince profitant des désordres de la Bohême,dontMathias avoit été fait Roy lan 1611, mit fur pied une arméede quinze à dix-huit mille hommes, entra en Hongrie, oùFerdinand qui avoit succédé à cet Empereur mort à Vienneen 1619. avoit rappelle les Jésuites, & traité les Protestait;selon le zélé dont il étoit animé pour la vraye Religion, & ytrouvant les esprits disposez à la révolté , il se rendit maître deCassovie & de toute la Hongrie Superieure , prit Altembourg&Prefbourg, &fe fit proclamer Roy.Comme il fut ensuitecouronné Empereur à Francfort, fa nouvelle dignité attiradans son parti tous les Catholiques d’Alemagne, & le Comtede Buquoy ayant livré bataille à Gabor , défit son arméeavec cinq mille hommes seulement. La mort de ce Comte don-na moyen à Gabor de reprendre plusieurs places, & de rava-ger tout le pays ; mais enfin ses confederez furent mis en fuite,ce qui lui fit demander la paix qui fut conclue en 1622, 5Niclafbourg en Bohême, à condition que retenant toute JaTranssylvanie, Tokay, Cassovie & sept autres Seigneuiics deHongrie, il cederoit avec la Couronne , les autres villes qu’ilavoit en ce Royaume, & se cOntentcroit du titre dc Prince