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an x D f nte * C cstune manière de Tour qui sert d’appartementUn n S P roc ^ es du Sang Impérial.
PMlso « delà celu y âe l’Empereur.La face est un grand
■ tr °ìs à n de deux autres tout pareils. Us font tous
liant d neU ^ àâges, & finiíTent en piramide. On voit fur le^Au c p UX S ros ^Dauphins couverts de plaques d’or. La sallevis j. en< ; e soutenue de grosses colomnes dorées, est vis-à-foríj Julion qui sert de face à ce superbe édifice. Le plat-ge s . q> n?\ ames d’or, où íònt tracées des figures & des payfa-ttt de ri' a st ue H^-mpereur est astis fur un trône brillant d’orétf aní |' Ierr€ U < ; s > soit qu’il donne audience aux Ambassadeurs^diice s | ’ c fl u ^ reçoive les hommages des Rois & desUn } à i de -?n Empire. Les colomnes dont ce trône est soûte-&: Co es * e pt degrez par où l'on y monte font d’or massif,ptetni e VC ^ s . ta P^ s d’une richesie inestimable. Les quatrelUatre n - nces du sang font astis derrière l’Empereur. LesÚentii,L reni ^ crs Ministres font à la main droite, & quatretriais i] s ^ttres des plus qualifiez de l'Empire à la gauche,Trône n° nt tous a ^“ s ^ ^ as qu’ils ont de la peine à voir Jede p[ u ^ 'y titre ces personnes là, le Trône est encore environnédais q u ' a troas ccns Gentilshommes du premier rang. Lel .. au dessus du Trône est d’or massif, austíbienPhtfo n j ic L8 ran ds Dragons que l’on voit aux quatre coins. Lel’att semi ) au ® d’or, & embelli de figures & de statues, oùsoit ferç^ ? f emporter fur la rîchessi de la matière , quoyqu’ildin^rg p c sttiantité de fins diamans d’une grosseur extraor-P 5 rse m l '“ e dais est soutenu de quatre grosses colomnes toutes^Gl 0 ki es pierreries > dont il y en a deux qui represententde Ccs e celeste & le terrestre. Sur l’une des deux autres font•titre ô e oEres marins & des poissons en relief & fur la der-mes ç 0 j S dragons & toutes fortes de reptiles. C’est entre deux^les p Paries dont le Trône est soutenu , que tous les Roisv ?nt J a P on » kant de l’Orient que de l’Occident,
•tiere j ^ re . hommage à l’Empereur tous les six mois. La ma-deg r ^ ils le font, est de fe mettre à genoux fur le second°ffrent p , ou baflement dans une posture fort soumise. Ilsdep r ? , rs prefens, & protestent de leur dépendance. A, s has font deux Courtisans de ccs Rois > proster-ne ^ ieurs Maîtres, & derrière eux des Valets de cham-à; te/ >0rtent ^ es Pantoufles, & dont le visage touche pref-. n du ^ non P aS aux degrez ,ce qui leur est expressémenttr oìs; ces U CS * ^ a ' ets de chambre ne font qu’au nombre de^antap ^ ols > tout puissàns qu’ils font, n’en pouvant avoir?°it ] e( ” e> ss u and ils paraissent en ce Jieu-là. ^'Empereur re-d^s Orìp S hommages astis, les jambes en croix à la maniérérobe de dessus en broderie d’or, est fermée^aíìçj. i tnrla poitrine, avec une agraffe d’or, où sont en-ç ttt etob e gros diamans & quelques perles. L’ouverture dejylpée ô e aa de voir une ceinture fort large, brodée d’or &
. e ' êt ce qni luy sert de haut- de-chaussis, est une
fy a p 0 j ^telée de perles , qui font des figures différentes. II1 de Monarque à qui l’on rende de plus profondes'“ e Tùv ° S ^ - lne obéissance plus aveugle qu’à cet Empereur.^eôt^?^ribuc le plus, c’est qu’il s étudié à imprimer duK 0tîl bre 1,1^ terreur par une pompe extraordinaire. Ce grandf etl ant 0 ' -? mmes armez qui l’environnent, &1’appareil sur-ri es .su]ç tS ** affecte toujours de paroître, font un tel effet furt ‘ nt > m i ^ Ur ^ cs R 0 « mêmes ses tributaires, qu’il n’y en a/ e cç r a . S re toute leur puissance , qui osent fe révolter. Ou»k °nti e j 1 ?!?t & ce faste extérieur, la sévérité des Loix lesJes ne punissent pas seulement les criminels
hct^t ( ] e rr ' 01n dres fautes, mais tous ceux même qui les tou-•tiç. Parenté, quoyqu’ils n’ayent aucune part à leur cri-
^oté de la Salle d’Audience, font les appartemensi! S > beau 65 « ° nt floartier consiste en trente Palais, tous vas-on f ^ iitperbement meublez. Au sortir de là vers la% ma r ouve ceux des Rois de Quicugeu , de Date & deI est a PPartement dc llmperatrice, qu’on nomme leb? foq rs p 11 bâtiment à trois étages accompagné de/rois bel-. ìn, s/f Rdais est comme au milieu dc celuy du Roy deç c Ur. jj des magasins où font enfermez les trésors de l'Em-^ a plusieurs autres Palais de Rois & de Princes,£*• voi t u y du Roy d’Arima. Delà en allant vers le Nord ,^al, ^ t>e Tour haute d’environ six cens pieds , qui sert delY^Rdai/j^ 11 P^ us bas un fort beau Cloître pour les veuves,I) lien f. a r Oencral des voisinages de la partie qui est verscl ffuì. 1X ril ^ s de là on trouve un Temple dédié à unef • * fre actf ? Uatre às. Vers le même endroit il y a un autreîlre élev er f e ì u fl ue "cbe , où I Empereur a coutume dees fils dans lesSciences & dans les Arts.Du même
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côté font deux autres Temples consacrez au Dieu Amida.l’unnommé tout simplement Amida, & l’autrel’Amida d’or, Cedernier est l’un des plus magnifiques de coût jedo. L’Idolequ’on y adore est postée fur un Autel couvert d’une plaque d’ar-gent êyaiffè d’un demi-doigt.Il y a deffùs des tasses d’or devant& derriere la Statue qui est montée fur un cheval à sept têtes,chacune deíquelles marque mille Siécles. Cette Statue est com-posée d’une tête de chien & d’un corps d’homme avec un cer-cle qu’elle soutient des dents & des mains, lahouslè du che-val est toute en broderie d’or, de perles & de diamans. Sur ledevant de l’Autel font des caractères peints qui expliquenttout ce que l’Ido le a de mifterieux. Les Japonnois reverent cetAmida comme un de leurs plus puiiïans Dieux, & en pronon-çant souvent son nom, ils ne doutent point qu’il ne les rendeéternellement heureux. Entre le grand nombre de Templesqu’on voit à Jedo, il y en a un où le Dieu Xaca est adoré. Cefut la veuve de I’Empereur Taycofama , qui fit drester fa Sta-tue. Elle est faite d’un métal doré, & reprefente un hommeà peu prés de cinquante ans, ayant les joues & la tête rases, avecquelques poils clair-semez dessus & deflòus le menton. Elle afur la tête un morceau de toile qui semble noiié negligemment,& une efpece de luusse-cou,dont la bordure est dc boutons d’or,& le reste de diamans. Ses bras d’où pendent deux bracelets.aubout defquels il y a deux houpes de soye.font à demi croisez,&une écharpe d’une toile d’or & d’argenr, luy ceint tout le corps.Cette Statue est assise sur une table d’or maílìf, avec deux bas-sins du même métal aux deux bouts où ses dévots mettent leursoffrandes. Douze encensoirs sont suspendus autour de l’Autel»charun avec sept chaînes d’or. jour & nuit ils fument de toutessortes de bois précieux & aromatiques. Sur le piédestal del’Autel sont les Hierogliphes qui expliquent tout le mistere.Xaca étoitun Sophiste qui faisoit profession de la doctrine dePytagore, & qui étoit si subtil qu’il persuadoit tout ce qu’ilvouloìt. Ainsi avant que de mourir, il fit une infinité de Dis-ciples qui fe répandirent dans tout le japon , aux Indes & à laChine. Les Indiens l’adorent sous le nom de Rama , & lesChinois sous celuy deTien-Turk^Gnok. Les japonnois difenCque fa mere étant grossi de luy, songea qu’il luy sortoit de labouche un Eléphant blanc , & une autrefois, du côté gauche.Cela est cause que tous les Elephans de ce poil sont cn une íìgrande vénération aux Indes, à la Chine, à Siam & au Pegu ,qu’on les y traite comme des Rois, & qu’on ne les sert qu’eitvaisselle d’or. Xaca s’étant caché dans la caverne d’une monta-gne deserte , il y écrivit plusieurs livres, & fut enfin suivi dequatre-vingt mille Disciples, qu’il instruisit fort long temps,mais ne les jugeant pas tous dignes qu’il leur apprît ses secrets,il en choisit cinq cens de ce nombre, & ensuite il les rédui-sit de cent à dix , les estimant seuls capables des profonds mif-teres de la Religion qu’il méditoit. Un des points les plus es-sentiels qu’il s’appliquoit à leur foire entendre, c’étoit que lesâmes des hommes paffoient quatre-vingt mille sois dans lescorps des bêtes brutes ; que pour se purger de leurs crimes,il folloit qu’ils passassent par sept fois dans le corps des bêtesimmondes, & que lorfqu’elles entroient dans le corps d’unEléphant blanc, elles arrivoient à l’éternité bienheureuse »mais qu’avant cela elles voioient avec les oiseaux , chantoiencavec les cocqs, mugiflòient avec les bœufs, nageoient avec lespoissons , rampoient avec les serpens , fleuriffôient avec lesfleurs, & devenoient verts avec les arbres. De tous les Bon-zes il n’y a que les Sectateurs de Foqueux qui adorent Xacacomme un Dieu. La plupart, bien loin d’admettre la mé-tempsycose , soutiennent que l’ame périt & s’anéantit avec lecorps.
La ville de Jedo fut presque réduite en cendres par le feu lej. de Mars 1650. Le Palais Impérial n’en fut pas exempt, & deplus de cent mille maisons qu’elle contenoit alors, il y enseutpeu qui n’en furent pas endommagées.
Quand on vade Jedo à Nangefaque, aprés que l’on a pas-se Sinagauwa, Rokna , Cawfacca, Commagawa , Fundaga &Toska, on voit fur la route le Temple des Singes, qu’onpeut appeller célébré, puifqu’il y en a peu dans le mondequ’on puisse luy comparer, soit pour la structure du bâtiment»foît à l’égard du culte qu’on rend à ces animaux. L’Autel quiest d’une hauteur extraordinaire, est au milieu'de la nef Lepremier gradin n’est élevé que de deux ou trois pieds fur un &demi de large, mais il est bordé fort proprement en haut & enbas. Le second gradin qui est un peU plus petit, a trois bor-dures qui s’élargissint vers les coins, & quantité de belles fi-gures en relief 11 y a dessus un bassin de cuivre , fur lequel undes Prêtres frappe de temps en temps pour reveiller ceux qui! viennent prier dans ce Temple. Les Altistans font prosterne*