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Tome II. [E - O.]
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IGUVIRA. Royaume d’Afrique au dedans du pays desNegres. II est au Nord d’Arzin, & du petit Incastàn au Sud dugrand ïncassarl, & au Couchant deMompa. Onditqu’onentire beaucoup d’or, & que tout ce qu’on en trouve à Albine, àAffine, & vingt lieues au-delà de cabo das trts p«wf.i.f,en tirantvers l’Occident, vient de ce Royaume. 11 en produit tant. quedeux Bourgeois qui étoient allez demeurer au petit Commen-do avec peu de bien , repassèrent fort riches en Europe, par lecommerce qu’ils avoient fait à Iguvira. Les Portugais y avoientune Forteresse qu’ils furent contraints d’abandonncr, aptesque les Hollandois eurent été connus fur la côte, les Negres nevoulant plus traiter qu’avec ces derniers qu eux. * De la Croix,Rdation de L’Afrique, tome z.

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I HOR. Royaume des Indes dans la Preíqu’Isle de-là leGange. II est situé dans le Continent de Malaca, & con-siste en l’extrémité ou pointe où l’on double ce Cap. 11 estfertile en poivre & autres bonnes denrées. Sa capitale appelléeauffi Ibor , par laquelle paífe une riviere de ce méme nom,est environ à cinquante lieues de Malaca. Les habitans fontMahométans, & ont beaucoup de bravoure, & une extrêmepaillon pour le commerce. Ils se font un grand plaisir d’allerfur mer. foutes les Iíles voisines étant en quelque maniéré descolonies de ce petit Royaume, & dépendantes de son gou-vernement , ils trafiquent dans leurs propres vaisseaux le longdes côtes, & vont en divers endroits de Sumatra, Malaca &autres lieux. Leurs vaisseaux font petits, mais fort commodes,& les Hollandois en achetent une grande quantité à un prixmodique, & en font ensuite de fort bons vaisseaux Marchands;mais ils les ajustent auparavant selon leur usage, & y mettentun gouvernail dont ceux de Ihor ne fe servent point, quoyqu’ils entendent tres-bien la marine à leur maniéré. Ceux-cyfonces leurs pointus aux deux bouts, quoy qu’ils n’en fassentíèrvir qu’une pour la proue, & au lieu d’un gouvernail, ilsont à chaque côté de la poupe une efpece de rame fort large.Us en laissent tomber une dans l’eau à leur gré , selon qu’il fautaller d’un côté ou d’autre, & laissent toujours abbatuë celle quiest opposée au vent. Ils ont des barques qu’ils appellent frocs ,tres-bien travaillées, & d’une grande propreté. Les Européensles appellent D emi-lunes , parce qu’elles s’élevent de chaquebout au dessus de seau d’une telle forte, qu’elles ressemblentbeaucoup à une Demi-lune qui a les cornes en haut. EllesVont bien à la voile, & ils s’en fervent souvent dans leurs guer-res.* Dampier, Supplément d’un voyage autour du monde , i.part.ibap. i. Voyez Ior.*

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I LAK. Pays particulier du Turquestan > qui est contigu à laProvince de Schafche. II a une riviere de son méme nom ,& comprend tout le terroir qui s’étend depuis la ville de son-dât qui en est la capitale jusqu’à Schafche, en tirant du Midyau Septentrion. Ainsi il est tout entier dans le sixième climat,fous la longitude de8<?.degrez io. minutes, Lcqz.degrezro.minutes de latitude Septentrionale, selon la supputation d’A-bulfeda. Les habitans de cette Contrée ont bâti un mur depuisla montagne au pied de laquelle leur ville est affife , jufqu’àla riviere de Schasche^jui est le Sihon, pour arrêter les cour-ses que les Turcs plus Septentrionaux qu’eux pourroient fairedans leur pays. Herbelot, qui en rapporte toutes ces chosesdans fa Bibliothèque Orientale, ajoute qu’Albcrgendi écrit

3 ue le pays d’Ilak, est selon quelques-uns, des dépendancese la ville de Bokharah, & selon les autres de celle de Schaf-che , & qu’il est situé dans le cinquième climat.

ILAK. Ville des dépendances de celle de Nichabour, unedes quatre capitales de la grande Province de Khorafan, selonAlbergendi, qui luy donne auffi le nom d ’llakj. Herbelot,dans fa Bibliothèque Orientale, dit que c’est peut-être uneColonie de Turcs, qui ayant passé ceGihon, fe sont établisdans ces quartiers-là comme ils ont fait plusieurs fois dans lemême pays.

ILAL. Château tres-fort, situé dans le Mazanderan. Lamere de Mohammed-Khovarem-Schah, s’y retira avec tousles trésors qu 'elle avoir sauvez de la déroute de son fils pour-suivi par Genghizkham. Les Tartares ayant assiégé cette place,la disette d’eau contraignit ceux qui la défendoient, à fe ren-dre. * Herbelot, Bibliothèque Orientale.

ILALEM ou Laalem Gélule, Montagne d’Afrique dans laProvince de Sus. Elle commence où finit le Mont Henquife,

s’étend à l'Orient jufqu’au pays de Gezule, & finis aU ^dans les Campagnes de Sus. Ceux qui l'habitent. font cgeux & vaillans. Cette montagne renferme une mine u a fCjj.& nourrit un grand nombre de chevaux. *De la Croix»d’Afrique , tme i. ,, »frh

ILAMBA. Province du Royaume d’Angola dans ^que. Elle est située au Sud-Oueít de Lovando San Pa° ° n ’ w ntles bords des rivières de Coanza & de Bengo, en remcette derniere jufqu’au Sud-Est de la Province d’IcolI°’ e -montant le Coanza, de Maffingan jufqu’à Cambamba- ntsure qu’on s’éloigne de la côte, ces deux rivières s’«° ~L,nt eauffi l’une de l'autre, ce qui fait que de trente oulieues qu’elle approche du rivage de la mer, elle vaj e ,cent dans les extremitez de la Province, qui est » P f£ squ’on luy donne plus de trois cens lieues de circuit,de cent d étendue. Comme on y trouve quelques vpresque de trois en trois lieues, il s’y est élevé quarante ^Seigneuries, dont chacune a son Gouverneur òu S° v v j 0 i-

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commande aux villages de son ressort. Quelques-uns ] ïgnent Maffingan, qui selon les autres , fait une Pr° v c0Íl -part. II y a encore quelques Fiefs. mais qui ne sontsiderables. Les principaux Sovas ont grand foin de c ° n , sjS laleurs droits, & les limites de leurs terres. Qn ne trouve ^Province d’Ilamba ni forêts ni citadelles, pour former * e L UI1 ege à l’Ennemi.non plus que dans celle d’Énfaca. II n')' a ss ^feule forteresse, & quelques coteaux qui font couvesbres. Le grand nombre des habitans, joint à l’adreíse * til-de tirer de l’arc, les défend assez des insultes que se ur * f 0 n£roient faire leurs voisins. Les fruits de cette Provmc fdu gros millet, dont ils font du pain, & des fèves ^ eCC L(ofide châtaigne qu’on nomme Encojfa. Elles sont bonnes #nourrissantes» mais on dit qu’il n’est pas sain d’en f 1 . c obeaucoup, parcequ’elles sont mal au ventre. Les Europ^_ £ Jrachetent quantité, & les transportent enAmeriqu»*

Croix , R dation de l'Afrique , tome $. _ .

ILANTZ. Ville du Pays des Grisons, en Latin 1»^^Elle est voisine du Rhin, & capitale de la Ligue Grise > ^ B elieues de Coire. Les Assemblées de cette Ligue, de m eI ; n|iiscelles de la Communauté de la Voppa, fe tiennent -souvent en cette ville d’Ilantz. Tous les habitans ont se^^ftsparticulier, qu’ils appellent Eurgergericbt, en quelqu eS tr£ slegeres, mais aux autres ils font gouvernez ainsi que I fS , c $ilieux de cette Communauté, & le Siégé de JusticeJurifoliction est en la ville d’Uantz. * Davity, Pajf s " esons. , , soi*'

ILCHESTER. Ville d’Angleterre dans le Comte de ^merfet, en Latin llcbeflria. Elle est située fur la petited’Ul, aux frontières de la Province de Dorfet, à dou zC _de WelsauMidy. C’est une ancienne ville desBdg e 'pellée ìfealh par Ptolemée. * Maty, Dift. de Holl. l 7 0t .\ e JjiiíILCINUM. Nom Latin de Montalcino, ville d’I taila Toscane. „ t, (cf

ILDE. Mqptagne d’Afrique. Elle est du côté d’Eude limite à la Guzule du côté d’Ouest, que cetteséparé du Pays de Suz. * Davity. . 0S>

ILDUM. Ville ancienne des Ulercons, en Lat^.^gíQuelques Géographes croyent que c’est le Bourg oU 'jsdu Royaume de Valence, qui porte aujourd’huy se 11

Salfadeìla.

ILER. Riviere d’AIemagne, dont la source est aU flpj r oI>celle du Leck,au dessus d’Oderdorf, fur les confins du . ^en Latin lieras. Elle traverse toute la Suabe, & en rc< s°Q lX tflison cours plusieurs autres petites, comme la Riss, Rot > nC arnlach, Mindel & Schmutter. Aprés avoir P , ..Arse 1 ^’baye de Kempten, prés de Memmingen qui luy est a * g’V^'elle fe va décharger dans le Danube, prés de la vilse

* Atlas, Suevie fuperieure , tome i. R 0 yaU-

ILEUSUG AGUEN ou Leusugaguen. Ville forte du ^

me de Maroc dans la Province de Hea. Elle est à tf o1 j e jj e sitfde Ha jequis vers le Midy, & bâtie en forme de Cttac - £ J (une haute montagne, dont une petite riviere arrose

* De la Croix.

ILHA DEL CABRES. Petite Isle d’Aftiquc,ainsi par les Portugais. c’est-à-dire, Iste des chevres.la portée de trois coups de mousquet de celle de saint ^o-

11 n’y a qu’un trajet ou canal entre l’une & l’autre, so rt . c j e V‘de pour les vaisseaux. C’est un pays de coteaux, P '

monniers sauvages. * De la Croix , Relation de l JTome 4. _ , j,ns ^

ILHA DEL PRINCIPE. Isle d’Afrique, situffoV Je-Sein de la Guinée, ou le Golfe de saint Thomas» a

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