I H D
p ar Ville ancienne des Gaules, ainsi nommée
t a in e °p,[ e 6'Auguste lorsqu’il la plaça dans la seconde Aqui-l'à' àà s’appelloit auparavant Auncdunacum. C’est celle deI1 onw° Ulno H’ Province de France, qui porteaujourd’huy le* Audiftret, Geogr. tom. 2.
mé y , / ® QU1 '§ ou village du Royaume de Suede, nom-
c’est f y P a í * es Latins. II est situé dans la Medelpadie, &ìioli e leu Principal de cette Province. * Maty , Diclwnn. de
pRIENTALE. Grande Région d’Asie. On laqu’ a e Orientale, à cause qu’elle est plus avancée au Levantti ngu cu . n a ntre des pays qui nous sont connus, ce qui la disotais' r) ì Amerique , appellée communément Inde Occiden-P a n'ie i C 3 UCS ' uns disent que les habitans nomment Hind , lavi Ct)n <ae Plnde qui est au-deçà du Gange, & que ceux qui&c ^^pre par mer, la divisent en haute, en moyenne
éte nc j ^• La premiere, selon eux , est Caïserat, qui a sonsec 0n( j e depuis la riviere d’Indus, jusques à celle de Bare ; laris, 4 fi l!n dbar, qui s’avance jusques à la riviere de Chabe-p uis j jp c ntMaber5 & la troisième, Maabar, qui prend de-denv í , a ber jusqu’au Gange. Marc-Pol nomme seulement
tre f j/ n ^ es> dont ii rient que la grande est le Malabar f 8 c l’au-l’Indç ' ^ui est l’Abyllinie en Afrique. D’autres séparentqui S -' en tr °is parties, & mettent dans la premiere, le payst o Utes eten d depuis la Perse jusqu’au Fleuve Indus, quoiquetout c CCS - Contrées soient hors de l’Inde ; dans la seconde,tout 1^* Est entre l’Indus & le Gange; 8 c dans la troisième ,niite^i P a )' s qui se trouve depuis le Gange jusques aux extrê-Pìtiion t ^ us Orientales de la Chine. Ceux qui suivent l’o-gra n j ^Ltolemée, qui semble être la meilleure , font deuxmsa u . es ragions de l’Inde. L’unequi s’étend depuis l’Indusprèl./ 11 Oange , & que les Persans nomment Indoflan , com-X Q y a tout ce qui est sous l’obéïíïàncc du Grand Mogol, lede f de Decan, celui de Narsingue, le Canara, la côteí.' av , t] . ^chérie, I a côte de Coromandel. le Bisoagar & l’Orixa.
c " au-delà du Gange, & embrafle les Royaumes deC 0( g e > d’Aracan, Pcgu, Siam, Malaca, Camboya, Campa,rtTi 0t J lc ^ ne - Brama, Jangomea, avec plusieurs autres moins* es provinces de Laës, & des Gueons, & enfin latìeuue" ^ C5 àux grandes Régions ou parties de l’Inde, cou-lez j au ffi diverses Istes, dont les plus Orientales sont cel-8cl es |ç| a P on * Tout ce grand 8 c vaste pays, selon les Anciens^ r ach r £rnes ’ a four bornes à l’Oucst, le Fleuve Indus,ï.e Vant ohé & ] a Gedrosie ; au Midy, la mer des Indes ; auT a(1 5 L Mer Orientale ; 8 c au Nord, les branches du montcor e 'à une partie du Caucase ; présentement il s'étend en-
fin duR^ eU èdeçà de la riviere d’Indus. II commence à la8’é^i^o^aume de Macron à cent six degrez de longitude, &ftojj j l^fqu’à cent cinquante-neuf, comprenant cinquante -s °ì^nt Cg r eZ à l’Ouest, qui font fa longueur de mille
au Su t | e J leu ? s à la prendre en droite ligne. II s’avance du Nords 'Wn ,UÌ * 1 Equateur jusqu’au quarante-quatrième degréf *Utre l3 ^ ln ’• ^ feulement jusqu’au quarante-deuxiéme selon4 ssin ’ "rettçnt là l’extrêmité la plus Septentrionale de{Uis j ç où finit cette Inde selon Ptolemce, qui n’y a point•*euë S j f a )'- Ainfi ce pays doit avoir huit cens quaranteîJ’hicjç 2 l ar S e ur, fans y comprendre les Isles que l’on donnevMtio ' • ont plusieurs passent bien avant au-delà de la Ligne^^Uzì^E à côté du Sud. Ses principales rivières fontfi Gange, que ceux du pays disent venir d’une' e t foìs° UrCC '.quoi que la distance de leurs embouchures soitEst rçr, 0 Cens , l^euës. Le Lac de Chiamay qui s’y trouve aussi,sttit. £ n ? lrn< '‘ à cause de six autres grandes rivières qui en for-mate f» r re ^ es montagnes les plus signalées de l’Inde, celles de
lìi
etìcs
C e
r»*- J* n • t/ 1 o , *
ut distinguer, par leur étendue qui est de deux cens
Koy pays a été découvert par les Portugais. Jean I.r ne de<: °- tu Ç a L s’étant rendu maître de la ville de Ceuta ,Etir, mìt^r nci P ates f Afrique,Henry son fils & son succes-
a stt> <j e ,/Ur mer quelques vaistèauxpour courir cette côte,tn 8tand ^ouvrir plus avant du côté du Sud. Ce dessein eutp es de p^ es ^ ens enquirent divers lieux & plusieursLspei atlc Lique. Les Portugais doublèrent le Cap de BonneAle Xa C j°V s régné de Jean II. qui l’ayant appris,dépêchaJstn qu*n n „ le quelques voyageurs des plus expérimentez ,E^t qu e ]j *'^Lstent de là au pays des Abyssins, 8 c qu’ils appris-q , route il faudroit prendre pour se rendre aux Indes0n a Uroit doublé ce Cap. Emanuel V. qui voulut
^3rtì« Pllft-s'nt-î T Si ne\ Àa m 1 Pfllll
' JÍariîa son f Ctte entreprise, envoya Vaíquez de Garm ,^ ,tre Vai{r rere ’ Nicolas Cœlio , & Gonsalve Nunez ,
Tm* ’s artirenc le 9 - 6s Juillet 1497. Ils dou-
avec
IND z;;
blerent lè Cap de Èonne Espérance le 20. dé Decembre -, pas-sèrent 1 c pays de Sofàla, 8 c abordèrent à Piste deMosambique»dépendante alors du Roy de Qúiloa. Vasquez de Gama «General dc cette petite Flotte, ayant emmené deux Pilotes dècette Iste qui íçavoient la route cfe l’Inde, paflâ jusques à Mon-base, d’où il alla à Melinde. II y fit une étroite amitié avecle Roy, dont il obtint un Pilote habile qui le conduisit aux' Indes. Le 20. de May 1498. il arriva devant Calicut. Le Roydu pays, aprés lavoir reçu favorablement, le maltraita à la per-suasion des Mahométans, ce qui obligea Gama, à Juy declarepla guerre. II défit l’armée du Corsaire Timoia , aprés quoy ils’en retourna en Portugal. Le Roy Emanuel satisfait de cévoyage, fit partir en 1500. Alvaro Cabrai, avec treize navi-re & quinze cens Soldats. La tempête emporta Cabrai du côtéde PAmerique en la côte du Brésil où il arriva le 24. d’Avril,& de là il prit la route des Indes quelques jours aprés. II per-dit quatre navires par un violent orage. Un autre , poussé versla mer Rouge, retourna en Portugal, & Alvaro Cabrai dou-bla le Cap de Bonne-Esperance avec 1 c reste. II se rafraîchità Mosambique, vint à Melinde, & arriva ensuite prés de Ca-licut , dont le Roy fit mourir par trahison cinquante des siens.Cabrai s’en vengea en attaquant dix grands Navires des Ara-bes, qui étoient dans le Port de Calicut. II en fit mourir plus;de six cens, brûla leurs navires aprés les avoir pillez, battit laville à coups de canon, & ruina beaucoup de maisons. Celafait > il s’en alla à Cochin , ou il fit alliance avec le Roy , 8 censuite avec ceux de Coulan, & de Cananor Pan 1502. Ema-nuel ayant appris par le retour de Cabrai, le mauvais traite-ment que luy avoit fait le Roy dé Calicut, envoya Vasquezde Gama avec une Flotte de dix navires, & Vincent Sode-rie avec une autre de cinq. Ces deux Flottes étant parties duPort cfe Bethléem le 23. de Février , furent suivies d’unetroisième composée de cinq navires, sous la conduite d’Etien-ne Gama, qui sortit du Port de Lisbonne environ deux moisaprés. Nunez défit une armée de mer du Roy de Calicut,& aprés avoir reçu de grands témoignages d’amitié de ceuxde Cochin, & de Cananor, il revint en Portugal cette mémeannée. L’année suivante Emanuel donna trois vaisseaux à Al-phonse Albuquerque pour aller aux Indes, & trois autres àFrançois Albuquerque, & dépêcha ensuite Gonsalve Cœlioavec une autre Flotte , pour examiner à loisir les Contrées duBrésil qui avoient été découvertes par Cabrai. Ce dernier per-dit quatre navires , & n’ei, ramena que deux chargez de boisde Brésil, de Perroquets 8 c de Singes. Quant aux Flottes quiavoient pris la route des Indes, elles se rendirent redoutableslorsqu’elles se furent jointes. Gama canonna Calicut tout dcnouveau, fit mourir plusieurs personnes, ruina même le Palaisdu Roy, & se rendit ensuite à Cochin. où il reçut une Am-bassade des Chrétiens de S.Thomas de Cranganor.il défit l’ar-mée de mer du Roy deCalicutquiétoit de vingt-neuf navires,8 c ayant fait une nouvelle alliance avec le Roy de Cananor»il revint rendre compte de son voyage à Emanuel, laiflàntVincent Soderie avec six vaisseaux. François Albuquerque deson côté remit fur le Trône Trimumpara, Roy de Cochin,que celuy de Calicut en avoit chassé. II fit la paix avec ce der-nier aprés avoir bâti une Forteresse à Cochin, à conditionqu’il rendroit aux Portugais ce qui leur avoit été pris, lorsqu’il fit mourir en trahison cinquante de ceux qui avoient ac-compagné Vaíquez de Gama. Ce Traité qui portoit encore »qu’il empêcherait les Sarasins daller trafiquer en Arabie , sucrompu bientôt aprés par Fernand Correa qui prit un navireplein de poivre. Edouard Pacieco défit une armée du Roy deCalicut en 1504. 8 c le poursuivit avec tant de courage 8 c tancde bonheur, qu’il le contraignit dc ceder la Royauté à Nau-beadarim, Suarez étant arrivé au commencement de Septem-bre de l’année IJ04. avec une Flotte de treize navires, prit &brûla Cranganor, 8 c ruina encore Calicut. François Almeidaenvoyé aux Indes avec une armée arriva à l’Iste d’Anchedivele 13. de Septembre 1505. Il y bâtit une Forteresse, & reçutune Ambassade du Roy d’Onor, ville éloignée d’Anchedive.de trente-deux milles. II fit alliance avec ce Roy & avec leCorsaire Timoia. Le Roy d'Onor ayant usé de perfidie enversquelques Portugais, Almeida défit son armée , 8 c brûla fa Flot-te avec fa ville. II reçut une autre Ambass.dk du Roy de Nar-singue, eleva une Forteresse à Cananor, & ce fut de cette sorteque les Portugais Rétablirent peu à peU aux Indes.
I La côte y est exposée aux plus violentes ardeurs du Soleil,à cause que la plus grande partie en est située sous la ZoneTorride. Cependant ces grandes ardeurs sont tellement tem-pérées par les-vents 8 c par les pluyes qui surviennent en leurtemps, qu’elle est habitée partout, fans qu’on en reçoive au-