L A P
étant sujets à fort peu de maladies, ía plupartdi* _ Urenc qu a soixante & dix, quatre-vingt ou quatre-vingtfcns que les cheveux leur blanchissent ,& qu’ils cef-tonfçj C0Ur ii' au travers des bois & sur les montagnes tant ilsttiê rn , Vent c ‘ e vigueur dans sage le plus avancé. II s’en trouvedà Panni eux qui passent cent ans.Si quelqu’un vient à êtreils t | c j I ' cu * Crne ut malade, soit de vieillesse , soit par accident,doit- êt Crit â apprendre par le moyen de leur tambour, queld*a p *j c k succès de la maladie , & lors qu’ils croyent qu’ilîv 0 i r S “Pg'temps ^ vivre, ils l’exhortent à bien mourir, & à$’i] s p ° u )°urs dans le cœur laPaííì >n du Sauveur du monde.do ntle ° nt | P eu ze sez pour la Religion des Chrétiens, ils aban-des p nt e Mourant, & se mettent seulement en peine d u festina(h|v ai,er aines. Dés que le malade a rendu l’esprit tous lestju’il s quittent la cabane où le corps est étendu, persuadezanci er , e c ^ es Morts quelque chose de semblable, à ce que lesMxnes . & que cela n'est pas toujours bien-drap ’j ^ se Mort est riche , ils enveloppent son corps dans unon j- ^ £ °ile, luy couvrant toute la tete, & s’il est pauvre,On Cer .^lit dans de l’étoffe de laine. II est mis ensuite dansdre Ce c V c o par un Lapon que les parens ont prié de luy ren-iais ^j-Hier office.’Ils íònt obligez de lier un anneau deCc qu’ììs - àoit de ce Lapon,& il y demeure attaché jufqu’àe ftuns' ac quitté de ce devoir.Ils croyent que cet anneauMan Cs U . r P re servatif contre le mal que luy pourroient faire les^ îr ore U Mort. Le cercueil se fait ordinairement d’un trônefrontì» Crcu ^‘ Ceux qui demeurent sur les montagnes desdu jyjr s de Norvege, au défaut de bois, mettent le corpsChfé t j Unt dans un traîneau. Les Lapons .avant qu’ils fussent^Ur Ve en ^’ enterraient leurs Morts au premier endroit quiqu’il s f ° 1C etl pensée , 3c particulièrement dans les bois, ccde i. Ë «nt encore présentement lors qu’ils font fort éloignezs>n tr a f 1 e ‘ Quelques-uns mettent simplement le corps avecdati s i es neau âans la terre, & ils l’en couvrent principalementlr ej l’ e P a ys où il n’y*a que des rochers fans arbres. Les au-dati s i es ^ r ent. de pieces de bois de tous cotez, & fur toutç Uè’ii nç s rêts. Ils en mettent par deslous de peur que lc cer-ffs f ai | * e gâte, aux cotez & par dessus pour empêcher les bê-c^.ges de manger le corps. Ceux qui n’obscrvent pas les^ed,. »i es à Christianisme, enterrent avec le corps la ha-
detit qu i rt ’ Un morceau d’acier & un caillou. Ils préten-* lr es i au e e Mort fe trouvant au dernier jour dans les tene-*der fa besoin de quelque lumière, & qu’il pourra allu-Çt > do nn eu avec cet acier & le caillou. Quant à la hache, ilssein j ^ nt pour raison , que si le Mort trouve en son che-jje r> jj |°ffiilles & des branches d’arbres capables de l’ar-j, e s coupera, parce que la Loy a été imposée auxjaíl^ut ? rr âver au Ciel par le fer & parle feu. Ceux qui em-^dsle cérémonies des Chrétiens, font porterie corpsa soif, ^Unetiere qui est proche des Eglises, à quoy le Prêtreseile s r>f e qâ_ r la main. On l’enterre comme il se pratique par-ç ds et hrétiens, & les parens font paraître leur affliction,Ce ^®nt au convoy avec leurs plus mauvais habits. Ilsf Pafflculier, qu’ils laissent dans le cimetière lese vét ecn Ur l^stuel on a apporté le corps du Défunt, & tousr e . rt Ure s ffu’il avoit durant fa maladie , son lit, ses cou-sit tr Q j s . autres choses pareilles. Le festin des funérailles seK S „ J°Urs aptes la cérémonie de l’enterrement, & lesrdu r S al^ez du Mort y font conviez. On y mange lajl 0 dnti e .p e nnequi a traîné le corps au lieu de la sépulture,i 1 damJr a immolé en l’honneur du Mort, ils ont soin
H %Ur e ,í*| OUS ^ es os àns un panier, fur lequel ils mettentk c elq v e ^ . mme grande ou petite à proportion de la tailleVe, pst Ul est la cause de ce festin, & ils enterrent toutes ces1 • c 0 eS r bìe ^ stui tombent entre les mains des heritiers,dton^dhstent en troupeaux de Rennes, en vaisseaux dep dt e ' ntr C£J1 vre &d’airain, & en argent monnoyé, separta-. autr e tie e ^ frétés & les sœurs, les deux tiers aux uns, &§e, ]ç s aux autres, ils mettent toutefois à part avant le par-/jUs Cç er >nes qui leur ont été donnez dés leur enfance, avec
. IÇî » PUl Pn namianf etfO r\t-rtimnn^nte /.nti «rvtmfii.
j» Cs Cn P euvenC être provenus. Quant aux immeu-
r Qtl fair, 6 5 S tcrr es, les Lacs, les Montagnes & les eaux où
* a P^he. les enfans deí’un & à ^urre sexe ^ PC' p indivis fans les partager, u âge ^ ^
que le Roy Charles ^î/^àue fa-> donnant un territoire particulier
Ç^í s , at ùmauxles pj us remarquables qu on CroUv ^ Loups &1$>» font les Rennes, les Ours, les ^'ans es LoU?Uitds 0 J US - II y a une fort grande quantité d j âe
* ' de Martres & d’Ecureuils. Les Ecureuils y ont
L A R
particulier, qu’ils changent tous les ans de couleur , & qu’aiìlieu de roux, ils deviennent gris sitôt que l’Hiver s’approche,On tient encore des Lapons cette espece d’animaux nommezHermelinesou Armelines, & plus communément Hermines,dont les peaux font tres-blanches, & qu’ils échangent avectoutes sortes de maivhandifes. Cest une Belette blanche quia au bout de la queue une petite pointe fort noire. * Scheffer»VLiJtoin de U Laponie.
LAPURDUM. Nom ancien de la Ville de Bayonne»qui est en Gascogne.
LAP WESI-TRESK. Lac de Suede qui fort de !a Lapo*nie , en Latin Lapveficus Lacas. 1\ passe par le Savolax dans laFinlande jusques à sept milles de Wiborg. Michel Wexiondit qu’il en a prés de cinquante de longueur du Nord au Sud,par plusieurs détours, & que fa largeur est beaucoup moindre»II se décharge dans la riviere de Woxen.
LAR. Ville de Perse , capitale de la Province de ce mêmenom,Elie est environnée de montagnes, & fa grandeur est fortmédiocre. Ses murailles étoient autrefois de brique cuite auSoleil, & à présent ce ne sont plus que de méchans restes quine peuvent íërvir de rien. Celles de la maison du Gouverneursont mieux entretenues. II y a proche de cette maison deuxgrands basars tres-bien voûtez, èc de pierre dure. Les habi-tans travaillent proprement en soye, & font des ouvragesqu’on estime fort. La chaleur y est extrême pendant le jour,& les nuits y font fraîches autant qu’en aucun endroit. II y agrand nombre dc palmiers dans la ville & aux environs , &quantité d’orangers dans les jardins & fur les montagnes.Une grande incommodité qu’on souffre dans la ville de Lar,c’est ae n’y boire que de l’eau de pluye, qui ne tombantque fort rarement, ne peut être que tres-mauvaife. Elle estobservée dans des citernes qu’on ne peut ouvrir que par or-dre du Gouverneur, 3c toute méchante qu’elle est, on a foinde n’en pas perdre une goute.Eile est si corrompue, qu elle en-gendre entre cuir & chair des vers de deux aunes de longueur,& il n’y a guere d’habitans qui n’en ayent aux pieds N.auxmains où ils s’engendrent plus communément qu’ailleurs. LaForteresse de cette ville est située fur un rocher d’un accésfort difficile. Entre les Bastions dont elle est environnée , il ya trois ou quatre Tours, où sont logez les Soldats de la gar-nison. Sur le rampart sont rangées de groíïès pieces de ca-non que Cha-Abas tìt venir d’Ormus, aprés qu’il s’en fut ren-du le maître par le secours des Anglois. A cent pas on envi-ron de la Fortcrdïè , le Roy de Perse fait recueillir une cer-taine huile, que les Persans nomment Mumaï-Kobas. Elle estmerveilleuse contre route soi te de poison , & ne coule qu’aumois de Juin , & en fort petite quantité. C’est ce qui faitqu’elle n’est distribuée que par ordre du Prince.* Jean Struis,Troisième voyage , cb. ;z.
Texeira rapporte qu’au mois de Septembre de l’an 1593. ily eut dans la ville de Lar, un si furieux tremblement de ter-re, qu’il renversa plus de douze cens maisons, ruina plusieursciternes, & une grande partie des murailles de la ville, & íìtpérir plus de trois mille personnes. Le Pays de Lar avoit aucommencement un Meluk_ qui étoit comme Marquis, & enfuite il fut soumis à un Roy particulier.
La Province de Lar donc cette ville est la capitale,s’étendoitautrefois jufqu’au Golfe dc Baisera, & comprenòit les villesde Bander , Bander-Abaffy 3 c Gomrom.
LARA. Ville capitale de la Caramanie deserte, tres-an-cienne, & de grande réputation parmi les Arabes. Elle est si-tuée au bout d’une grande plaine que forme une montagne,qui bordant le chemin des deux cotez, s’ouvre en cct endroitlà, & qui aprés avoir laissé entre-deux une campagne de plusde trois lieues de large, fe rejoint encore aupres de la ville,ne laissant qu’une petite ouverture qui fait le chemin par oùl’on va à Schiras.La ville de Lara n’est guere moins grande quecelle d’Ormus, qui n’en est pas fort éloignée, mais ses ruéssont moins étroites. Ses maisons font toutes de terre , & en-duites d’un ciment que l’on compose avec de la paille coupée,en sorte qu’à les voir par dehors on n’y trouve rien de beau ,mais par dedans elles sont assez propres , étant blanchies avecde la chaux. Quelques-unes font peintes à la Moresque, 3 cpavées de briques gratées. II y en a peu qui ayent plus d’unétage , & elles n’ont toutes que de petites fenêtres qui fontcouvertes de nates, ou garnies de jalousies. II n’y en a pointqui n’ait íà terrastê, & les plus considérables habitans y ontdes éventails comme à Ormus, mais le petit nombre qu’il yen a est une preuve que les chaleurs n’y sont pas si grandes.Une partie de la ville s’éleve le long de la Montagne, & prin-cipalement à fendrait par où l’on va à la Citadelle. La tnon-
Lll iij