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Tome II. [E - O.]
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préfèrent serment de fidélité. Alphonse surpris à î’approched’une armée íì formidable , aprés avoir muni ses Places fron-tières , envoya des Ambassadeurs au Pape & à tous les Prin-ces Chrétiens pour demander du secours. II marcha cepen-dant vers Almerie que le Roy Maure avoit affiegée.mais étanttombé malade à Baeça, il reprit la route de Tolede, & enpassant la Sierra Morena, le mal le pressa si fort au Détroit deMuradal, qu’il fut obligé de s’appu) er contre un chêne, aupied duquel il mourut aprés un régne de trenre-cinq ans. San-che., son fils aîné luy succéda au Royaume de Castille , & laCouronne de Léon fut donnée à Ferdinand II. son puîné.

La mort de Sanche, Roy de Castille , qui arriva un an aprésen 1158. fit naître de grands differens pour fa succcsison. Fer-dinand,Roy de Léon, prétendoit que c’étoit à luy à la recueil-lir, puisque son Neveu Alphonse qu’il avoit eu de Blanche,fille de Garsie V. Roy de Navarre , n'avoit que trois ans, ouque si on ne vouloit pas suivre ce qui avoit été pratiqué aupara-vant , on devoir au moins luy accorder la Regence, & luy con-fier la personne du jeune Roy , qui malgré les Comtes de Laraqui avoient les mêmes prétentions, demeura fous la tutelle deD. Guttiere Hermandez de Castro. Ferdinand . Roy de Léon& de Galice, épousa Urraque , fille d’Alphonse Henriquez,Roy de Portugal, qui s’étant brouillé avec son gendre quel-que temps aprés, envoya le Prince D. Sanche son fils, avecde bonnes troupes pour se faire faire raison par les armes,touchant fes prétentions. Le fuccez de cette guerre n’ayant pasété tel qu’il le souhaittoit, il résolut de s’y trouver en per-sonne , quoy qu’âgé de quatre- vingts ans. II entra en Galice& aprés qu’il y eut pris quelques Places , il s’en retourna enPortugal. L’année suivante, il assiégea Badajox, & ayant cm-,porté la ville en peu de jours, il força les Maures de se reti-rer dans le Château. Ferdinand , Roy de Léon, vint aussi-tôt au secours. II défit l’armée de son beau-pere qui fut obligéde se renfermer dans Badajox. Alphonse ne pouvant résisteren même temps & à Ferdinand qui le tenoit assiégé, & auxMaures du Château qui faifoient de tres-frequentes sorties,voulut s’échapper pour s’en retourner dans son Royaume ; maisen sortant avec trop de hâte, il se blessa à une jambe contre laporte, & se laissa tomber ne pouvant plus se soutenir à cheval.Il'fut mené à son Gendre, qui fit panser fa blessure avec degrands soins, & qui nè voulut pour fa rançon que la restitu-tion des Places qu’il avoit prises en Galice. L’an 1177. Fer-nand Ruis de Castro entra dans la Castille par ordre jdu Royde Léon, & s’empara de quelques Plates que ce Prince pré-tendoit avoir été détachées de fa Couronne. Alphonse sonneveu, Roy de Castille, laissa aussì-tôt la conduite du siégé deCuença qu’il avoit entrepris, au Roy d’Aragon qui avoit unifes forces avec les siennes , & étant retourné dans fes Etats, ilreprit toutes ces villes. Les Maures de Badajox ScdeMerida,& plusieurs autres Rois étant entrez ensemble dans le Portu-gal , aflìegerent en même temps Santorio & Gelres, mais leRoy de Léon, de quirelevoient ces Places, leur ayant mandéde lever le siégé, ils obéirent. Ferdinand mourut l’an 1188.selon quelques-uns, & 1191. selon d’autres.

Alphonse IX. son fils, déclaré aprés fa mort Roy de Léon& de Galice, épousa Therese de Portugal, fille de Sanche I.Frere d’Urraque sa mere. La parenté ayant fait casier ce ma-riage comme illicite,Therese se retira dans le Monastère deLorvano où elle mourut en odeur de Sainteté. Alphonse épou-sa en secondes noces Berenguele ou Berengere, soeur d’Hen-ri I. Roy de Castille, & de Blanche Reine de France. CommeHenry n'avoit que neuf ans quand son pere Alphonse mou-rut , la regence du Royaume sut donnée à Berengere sa sœurmariée au Roy de Léon , mais dont elle avoit été contraintede fe séparer, aprés en avoir eu un fils nommé Ferdinand,par ce qu’il la maltraitent. Ainsi elle s’étoit retirée en Castille,où elle fut persécutée par les fils du Comte de Lara, qui nepouvant consentir à la voir regente, s’emparerent de la person-ne du jeune Prince, qu’ils menerent à Palencia. Là, le jeuneHenri jouant au palet avec des enfans de son âge,reçut un coupà la tête,dont il mourut.La Reine Berengere,à qui la Couron-ne appartenoit,songea à la conserver à son fils Ferdinand,qn'ellefit tirer des mains d’Alphonse son mari, Roy de Léon, à quielle ne*vouloit pas remettre le Royaume de Castille. Tous lesGrands de ce Royaume s’étant rendus au Château d’Oriellaoù il avoit été mis entre les mains de fa mere, luyprêterentserment de fidélité en pleine campagne ,sous un orme. II régnajusqu’en rzz 6 &. gouverna avec beaucoup de probité & de pru-dence , ayant été assez heureux pour regner en paix aprés avoiraugmenté fes Etats. Ce fut par fa mort que Ferdinand III.son Fils réunit les Couronnes de Léon & de Castille, & elles

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j n s ont poìnt été divisées depuis ce temps là. Ferdinand F 0 *^ensuite fes armes contre les Maures. II assujettit CordoU^-^Royaume de Murcie , & même Sévisse, qu’il prit en E^' e t-sorte que ne croyant rien d’impofíìble à son bonheur, Ptoit de nouvelles troupes fur pied , pour aller faire la conss .du Royaume de Maroc, lorfqu’il mourut à Sevilleayant régné trente-cinq ans en Castille& vingt- deux à HO ’."a été mis au nombre des Saints pour fa piete. * Mariana > ^d'Espagne. Voyez Castille, pour les successeurs deI*

nand. iciU®

On appelle Nouveau Royaume de Léon un Pays de l’Aín erSeptentrionale, situé au Nord de la Nouvelle Biscaye. ^nommé ainsi par les Espagnols qui l’ont découvert depu|d’années. Entre les Colonies qu’ils y ont, on compte c elíCeralbo & de Caldereita. . pjje

LEON. Ville de France en Bretagne, en LatinLeg 10 -^est située fur la côte Septentrionale de la Bretagne,à dix *■de la ville de Treguier. Quoy qu’elle ait d’assez bonnes jjfications , elle tire fa principale défense de son Château. , gune des plus anciennes Vicomtez de la Bretagne, & 1 * ca E to jcdu petit pays appellé le Leonnois. Aprés Tristan qui enle Seigneur , ceux de la Maison de Léon l’ont possed" ^5qu a ce qu’ils la vendirent à Jean I. Duc de Bretagnel’an 1254. Dés le régné de Chilperic, esse fut érigée e ° ^ché par le Pape Jean III. & un nommé Paul, recomn} 30 ppour fa pieté , en fut le premier Evêque , ce qui l’aler depuis Saint Paul de Léon. II mourut vers l’an 600. & ^ ^Germain luy succéda. Le nom de saint Paul fut donn ^Cathédrale , aprés que Salomon Roy de Bretagne en ctl - eflevé les Reliques de saint Mathieu, qui en étoit le P re {3 pdPatron. Son Chapitre est composé d’un Chantre , d'unArchidiacre, des Archidiacres de Quinimidili, d’Ay c ’ tr0 isTreforier , & de seize Chanoines. Le Diocèse contientAbbayes, & 120. Paroisses. L’Evêque qui est Seigneur^,porel de la ville, fe qualifie Comte de Léon. C’est lapôle des Osisimiens, où Maxime aborda pour disputerpire à Theodofe. André du Chêne , Antiquit. des V»France. . pj <y

m LEON DE NICARAGUA. Ville»principale de & #vince deNicaragua dans la Nouvelle Espagne. Elle est 3 ^ ylieues de la mer du Sud sur le bord d’un Lac que le*gnols appellent Lagiìna de Nicatagua. Ce Lac a flux ^ p 0 ncomme la mer , & plus de cent trente lieues de tour > eJ1 .en croît les Sauvages , qui demeurent par bourgades avirons en tres-grand nombre. La ville appellée Léon , jecaragua , est bâtie en un lieu sablonneux, & environ"tous cotez d’un bocage fort épais. On Ta jugée autreso , ìcommode pour exercer le trafic entre l’une & l’autre ^ 0[rcause qu’elle n’est qu’à soixante & dix lieues du Capo in-duré , où le chemin est assez aisé. II y a une Eglise Carle avec quelques Monastères de Religieux de laGouverneur de la Province & les autres Officiers du /^efont leur résidence ordinaire, & elle est le siégé de I & sisde Nicaragua. On dic qu’il y a dans ce Diocèse P 3ll jísix vingt mille Sauvages qui payent tribut tous les 3 ^ ^c,Espagnols. A trois lieues de la visse du côté du Nord ^,on Voit une fort haute montagne, dont le sommet el q 0 ftavec une graslde gueule ouverte, d’où soir &une fumée fort épaisse. Cette montagne vomit (\ ue .S i e ,]ì,quantité de pierres de ponce sulfurées. A quatre ^ U f eS flatn'preíqu’au pied d’une autre montagne qui vomit aulil , ^jjfemes, il y a un petit Lac rond & enfoncé de plus g 3ll ví-coudées. Quoy qu’il,soit environné de rochers, eS f eíl fuí teges y descendent chargez de cruches, & ils remontenavec une adresse qui ne fe peut exprimer. * Laet,

des Indes Occidentales , hv. 7. chap. zo. > e5 0 e "

Thomas Gage, dans fa nouvelle Relation des lncidentales, 5. part. chap. 5. dit en parlant du y° C > s habi'trouve à trois lieues de Léon de Nicaragua > qu’un ^ Jetans persuadé que le métal qui brûloit dans ce volcan ^ jel’or, fit attacher un grand chaudron à une chaîne dele descendre au bas de l’ouverture de la montagney j s paftant point qu’il ne le retirât rempli de cet or fondu j ^ p osl jiíla force du feu le chaudron fut détaché de la chaîne»cn un moment. u j pos'

LEON AS. C’est la ville de France en Provence % oien Cte aujourd’huy le nom de Lorgues. Les Anciens 1 3 PPaussi Léon c a. > 0 j\ 3 P'

LEONDARDI. Petite ville de la Morée - st" ^ p U .pelle auíîï Larijfa. II est dans la Zaconie auxché de C latence, à la source de la ri vie te de R«o,