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Tome II. [E - O.]
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de cinq lieues du Golfe d’Egine, c’est ainsi qu’en parle Whe-kr dans sa carte de l’ancienne & de la nouvelle Achaye, selonce que rapporte Maty dans son Dictionnaire.

Quant aux Bouches de Lepante , c’est un Détroit de la merIoniennç que les Latins appellent Fretum Naupaftmum , anciennement Rbiurn ou Caltdontum. Ce Détroit séparé le Gol-fe de fatras de celuy de Lepante dont il est l'entrée. Les Capsde Rio & à’ Antiïio le forment. Le premier est dans la Morée,í’autre dans la Livadie. Sur chacun de ces deux Caps est unChâteau pour la garde du Détroit 5 l'nn nommé csoteâ deMorée, & l’autre ( h'-tenu de Romelie. C’est ce qu’on appelleles Dardanelles de Lepante.

LEPE. Bourg d’Espagne dans l’Andalousie, en Latin LepaSc Lepa Magna. Ce fut autrefois une ville de l’Efpagne Beti-que. Il est situé à une lieuë & demie du Golfe de Cadis entrel’embouchûre de la Guatliane, & celle de l’Odier. *Maty,Dtft.de Holl. 1701.

LEPIDE. Ville ancienne d’Afique, dans la Province deTripoli, Royaume de T unis. On l’appelle aussi Vilo & ,£oa.Elle est fermée de bonnes murailles fort hautes & faites degrandes pierres de taille, & doit fa fondation aux Romains.Les Historiens du pays témoignent qu’elle fut extrêmementpeuplée autrefois, & que l’Europe y entretenois un grandtrafic, Cette ville que Ptolemée met à quarante degrez trenteminutes de longitude, & à trente-un degrez quarante minutesde latitude, fut détruite par l’armée d’Occuba, la premierefois que les successeurs de Mahomet paíTerent en Afrique , &se repeupla depuis. Elle demeura fous l'obcïísance du Califede Carvan , jufqu’à ce qu’une autre armée d’Arabes palTanten Afrique, contre le Rebelle qui avoir porté cette Place à sesoulever, la ruina entierement. Quoy que la ville de Tripoliait été bâtie de ses ruines, on ne laisse pas de voir encore quel-ques restes de ses anciens bâtimens. * Marmol, tome z. liv. 6.ehap. 43.

LEP f E’. Ville de l’Afrique dans la Province de Bysacene.Elle est remarquable pour avoir été la patrie de saint Fulgencequi naquit vers le milieu du cinquième Siede. Sesparenslefirent instruire dans la Langue Grecque & dans la Latine, &quelque temps aprés s’étant retiré dans un lieu solitaire , il yht paraître tant de sagesse , qu’on luy donna la conduite de sesCompagnons. L’an 500. il se rendit à Rome pour y visiter lesTombeaux des saints Apôtres, & à son retour il bâtit un Mo-nastère qu’il abandonna pour se cacher dans une solitude aumilieu de la mer. On le rappclla dans son Monastère, & pourl’obliger à n’en point sortir, l’Evêque luy donna l’Ordre dePrêtrise,aprés quoy il eut le gouvernement de l'Eglise de Rus-pe. Le grand zele qu’il fit éclater en s’opposant avec trop d’ar-cleur aux erreurs des Ariens, luy attira l’indignationdeThra-simond , Roy des Vandales, qui le relégua en Sardaigne.Pendant son exil il s’occupa à la composition de plusieursOuvrages qui nous sont restez de luy, & lorsqu’il luy fut per-mis de revenir en Afrique, il y fut reçu de tout le peuple ,avec de grands témoignages de respect & de vénération. IImourut en 529. selon les uns, ou en 533. selon les autres.

LEQUEII'IO. Ville d’Espagne dans la Biscaye. Elle estsituée proche de la mer.

L E QU E R B A. Riviere d’Espagne, qui arrose I’Ara-gon , & qui se jette dans í’Ebre à Saragoflè. * Davity, Ara-gm.

LEQUIOS. lues de la mer des Indes.II y a la grande lequio& la petite. Toutes les deux ont les Philippines du côté duSud , & le Japon & la Chine de celuy du Nord. L’une &l’autre a quinze lieues de longueur, & chacune a fous elle quel-ques autres Isles. La grande Lequio est située à quatre-vingt-dix lieues de la Chine, à cent soixante & cinq degrez du pre-mier Méridien, & à vingt-huit de l’Equateur du côté duNord; & la petite qui n’est éloignée que de vingt lieuës de laChine , est assise à cent cinquante-neuf degrez du premierpoint d’Occident, & à vingt-deux degrez de la Ligne Equi-noctiale. Elles abondent en grains, en fruits & en toutes fortesde vivres, & font bien pourvues d’eau douce. On tient qu’il ya plus d’or qu’en toutes les autres de l’Ocean. Les habitans dequelques-unes sont blancs, forts & bien vêtus, & vivent poli-tiquement sous certaines Loix. * Davity, Philippines.

LERE ou Leyre. Petite riviere de France qui a fa sourcedans la Gascogne. Elle sort des Landes & v- se perdre dansle Golfe d’Arcachon, au Couchant de la ville de Bordeaux.Le< L-irins rappellent Lera, Igmanus & Sigmanus. * Maty, Dift.deUall.vjox.

LERGUE. Riviere.de France en Languedoc. Elle couledans le Diocèse de Lodeve, & aprés s’être grossie des eaux des

LER

rivières deGourgas, de Laurous, de SalagoU & ^ ^ ítguérite, elle va se décharger dans l’Eraud, q u Q 9 -so e aflDiocèse durant quelques lieuës, à saint Guilhem,de Fos, à saint André & à Canet. * Davity, Languedoc- . (JtLERIA. Ville ancienne des Edetans, nommée au e ftou Hedeta. Quelques Géographes croyent que cette v ^

le Bourg du Royaume de Valence en Espagne, quf j et e

pelle Lemas. La conformité du nom donne lieu d esentiment. . , issitíf

LERICE ou Lerïcée. Bourg ancien de la Ligurie dan ^de Genes. II est situé fur le Golfe de Spezza, vis ’^Porto Venere, à l’Orient de Lestri & de Levante» ^[’jpron à quatre ou cinq milles de Sarzane. On tient qu c (irricis Portus de Ptolemée. Ce lieu est renommé p° urbarquemens qui s’y font..* Maty ,Dift. de Holl. çni‘

LERIÇA. Ville d’Espagne dans la -Principaux „ e;logne, avec Evêché suffragant de l’Archevêché de Tass r>en Latin llerda. Quelques Géographes la prennent P 9 U g 5 Jícienne Athanagia. Elle est située fur laSegre , à trois [ 0 (e,Fragues & des frontières de l’Aragon , à dix-huit deà vingt-trois de Barcelone , autour d’une montagne, 3 .0de laquelle il y a un Château, & l’Eglisc Episoopak a Pl ^la Ceud. Cette Eglise est affez belle'& le Cloître ehgrand. Comme la ville n’a point de foiïez, & q ue u i lales n’en font pas trop bonnes, il n’y a que fa situation *rende forte. Le Château ne fçauroit être miné ni creuou trois pieds, fans que l’on y rencontre le roc. On troU a j)lfS>la ville, á mesure qu’on monte , deux enceintes de wqui rendent encore ce Château plus fort. II y a une P e ; rC sefl cpversité qu’on y établit en 1300. Les habitans y, f° nt ? Q pat| en petit nombre, la plupart des maisons ayant été rUinle canon durant les dernieres guerres de France & d & * \tC’étoit anciennement une des plus agréables deweut ( |aCatalogne. On voit encore un Château fur une mon ta s ..jllo

touiours

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Assiegeans. Au sortir de Lerida , on passe la Segre sor ^ . 0 jde pierres, au bout duquel ést une demie-lune det& r L;#l’on a souvent attaqué la ville. Elle s’appelloit autresoC’étoit une ville des Istergetes renommée du temp s p etr eíti squi défit en ce lieu-là les Troupes d’Afranius & de ( 0 yqui fuivoient le parti de Pompée. * fournal d’un

I-wî'Z

^ de Lerida a soutenu plusieurs sieges verS | JC ''’- J ti<l sSiecle, fans s’être rendue aux efforts des f e(1

pagne.

La ville

du dernier Sitcle ^. ,uv ,vuuuv .ua ...w...—

Capitaines de ce temps là qui l’ont attaquée itnso' e ^1644. 1646. & 1647. C’est ee qui relevela 8' 0ir l reDuc d’Orleans, qui layant assiégée au mois d Ùct° .ç QÍI qU*se rendit maître de la ville peu de jours aprés. I- a 8? r j| e e n so r 'fe retira dans le château fut pressée si vivement ,qu^ .tit par capitulation le onzième jour de Novembre deannée. ptíj!

LERIN. Ville d’Espagne dans la haute Navarre, » ^fLerina. Este est située fur la rivière d’Egra, entre les Vi jjnítella & de Calahorra, & capitale d’un Comté ^ J#

l’histoire, à cause de ses Seigneurs qui ont été embaP 3les guerres de Navarre. * Davity, Navarre. _ de^ ! °'

vence

LERINS. Istes de la mer Mediterranée, fur la cot e ^ y et 1ice, à deux lieuës d'Amibe, en Latin Lerina

a deux qu’on appelle présentement fainteMarguer 11 . [É riéHonorât, qui avec le Cap de la Garoupe, qui e íy â °vferme.forment un tres-bon mouillage pour les vaiflwules Galères. On appelle ce mouillage le Gourjan. ,. 0 ;«-nf {í& Strabon parlent de ces deux Isles qui sont fort p cU e ^ yli(j el’une de l’autre, sous le nom de Planusia & de Lcro » á e& Antonio sous celuy de Lero & de Lcrino. Les ^ eC |e.

Fazinet y firent plusieurs descentes dans le VII • ^Les Esoagnols les surprirent en 1635. & en furent cha ^joocans aprés. Ils coupèrent des forêts de pins qui y ^une ombre agréable, & que la nature avoit difp°/ c s z f'j a0 nD cUl ‘au bout defquelles on trouvoit des Oratoires bâtis ades saints Abbez ou Moines de ces Isles. , -yeCf 1

LERMA. Ville d’Efpagne dans la vieille Castslk • s aïChâteau fur la riviere d’Arlance, à sept lieuës de p V \Wcôté du Sud,& à douze deValladolid vers l’Orient. ^, c ’elà titre de Duché ; mais ce qui luy est desavantag e “p’ aV jty>qu’elle est assise çn un pays raboteux & désagréable.

C aftille. . . Tlf,;

Le Château de Lerma bâti par un Favori de philipP ^fur une hauteur d’où l’on découvre un grand Bal d