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LlBERTAS JULIA. Ville ancienne defa Lusitanie.C’estcelle du Portugal qu’on nomme présentement Evora.
LIBETHRA. Ville ancienne de Grecedans la Magnésié.Elle est célébré parmi les Poëtes à cause quelle étoit particu-lièrement consacrée aux Muses , qu’ils ont nommées Libe-tbrydes par cette raison. Strabon veut qu’elles ayent tiré cenom d’une montagne de Thrace qu’on appelloit Libethrus , &qui étoit sous la dépendance des Macédoniens. Il y avoitdans cette montagne un Antre consacré aux Muses.
LIBIE. Grande partie de l'Afrique , appellée ainsi selonquelques-uns, de Libie .fille d’Epaphus, fils de Jupiter. Se-lon d’autres, elle a pris son nom de Lebtb , mot Arabe qui si-gnifie chaleur excessive. Les habitans ne 1 appellent que Za-bara, autre mot Arabe, qui veut dire Desert. Les anciensAuteurs Grecs comme Hérodote & Diodore, donnoientsouvent le nom de Libie â toute l’Afrique. II étoit pour-tant donné particulièrement à une Contrée de ce Continent,que l'on divisoit en Libie propre ou exterieure, & en Libieinterieure. La Libie exterieure s’étendoit selon Ptoleméedepuis Alexandrie jusques à Cyrene & comprenoit le Dé-sert de Barca. Cluvier veut qu’elle s’étendît depuis le Dé-sert d’Esoacar & le Royaume de Gaoga, le. long du côté gau-che du Nil jusques au pays des Negres. La Libie interieureavoit les deux Mauritanies, l’Afrique propre & la Cyrenai-que au Septentrion , une partie de la Marmarique & l’E-tniopie , qui est au dessous de l’Egipte, â l’Orient ; l’Ethio-pie interieure au Midy, & la mer Atlantique à l’Occident.Aujourd’huy les bornes de la Libie , selon les Géographesmodernes , sont la Numidie & les quartiers de Nun qui en dé-pendent ; au Septentrion l’Egipte, les ruines de la ville d’E-loacar, & le Royaume de Gaoga, au Levant; le pays des Ne-gres au Midy, & l’Ocean au Couchant. Le long de cettecôte du côté du Nord, est une étendue de sablons de la lar-geur de cent lieues plus ou moins, depuis l’Ocean jusqu’auNiger. Ce Fleuve qui la traverse séparé les Afrìquains blancsd’avec les noirs. Les bords du Fleuve de Zenega sont lesplus peuplez , à cause du commerce qu’on y fait avec lesNegres, mais ailleurs les habitations sont fort éloignées lesunes des autres, parce que c’est un pays extrêmement chaud &sec, où l'on marche assez souvent sept ou huit jours fans trou-ver de l’eau, ce qui fait que les Marchands qui vont de Fezà Tombut, ou de Telensin au Royaume d’Agadez , outreles chameaux qui portent leurs marchandises, en ont d’autresqui ne servent qu’a porter de l’eau. II est vray que quelque-fois on trouve des puits d’eau salée, murez par dedans d'osde chameaux, & couverts de la peau de ces animaux afin d’em-pêcher que le Cable ne les comble. Cependant i’esperance deles rencontrer est cause que l’on s’exposc beaucoup quandon entreprend un pareil voyage en une autre saison qu’enHiver, puisqu’il s’éleve des vents si violens en Eté , qu’ilsaccablent ses Voyageurs sous le fable , changeant la situationdes Iieux.de maniéré que ceux qui en échappent ne sçauroienttrouver un goûte d’eau quelque fatigue qu’ils sc donnent àcreuser. Tout ce qu’on peut faire alors , c’est de tuer leschameaux pour avoir l’eau qu’ils ont dans le ventre, la na-ture du chameau étant telle que quand il boit, c’est pour douzeou quinze jours. Le voyage est encore plus dangereux lorsqu’ií ne pleut pas en Eté, à cause que la sécheresse est plusgrande, & que les vents sont plus vehemens. Loríqu’il pleutdepuis lami-Août jufqu’à la fin de Novembre ou jusqu’aumois de Février, les pâturages sont abondans , & l’on nemanque ni d’eau ni de lait. Les Arabes divisent la Libie entrois parties, & appellent les lieux sablonneux cidcl , les pier-reux Zabara & les marécageux Az,gar. La division la pluscommune parmi les Géographes, est celle qu’ils font en dixProvinces ou Déserts, dont quelques-uns sont assez peuplez,sçavoir les Quartiers de Nun qui sont du ressort de la Libie,le Désert de Zenega ou Zanhaga ,Teguza,Zuenziga, Hayr,Lempta Hayr , Bardoa, Serte & Alguechet. Cluvier metLempta. Hayr, Zuenziga, Zanhaga, Terga & Bardoa , dansle Biledulgerid, & resserre le Zanara entre le Royaume deGoaga &ce!uydeGualata. En généra! le terroir est fort stéri-le. Les montagnes sont rudes & escarpées, & ne portent quedes épines & des buissons. II y a quelques quartiers où l’on re-cueille quelque peu d’orge & de dattes. Les habitans sc nour-rissent de la chair & du lait de leurs chameaux, de certainsmoutons nommez Adtmmains & des autruches. Ils sont ex-trêmement tourmentez des serpens, & plus encore des saute-relles qui volent à travers leurs déserts comme des nuées, con-sument tous ce qui peut rester de verdure. Les peuples quihabitent la Libie, sont ou des P astres qui errent dans les cam-
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pagnes, & qui ne fçavent que voler, piller, tuer ou a>chasse, ou des Bereberes, qui ont des demeures fixes » , #
sont doux, affables, bons amis, ficelles dans le comM £pleins d’honnêteté pour les Etrangers. Les hommes 10 u pjeígrès & ne vivent pas aufíì long-temps que les autres Pd'Afrique. Ce n’est pas que l’air ni soit bon. On y a# . jjlf-malades de Barbarie pour les remettre, & les habitans J ^sent ordinairement d’une parfaite santé jusqu’àIls ont le teint bazané, mais les femmes ont de l’etnb°
Sí le sein fort gros à proportion du reste du corps. ^ eS j £ (lcS -Arabes vont tout nuds. Ceux qui sont un peu plus m^ e ns’envelopent le corps d’une piece de gros drap ss ul e fjpe'couvre la moitié. Quelques-uns portent fur la tête u?, j cl! fce de turban fait d’un morceau de drap noir, & P l£ j 0 jigU emaniéré. Ceux qui sont accommodez se vêtent d uste Jtlrobe bleue de coton à manches larges, qu’on leur a PP° v0 ya-’pays des Negres. Ils sc servent de chameaux dans leurs ^ges, &t leur mettent la selle entre la bosse & 1 e CO iperçant les narines pour y passer une bride , avec 4 j|jils les menent comme on mene les chevaux en Eur t . i;rí
ils les mepent comme on mene les chevaux en ■ fcU í u Cs 1#ont un aiguillon au lieu d’éperons pour les piquer. L £ tsont des nates de jonc, & leurs tentes ne sont couvertd’un méchant drap fait de poil de chameau, & d'une c rjlaine qui croît entre les dattes. Ils n’ont aucuns réglé* 11 ^ e |pvolonté de leur Chef est la feule loy qu’ils suivent. L eU qiiígion n’est qu’un Mahometisme grossier, & leur lans? 1 " *pítient de l’Africaine est aussi rude & auífì barbare q u eU 'la Croix , Histoire d'Afrique, tome z. Catp c ‘
LIBISOSA ou Lebifma. Petite ville autrefois destans , peuples qui ont habité dans la Nouvelle Cal» • v jJ.I'a aussi appellée Libifoea. C’est aujourd’huy le bourg 0lage de cette Contrée nommé Lez,u7a. i e
LIBISSONIS TURRES. Ville ancienne de * $frSardaigne. Ce n’est plus aujourd’huy qu’un Fort app elGavmo. a*
LIBOLO. Contrée d’Afríque, qui a celle de Qìljl ^Nord, le Royaume de Monomotapa au Levant , , e|) d*'& les Etats de Berguela au Midy. Elle est div» eeverses Seigneuries dont on ne íçait pas encore ^quoy que les habitans soient íujets des Portugais. Ce P-',propre au bétail, & il y a quantité de miel. On y tr ° emêmes bêtes farouches que dans les terres du RoyavM^^fegola. C’est le même climat & le même terroir. Cetteen dépend. On y trouve des mines d’argent & d au jfíitaux. La traite qu’on y fait présentement consiste en yen civette & en esclaves. C’est un peuple courageuxste , adroit à tirer de ''arc & à chasser. 11 y a beaucoup p S ,lâtres a convertir. Ils adorent le Soleil, la Lune & * £S £e q a *& sc laissent entraîner à des superstitions ridicm.es > [1
n’empêehe pas que le Christianisme ne soit floriflan J?Royaume d’Angola, oùles Portugais sont maîtres.. r gd**rent â l’or & à Vatgent de petites coquilles de cou ^qu’on apporte des environs de l iste dé Lovando. j^ e cc$ lfirares, & l’on s’en sert au lieu de monnoye, pouf ladu commerce. * De la Croix, Relation de l'Afrique , ^pl*’LIBONATI. Bourg ou village du Royaume £ ^pv^dans la Principauté Citerieure. Quelques-uns le pre Rnl’ancienne Blanda. :|[e ^
LIBORA. On appelloit ainsi anciennement ^
la Castille en Espagne , qu’on nomme aujourd’huy ) , j> É firLIBOURNE. Ville de France en Guyenne, íltu f eaU x «jjbouchûre de la Dordogne, â cinq lieues de^Bor .la bute du Perigueux, en Latin Libnrnía. Elle tient ^Lj-ais^vPort & Bourg de Condat, & est environnée de ^close de bonnes murailles, avec sept Portes » tr ° 1S to ute 5 *de la terre & quatre vers la riviere , qui regardentPlace publique , à laquelle aboutissent toutes les r .ville. Les murailles qui sont sort hautes ont été bat £ t f 0 >*Anglois. Cette ville n’a qu’une Eglise Paroiflìalf a jjy*Convens de Cordeliers, de Recolets & d’Urstib 0 ' rC e> *un Maire & des Jurais. 11 s’y fait beaucoup de coJ ^ c5 , i ‘P îcause que le flux de la mer y porte d’assezgros navvity, Guyenne. Sab‘ n fî
LIBRETTI. Château de l’Etat de l’Eglise dans u ^ fien Latin libmtum. U -est situé fur une montagne, ^fait aussi appeller Monte Libretti. Ce Château a rltl ] e tro tJv£cipauté , & appartient à la Maison Barberine. Ousix milles deTivoly , entre Nerola & Monte Ri t0 T n .^ccs/.LIBUNCA. Ville ancienne des Callaiques LU^ ^ 0 -
Espagne. On croit que cette ville est celle de S'*'
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I D X '* V|UV vvuv va
trouve sur la côte de la Galice,