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Tome II. [E - O.]
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LILLO. Fort que les Etats des Provinces-Unies ont fait?bâtir fur PEscaut à trois lieuës d’Anvers, à une de saint Flit &■à quatre de Bergopzom, cn Latin Lilloa. Ils y entretiennentune forte garnison -, tant pour la conservation de la Place > que'pour arrêter les vaisseaux qui viennent de cette ville » & pren-dre garde que rien ne se passe au préjudice de leur Républi-que. Outre le Fort, il y a plusieurs maisons <k quelques hô-telleries. Les Hollandois y tiennent une Frégate, pour frirepayer les droits de tout ce que les barques portent à Anvers.Vis à vis de Lillo, est un Fort semblable, c’est-à-dire, unquarré ; mais où il y a moins de bâtimens. II appartient auxEspagnols, qui de leur côté tiennent une Frégate devant An-vers, afin de faire payer les droits des marchandises qui ensortent pour la Hollande ou pour la Zelande.* Le P. Bouflìn-gaut, Voyage des Pays-Bas.

LILYBÉ’E, Ville ancienne de Sicile, avec un Cap de cenom. La ville est appellée aujourd’huy Marfala , & le CapC apo Coco. Ce Cap est dans la vallée de Mazara , 8c le plus Oc- icidental de Piste > dont il est l’un des trois principaux. Lesdeux autres font Pacbimm & Pdorus.

LIM A. L’un des trois Parlemens du Perou, selon la divi-sion qui en a été faite par les Espagnols, en Latin Civit is Re-gum. II prend son nom de la ville capitale de Lima , & s’étendentre le Nord 8c le Sud, depuis le sixième degré du Pôle duSud, jusques au dix-septieme, ayant de longueur deux censvingt lieues le long de la côte de la mer, depuis le cap d’Aquiaoù lìnir le Parlement de Quito, juíqu’à Arequipa où com- jmence celuy de los Charcas, &cent lieuës ou environ delar- jgeur de l’Oiiest à Test , & fans compter les régions spacieusesqui ne font pas encore assez découvertes vers les Gouverne-mens du Brésil & de la Plata. Ses villes font Pavilla, Miraflo-res, Truxillo, Lima ,San Juan de la Vittoria , San Jago de losVallès, Léon de Guanaco, Cuamanga, Cuíco, San Franciscode la Vittoria, San Juan dcl Oro , Arequipa , San Miguel dela Ribera Valverde, Canete, Castro Virreyna & Ocona. Gar- |cilaso dit que ceux du Perou donnent le nom â’ïunca à toutesles terres qui font proche de la mer, & en général à toutes les icontrées chaudes, ce qui a fait que les habitans de ces contrées !ont été nommez ïuncas ou Tungas. Tous ceux qui demeurentproche de la mer depuis Truxillo jusqu’à Tarapaca, avant qued’avoir été subjuguez par les Incas, adoroient la merqu’ilsnommoient Manucbocba , ainsi que la baleine & autres pois-sons,non feulement à cause qu’ils en étoient nourris,mais aussiparce que leurs champs qu’ils avoient accoutumé d’engraisseravec du poisson,en étoient rendus fertiles. De la ville de S.Mi-guel jusqu’à la Vallée de Motape,il y a vingt-deux lieuës d’unchemin difficile & sablonneux. A quatre lieuës de Motape onentre dans la fertile vallée de Xaianca , large de quatre lieuës& coupée par une petite rivière , d’où les habitans conduisentl’eau dans des fossez pour arroser leurs campagnes. La Nobles-se du Perou y avoit autrefois plusieurs Métairies que culti-voient leurs esclaves. On passe de là à la vallée Tuqueme, puisa celles de Cinto, deColliquen &de Zana, d’où il y a deuxchemins» l’un qui va à Truxillo , l’autre vers les montagnes &à Caxamalca. Sur ce chemin on rencontre Ja bourgade nom-mée Pucblo Novo , où il y a un Monastère d’Auguiìins qu’onappelle Guadalape. Entre ces vallées il n’y a que des mottes delabié &des pierres, fans que l’on y trouve aucuns animaux,arbres ou herbages. C’est un pur desert 8c on n’y peut voyagersans prendre des guides. Apres Zana fuit la vallée de Pasca-mayo qui est tres-fertilc. De Pafcamayo on passe à la vallée oùl’on cultive des cannes de sucre, & où plusieurs sortes de fruitsse trouvent cn abondance. On entre de iàdans celle de Chimo ,où la ville de Truxillo est située. De Chimo on vient àGuanape , & puis à Santa, vallée fort longue & large. De lavallée de Santa, on passe dans celle de Guambacho, à unejournée & demie de laquelle est la vallée de Guarmey. Ontrouve ensuite la vallée deParmonga , à deux lieuës de laquel-le est la rivière Guama, qui descend en la mer du Sud par unevallée du meme nom. De Guama on entre dans la vallée deGaura, puis on vient à celle de Chançay . où la ville d’Ar- 'nedo est située, & enfin à la vallée de Lima. la plus grande& la plus large de toutes celles qui sont en la plaine depuisTumbez, L’air y est si temperé qu’on n’y souffre aucune in-commodité de la chaleur. La plus grande est dans les mois deDecembre , Janvier , Fevrier & Mars. Les habitans y mois-sonnent leur froment pendant ces deux premiers mois. Lesraisins commencent à se former vers Noël, & sont murs aumois d’Avril. Leur hyver est depuis May jusques en Septem-bre. Tous les champs de la vallée de Lima sont arrosez de troisriyiercs en l’espace de six lieues, 8c entrecoupez de plusieurs

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métairie^ <

fossez, ce qui fait qu’on y voit plusieurs villages L Ajardins & vergers. La fameuse ville de Lima y est aU ssí

quatre lieuës delà on découvre la vallée dc Pachacan^)^

belle que fertile. On tient que celle de Chilea i u ,derniere. A trois lieuës de Chilca est Ja vallee dequ’une petite riviere séparé en deux, & qui est pr e H ^ 1*couverte d’épaisses forêts. Cinq lieuës au-delà on entre ,,vallée de Guaco, dans laquelle on voit les restes d uneressequeles Incas avoient fait bâtir. A deux lieuës d e , fnés vers le Sud, la riviere de Lunaquana descend d aI j^n-du Sud , & donne son nom à la vallée qui est au piedtagnes , & qui abonde en bons fruits, fur tout en râl ll \ leímes de Grenade & coings , qui l’emportcnt en bon ' r

autres fruits du Perou. Six lieuës au-delà est la grande »^ 5 ,

ble vallée de Chinca. A Chinca succédé la vallée y e > ^seconde en arbres fruitiers & en vignes, & coupp ee F • rr o-belle' riviere d’où l’on a tiré plusieurs grands canauXss cr jssent ses campagnes. A celle-cy est jointe la vallée de ^ vJ |-où il y a une ville de ce même nom. On trouve en ^ ul ^ e or0 bt clées de Lanascar,enommées anciennement par l&grajid ^ cSd’habitans que les guerres civiles ont presque tous detru _ n ,Incas ont eu un édifice admirable, & des munitions en •*. u |ieftité dans lune de ces vallées qu’on appelle d’un nomP ar cant) esCaxamalca. Aujourd’huy les Espagnols y cultivent^de sucre, en telle abondance , que quoy qu’il y soj ta _ \fiprix, le revenu en est quelquefois de trente mille ' fui*vallées de Hacari, d’Oconna , de Camana & de QE 11 sivent celles de Lascana. La ville d’Arequipa est bâtie ^ ^vallée de Quilca , d’où l’on entre dans celle dede là à Tambopalla & à Ylo, & enfin aux vallées de 1 ariches par les mines d’argent qu’on dit qui s’y trouve» -tes ces vallées sont dans la plaine du Perou le long “Cjusqu’aux dernieres limites du Parlement de Lima. Lio. chap. 19.21. 24. 25.2 6. £ ; ì si

La côte Marine de ce-même Parlement, comme . ^pointe ou cap del Aguia, où cesse de Quito finit. On ^ f.bord au devant du Continent, les Isles appellces co ^ ^ment Delobos Mar'mos , l’une & l’autre à quatre ^ ueS £ ft celì*peu plus de la terre ferme. Vers le Sud-Est de ces Islesde saint Roch,vis-à-vis de Ja riviere de Pafcamayo. Op ^ ap'quantité de veaux marins dans cette Isle, & force od? a gjlepeliez Pinguins, mais esse ne produit ni arbres ni ^ c } b fJ,ìc f- 1est environnée de durs rochers au dehors, & pleinededans. On rencontre d’abord au Continent le Port 1go, appellé ainsi, parce qu’il r/est pas à l’abri deslieuës de là est un autre Havre, nommé El Arrefjco de - j^ e d 6mal assuré contre les tempêtes.II esta deux lieuës de l a p 0 rtce nom, qui est au dedans du Continent, & qui a un . aU e Si Sss Cnommé Guancacho, qui en est éloigné de quatre ìiCp * na pe jlieuës au-delà, le long de la côte, est le Port de Cpuis en courant vers le Sud, on trouve le Port de ->2 ^(jë,la hauteur de neuf degrez vers le Sud. Cette côte e ^cs*fans montagne , sablonneuse , & n’a ni rochers nII y a cinq lieuës de Santa à Ferrol. C’est un Port , CO i> ea u Ílí& assuré, mais il n’est pas propre pour y prendre de ^ , jjídu bois, ce qu’on peut faire au Port de Cazmaquj jjetllieuës delà. Guarmey en est éloigné de huit. C’ev , oíi yqui n’est connu que par I’abondance du chardon q^e ^gs,trouve. De Guarmey jusqu’à la Barranca , il y a ving8c six de la Barranca jusqu’à Guara. C’est lin Port ^ u F_ £rta jriSquel il y a des salines , & qui est à quatre lieues de g strochers qu’on nomme Farallones, & dont la terre r c . - L \e

bordée par une âssez longue fuite, le dernier étanthuit lieuës du premier vers le Sud-Giiest. Le Port sl e j e lìqui est celuy de la ville de Lima , se trouve ensuite, c ejuíques au Cap de Guarco, on compte vingt lieues- 0eCap jusqu’à Sangaîla, il y en a quinze.C’est un8c tres-commode, à quatorze degrez ou environ de iflcvers le Sud. Auprès de ce Port, il y a une moy el ct jre 5 »qu’on appelle De Lobos , 8c sept ou huit autres plu*.P j’caiípartie bassés, partie hautes, mais toutes dépourvu?douce. Elles n’ont ni arbres ni herbes.C’est seulementtraite de loups marins, & un repaire d’oiseaux defuite ou trouve une autre Isle appellée aussi de Loup* e |téloignée du Cap de la Nasca de douze lieuës. L’^nct^ ^ 0 r-bon pour les navires, mais le rivage est fort diffi-U? f£ 1 i

der, à c^sse des grandes ondes, que roule la ^ ^

terre , &qui renversent assez souvent les chaloupes. piisi*saint Nicolas est ensuite à quinze degrez & vingt * S atide la Ligne vers le Sud. II y a douze lieuës 8e!à ] u ss sl j);íPorc d’Hacari, où ceux qui navigent cette mer vonî F