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Tome II. [E - O.]
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d'0' 1Vres * Qíl an d on est sorti delà , on trouve Ja riviereCet ; Qt1na . & un peu plus loin celle Camana, & enfin Quilca.,'vallée avance en mer vers le Cap de S. Laurent, derrieree nfe ' Qne îiviere d’une embouchûre étroite-, & commeentre de hautes montagnes. Elle fait le Port d’Ar*^aìssr £ Qiì^ ca jusqu’à l’Ifle de Chuli, qu’un petit Détroit,li eiJ -. a * ez profond, sépare du Continent, on compte douzeh pf ’ & il y en a deux delà jusqu’à la riviere de Tambopal-tw e °ù finit la côte du Parlement de Lima, & où com-li* ce ce He du Parlement, appellé De los Charcas. * Laët,

0°' àZZ-

t 'oìn ^ à ^ ville de Lima , située dans la vallée de ce mêmeq U ' e ll‘ c>e fl la Capitale de tout le Perou ,& il n’y en a pointtìtfg j, ne snrpaflè en magnificence & en grandeur. Elle al( Qv Archevêché, & c’est le séjour d’un Viceroy pour leer > f* ^P a S ne * François Pizarro, qui en jetta les fondemens

3 (j"il 55 • la nomma Ciudad de los Rejes , parce que les habitans‘vif! envo y a - y vinrent le jour de l'Epiphanie. Elle est toutep ír i 5 en quartiers quartez, chacun de cent cinquante pas,^tisa Ue ^ s P a fl en t des rues également larges, toutes droites, &ét en > 1 ^. Unc courbure ou détour. II y en a vingt-deux qui fontlçjq o U j S l'Est à rOiiest, & quatorze du Nord au Sud. Verspiç re * Pâlie une grande riviere, fur laquelle i! y a un pont deQj S a ^ e , z bort, qu’on y fit bâtir, quand le Marquis de Mon-le f-, u a r° s étoit Viceroy de ces Provinces. Au même côté estVe rs wy P r g fâint Lazare , divisé auílì par quartiers, &toi J h * raent » est un autre fauxbourg où demeurent envi-latrg Ulc cen s familles d’Indiens fort riches , qui sçavent laterr e 6 Espagnole. Ce Fauxbourg est ceint d’un rempart decjnel j- avec ses portes, Sc il a son Lieutenant Particulier, au-Ut) (>ont sujettes quelques bourgades-de la banlieue. II y a1 « Vie ° e <-í e J eluires. Le Palais Royal est dans la ville, &<M e n e r°y qui l’occupe > préside le plus souvent au Conseil,C or te Cor nposé au moins de huit Juges, de quatre Alcaldes decì Crs ' de deux Avocats Fiscaux, & de quelques autres Offi^ Uc ats ç a P?ointemens du Viceroy sont de quarante milleles q* ^.°.n Capitaine des Gardes, le Couverneur duPort,hej ^ 0tl s e fllers du Parlement & les Capitaines appeliez Mas.c onre s C4m f 0 > en °nt tou s chacun trois miile.Le Viceroy donneCeljgj , Ces larges à qui bon luy semble, à l’exception de^‘ c Ute C Conseillers. II a auíîi en sa disposition plus de centar >ces , dont il peut gratifier ses amis, ce qui est pournn etl * 8 r and avantage , puifqu’en trois ans qu’elles durent,klì (j e f >euc tirer cent mille ducats. Le revenu de I Archevêquequi et/ ente m ill e * II y a plusieurs Chanoines & JPrebendiers,^ ra ndepi t c ^ lacun can< l ou six mille. Au côté Oriental de laV Mié o, , ace où le Palais du Roy est bâti, on trouve l’Arche-fìquej , ' a grande Eglise. Au Méridional sont plusieurs bou-^reff e e Marchands,& quelques autres vers l'Occident;avec lesériai pukp logis duPrevôt de la ville.Vis à-vis est l’Ar-

^nist ° lc » rem PH de routes sortes d’armes & de beaucoup deHuilons de guerre. Huit rues aboutissent; à cette Place, au’ïùeren . ^ a 3 ue ^ e on volt une tres-belle fontaine. La pre-r>al p^y- 1 le long de la maison du Prévôt & de í’Arse*ps a U(ie p^ C ’ "?^e à la riviere & au pont , entre lequel & lai Paré n aCC ’ ^ a 'y a outre le Palais, qu’un quartier qui en est6 FauxK 1 Unc ru ^ floi le traverse. Au delà du pont on pafle parà j ° Ur .8 clc saint Lazare vers le chemin Royal, détour-^e riv'^^" droite le long de plusieurs jardins jusqu’à unedeç> le ^ e > fur les bords de laquelle est située la bourgadet ^acç Va ° à q uatre lieues de la ville. La seconde rue tire de‘’tançQi Vers . Marché public, le long du Monastère de saintjj«ses m S occupe deux quartiers avec son jardin. Le longyirite ç, U - alIles » l a ruë mene au Monastère des Religieuses de^Qrj. r aire & delà droit au Fauxbourg des Indiens vers leVò atr ? isié ™qui commence k côté de l’Hôtel del’Ar-y°it r e ’ tlre vers la Place de l’Inquiíition, fur laquelle onhtCaridad , où sont reçues les pauvres filles &H* delà à 2 f ^ UC ^ CUr mauvaise santé empêche de travailler. Onso^elio" a ^ ace de sainte Anne , fur laquelle est le Con vent10 . n tr^ìt i CS s^^hauflées, & l’Hôpital de sainte Anne, oùsl, c cqij. £ es Indiens quand ils sont malades. La quatrièmev'tne Vç e " ce dés la Place qui est devant la grande Eglise, Scs d f) n s[ S d Monastère de Ja Conception, grande & riche* r ich yî^rcuses. Plus avant est f Eglise de saint André,. e ,. H ôpital des Espagnols» La cinquième coupe le^ itc hanH u na * à la grande Place, & paflànt par la Place desdp S c d ra ps » elle mene vers le Midy le long du Mo-h ^ficarn - res f* Mercede , & de celuy des Religieuses^ftere atlon , qui occupe deux quartiers, Sc delà au Mo -s Nouveaux Cordeliers qu’on appelle Recolets. La

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sixième commence du même fôté , & après avoir pafí'é léquartier des Marchands, elle rase l’Eglisc Paroissiale de saintDidier Si l’Hôpital des Convalescens, où font menez dugrand Hôpital, les Espagnols > pour y demeurer jusqu’à cequ’ils soient en état de se remettre au travail. Elie va jusqu’àla Magdelaine, bourgade d’Indiens à demi-lieuc de Lima, &juíqu’au bord de la mer, qui n’est éloignée de la ville de ce*côté-là , que de trois quarts de lieue. La septième rue com-mence au côté Occidental de la grande Place , & ayant em-brassé plusieurs boutiques de Marchands , elle continue versl’Eglisc de Monserate, & delà le long des jardins à la riviere.La huitième vade la grande Place, íe long du côté de la Pré-vôté dela ville, Lc ayant traversé un assez petit quartier, ellemene au Couvent des Dominicains qui passe pour le plus ri-che de tous. Du Monastère de saint François commence uneautre rue, qui va au Cdllege des Jésuites, appeliez là Théa-tins, derriere lequel il y en a une autre, qui conduit à faineMartin, second College de ces mêmes Peres, où sont environcinq cens Ecoliers, la plupart enfans des principaux du pays;ensuite elle mene à la Trinité, Couvent de Religieuses, à laMaison des Orphelins, à un troisième College de Jésuites, Scpar delà à Nofira St dora de lit Guadalupe, Monastère de Corde-liers. Le riche Convent des Augustins, la Paroisse de saint Se-bastien , celle de saint Marc, & le Monastère des AugustinsDéchaussez sont dans d’autres rues. Par la partie Ja plus hautede la ville courent deux larges canaux qui font tourner desmoulins, & dont on frit venir l’eau dans tous les quartiers,ensorteque chaque maison a son aqueduc. Elles ont toutes dessalles & des portiques, & plusieurs ont des jardins qui sont ar-rosez par ces aqueducs. La plupart n’ont qu’un étage, à causeque le bois ne vaut rien en ce pays-là, & qu’en peu d’années ilest tout gâté de vermoulure. Les murailles n’y sont presqueque de sommiers & de planches avec du mortier, & les toitssont faits de chevrons mal polis, couverts par dessus de toilespeintes, ce qui suffit contre l’air, parce qu'il n’y pleut jamais.Lima est la ville la plus marchande de toute l'Amerique Méri-dionale , & même en quelque façon la feule fur la mer du Sud,puifqu’on y amene tous les trésors d’or & d’argent des Pro-vinces voisines du Perou & du Chili, & que la plupart desmarchandises de I'Europe y sont transportées de Panama & au-tres villes, ainsi que celles de la nouvelle Espagne. Elle n’estceinte d'aucune muraille ni d’aucun rempart, & il n’y a pointde garnison. On trouve seulement aux environs, plusieurs jar-dins , qui sont fermez de terrastês. On dit que les BourgeoisEspagnols, tant hommes que femmes, n’y sont au plus quecinq mille, &que dans la ville & dans la banlieue’, on compteau moins quarante mille Negres de tout sexe & de tout âge.Ils íes tiennent Ja plupart-fans armes pour n’en avoir rien ìcraindre. II y a peu de Soldats dans Lima. Outre deux Cor-nettes de Cavalerie, l’une de Lanciers & l’autre de Carabi-niers > entretenus par le Roy, & qui accompagnent Je Viceroyquand il sort, il n’y a au plus qu» huit Enseignes de gens depied, composées des principaux Bourgeois, chaque Compa-gnie de ccnt cinquante hommes fans aucune solde, & six censhommes de cheval. La Magistrature est de vingt-quatre hom-mes , tous fort riches. & du rang de ceux qui tirent service desIndiens. * Laët, liv. io. cb. zz.

LIMA. Riviere du Portugal qui a fa source dans la Galice,en Latin Limius , Limia , Sc umnea. Elle traverse la Provinced’Entre-Douro Sc M 'mbo, Sc aprés avoir arrosé Ponté de Lima SeViana de fos de Lima , elle va se décharger dans l’Ocean Atlanti-que. * Maty, Dilt. de Holl. 1701.

LIMA ou P ontede Lima. Ville du Portugal dans laProvin-ce d’Enrre-Douro & Minho, en Latin Limia Sc Forum Limi -corum. Elle est située fur la riviere de Lima à quatre lieuesde Braga vers Je Nord, Sc capitale d’une contrée de son mê-me nom. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

LIMADURA, Village des Indes,situé à trois lieuës de laville de Cambaye. II est renommé par une mine de Calcédoi-nes , sorte de pierres précieuses que l’on y trouve. On entire de rouges, de blanches , & de mêlées qu’on appelle Ba-fajora. Plusieurs Marchands de divers endroits viennent s’enpourvoir en ce lieu-là,& abordent avec leurs vaiíïiuxftiíques àNogar, Port de mer qui n’est pas fort loin de cette mine. *Voyages de Vincent le Blanc , r, part. chap. 15.

LIMAGE. Riviere de Suisse. Elle sort du Lac de Zuric,

Sc s'appel le Aa, pendant qu’elle coule dans la ville à laquel-le ce Lac donne son nom. Sitôtqu’elie est hors de l’enceintode ses murs, elle reprend le nom de Limage.

EI MAGNE. Contrée faisant partie de l’Auvergne qur-estaux environs de la riviere d’Ailier, en Latin Limant C est ce