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Tome II. [E - O.]
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tre autres succesicursBrandsCastiglioni, Cardinal. On voitdans la Cathédrale plusieurs Tombeaux d’Evêques, parmi les-quels ceux de Hannuier Anglois de Nation, de Guillaumed'Etouteville» qui a fondé à Paris le Côllege de Lisieux, 8cde Pierre Cauchon , font remarquables. Les deux premiers,l’un de bronze, & l’autre de marbre blanc sont renfermez dansJe Chœur. Celuy dc Pierre Cauchon, qui étant Evêque deReauvais, jugea la Pucelle d’Orleans , eít auífi de marbreblanc, mais il est dans la Chapelle de Notre Dame, qu'il fitbâtir, Sc où il fonda tous les jours à perpétuité, pour réparataon de ,ce Jugement qui lui procura l Èvêché de Lisieux, unehaute Meífe de la Vierge que chantent les Enfans de Chœur.Le Chapitre est composé d’unDoyen, d’unGrand Chantre,d’un Trésorier, d'un Chefcier, d’un Ecolâtre , d’un Théolo-gal , d’un Penitencier, de quatre Archidiacres, detrente-íixChanoines, de deux demi Prébendez autrement Soû-Chan-tres, de quatre Vicaires, de trente Chapelains, de huit Officiers, nommez Douze livres, de quatre autres, qu’on appelleDemi douze livres, de six Enfans de Chœur, d’un Maître deMusique St d’un Organiste. Le Palais Episcopal est tres-digned’être vu, fur tout ì’efcàlier qui est parfaitement beau 8t tousles appartemens. II y a un jardin tres : agreable , non feulementpour la belle vûë quis’étend plus de six lieues le long de lavallée du côté de la mer,mais encore parles jets d'eau, &parles cascades qu’on y voit. Le Doyen a son Official dont laju-rifíiction s’étend fur la ville & banlieue. La plupart des Di-gnitez, des Chanoines St des Chapelains sont fort bien logez.L’Eglifc de S. Germain St celle de S. Jacques sont deux Egli-ses Paroiffides, dont les Chanoines sont Curez primitifs. Lapremiere a quinze cens feux, 8c l’autre douze cens. Le Clergéde ces deux Paroisses est composé de plus de cent Prêtres.Les Religieux de l’Ordre de la Trinité pour la Rédemptiondes Captifs ont en cette ville un Convent considérable , oùils reçoivent tous les Religieux paflàns avec une grande cha-rité. Leur Eglise est tres-propre & embellie de quantité de ta-bleaux de ceux de leur Ordre. La contre-table de leur grandAutel est ornée de cinq grandes figures qui sont admirées detouc le monde. Les trois qui sont au dessus, reprefentent unAnge revêtu d’un habit blanc, ayant comme les Religieux decet Ordre, une Croix rouge & bleue fur l’estomach. II tientdeux Captifs enchaînez, Scies deux autres qui font aux cotezde l’Autel, reprefentent leurs deux Patriarches S. Jean de Ma-ta , & Félix de l’illustre Maison de Valois. Aux cotez dugrand Autel, sont deux Chastes de Reliques, Si au pied duCrucifix est celle où font renfermez les ornemens de S. Tho-mas deCantorbery, qui a dit la Messe en leur Eglise. On yvoit auflì un morceau de ses Reliques & un os de S. Philippe.,Leur Sacristie est enrichie des plus beaux ornemens de la ville,& leur Chapitre & leur Réfectoire sont tres-bìen boisez. Larivière lave les murailles dc leur jardin. Ces Religieux pre-sentent à un Prieuré & à quatre Cures, 8í ont la direction del’Hôpital de la ville, dont ils font Administrateurs temporels& spirituels depuis l’an 1160. Les Urfulines fe sont établies àLisieux en & ont pour Fondateurs le Baron d’Angerville,& le Sieur Piperay, Grand Penitencier. Leur Convent estd’une grande étendue avec une fontaine au milieu. Leur Cha-pelle est tres-propre, 8i l’on y voit une belle Châsse rempliede Reliques. Ces Religieuses sont d’une tres-grande utilité ,non feulement dans la ville, mais aux environs, par l’instruc-tionqu’elles donnent aux jeunes filles qui viennent de toutesparts en leurs Classes. Les Filles de la Providence fe sont éta-blies depuis peu données dans la même ville,&ont loin d’ailerinstruire les jeunes filles dans la campagne.Les Peres de laMif-íìon de l’Institution du Pere Eudes, ont depuis quarante ans ladirection du Collège, St leur Maison est le Séminaire où l’oninstruit la jeuneílè qui aspire au Sacerdoce. lis ont élevé un su-perbe bâtiment dans un des plus beaux quartiers de la ville,oùil y a dix-huit rues la plupart fort larges.Les fontaines tant pu-bliques que particulières qui so.it en grand nombre en diversendroits, & qui forment autant de ruisseaux qu’il y a de rues,les rendent fort nettes. 11 s’y dent trois Marchez chaque se-maine , & plusieurs Foires en divers temps. La Maison de Vil-le est gouvernée par un Maire. Il y a encore un Procureur duRoy & un Greffier en titre d’Office. Tous les trois ans onélit deuxEffievins parmi les Bourgeois.

Le plus considérable des quatre Fauxbourgs, est celuy desaint Désir. Dans ce Pauxbourg est une belle Paroisse dédiéeà ce Saint. On y vient de toutes parts invoquer saint Ëutropequi en est le second Patron. Elle est desservie par deux Curez& par plusieurs Prêtres. L’un de ces Curez est obligé de direfous les jours une haute Meíïê à l'Abbaye aux Dames. C’est

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ùne Abbaye Royale de la Fondation de Hesiry . Due <je^mandic St Roy d’Angleterre, & de Hugues ion n eve ut enbâtir l’Abbaye Se lui donna de grands revenus. Il uro Mollitodeur de sainteté en visitant son Diocèse l’an 1077- *7. ur Jeêtre inhumé dans leur Eglise. Madame de Matignon-PEvêque, qui en est aujourd’huy Abbesse, a fait re 4 j| yle Convent, Se élever une Eglise magnifique , sur wl'

a un tres beau dôme. Les Religieuses sont Bénédiction-tigées. Les Dominicains ont auífi leur Convent dans ^gr-bourg. Leur Eglise est grande, belle, tres-bien P e f ce£ Qsd^‘née de beaux tableaux des Saints Si des Saintes de l cur e [tCe Convent est situé dans une Iíle. Celuy des Capu ^ j 3 r-dans le Fauxbourg de Pâtis. Tout y est fort propre & ufldin est tres-bcau. L'Hôpital General est au dessous-fort grand bâtiment construit depuis peu d’années- ^ ]íOn fait tous les ans une cérémonie fort particulière ^ville de Lisieux, la veille Si le jour de S. Urlin donto^ j tr «la Fête le 11. de Juin. Deux Chanoines qu’on élit a uígeneral pour être Comtes, suivant un accord fait avC j 0 u»que, montent à cheval en surplis, ayant de grandes ^ uf5ieres de fleurs par deflus, Si de beaux bouquets auuj ^à la main, Si font précedez de deux Bâtonniers, de «e ^ ^ tí ,pelains St de vingt-cinq hommes d’armes, le c affl ue Lg-jetfla cuiraíse fur le dos Si la haiebarde fur "épaule. Les aV cCde la haute Justice les suivent auífi à cheval, en rc ?° e ^ ndes bandoulières Si des bouquets de fleurs à la main- ]jéquipage, ils vont prendre possession des quatre poù j e Jville , où ils laissent un nombre d'hommes armez d e L ..nie

cap pour les garder. 11 y a plusieurs maisons oblig ees j (o$ces hommes. Lorsque les Comtes arrivent aux portes flornées de feuillages auísi-bien que celles de leurs ^ v j[Jt.avec leurs armes dessus, on leur prefente les clefs d e . f JeLes droits de la Coutume Si de la Foire qui fe tient le ) t ìS. Ursin leur appartiennent, à condition qu’ils don 11 ce ([echaque Chanoine un pain Si deux pots de vin. L’Eveq^^cSd’être Comte pendant ces deux jours. Les Chanoinessont fes fonctions. Leurs Officiers mettent la Police» # ' ^pstoutes les causes civiles Si criminelles. Si pendant ce £ fed'quelque Benefice vient à vaquer, les deux Comtes y 1tent. ^,,5 Je

On a remarqué une chose singulière. Ç’est fl ue uC „nd etemps que les Calvinistes étoient tolerez en France, a glacette Religion n’a pu demeurer ni subsister àLilicuX fjournée de S. Bahhclemy.de l’an rp/z.On attribue j &fermier. Evêque alors de Lisieux, premier .pon/

Confesseur de Henry II. qui ne voulut point foufh irmassacrât aucun Hérétique. Ceux qui étoient dans 1 e [( f Jede Calvin, ses abjurèrent, sitôt qu’ils eurent appris la .. j 0 ii'leur Evêque, Si depuis ce temps-là on n’a vû aucun R Jenaire dans la ville. 11 s’y foie une grande fabrique, de w , { 0 fé 9frocs Si de pinchinats. Les toiles fe portent à Paris ,& j^bi'de laine de toutes parts, ce qui fait subsister beaucoup ^ g(ltans. II n’y a point de Lieutenant de Police. Cette L 1 ^ Jeexercée par les Officiers dc la haute Justice. II y 3 fl ua ,j e5 J e5belles maisons aux environs de Lisieux, comme ct 1 pj-jji'Marquis de Prix Si de Pierrecourt, celles des Barons pn-gy Si de Combray, St celle d’Hcrmival. Le Châteauj|sges est la Maison de plailance des Evêques ; mais c0 ^b.ene font point habité depuis plus de cinquante ans > L ^ i è íen ruine. Au dessus de Lisieux du côté de l’Orient * 1 ^ p C llebelles campagnes tres-fertiles en bled ; c’est ce ^

le Licuvin. Au deflbus vers l’Occident est le pays d Jedu côté du Septentrion font de beaux herbages j 3 3 Jj.ÍJjFbœufs qu’on engraisse pour envoyer à Paris. * Le P- J etiste de Bonnefons, Mémoires manuscrits. . r , vi^ e

LISIMACHIA. Les Anciens ont nommé ain» 1d ’Hexxtnili, qu’on trouve dans l’Isthme de Corinthe- se

LISLE. Ville du Comté Venaissin en Provence. Ltuée dans une campagne tres-fcrtile à cinq ou six íi eu£ ', onn é j egnon , 8t à un peu moins de Carpentras. On lui a . j- e nv*'nom qu’elle porte à cause de la riviere de Sorgue q u .tonne, 8c qui a íà source prés delà du côté de Vauct uLISMORE. Ville d’Irlande dans la Marnons, e | ^ J»Lifmora. Elle est du Comté de Vaterford, Si située J erivière de More d’où elle a tiré son nom, à onze v j|le*

Coilte Si à treize de Vaterford , entre l’une Sc 1 $iecl^ sLismore a titre d'Evêché, auquel il y a plus de J* -0 , j a pré'que celuy de Vaterford a été uni. Cette ville ^ q ( q£‘

rogative de pouvoir députer au Parlement. * Áudm ranc. & mod. tome i. Maty , Ditt. de Hall. 1701. e

LISONZO, Riviere d’Icalie, qui tire íà source »

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