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plus de la haine que de l’ambition, ensorte que c’est la seuleraison d’Etat qui les unie, parce qu’ils croient que s’ils étoientséparez > ils seroienc trop foibles pourrclister à leurs ennemisles uns fans les autres. Cétte Province étoit comprise anciennement dans la Sarmatie Européenne , & a servi de demeureaux Venedes qui étoient divisez en Carpiniens, Phinniens,Galindes, Sudeniens, Cœstobogiens & Igilliones. Ils ado-roient le feu , & les serpens , & croyoient que’.la demeure desDieux étoit dans les forêts. Ils brûloient les corps de leursMorts avec leurs chevaux, leurs armes, deux chiens de chaise,& ce qu’ils avoient le plus aimé pendant leur vie. Ils dan-soient autour du bûcher au son des trompettes & des tam-bours , & offroient à ces cendres du lait, du miel, & de l’eau.La plupart d’eux ne vivoient que du butin qu’ils enîevoientpar les fréquentes courses qu’ils faisoient sur leurs voisins ;mais les Ducs de Kiovie ayant enfin reconnu que leur mul-titude mal adroite aux armes ne valoit pas de petites trou-pes aguerries, les réduisirent, non seulement à s’abstenir deîeurs brigandages, mais encore à payer quelque tribut. LesLithuaniens le regardant comme une espece de servitude,ne trouvèrent point de meilleur moyen pour s’en délivrerque sélection d’un Souverain. Vithcven qu’ils choisirent pourleur Duc, n’eut pas plutôt établi chez eux l’autorité qu’ilsluy firent prendre, qu’il remplit de soldats toute la Ruílie ,vengea les injures qu’avoient reçues ses ancêtres , & con-traignit la meilleure partie de ce grand pays de se rendreleur tributaire. Ses successeurs eurent encore le même avan-tage dans la Masovie & dans la Prusse, & la Pologne mêmene put se mettre à couvert de leurs dégâts. Leurs courses ayantattiré fur eux la haine de tous leurs voisins, les ChevaliersTeutoniques, à qui la Prusse fut abandonnée pour récompen-se , entreprirent de les subjuguer, & vinrent à bout de lessoumettre. Ainsi ils tomberent fous un nouveau joug qu’ilstâchèrent inutilement de rejettes jusqu’au temps d’OIgerde& deKeistuth leurs Ducs,qu’ils prirent les armes avec beau-coup de succès. Jagellon , fils d’OIgerde maintint le paysdans la liberté qu’il avoit recouvrée, & s’étant rendu re-doutable à tout le Royaume de Pologne , il promit de fefaire Chrétien ,& de joindre à la Couronne les Duchez deLithuanie & de Samogitie avec ce qu’il poíledoit dans la Rus-sie , si son consentoit qu’il épousât Hedwige, fille de LouisRoy de Hongrie , mort Roy de Pologne. Les Polonois ayantagréé cette proposition , la Lithuanie fut unie à la Polognepar ce mariage qui fut accompli en i;86. mais comme ileût été difficile de tenir en paix deux Nations si contraires,& que la Religion Chrétienne nouvellement établie pouvoitcauser tous les jours quelque révolution, Jagellon pour sa-tisfaire Vitold , fils de son oncle Keistuth , qui avoit droitfur une partie du Duché de Lithuanie, l’en investit, à condi-tion de le tenir en hommage de luy & de fa couronne. Wi-told étant mort fans enfans fan 1450. Jagellon pourvut Bo-leílas Suidrigelon son frère de cet important Duché , dont ilfut chassé par Sigismond , Duc de Starodat , frerede Vitold.Jean Duc de Czartorie ayant fait affassincr Sigismond, Casi-mir troisième fils de Jagellon luy succéda, & de leur au-torité les Lithuaniens luy firent prendre la qualité de GrandDuc. Peu de temps aprés ayant obtenu la Couronne de Po-logne , il créa Alexandre son quatrième fils , Grand Duc deLithuanie. Celuy-cy fut auífi éleu Roy de Pologne aprés JeanAlbert second fils de Casimir, & depuis ce Prince, la Lithua-nie n’a plus été séparée de la Pologne, les Polonois & lesLithuaniens étant convenus à son avenement au Royaume,qu’ils ne feroient plus qu un même peuple ; que le Roy s’é-liroit en Pologne ; que la monnoye scroit pareille ; que cha-cun suivrait ses anciennes coutumes , & que les Charges dela Cour & du Duché de Lithuanie subsisteraient perpétuel-lement. Quelques-uns prétendent que ce Duché a été nommé ainsi d’un Litalanus qui régna en ce pays, & d’autresveulent que lesLithuaniens soient descendus des Romains& que le mot de Lithuanie soit une corruption du pre-mier nom de l’Italie qui luy fut donné depuis que quelquesRomains curent habité cette Province. Vilna est fa ville capi-tale , & elle a le titre de grand Duché ,à cause de plusieursDuchez particuliers tres-anciens, qui sont dans son étendue,Sc dont la plupart ont été les partages des enfans puînez desgrands Ducs. * Le Laboureur, Voyage de la Reine de Pologne.
* Audiffret, Geogr. anc. &moi. tome 1.
Voicy ce que rapporte l’Auteurdès Voyages historiques del’Europe tome 8. chap. 4. touchant les cérémonies supersti-tieuses qui sc pratiquent en Lithuanie , lorsqu’on y mariequelqu’un d'entre le peuple grossier qui tient encore du Paga-
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nisme. Les filles dans plusieurs endroits tant de cette rece que de la Prusse portent une sonnette pendue àjusqu’à la veille de leurs noces. Alors celle qui doit I e | U yétant livrée entre les mains de deuxparens de l’Epoux»ôtent cette sonnette avec violence, & ravissent sa vl i$ a jsupposé qu’elle sait encore , aprés quoy ils vont dec a ^pere de cette fille, ou à ceîuy de qui elle dépendtres-satisfaits d’elle , & le prient de consentir qu'else Ravec un tel, cequi leur est accordé , & on appelle cela 1 ^çailles. Le jour des noces on mene la fiancée proengrand feu, & là on luy lave les pieds dans un bafliu , e . j#dé quoy on sc scrt de cette eau pour arroser le lit nU ] .m
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tous les meubles de la maison. Aprés cela on frotte ta ^de la Mariée avec du miel, & l’ayant conduite à t0 T piedportes de la maison les yeux bandez, on la fait fraps er , seo-
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droit. Ces cérémonies étant achevées, le Pretre bénit
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ment, du seigle , de l’avoine , de forge, des fèves,
& du pavot qu’on semé à toutes les portes , en P r0l uera ja-quelques paroles qui signifient que l’Epouse ne manq ^5mais de rien. Quand l’heure du coucher est venue, lessc saisissent de sa personne,Sc luy ayant coupé les cheve . j- U ’Jluy mettent une certaine cocffure qu’elle doit porter J j eSce qu’elle soit mere d’un enfant mâle, car avant cela on ^met pas au rang des femmes. Ensuite on la mene dans |, sl ubre en luy donnant quelques coups 8cen la grondant ’y trouve le mary couché à qui on la livre à peu pr es j^j-eîon livre les criminels aux bras de la Justice. Quelqu e * jU <aprés on leur porte au lieu de rôties , deux certains PTd’ours ou de bouc , cuits dans lá braise , que les JV " ^
nomment Parties principales. Ils prétendent que ces tn rJ Pcontribuent beaucoup à la génération , & par cette m e {fleson on ne tuë dans ces sortes de noces aucun animal q ul ‘être mis au rang des Eunuques. . 0 n 'j
Quant aux funérailles des Villageois de Lithuanifj^ j (fobserve aussi beaucoup de cérémonies & de supent jj f ge*Païens. Aprés avoir habillé le Mort,ils le mettent su rU 0$& scs parens boivent plusieurs coups à se santé en ^ ue lqU eplusieurs questions pour fçavoir s’il luy manquoitchose dans la vie, & ce qui fa pû obliger à voulo ir .^,jjleEn fuite si c’est une femme on luy met à la main une ^ ç £Í ,avec du fil, & si c’est un homme, les outils dont 1 aUt0 usvoit le plus ordinairement étant en vie, avec un ^ nCC i £tl t f a ‘ sdu cou. Ceux qui i’accompagnent au tombeau f en f 5avec leurs sabres en conjurant le diable de sc retir# . j e !íenfers. Us mettent dans le sépulcre du Mort, du P*' j’ e p erviande, de la biere , & quelque argent pour secoué ^(<>0funt dans ce voyage. Aprés cela ils sc rendent dans w -fotf sde l’heritier où ils trouvent un grand festin prcpar^^iiîJes conviez boiventa la santé du Défunt & laissent torn urr jrU r6la table un morceau de toutes les viandes pour se n0 cU x, í/de son ame qu’ils croyent venir manger & boire avCC Lêiïse *repas fini le Prêtre qui en est toujours, balaye luy' nt jí*chambre, & jette par les fenêtres tout ce qui s 'y. rC ^es 7en disent certaines prières par lesquelles il conjure R pse'se retirer puiíqu’elles ont bien bú Zc bien mangé , ca lefj'tendent que dans ces sortes de festins qui sont rCltercond, le troisième , le sixième , le neuvième, & I e /! s po^me jour, les âmes de ceux qui n’ont pas laissé des bj ifaire de pareilles fêtes viennent manger les restes ^ t îoij 5
l’honneur de qui le festin a été fait. Les mêmes fiss $ à e *s'observent aux funérailles des villageois de la Pr u11Samogitie. T . -je.
LITLANDIE. Province de Suede dans se L 1Vl’appelle aussi Lettonie & Letten. * Voyez, LettonI •LITOPHAUM. C’est le nom que portoit an cieMont, Ville de France dans le Gâtinois. c G £f) ^u
LITTANUM. Ville ancienne du Noríque. L e 0 uphes croyent que cette ville est aujourd'huy le Bo UI elage du Tirai, qu’on nomme Lutach. ,,. n alet £fr ,
LITTERWORTH ou Luttenvonh. Ville .‘J f* £ e Jf fdans le Comté de Leicester. Ce fut en cette vil se
Wiclef, Anglois, qui étoit Curé de la Paroisse ’ uf e ^erreurs, indigné de ce qu’on luy avoit ôté seCollege de Cantorbie.* Davity, Comté de L etce Jj’\né ete{ jLITTLEBROUGH ou Litdebouroug. Ville d .\yen t ’’dans le Comté de Nottingham. Elle est située fiR ^l’dî*quatre lieues de Lincoln vers le Couchant, & P rl ^ ^ jloxttm ou Segelocum d’Antonin. * Davity > CoW té
liâ Ttnhêrf'’ lí
LITTOMISSEL ou UutmjJsrl. Bourg dela ^
Latin Littomescum. Il est aux confins de se M° ra