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Tome II. [E - O.]
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pour sc j errer dans le Loson qui mêle ses eaux à celles du Gaveau deílus de la ville deNay.* Davity , Lear».

LOSON. Petite Riviere du Cotantin. Elle se forme deplusieurs ruisseaux qui viennent de Cametours Sc Carantilly ,8c arrose les Paroisses de Marigui 8c de Lorey où elle reçoitîe ruifleau de Cancerneur. De-ìà elle passe à Hautcville 1 c Gui-chard, lieu de la naissance de ces fameux Normans, qui con-quirent la plus grande partie de l’Italie , la Sicile, Naples , laCalabre Sc la Fouille. Elle va dc-là à Montani, à Mesnilvry,8c à Romilly; Scaprés avoir reçu le ruisseau deVaulouë, quia íà source au pied de Montevest, elle va se perdre prés deTripehou dans la riviere de Tante. * Vaudome, ManuscritsGéographiques.

LOSS A. Petite riviere d’Ecoiïe dans le Comté de Murray,en Latin Loxa. Elle arrose Elgin, d’où elle se rend dans leGolfe de Murray. * Maty, Ditt. de Eoll. ijoi.

LOSSE. Riviere de France qui arrose laGuienne. Elle a sasource entre des montagnes proche du village de Gallant, Scva se joindre â la Baise, une bonne lieuë au dessous de la villede Nerac, aprés quoy elle se rend dans la Garonne vis-à-vis del’erhbouchûre du Lot.

LOSSENSIS URBS. Les Latins appellent ainsi Borchloen,ville du pays de Liege.

LOT. Riviere de France, en Latin loda Olda ou Oldus . Ellea fa source dans le Gevaudan , au village d’Ollet à trois lieuesde la ville de Mende, prés de laquelle elle passe. Ensuite elletraverse le Rouergue au Septentrion , Sc grossie des eaux dela Trieure, elle entre dans le Quercy , passe à Cahòrs , reçoitla Sale , aprés quoy elle vient dans l’Agenois, arrose Ville-neuve & l’Odere, Sc enflée des eaux du Vert 8c de la Meuse ,elle se jette dans la Garonne proche d'Aiguillon. * Davity,Outre).

LOTHARINGIA. Nom que les Auteurs Latins donnentà la Lorraine.

LOTEIIANE, Lothien ou Lauden. Province d’Ecoflè, quiaboutit du côté de l’Efl-Nord-Est au Golfe ou Détroit appelléThe-Lnt, 8c du côté de l'Ouest-Sud-Oucít au pays de Cluy-disdale. Elle a au Levant le pays de Merk ou Merche, 8c auMidy celuy de Twedail. Ce pays, nommé anciennementPiót-Land , parce que c’étoit celuy des Pictes, fut la demeuredes Ladeni ou Gadeni de Ptolemee, peuple de Bretagne, 8c ily a des Géographes qui en tirent le nom de Lothiane. D’autresprétendent qu’il vient du Fleuve Leith qui se jette dans lamer au dessous de la ville de ce même nom. Quelques AuteursLatins ont nommé cette Province Lodeneium , 8c d'autres Lo-tbìana 8c Laudonia. Elle mérité le premier rang entre les autresProvinces, non seulement à cause qu’elle contient le Siégé desRois,mais encore parce qu’elle surpasse de beaucoup toutes lesautres en l’abondance des choses nécessaires à la vie.Son terroirest tres-fertile. II y a force agréables ruisseaux 8c prairies, 8cbeaucoup de petites forêts 8c de Lacs qui foisonnent en pois-son auíîì-bien que ses rivières 8c la mer voisine. Ces rivièresíontleTyn, les deux Esks, le Leith 8c l’Almon. On trouvedans cette même Province des diamans, des rubis 8c des tur-quoises , 8c dans ses rivières aussi-bien que dans la mer, deshuîtres à perles. Edimbourg est ía ville capitale. Elle l’estaussi de tout le Royaume. Les autres font Leith, Hadington,Linlithquo, Dumba , Aberborn > Muffelborrou , Borthwic ,Neubolte 8c Seton. Au dessus de la source de la riviere deTyn est le Château de Tantallon, 8c sur le même bras Nort-berwih 8c Oyrlton.L’Ifle de Baff est le long de cette Province,à mille pas du rivage, 8c dans le Golfe font celles de May ,de sainte Colombe, des Chevaux 8c de Gervé. Lç*Roy Jac-ques VI. donna le titre de Comte de Lothien ou Lothiane àMorcker, Baron de Newbotle. * Buchanan, De rébus Scoticis ,liv. i. Leílx , Scot. Defcr.

Quelques Géographes divisent la Lothiane en trois Baillia-ges , qu’ils appellent Schenfsdomes , des Scherifs qui en fontcomme les Gouverneurs, quoy que leur fonction principalesoit de rendre la Justice , 8c de prendre garde que les Loixsoient observées. Le premier de ces Bailliages est Edimbourg.II est entre les deux autres qui font Haddingtown 8c Linligth-gow. * Audiffret, Geogr. tome i.

LOTHÔPH ÂGES. Peuples anciens qui ont habité l’Iflede Gelve en Afrique, 8c qu’on a nommez ainsi à cause qu’ilsvivoient des fruits des arbres appeliez lotbos , qu’on dit êtreen grand nombre dans cette Isle. Cet arbre est de la hauteurd'un Poirier, 8c les feuilles font semblables à celles de l’Yeu-se, à l’exception de leur dentelure qui n’est pas entaillée siprofondément. II y a plusieurs especes de Lothos, qui se peu-vent toutes remarquer à la diversité de leurs fruits. Ils font

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de la grosseur d'une fève, 5 c jaune comme safran; /changent de plusieurs couleurs avant qu'ils soient P a . r . ^li-meurs. Le Lothos croît fort épais , 8c entassé parnU g, j’uflches, ainsi que le raisin. II est plus doux que la datt ^ut>,goût fort agréable. Les grains du Lothos qui font > an .font beaucoup meilleurs que ceux qui en ont. L e v £ te s ’ilfait de ce fruit ressemble au vin emmiellé, mais il j e »^ fa beîpasse dix jours. Les Italiens rappellent Bagobro > & 0

Sadar 8c Sedar. Les Lotbopbages outre le Lothos, lliad’une certaine herbe qui les rafraîchiflòit tellement > ss ^ Jlsen avoir mangé , ils n’avoient aucun besoin de o ^étoient honnêtes aux Etrangers , 8c ils en donnerent VjfiiiCques à Ulisse, 8c à ceux qui l’accompagnoknt, en le"^manger du Lothos, comme d’un mets tres - délicieux. £> e (lqu’ils en mangèrent tant qu’ils en oublièrent leurpeu-une qualité que les Anciens ont attribuée à ce si' uic> - tto jentpies n’avoient aucun foin d’enterrer les Morts. aleurs corps dans la mer comme des fardeaux íu utIterre. * Davi;y, Ft.it s du Turc en Afrique. , nS l'A -1

LOVANDO. Province du Royaume d’Angola ^ v jllífrique. Elle est divisée en trente-neuf Seigneuries, ,capitale est appellée Lovandofan Paulo. Les Portugal. 3 ^en 1578. fous la direction de Paulo Dias de uitf

mier Gouverneur qu’ils ayent eu en ce pays-w» ^ &grande ville située fur le penchant d’une montagne p r f jjíêsia côte regardant au Nord Ouest 8c au Sud Est- fc z ty:ll e5,8c les Maisons des Religieux 8c des Séculiers font a* $Cette ville n’est point entourée de murailles, & I e g c ptefl‘Port n’est défendue que par quelques boulevards.trion de Lovando est une montagne un peu plus haut ^ n0t flle fur laquelle on a bâti Paulo fan Lovando, Elle P° r ,/^en s »de ce meme Saint, 8c l’on y voit encore quelques 3 ^4.1*avec les ruines d’une Maison des Jésuites. Avant J 3 u c e,jfque les Hollandois se rendirent maîtres de cette j e díé 6Portugais y avoient six Eglises, sçavoir la Cathedra S jcà Nôtre Dame de la Conception, une autre au “ £ . £Sj ap'celle-là consacrée au saint Sacrement; celle des T ell j, ^ nt G 0 'pellée de saint Antoine ; l’Eglisc des Negres ou de ’u^pitdfer; l’Eglisc 8c le Convent des Cordeliers, 8c un j^nibí 2 :’nommé la Miséricorde. Cet Hôpital a vingt quatre c ^ ll f8c des Directeurs qui ont l’administration de ses * eV 3 yet> cconsistent en quelques terres 8c en des droits H 11

tous les vaisseaux qui y abordent. On y tient un M e ^{"erv 11Chirurgien,nn Apothicaire 8c plusieurs personnes p°les Malades. * De la Croix, Relation de /’ Afr. v jl|e 3Í

LOVANDO. Ifle que forme la mer vis-à-vis de ^ Jj-Lovando fan Paulo , à huit degrez quarante-huit rn h nU (;e tte I 5titude Méridionale. L’extrêmité Septentrionale £ae e fer>t eu11est à huit lieuës au Couchant du Fleuve Bengo, & ss ^bon abri aux vaisseaux. Son étenduë est du Sud- . fc d el’Ouesl, 8c du Nord-Est vers l’Est , 8c elle a dix ^ ç^elong, & seulement trois quarts de lieuë de larg e v0 itPqu’étant à l’un de ses cotez fur un vaisseau, on P e (eIí e-î eí 'mer qui baigne l’autre, 8c qui sépare cette Ifle de l* g e ng ame. Elle a été formée, selon Pigafet, du concours8c du Coanzaavec la mer. Ces Fleuves qui entrai" , #aijîcoup de fable 8c de boue par la rapidité de leurs e3 ^ nt Mrepoussez par la violence de la marée, 8c íe choq jispof 7 'tous trois avec impétuosité, jettent de l’écume & ^ oV , 3 nu 0 ‘qui s’étant accumulé peu à peu , a formé I’Iíle d e slU elq uCÎLe terroir est plat, sec 8c sablonneux, 8c il n’y a ^îridi° fì tbrossasses, 8c quelques buissons vers l’extrêmit eLa côte de cette Isle est si droite, qu’à un coup 0®. ^ pr 0 'du rivage, la mer a vingt-sept ou vingt-huit bf 3 “ e fçaii rí,1Cfondeur, 8c à une lieuë une fonde de cent brassés " .j , j] y 1trouver de fond. Son Port est au Nord. Du côté du ^ r 0 {$une ouverture.appellée Barra de Corlmba ,qui avoir aut £{ì i f 3 '

brasses de profondeur, mais l’cau en est presque entie cll pe°rie aujourd’huy.Des bancs deíableàsixpiedsdel Ç 3 • £Si qû ltoute l’entrée, 8c il n’y a que des esquifs 8c des ^ ^puissent les traverser. Les Portugais avoient bâti c ^ ^ ates aux deux cotez de ce Port que la violence des ^ j eS N'molies. L’Ifle de Lovando contient sept villages -fl a j £bitans appellent Libar ou Libata. Le plus considérât» ^ p 0 rt^du saint Esprit. Les Jagos en ont été maîtres > niais : u fqti.gais les en chassèrent en 1578. 8c les poursuis j q 3Maíîingan. Elle eíl présentement au Roy de £ C he ^ C ítire, dit-on , cent mille ducats de revenu de | a r j' 3 rg c . ncoquilles qu’on nomme Simbos. Elles tiennent " oU r ^aux Insulaires qui les pêchent, 8c qui les écha"ff.? p e tf 0 ^grain qui ne croît point dans leur Isle. Quoy ss ul

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