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V, S -°^Ìl Iesdans tollte ^ côte de Congo . comme ellesHiée s n 0t Pd ctat de celles de Lovando, elles sont moins esti-ftriç j ^elque aride que soit le fond de cette Iíle , l’indu-vi etlt ? s f^ttugais y a fçu faire des lieux de plaisance. II yfiguç ^ limons, des citrons, des oranges, des grenades, destiQ U ' "Cs bananes, des, noix de coco & des raisins. On yinfo j au “ì un arbre fort singulier que les habitans nommentles p * celuyque Clusius appelle Figuier des Indes &épais Aï ^ or ^ erai Ki tronc de cet arbre devient fort
tort haut, & pousse des rameaux de tous cotez. Cescsi es e tant encore jeunes, fe divisent en plusieurs bran-la terj nt quelques-unes tombent en bas, & venant à toucherd ’autr C ’ Cdes y prennent racine , pouffent un autre tronc,d‘an tr Cs rameaux avec d’autres filamens ; ceux cy en pouffentOrdin ^ à ainsi de fuite, ensorte qu’un de ces arbres occupeon t une étendue de mille pas de circuit. Ceux qui
pour r ■ r ^ es ff eux assurent que trois mille hommes armez feb4fl'ç s ° lent . Cac her entre fes branches. Non feulement les plusWc ',^"s même les plus hautes tiennent à la terre par ces
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Hie u ,ne peut pénétrer , & qui repousse la voix com-ief^i t e< -n°* Le tronc principal qui a produit tous les autres,éc tr -parquer par son épaisseur qui est quelquefois de plussiant 1S "rasiez.hes feuilles ressemblent à celles du Coignassier,í.ef r . V . ettes au dehors 8c blanches 8c lanugineuses au dedans,feftiii lt l^^oît lorsque la fleur est tombée , & sort d’cntre lesÌ! EH ^ S „ des jeunes rameaux de la même sorte que les figues.
ssHel" e ~ e n| amens. Cela fait une touffe de bois & de feuilles
fes 3'r S Comrne I e pouce & rouge par dedans & par dehors.te nt i ns teillent la premiere écorce de cet arbre , 8c en ri-íes, p. lle e fpece de chanvre , donc ils font des étoffes grofíìe-dr 0 j ts vient aussi fort bien à Gpa, & en d’autres en-f r ais Prt ^ n d es > où l’on en fait des pavillons pour prendre le
° ar ass n Cou P ant fos rejettons, Sc les petites branches qui em-^ l a terre. On trouve du menu bétail dans l’iste de Lo-êt,des pourceaux dans les bois. Ces pourceaux de^f et c l u ils étoient d’abord, ils font devenus sauvages. Pi-,Qllr antT^fl )rCe une t-^ofe surprenante à l’égard de Peau. Siter t£ e flux de la mer > òn creuse deux ou trois paumes en.flify ' 1 etl sourdra de Peau douce ; fi on le fait pendant le re-S ’ c Jte eau est salée. Les-canots des Insulaires font des3 v °iler PalmÌes a l udez ensemble. Ces canots vont à rames &
Vç ts lieues de Barra de Corimba , dont on a parlé ,Houj , N 01 'd-Est fur k terre-ferme, est le Cap des Palmes,ìl y e de Palmarinho ; & à deux lieues vers le Midy,^ port que les Hollandois appellent Slaperobleven ouc’est-à-dire, le havre des Dormeurs ou le Four àqui]l Çs ’ a cause que les Portugais,y font de la chaux de co-toìiie ^ d huîtres brûlées. * De la Croix, Relation de íAfrique ,
fov^^NGlRj. Contrée ou Province du Royaume dede Petf° d ? n . s îa Basse Ethiopie. Elle est arrosée de quantitéí-es h a j^. s civières , ce qui la rend tres-fertile ôc tres-peuplée.*!es dr »ans fe nourrissent de poisson , & s occupent à faire% nt Ps & des toiles. Ce travail n’empêche pas qu’ils ne^14^ Propres à la guerre que leurs voisins. * De la Croix,
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. - - , ou Lovanga. Royaume d’Afrique dans laPort et ^ ,i:ill ?pi e > dont les habitans , nommez autrefois Bramxs?cn Cp au lourd’huy le nom de Lovangas . Ce Royaume com
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-jl jtis^o.àssòus du Cap de sainte Catherine > & s’étend'|tué e s^ 11 a Une petite riviere qu’on appelle Lovango Louife,W de ° Us fo septième degré de latitude Méridionale. Il con-IPiîeft -^àé-lâ au Royaume de Kakongo, s’ctendant àr?ttibo v ^ u ' a mer d’Ethiopie , & à l’Est il a la terre dekùtite r* i Cent cinquante lieues de la capitale. Le Cap deI e ce R at îer fo e est placé au Sud par Pigafet fur les confins' e Lyp ^aume. II dit qu’iì s’étend au Nord jufqu’au Capte Ueil/ 2 Oonfalvez, & dans la terre ferme environ cinquan-Lono 0 , s ‘ Selon Samuel Bruno , la. riviere de Zaire ou deif termine au Sud, & le séparé du Royaume de Con-quì f 0n ^ "onne pour voisins à l’Orient les peuples d’Ambes«xre ce Royaume & les peuples d’Anzicos. Lovan-f nd Averses contrées dont les principales sont L o-Partagé ^ ov , 1 n S 9mon go , Cylongo Sc Pin , Sc il étoit autrefoisPiez, qu* p r erPes Souverainetez qu’habitoient differens peu-^ m 1 C .t fait une longue guerre. Ils étoient sauvages ,í étoit | an ? e °* ent les uns les autres. Leur nourriture ordinai-t ? Souc ananas & la venaison, comme la chair de sanglier,t> es bêtp aU I a ^ e , ,de buste. d’Elephant, & d’autres fembla-1 s - Aprés que les Princes de ces différentes nations,1 mie u t
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fe turent mutuellement attaquez en divers combats, Manilo-vango, que l’on dit tirer son origine de Zerri en Kakongo ,surmonta les autres ,& devint leur maitre. 13 partagea leursterres entre ceux qui l’avoient le mieux servi , Sc laissantquelques-uns des siens dans ion propre pays , il íe retira dansla Province de Piri ; mais à cause des montagnes ou parce quele Pays est trop éloigné de l'eau , cet endroit ne luy plut pas.
II alla de là au lieu où les Rois de Lovango font leur demeureaujourd’huy & qui appartenoit auparavant aux Princes dePiri.
Les principales villes & bourgades de Lovango font Kaie ,
B oeke , Sala fy , Makonde , Sekie , Kate, K ango , Piri , Cylongo ,samba , Katoe , Sente , Genno & Lan fy. Les principaux bourgssont autour de Lovango à une journée & demie de chemin.Ceux qui sont plus avant dans le pays sont plus petits. lamba,Kaiigo, Kaie Bœke > Piri , Kotie & Cylongo, ont diversesSeigneuries dans leurs domaines, avec des rivières & desbois. La capitale, où le Roy résidé avec fa Cour > est située àquatre degrez & demi de latitude australe, & à une lieuë Scdemie de la côte. On l'appelle Lovango , ou Banza Lovangiri,
& dans la langue des Negres, communément Boarie. Ce motde BsvMFM n'est qu’une contraéfion de Lovango-Pin , mots quel’on a joints ensemble depuis que ces deux peuples ont étéunis par les conquêtes du Roy de Lovango. Cette ville estassez grande , & a de belles rues que les habitans ont foin denettoyer. Les bâtimens ne fe touchent pas, & il y a devant lesmaisons de grandes allées de bananas, de palmiers Sc de Ba-koves. II y en a auíïì fur le derrière , Sc quelquefois pour plusd’ornement, elles en sonc environnées. Au milieu de la villeon trouve une grande place proche du Palais du Roy, quiest ceint d’une palissade de palmier, & forme un quarte large& long d’une lieuë & demie. On y voit un grand nombrede maisons pour fes femmes qui demeurent jusqu'à huit en-semble. On les garde avec grand foin & elles ne peuvent sor-tir de la cour, íàns une permission expresse du Roy, ou dequelqu’un de fes Officiers commis pour cela. Les maisonsfont longues & couvertes, ensorte que le milieu du toit étantplat, les deux cotez vont en penchant. Ce toit est appuyé furdes mats fort longs Sc fort épais, dont ceux qui soutiennentle haut, font dix ou douze pieds au dessus des autres qui fontà côté. Us font soutenus par des colomnes hautes à propor-tion. On en garde aussi entre la hauteur des maisons, leurlongueur & leur largeur. U y a dans chacune deux ou troischambres séparées, ainsi qu’en Europe. Celle où ils enfer-ment leur argent, a ordinairement une porte de derriere, 8 cest fermée d’un cadenas. Chacune de fes maisons a tout àl’entour une haie de branches de pa'miers, ou un tissu dejonc qui l’envíronne. II y en a qui font ce tissu de cannes, &qui y renferment sept ou huit maisons Sc davantage.C’est ainsiqu’ils séparent leurs quartiers , quoy que Jl’un ne soit pastoujours égal à l’autre. Les Lovangos fonttres-fidelles entre,eux, & fe secourent proitìptement dans le besoin, à moinsqu’ils n’ayent quelque soupçon de sorcellerie. Leurs meu-bles consistent en quelques pots, calebasses, paniers, nattesbien tressées, formes fur lesquelles ils mettent leurs bonnets,& grandes & petites corbeilles, dont ils fe fervent pour ferrerleurs bardes. Tous les habitans de ce Royaume ont lataille belle , & sont vigoureux , robustes, jaloux , addon-nez à la volupté, vigilans & actifs loríqu’il s’agit de fairequelque gain, 8c fort soupçonneux à l’égard des Etrangers*Us ne laissent pas de marquer de l’amhié à ceux qu’ilsconnoissent, & de les traiter souvent. Us boivent beaucoupde vin de palme, Sc font peu d’état des boissons- d’Europe.Tous les habits de Lovango font tissus de souilles de palmier.On en coupe les premiers rejettons qu’on laisse sécher, Scqu’on rend souples ensuite avec du vin de palme en les frot-tant entre les mains. Les hommes portent des maniérés de ro-bes depuis la ceinture jufqu’aux genoux ; le dessus du corpsdemeure nud. U y a quatre fortes de ces robes. Les plus fines& les meilleures font à diverses figures, 8c il n’y a que le Roy8c ceux à qui il en donne permission , qui en puissent porter*Qnpy qu’elles n’ayent que demi-aune de large, il fauc dumoins quinze jours au plus habile ouvrier pour en faire une.La seconde efpece est aussi figurée, mais beaucoup moins fine*Les deux autres fortes sont pour les gens du commun 3 ellessont toutes unies Sc travaillées plus grossièrement. Tous lesmâles sont obligez de porter fur leur nudité, une peau de chatprivé ou sauvage, de loutre, de marmot ou de civette. II y ena de fort belles qui sont mouchetées, & qu’on appelle Enkjnie tLe Roy 8c ses Gentilshommes en portent cinq ou six cous ;ësensemble, 8c aucun autre n’en sçauroit porter de cette maniéré*
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