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Smis peu de citrons. Ils recueillent auílî quantité de îm.Les Lucquois ont retenu beaucoup de leur ancienne inclina-tion qu’on a toujours reconnue portée au bien & à l’equrte.Ils font honnêtes aux Etrangers, & tres-attachez à la conserva-tion de leur liberté, qu’ils ont maintenue avec prudence aumilieu de mille attaques. Ils vont d’ordinaire vêtus de noirpar la ville, les plus riches ayant des habits de loye, maisfans superfluité. Leurs femmes font auffi fort modestementvêtues. Lorsqu’ils sont dans leurs maisons de campagne oùils demeurent depuis le commencement dc May jusques à lafin de Juin , les hommes ont des habits de couleur, & lesDames de fort jolies jupes, fe divertissent les unes avec lesautres, soit à danser, soit à fe regaler chacune à son tour. Ilsûnt rÓfïice de f abondance , qui prend de l’argent à cinqpour cent des particuliers , & qui le negocie en grains & enroutes sortes de marchandises, en Flandre, en Hollande , enAngleterre, ce qui apporte un grand revenu à la République,qui prête du bled à ceux qui en ont besoin, & s’en indemni-se peu à peu. Les fours sont auffi de la République, qui faitcuire dans des fours publics tout le pain que l’on mange àLucques, fans qu’on permette à aucun d’en faire cuire en desfours particuliers. Les Lucquois vendent tous les ans pourplus de quatre cens mille écus de soye. Ils reconnoìílèntí’Empercur pour leur Souverain, & le regardent comme leurProtecteur légitimé. Ils ne laiílènt pas dc vivre en forme deRépublique , gouvernée par les seuls Nobles, suivant la loyappellée Maltmienne , par laquelle le peuple perdit toute sonautorité ,de forte que cet Etat, auparavant populaire & dé-mocratique devint aristocratique. Le Chef ou Prince deleur République est nommé Gonfalonier. 11 est assisté de neufSeigneurs que l’on appelle Anciens Lc qui ont le titre d’Ex-cellentiffime. On les change de deux mois en deux mois demême que le Gonfalonier, & pendant ce temps ils fe tiennentau Palais de la Seigneurie.La ville de Lucques étant divisée entrois Terciers, de saint Paulin , de saint Sauveur & de saintMartin , le Prince ou Gonfalonier est éleu du Tercier desaint Paulin pour Janvier & pour Février. On prend ensuite£e Chef de la même forte des Terciers de saint Sauveur & desaint Martin , aprés quoy on recommence. Cé Gonfalonierporte un chapeau noir, une robe de velours ou de damas rougecramoisi avec la cornette de velours de même couleur. Quandíl marche en cérémonie, il a devant luy deux hommes avec unmanteau rouge > semé de bandes de satin blanc , & un enfantportant l’épée du Viguier, qui va aprés le Gonfalonier , &un autre enfant qui porte celle du Gonfalonier. C’est tou-jours ou son sils ou son parent. Ce même enfant porte auffiun bonnet qui pend derriere, attaché au cou avec un cordon ,où est representé l’aigle de l’Empire, tout couvert de perles.IIy a force trompettes qui marchent devant avec la musiqueentretenuê par la République. Le D uc ou Prince est suivi desVicaires ou Viguiers, de six conducteurs Gentilshommes. del’Office des revenus, de la Cour des marchandises, de l’Offieede l’abondance & de celuy de la bonne Garde. Quant auxAnciens, ils portent des robes à grandes manches, de veloursou de damas noir , & la cornette ue satin rouge cramoisi. Onen prend trois de chaque Tercier ,&ces neuf ensemble fontlïn Commandeur. C’est le plus ancien du premier Tercier.Ce Commandeur qui porte le sceau trois jours, est suivi duplus ancien du second Tercicr, & celuy lá du plus ancien dutroisième , ce qui recommence toujours tour à tour. IIy a six Chanceliers qui font élus indifféremment de tous lesTerciers. Us font en charge tant qu’ils s’en acquittent bien , &demeurent au Palais pendant tout le jour. La nuit, il n’y a quele principal & le moindre qui s’y tiennent. Leur fonction estd’écrire & d’enrcgistrer tous les actes de l’Etat, qui est gou-verné par le grand Conseil de six-vingt, dont on prend qua-rante de chaque Tercier. Ceux-cy demeurent une année encharge , & changent en Mars. Ce Conseil est comme souve-rain de la République , puifqu’il résout toutes les affaires im-portantes. II y a encore un moindre Conseil de trente six quisont en charge six mois. & qui s’employent à résection destrente-iìx qui leur doivent succéder. Les Conseils s’aísemblentordinairement le Mardy & le Vendredy de chaque semaine,&ceux qui manquent à s’y trouver,sont mis à l’amende.L’Oífice de l’abondance est compose de six Gentilshommes éleus parle Conseil General. Ilsontleur Chancelier & leur Trésorier,Lc pourvoyeur aux bleds neceííaires à la ville pour sept ans. Ilsont auffi soin de faire cuire Je pain,&font tenir trois boutiquesouvertes où chacun en va acheter. En particulier qui cuiroitdupain chez luy . payeroit cent écus d’amende. L’Office de la jmunition stable des vivres est composé de six Citoyens, qui j
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font I’amas des seigles, fèves, farine dc châtaignes, miH et > ^chiches, viz & faseoles. II y a six hommes qui comp 0 * ,l’Office de la bonne Garde de la Cité , & qui sont obsig eZporter aux Seigneurs du Palais tous les noms des Etrang fcqui entrent dans la ville. L’autre Officé de la munition ^cour de la Garde est auffi de six hommes, qui sont charg eZ atoutes les armes de la ville & des munitions de guerre. H ^outre cela un Vicaire ou Podesta, qui porte une vergegent -, longue d’un pied, avec le mot de la ville Liberty & j[panthère au dessus. 11 est Juge Criminel, mais Etranger-^y a quatre autres Juges Etrangers pour le Civil. Us ^tous au Palais & font appeliez sages de la Rote. En ctllieu de l’Etat on a établi un Commissaire Gentilhommes %un Notaire ou deux servant de Greffiers. Le Commué*tout pouvoir, il prend connoiísence de toutes les cau ;(U'les juge selon ses statuts de Lucques. Ces mêmes Cofflff 1res font obligez de faire marcher toute la milice po ur L | âcours de la ville sitôt qu’ils voyent 1e signal du farad ^tour du Palais & ceux des autres tours qui avertisse 11villages. * Davity Etat de la République de Lucques. o a
LUCRIN. Lac d’Italie, dans 1 e Royaume de N a P^ eS *été appelle ainsi du mot Latin Lucrum à cause du profit c ^derable que les Romains en droient par l’abondance __ eexcellons poissons. II ressemble plutôt aujourd’huy 3 ^grande mare qu’à un Lac, ayant été comblé par ses iert - ctí ctpar les cailloux, que les montagnes voisines y ont 1 jlorfqu’elles sc font entr’ouvertes. Jules César fit faireentre le Lac Lucrin & celuy d’Averne, qui donnoitmunication à ces deux Lacs, & fit ajuster le Port dene voie aucuns restes de ce Port, qui a été tout àveli par les tremblemens de terre. II en arriva un se29. de Septembre 1628. qui dura sept jours entiers $ Jeles effets furent si prodigieux, qu’il remplit de cendres > ^cailloux une contrée toute endere, appellée II Tnpergol*même ses bains, ainsi que les Lacs d’Averne & d e ^ j0 t,qu’il couvrît entierement. Ce qu’il y eut de fortc’est qu’il vomit une montagne toute entiere haute d’un ,
& qui peut en avoir quatre de tour. Ceux du pays, ffu
sent Monte-nuovo. L’ouverture qui est au deflûs jettoitau commencement, & l’on dit que présentement on y 1 nl édes eaux chaudes. Le Lac Lucrin étoit anciennement nLicola. ¥ fournd d’un voyage de France & d’Italie. _ jj-
LUCUBÌ. Ville ancienne dc l’Efpagne Betiqu e ,C Q je pi mtin Vcubis. Cen’est présentement qu’un village de se 1 j 0 u-de. 11 est situé au Midy d’Alcala-Real, ville de l’A°íìe. *Maty, Ditt.de Holl. 1701. c _ O a
LUCUS. Riviere d'Afìique dans 1 e Royaume de r ^ 0l itl’appeiloit autrefois Lycos. Elle prend fa source dansseGomerc, traverse à l’Occident ses plaines d’Afgar ^ Jebat & sc séparant en deux branches prés de Naravíg 13 ^ef,Bafvat, elle forme Tisse de Gezire à deux milles de * j lC /aprés quoy elle fe jette dans l’Ocean proche de LDe la Croix , Histoire de l’Afrique , tome 1. e <ses
LUCUS ASTURUM. Ville ancienne d'EipE’^se'ruines ont servi à bâtir celle â’Oviedo , capitale de tde ce nom. ,
LUDAY. Ville ancienne de la grande Phrygie da e (tMineure, en Latin Ludaya , autrefois Alydda & Aludà*- flV £Cprésentement dans Ic Becfangil, contrée de l’Anato 1 ’un fort petit nombre d’habitans. * Maty, D-'A. de H° ’ t pULUDE. Ville de France dans l’Anjou, en Latin f t duLnfdum.sLWç. est assez agréable & située aU bord de seT e0 osfl'Loir, que l’on y passe fur tin pont de pierre. Cette viU e ^ atr emée pour ses étamines, est à neuflieuës de Saumur a d ^ 0 jr.dessus de la Flèche. & à cinq au dessous du Château JeOn y voie un bon Château, Sc elle a eu autrefois j eS fjUÎ tSDuché. Son territoire produit des bleds, des vins, .
A des pâturages. * Mémoires dresses fur les lieux en *7 co0 (ífl sLU D ERS. Bourg de la Franche-Comté, dans I e ,^ 0 U'du Comté de Montbelliard. Il est situé sor se / r í v * ere IÎ) à U *] cgnon, au pied du mont de V auge, & a donne son y £ JeAbbaye > qui a été unie il y a deja long-temps à J ff jgsoise'Murbach. Celle de Luders étoit une principauté Eque de l’Empire, fondée par la Reine Berchtilde, & ^psseconsidérablement par Clotaire. Elle étoit comP rl1 tr£ foPCercle du haut Rhin, & les Religieux avoient seu s oífì 0^le droit d’élire leurs Abbez, mais présentement 10 uf vci s 'tjois Sujets au Roy, qui choisit celuy qu’il en veut}
* Audiffîct, Gsogr. tome ì. , n ,l a h^ e
UUDERSBOURG. Petite ville d’Asemagne M»
Saxe,en Latin Lttderfburgum.'E.lk est située fur se rivl d?P