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dances. Les Etats du Duché de Luxembourg sont composezde trois Membres, qui font le Clergé, la Noblesse & les prin-cipales villes du pays. * Audiffret, Geogr. tome z.
LUXEUIL. Ville de la Franche-Comté, en Latin Luxovìum,Elle est située au pied du mont de Vauge, à deux lieues desfrontières de Lorraine auMidy, à six de celle d’Alsace du cô-té de Langres, Sc à la même distance de Vezoul au Levant d’E-té. Cette ville est considérable par une Abbaye que faine Co-lumban fonda fan 590. Il y assembla trois cens Religieux quife fuccedoient les uns aux autres pour chanter les louanges deDieu sens aucune diícontinuation, & ce culte s’appelloit Lausferetmis. Les persécutions de la Reine Brunehaud ayant con-traint saint Columban à chercher ailleurs une retraite, fesDisciples ne changèrent rien dans cette observance, & l'Ab-baye de Luxeuil passa ensuite dans l’Ordre de S. Benoît 5 elleest aujourd’hu.y de la Congrégation de S. Vanne.
LUXIM ou Lyxim. Petite ville de la Principauté de Phaltz-bourg en Latin Luximum. Elle est entre la Lorraine & l’AI face,a quatre lieues de Saverne à l’Occident, & à trois de Luzel-stein au Septentrion.
LUYS. Petites rivières de France. II y en a deux de ce nomqui viennent du Bdarn, & qui entrent dans les Lannes. L’unepasse au dessous de*Barfac à Monvy & à Brastenpoy ; f autre vaà saint Amou Sc dans les terres de Caufac où les deux s’aíïèm-blent,& coulant par laPrévôté d’Aqs,elles entrent dans l’Adour,au dessous de Tereis. * Davity, Guienne.
LUZARA. Ville ou bourg d’Italie dans le Mantoiian, enLatin Lucaria , & anciennement Nuceria. Cette Place est situéefur la rivicre de Crostollo , un peu au dessus de son embou-chure dans le Pô, entre la ville de Mantoue & celle de Reggio,à deux lieues de Guastalla. La victoire que le Roy CatholiquePhilippe V. commandant en personne les Troupes de France& d’Efpagne, y remporta le 15. d’Août 1702. furl’armée del’Empereur qui étoit fous les ordres du Prince Eugene de Sa-voye, a fait devenir Luzara un lieu fameux. Celuy qui com-mandoit dans la Place fe rendit dés le lendemain à discrétion.On y trouva de grands magasins fournis de tontes fortes deprovisions. * Mémoires du Temps.
LUZARCHE. Bourg considérable de l’Ifle de France > enLatin Luz.acra ScVz,arcbia. II est situé dans la France propre, àdeux lieues de Senlis, & à six ou sept de Paris vers IeNord.
* Maty, Ditt. de Holl. ijoi.
LUZETZ. Petite ville de France dans le Quercy. Elle estsituée en un coude que fait la rivicre de Lot, environ à troislieues de Cahors. * Atlas.
LUZZI ou Li Litz.z.i. Bourg du Royaume de Naplesdansla Calabre Citerieure, en Latin Luz,z,ium. II est situé prés dela rivière de Craté, à une lieue de Besigniano du côté du Sud,& pris pour le lieu qu’on nommoit anciennement Théba Luc ana.
* Maty, Dift. de Holl. 1701.
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L YBETFîRA. Fontaine de la Magnésié fur les confins dela Macédoine & de la Thessalie, dont les peuples étoientaccusez d'avoir tué Orphée. Ils avoient un Temple & uneStatue de ce fameux Chantre. Ce lieu étoit dédié aux Muses,ce qui les fait nommer Lìbetbrides. Strabon li. 10. veut qu’ellesay.ent été appellées ainsi de Ltbctbrus , montagne de Thrace,au pied de laquelle il y avoir un Temple qui leur avoir étéconsacré par les habitans de ce pays. * Danet, Antiq.Gnc.& Rom.
LYBICUM MARE. Les Auteurs Latins appellent ainsi lamer de Barca.
LYBISSE. Ville d’Asie dans la Bythinie. Belîon ditqu’el-le est entre Nicomedie & Pandichie; mais éloignée du Golfede Nicomedie, Sc un peu avancée dans les terres de la Bythi-nie , contre l’opinion de Ptolemée, qui la fait une ville mari-time. C'est le lieu de la sépulture d’Annibal, selon Pline.Ses murailles qui etoient tres-fortes, font presque toutes tom-bées , & ce n’est présentement qu’un village que quelques-unsappellent Diatibe , d’autres Dyatibijfa . Gebjfe ou Lebujfa. *Davity.
LYCAONIE. Pays de i’Asie Mineure dontPtolémée faitun Gouvernement de la Cappadoce. Magin qui fuit son opi-nion en met les villes dans cette Province. Strabon qui étantCappadocien, a dû mieux connoître ce pays, divise la Ly-caonie de la Cappadoce». Elle a cette derniere Province auSeptentrion, la Caramanie au Midy, Sc à l’Ouest la Pamphi-lie & l'Ifaurie. Le Noir en fait deux parties distinctes, f uneOccidentale qu’il donne à laGalatie,& 1 autre Orientale qu'il
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met en la Cappadoce. Sa principale ville est iconium » **—; ^présentement Cogne. Thevet metDerbe dans cette Contresquelques autres y placent la ville de Lystre. Les colin 165 ^Lycaoniens font froides , dénuées d’arbres & dépoukvd’eau. Dans les lieux où l’on en trouve, il y a des puits d ^grande profondeur. On n’y brûle point d’autres bois ss ue oflrgenièvres & de petits cedres, & ces arbres rendent une $°me plus dure que la terebentine. Tout y est verd en .temps, & jnême le fruit de ces arbres meurit en hiver. ^ »la partie de cette Contrée qui est la plus sèche, il y a d eS j sl( jtis fort propres aux ânes sauvages, & on y trouve vtl F oSÍ cnombre de brebis qui ont la laine fort rude. Ces brebis j- esouvent enrichi les habitans , & l’on tient qu’ Amyntas qrendit maître de ces lieux, en avait du moins trois cenS J- ur cspeaux. La Lycaonie est habitée de Chrétiens Grecs, de 1Sc d’Arabes, tous Mahométans. IIy a auífì des Juifs stmêlent du trafic. * Davity, Lycaonie. . r p .
LYCATES. Peuples de l’ancienne Vindelicie, ain $ zpeliez de ce qu’ils demeuraient le long du Fleuve Ly<* ’j eprésent le Leck. Ils occupoienr l’Evêché d’Augsb° ur h ’ SMarquisat de Burgaw, le Duché deNeubourg, j c nípeu de la Bavière. Leurs villes les plus considérables ct ° „Auíbourg, alors Augufla vìndelicorum 5 Rain, c larenna j ^xstat, celeufiutn, Sc Abeniberg, Abufina. * Audiffret, Ge°ff “anc. & mod. tome 5. r je
LYCE E. Montagne de l’Arcadie dont Plvtarque f ^dans la vie de Cleomene & dans celle d’Aratus. PauiaM^fes Arcadiques , dit qu’on l’appelloit aussi Olymfus Sc IPointe , & que les Arcadiens croyoientque Jupicer ct0 £ j a nsen un lieu de cette montagne nommé Cretea > & non P aS ffl0[ y-l’Iíle de Crete. Ce que dit le même Pausanias de cette ^tagne dans fes Messeniaques, fait connoître qu’elle etoiles confins de l’EIide & de l’Achaye. , neS ,
On a aussi appelle Lycée , un lieu situé proche d’Atnoù, selon ce que Suidas rapporte , les Soldats avoient co ^me de faire l’exercice avant que daller à la guerre. C eto ^des trois lieux d’exercices qu’on voyoit auprès de cet fri-meuse ville. Velius le met à l’Orient d’Eté. Aristote y 0gnoit ses Disciples. *.Le f Pere Lubin, Tables Geogr■ 1 í’j h n£)lPLYCIE. Province,d’Asie , qu’on dit avoir pris i° n _ u( ^d’un certain Lycus. Elle a aujourdliuy celuy de B r j Cí ì tí ‘f^[ô:éque Castald l’appelle Aldinelle. Ce pays a pour limites d ^du Nord Sc de l’Ouest, la Carie 5 de l’Est, la Pamph 1 ^,long du mont Maficiee qui s’étend jufqu’à la mer, H .la mer de Lycie, par prés de deux cens milles de navlg £lJPomponius Mêla dit qu’elle a plusieurs villes ; mais to° ^considérables, à l’exception de Patat e. Celle de Dédale ^Je rivage, & voisine de Telraeflè. De-là, la terre ^ e Jj al j n jes s 'fes extrémitez font appellées les sept têtes par IesMa r ^ ofSEnsuite on voit Patare & Apyre, aujourd’huy P ^/ C p: na re^du rivage, on ne trouve plus les villes de Cydne.de J jj 6 ,deXantusqui sont anéanties 3 mais on y rencontre IV; p
Bai bure , Solime Sc Phafelis, avec le petit pays de Ca a ^ 0 ptCastabalie. Strabon place aussi dans cette Province ^ Jede la Chimere.' Les Lycitns vivoient avec tant d'equl ^justice, qu’encore qu’ils sc fussent rendus maîtresjuíqu’en Italie, ils ne chercherent jamais de profilsmes. Ce fut ce qui porta les Romains à les laisser vi y r jeor*berté, tandis qu’ils ruinèrent les Ciliciens & lfa ur y c uf jívoisins. C’étoit une Nation scvere & terrible, & nce ‘ eC d« Jguerre. Ils portoient^des peaux de chcvres fur le ^ 0S ^ Uii ncl ^guirlandes fur la tête, & avoient de longs cheveux. \e
mort de quelqu’un de leurs parens les obiigeoit de pr ^ nt sdeuil, ils s’habilloientde robes de femmes, afin stue^^d’être vus dans cet habit, les forçât à le quitter pmj° ^ to ieO £n’auroient pû faire, s’ils en avoient pris un autre. fléchsfort bons Archers, Sc sc scrvoient d’arcs de corne,de cannes. Vingt-trois de leurs villes avoient voix . £ f «5ve dans leurs Assemblées. Chacune d’elles y el ? v X 0 jt,Députez, & ce que la plus grande partie approuvoit .vi. Les Députez des grandes Citez avoient trois .^° 0 jgnt o edes moyennes deux, & les autres une 5 elles contrits qu’^fmême aux Charges publiques à proportion du s an » ljj r e ’ etenaient. On commençoit dans leur Assemblée P a .|j ra tsGouverneur de Lycie, ensuite on nommoit les ^ a ^ ant qii’L.villes, & les Jugemens se faisoient en commun. AJ ^eussent été domptez par les Romains, ils délibéraifaires de la paix & de la guerre, Sc de leurs *ÏÏ UIìCe5 çf&iv 10 !*nc le purent faire ensuite fans en avoir obtenu la P ^jxdes mêmes Romains, Ils pratiquaient en partie , e .. s aceux de Crete, & en partie celles des C ariens; mais