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$P^ u R eurs ) eK d’eau avec un grand bassin aù milieu.
ur voir ce qu’il y a de beau dans les chambres, on monteu - r Un escalier à noyau, qui est fort hardi, & qui paflè poursof °- Uvra S e achevé. Ce qui surprend davantage, c’est qu’il seescr ent ^ luy-même, tant l’artiíìce y est merveilleux. Cetsonr f renc ^ dans une salle dont les peintures du plafond ne^ as m °ins conliderables, que íìi longueur & fa largeurde surprise à ceux qui les examinent. De cette sallefon r ^ ar une petite galerie dans une autre salle, large deIçk'”* pieds, & longue une fois autant, dans laquelle sontfléaux de tous les Rois de France appeliez Louis. Le0lì d est enrichi de plusieurs peintures tres-délicates, Scetif eS ^ OUr tromper IesRegardans. II y a entre autres un petitt 0 ant tout nud qui paroît détaché de ce plafond > & un bâ-tient un autre petit enfant, & qui semble prêt à tom-'W * k tête de ceux qui Rapprochent. Cette perspectiveCtrC ^gardée dans une raisonnable distance. Aprés plu-Ma V™** Pi^s, on voit un fort beau lieu où le Prévôt desréchauds s’asscmble avec les Echevins & les Marchands pourfy ? rc Justice. Ce Prévôt est élu de deux en deux ans par lesLuttes des Métiers qui ont la surintendance sur tous les Arts,deH f ^ ors i,s font assistez, ou du Prévôt des Marchands ou§£ . e ux Echevins. Le Bureau de Police, dont les Conseillersde v^f S ^ élisent de six mois en six mois. est dans cet Hôtelp r £ yle, & i es appellations vont au Sénéchal de Lyon. Led’un tÎ à Marchands & les Echevins sont assistez du conseilj) Ç ^ ro cureur de la ville qui l’cst à vie, & d’un Secretaìreêcix El. Le Receveur de la ville a séance dans le Consulat,est c VC J es dons St octrois tenus pour deniers Royaux, ce quifar su st Ua y ant été nommé par les Echevins, il est çourvûlç sE e Roy, Le Capitaine de la ville, nommé par le Prévôt &^hevins.est auíîì pourvu par Sa Majesté qui reçoit son scr-fadt P U * e s a " recevoir par leGouverneur & par leLieute-
cj es ^* e neral, desquels il faut qu’il prenne l’ordre, ou de l’unc orn UX ’ avant que de pouvoir faire marcher la Milice qu’il(j c .^aode, quand il est besoin de l’employer pour la défensePau v dle, L’Hôtel-Dieu est un Hôpital pour recevoir lesy a ^ res malades.il s’étend par un côté le long du Rhône, Sc Î1lors n § ros pavillon au milieu de quatre grandes salles,afinquef^faon y dit la Meíïè tous les Malades la puiffent entendretì e à^Ent. Ce grand édifice paroît neuf, 8c son Eglise est bâ-ï„ v 1 Malienne. La rue de l’Hôpital est l’une des grandes dec l ue ce d es deGrenet, du Bois, de Flandre, deSc des Merciers. Cette derniere commence à la Placetju e ? n fort ou des Dominicains, en laquelle il y a un Obelis-d ai) j sur quatre Lions , & elle finit proche saint Nizierôj l e E Marché, qui est le quartier le plus rempli de Marchandsfotiì -1 S ^ìche. Saint Nizier est une Eglise Paroissiale & Ca-d’êtf e às plus considérables. Son grand portail est tres-digneest £ vu * Les Jésuites ont deux Colleges dans Lyon. Le petittU a „ a îj? la partie de Fourvîere, Se le grand est l’un des plusMnr ^ Ues d u Royaume. La cour en est admirable pour sesvi, lc U j es > qui reprelêntent tous les blasons de chaque Pro-des | 1e France, Stl’Histoire entiere de la ville, c’est-à-direfon ( ) C 1 -°^ cs l es pins mémorables qui s’y sont passées depuis fa" st lnìté° n ‘ L>É S^ kres-belse, 8t consacrée à la sainte
sç^^sla place de Bellecoùrt, celle des Terreaux mérité lestist j. ran g- Elle a une fontaine la plus belle de la ville, St cesstot p. rne beaucoup , c’est la Maison que les Religieuses dePeu çj, ler f e de l’Ordre de íàint Benoît y ont fait bâtir depuisBuéç ì^êes. Elles sont toutes Nobles Sc d’une qualité distin-Ut>e tr ^ es Carmes font placez fur le bord du Rhône, dansvie tç ^-agréable situation, du côté de Notre-Dame de Four-t'o r!: ^p S ont soit dans leurs jardins une terrasse de terres trans-petst S> . 9 >Q n ils ont une vûëadmirable, aussi-bien que d’unn Ct > bâti fur uh rocher escarpé , qui va rendre jus-í ÇîU rcí Ued Fleuve. La profondeur est si grande , qu’on neo Uv « fegarder sans frayeur du haut en bas. Comme il estí,n ] a - ® e tQUS cotez, la vûë a liberté entiere de s’étendre.
J ettanc un peu plus loin, on découvre presque fur leCst e p , u Lstonc, l’Eglise des Observantins, où est gardé leOrnée J» ' aant Bonaventure. Ils ont une Eglise bien propre,Co Uit)tP r 06 Chapelle où l’on n’a pas épargné ly marbre. On^ a °Ue sottes à Lyon. Celle d’Alincourt est au bord de lafoison’7 e ‘tsh Par là que l’on sort pour aller voir le lieu de de-vises j 1 Abbaye de l’Iste-Barbe. II y a dans cette Iste desle Ann p e ^ atCaux , gc les Eglises de Notre-Dame & de fain-est Ce |j * ^ quelques Maisons de plaisance. La seconde porteWrg ^ aant Lcienne, ou de la Croix rouste avec son faux-&>lun de S quatre de la ville , qui sont les fauxbourgs de*ome n,
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Veze, de saint Just, de la Croix rouflè & de la GuilloticrC.La troisième porte est celle du Rhône où est un pont sur cet-te rivière, bâti de groíses pierres de taille, & qui a cent cin-quante pas de longueur fur dix-neuf grandes arrhes. Au mi-lieu est une forte Tour que l’on dit faire la séparation duLyonnois & du Dauphiné, quoy que le fauxbourg de laGuil-lotiere, qui est au bout de ce pont, prétende être de Lyon,On garde ordinairement les portes de cette ville, mais plusparticulièrement celle du Rhône, comme étant la plus fron-tière des terres étrangères. Celle de íàint George est la qua-trième, Elle est au bord de la Saône, à l’endroit où cette ri-vière entre dans le Rhône. La cinquième se nomme saintJust, avec un fauxbourg où est le Prieuré de saint Irence &quelques antiquitez un peu par de-là. La sixième porte estcelle de Veze avec un grand fauxbourg qui ouvre le cheminde Paris, que l’on trouve à cette entrée, bordé de collines quiont pour ornement plusieurs maisons de plaisance tres-biensituées. -
La Chapelle des Penitens blancs, admirable pour ses doru-res , est proche le quay du Rhône. Cè quay est une belle pro-menade, où sont en quelques endroits des allées de plusieursrangées d’arbres , qui font un tres-agreable ombrage fur lebord de la riviere. 11 est appelle le rempart saint Clair. Onpeut aller en s’y promenant jufqu’au boulevart appellé aussisaint Clair, qui est élevé sur la montagne saintEtiennc, où iîdéfend l’entrec du Rhône dans la ville, en façon d’un foreChâteau où l'on peut mettre garnison en temps de guerre.Cette montagne borde toute l’entrée de la Péninsule qui saiela plus grande partie de Lyon, du côté qu il y avoit autrefoisune forte citadelle , tout proche la porte de la Croix rousse »où est aujourd’huy le fameux Convent des Pères Chartreux.Ils ont une terrastefort élevée qui s’avance au bord de la Saô-ne , ce qui fait que l’on découvre de-là toute la ville. LeursCloîtres sont fort spacieux, & dans l’endos de leur jardin quiva en penchant fur la Saône, on plante des vignes qui produi-sent du vin excellent, & une allée qui va de travers à cause dela roideur de la montagne, & qui les conduit fur le bord de lariviere. Ce lieu est une véritable solitude digne d’un Char-treux. II s’étend le long de la colline qui s’abbaiste du côté duboulevart de saint Jean > qui défend la porte d’Alincourt &l’entrée de laSaone.Cette riviere a leChâteau dePierre- Anciseà son autre bord- II y a garnison dans l’un & dans l'autre ;mais le Château de'Pierre-Ancise est le plus beau > quoy qu’iíne soit pas de grande étendue. II n’est que fur l’échine d’unrocher qui en est voisin, & d’autant plus fore, qu il est escarpédu côté de la riviere qui en lave le pied, & de l’autre défendud’un large espace en maniéré de fossé du côté de la montagne.On y monte parplusieurs degrêz taillez dans le roc, & l’on ytrouve une grosse source qui sort du rocher dans le Château »où il y a un donjon couvert de quelques pieces de canon, quidéfendent l’entrée de la riviere de Saône & de la porte de Ve-ze, Notre-Dame de la Plattiere n’est pas beaucoup éloignéed’un grand quay qui est le long de cette riviere, non plusque la Doiiane, dont les droits rapportent un revenu tres-considerable. Toutes les marchandises qui arrivent à Lyon en.tres-grand nombre & de toutes les sortes , y sont visitées ymais fur tout on y apporte des soyes de tous les Cantons d I-talie, comme de Messine, de Sicile, de Naples, de Florence& autres lieux. C’est quelque chose de curieux que de voir lesmoulins à soye, qui dans leur grandeur sont ajustez de tellemaniéré, qu’une Femme, quoy que foible, en peut tournesun facilement. Ils sont enchaînez les uns avec les autres, &un seul mulet en fait d’ordinaire tourner sept ou huit,
Le nom Latin de cette ville est Lugdunum-, que Jean leMaire en ses Illustrations Gauloises veut qu’elle ait pris deLugius i troisième Roy des Gaules qui en posa la premierspierre ; mais d’autres tiennent que ce nom est plus moderne,Sc qu’elle a été tres-storistanté, fort long-temps auparavant sousle simple titre d'Isie, tiré dti lieu de son assiette deux cens ansavant la Nativité de Nôtre Seigneur, suivant ce que dit Titc-Live qu’Annibal arriva en l’Iste où le Rhône Sc la Saône tom-bant de divers endroits des Alpes, Sc laistant entre deux unpetit espace de terre, se dégorgent dans un même Canal, aumoyen dequoy ce lieu est appellé l’IÍIe. Lyon avoit alors plu-sieurs autres noms j on l’appelloit quelquefois absolument t*Cité des Sequanois , comme l’on trouve souvent dans les Com-mentaires de César, la Cité des Senonois, la Cité des Lan-geais , pour signifier la capitale de ces peuples. Les Romainsayant assujetti les Gaules, Lucius Munacius Plancus qu’Au-guste y avoit établi pour son Lieutenant, releva les glorieusesruines de son antiquité, Si la rebâtit tout de nouveau fur 1,