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Tome II. [E - O.]
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montagne, y amenant une Colonie d’habitans nouveaux,ce quila fit appeller Lunedunum , selon quelques- uns, comme qui diroic Lucii Dumtn, la colline de Lucius. D’autres tiennent parcequ’elle a été nommée Lucdunum , pour dire , Lucis Dunum ,qu'elle est bâtie fur une montagne tournée du côté du Soleillevant. II est certain que les Empereurs Romains n’épargne-rent rien pour l’orner & l’enrichir, & qu’ils luy accordèrentde grands privilèges. L’Empereur Claude y naquit, maisSevere indigné de ce que cette ville avoit pris contre luy lepartid’Albinus, la saccagea aprés la victoire qui décida del’Empire en fa faveur. Cette ville étoitla capitale d’un Com-té qui relevois de la Couronne de France. Lotaire l’affignaen dot à íà soeur Mahaud > qu’il maria à Conrad, Roy deBourgogne. Raoul III. mourut fans enfans, & alors l’Empe-reur Conrad son hcritier, dit le Salique , fit donation à l’Ar-chevêque & à l’Eglise de Lyon de la Seigneurie èí Juridic-tion temporelle de la ville & du Comté de Lyon , croyantque cc fût un fief du Royaume de Bourgogne , ce qui causaensuite de grands differens entre l’Archevêque & le Chapitre& le Comte de Forêts. Les Papes s'en mêlèrent, & par l'ac-cord de l'an 1173. ce dernier renonça à fes prétentions moyen-nant quelques terres qu’on luy céda en Auvergne. La Justicetemporelle étant demeurée entiere aux Archevêques & auChapitre , les mauvais traitemens qu’ils faisoient au peuplel’obligerent d’implorer l’allìstance de saint Louis, qui en1169. y fit exercer la Justice en son nom. Philippe le Belmit la ville de Lyon íbus fa protection en 125*2. & quinzeans aprés il paíïa une transaction avec l'Archevêque & leChapitre par laquelle il leur laiffa la haute .moyenne & balleJustice íbus fa garde , ressort & souveraineté, établissant unGardien dans la ville, qu’il érigea en Comté. Par une Ordon-nance du Roy Louis Hutin, de l’année 1315. la ville de Lyonfut déclarée unie à perpétuité à la Couronne. Les fuecefíèursde ce Prince ôterent enfin la Justice aux Archevêques,& Hen-ry II. en conséquence de l’Edit des Présidiaux en érigea unà Lyon l'an 1555. Ainsi la Justice ordinaire qui avoit étéentre les mains des Archevêques, ayant été mise en criée &ajugée au Roy Charles IX. en 1563. fut incorporée en Pré-sidial dont les appellations reíïbrtilïènt au Parlement de Paris,quoy que l’éloignement soit de cent lieues.

La ville de Lyon est divisée en trente-sept quartiers nom-mez Pennonages, dont chacun a fòn Capitaine & ses autresOfficiers. II y a auíìì un Capitaine des Arquebusiers de laville avec son Lieutenant & son Enseigne. Deux ConcilesGénéraux y ont été célébrez , l’un qui est le troisième uni-versel sous Innocent IV. l’an 1244, pour le recouvrementde la Terre Sainte, où Frédéric fut privé de l’Empire, &S. Louis établi Chef des Expéditions du Levant, & l’autrequi est le quatorzième universel sous Grégoire X. l’an 1144.il y fut conclu contre les Grecs que le saint - Esprit proce-doit du Pere & du Fils. II s’y est tenu aussi un Concile Pro-vincial par saint Niíier & plusieurs Evêques, & un autre parl'Archevêque Prisais. * Jouvin de Rochefort , Voyage deFiance. Audiffret ,Geogr. anc. & mod. tome 2. André du ChêneAntiquités de la ville & Comté de Lyon.

L’Horloge de saint Jean de Lyon qu on voit à côté duChœur, est la plus machinale qui ait jamais été faite & surpasseen, beauté celle.de Strasbourg. La premiere chose que l’on yremarque, c’est un grand astrolabe , dans lequel les mouve-mens des Cieux sont si bien representez, que l’on ypeutre-connoître distinctement le cours des Astres, & généralementl’état du Ciel à chaque heure du jour. Le Soleil y paroît furle Zodiaque dans le degré du Signe où il doit être , & mar-que journellement son lever & son coucher, la longueur desjours & des nuits, & même la durée des crépuscules avecune justesse surprenante. La Lune qui n’y paroît jamais éclai-rée que du côté qui regarde le Soleil, marque par-là aussibien que par l’aiguille, son âge, son accroissement & décrois-sement insensible & enfin sa plénitude. Non seulement lesdouze maisons du Ciel y sont tres-nettement distinguées,mais aussi la division des jours en douze parties égales , quifont les heures inégales des Juifs, par lesquelles ils avoientcoutume de compter. Une grande allidade qui traverse toutcet astrolabe, donne le mouvement du Soleil dans l’Ecliptique& marquant de ses extrêmitez les vingt-quatre heures ckr jour,indique en même temps le mois & le jour courant, aussi-bienque le degré du signe que le Soleil parcourt cejour-là. Cequ’on admire de plus , c’est que pendant que cette allidadeacheve en vingt quatre heures son mouvement d’Orient enOccident, tout le Sistême & chacune de fes parties conservefes mouvemens particuliers, & toutes les révolutions particu-

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lieres s’achevent chacune en son temps fans confusion* kpart des étoiles fixes sont posées tout à l’entour dans leur ^table situation, de sorte que l’on peut voir à toute heure ^les qui se trouvent dessus & dessous l’horison. Au den 0 ^cet astrolabe merveilleux, il y a un Calendrier pour *?se £re .& six ans qui marque les années depuis la naissance de NSeigneur, le Nombre d’or , l’Epacte, la lettre Domso 1 . ^les Fêtes mobiles, & le tout change en un moment à rnindernier jour de Tannée. On y voit aussi un Almanach P eI fy.tuel qui marque les jours du mois, les Ides, les Nones, *£ 0lendes, la Fête du jour, TOffice qu’on doit dire dans 1 s& le Cycle des Epactes. Dés que le coq a chanté, des An ui sont dans la frise du dôme entonnent I’Hymne de_ ean Baptiste , Vt queant Iaxis , en sonnant de petites c /°„ jp eque Ton y a disposées exprès, ce qu’ils font avec une ) u . equi donne beaucoup de plaisir. Les sept jours de la s esll j {Ssont representez par des figures humaines, placées da nS 3niches où elles se succèdent les unes aux autres précisem ^minuit. La premiere figure pour le Dimanche est unressuscité avec ce mot au dessous, Dominka. La seconde e

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Mort, Feria fecunda 3 la troisième Un saint Jean Baptist®’^.ria tertia ; la quatrième un saint Etienne, Feria quarta j * jpquiéme un Christ qui soutient une hostie, Feria c l mnt t'\ í fep-xiéme un enfant qui embrasse une Croix, Feriafexta, # ^

tiémeune Vierge , parce que ce jour est consacré à la M £Sauveur, S&bbatum. Au côté droit de THorloge il y a un tquadran pour les heures & les minutes, dont la figure ftout-à-fait ovale, il faut que l’aiguille qui indique, s * ^5& Raccourcisse de cinq pouces à chaque bout, A cc .. a ,. u[11 efois par heure. Cette Horloge fut achevée par OuC pNourrisson & mise en fa place en 1660. par Tordre du . r ^tre. Il n’en a pas été Tinventeur, & n’a fait que Tenrrcquelques nouveaux mouvemens. Ún Mathématicien a P' c j e ,Lippus de la ville de Basse qui vivoit dans le seizième ^ j u yTavoitfaite & inventée. On a dit que Messieurs deV} 0 âU „avoient fait crever les yeux pour Tempêcher d’en fai se u n drdtre pareille , ce qui est une fable qu’on a debitée pour J ^son horloge plus admirable. Bien loin qu’on Tait tr^ te ost #dignement.il eut une pension considérable jusques à se ^- 0 p& son portrait sc vendoit publiquement avec cette ifljiyioi*au bas, Nicolaus Lippius Bafûiens./itat.iz. an. 1558. *D UVoyage de France. . . ~ c is,

LYON EN BEAUCE. Bourg de France dans TOrle* ^en Latin Leones in Belfia. 11 est situé à cinq lieues de ^ yjd’Orleans vers le Nord , en tirant du côté de Thoury* e p

encore dans le territoire d’Orleans un Bourg st"le Lyon , en Latin Leones ad Ligerim. On le trouve présMéridional de la Loire , entre les villes de Sully & " eà trois lieues de la derniere & à une de Tautre. - ch e '

LYON LE SAUNIER. Bourg de France dans la F ^Comté, en Latin Lugdunum Salnerium , Ledo SaUnaniV*beo. II est situé dans le Bailliage de Montmorot, a 0} *

de Dole , du côté du Sud. Ce lieu étoit autrefois í° rMaty, D/ft. <se Ho//. 1701. Bresse

LYONNOIS. Province de France bornée par h P , ^ seSeptentrion, par la Savoye à TOrient, par le Daujmi ^ ^ oll .Languedoc auMidy ,& par T Auvergne & le Ç or . e V a ujté a"'chant, en Latin Lugdumnfis Provincta. Ce pays étoit fia ^ { o'ciennement des Segusiens qui firent alliance avec les A^- r0 flges. Sa longueur est de douze lieues, & fi largeur ^ e stde huit. II comprend plusieurs villes, dont la c y_ % r jví e 'Lyon, au confluent de la Saône & du Rhône. Cesd e ^ ^ \ires séparent le Lyonnoiî du Dauphine, de la Bresse ^ (je $

Principauté de Dombcs. La plus grande partie de 1 ®villes sont le long du Rhône, comme Condrieu, D* a u*saint Andevil, Guiers, Chasselay, Viroi, qu’on aPPjourd’huyNeuville,Bresse, saint Chaumont & Anl £ ert jlitequ'il y ait en ce pays-là quelques terres ingrates, a r e abo' 1 'du franc Lyonnois qui est prés de la Saône, recomP cn ^damment la stérilité des autres lieux. On appelle ^

nois la partie qui confine avec la Bresse & la prindP ^jjje,Dombes, parce que ceux qui l’habitent sont exempt? p^le-

de gabelle, & de logement de gens de guerre. Ils r° £ C cap'ment un don gratuit au Roy de huit ans en huit ans*

V>n qui appartenait aux Seigneurs de Bresse , . torn fe do"'sous la domination des Comtes de Savoye, & lse n ■ oC hif eSnèrent au Roy qu’à condition de jo'iiir des mêmesqu’ils avoient sous eux. * Audiffret, Geogr, tome t- _. an clse’LYONS. Petite ville de France dans la haute ^ z sosituée à deux lieues d’Ecouïs, à quatre de Gourna} ’j e j3ra)'>ou sept dc Rouen, entre le Vexin Normand & le P 3 í’ s