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Tome II. [E - O.]
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cotez la rendent comme inaccessible, il ne s'y fait point decommerce, Scies habitans ne vivent la plupart que de piraterie, ce que les voisins font obligez de souffrir, de peur queces Insulaires ne défendent le transport du ris, qui vient dansleur Isle.

Les Hollandois que les Javans avoient maltraitez auprès deCidaye à trois lieues de Joartan , arrivèrent en Decembre1596. à la vûë de l’Isle de Madura, Sc l’approche de quelquesbarques armées en quarté où le Prince & 1 e Grand Prêtre del'Isle étoient en personne , leur ayant fait craindre une sur-prise, ils envoyerent plusieurs volées de canon fur la grandebarque du Roy où il fut tué avec plusieurs autres, parce quece bâtiment étant à trois étages Sc rempli de gens de guer-re , on ne tiroit aucun coup qui n’tn abbatît un fort grandnombre, de forte que les Hollandois n’eurent pas de peine às’en rendre maîtres. Cette action les empêcha d'être reçus parles habitans de l’Isle , qui leur refusèrent des rafraichiísemens,ce qui les obligea d’aller à l’Isle de Baly où ils arrivèrent le50. de Janvier 1597. *Mandeflo, voyages des Indes. Davity.

MADURANE. Ville des Indes, vers le Royaume deTernafîèry. Du temps que Vincent le Blanc voyagea dans cepays, c’est à dire, fur la fin du seizième siecle, cette vil le étoi tsoumise à un Prince Mahométan, fort puissant Sc ennemi jurédes Portugais. Ses Almadies qui font des vaisseaux faits detelle forte que mal aisément ils peuvent couler à fond, allantun jour charger des épiceries à la grande Jave, le Vice Roydes Indes qui en eut avis envoya quatre vaisseaux les attendreà leur retour. Ces navires tiraient du côté du Port de Madu-rane , 8c parurent en mauvais ordre comme ayant été battusd’un orage furieux. Pour donner lieu de le croire ils avoientleurs voiles toutes déchirées ,& cachoient leurs gens Scieurcanon. Ceux qui en étoient les conducteurs ayant rencontréles Almadies quirevenoient bien chargées, les prierent de lesremorquer jusqu’au Port de Madurane pour y refaire leurs voi-les avec assurance d’une récompense honnête. Ces Mahomé-tans y consentirent, flatez d’en pouvoir user à leur volontéquand ils seraient dans leur Port. Ainsi ils les traînèrent pen-dant deux nuits & un jour, & quand les navires furent prés deMadurane , ils tirèrent le canon Sc les Portugais se saisirent dela place, où ils firent beaucoup de carnage. Ils brûlèrent toutesîesAlmadìes, saccagèrent la ville,Sc en emporterent de grandesrichesses. * Voyages de Vincent le Blanc, prempart. eh. 22.

MADURE. Pays des Indes qui aboutit à la côte de laPêcherie, en Latin Madurenfìs Prmcipatus , II est en’re ceux deCoramandel Sc de Malabar, Sc le Prince qui en est Seigneurainsi que de l’Isle de Manard , prend le titre de N ay que quiveut dire Capitaine. Ce Nayque s’étant approprie la contréedont le Roy de Bifnagar luy avoir donné le gouvernement, nevoulut plus le reconnoître pour son Souverain, Sc enfin nepouvant soutenir les guerres que cc Roy luy fit, il consentit àêtre son tributaire. Sa ville Royale est Maduré qui est belle Scgrande. C’esl le séjour ordinaire de ce Prince. Texeira lanomme Madurch. Quelques-uns croyent que c’est l’ancienneModura dePtoiemée tant à cause de son assiette,que parce que lesnoms paraissent conformes ; mais Castald prend Modura pourBifnagar. II y a dans Maduré force Temples des Idoles avecde hauts clochers , & de grandes tours dorées. Les habitans dupays sont appeliez Badagas , & l’orguëil des Nobles y est sigrand, que jamais ils ne fe laissent toucher par un roturier, Lcn'ont aucune communication avec eux. Un Bracmane de cepays-là fe résoudrait plutôt à mourir de faim qu’à mangerde quelque viande qui ne serait pas apprêtée par un Bracma-ne. On y en compte plus de cent mille , Sc l’on peut juger parJà du nombre de ceux qui habitent ce pays. Ils s’abstiennentde boire du vin Sc de manger de la chair de bœuf, Sc quandils veulent saluer quelqu’un, ils lèvent les mains en haut, lesmettent ensuite fur leur tête, 8c baissent le corps avec une pro-fonde reverence. Les Bracmanes tiennent que c’est un grandpéché aux particuliers d’écrirc les loix qui sont dans leurs li-vres. Ainít on ne peut les fçavoir qu’en les apprenant parcœur de ceux qui ont permission de les enseigner, à quoy onemployé ordinairement dix ou douze années. Si ces Bracma-nes íçavoient que quelqu’un les écrivît, ils luy creveroientles yeux. Ces peuples sont persuadez qu’il y a trois principesde toutes choses ; Sçavoir Dieu, la matière dont les âmesfont faites, Sc celle qui forme les corps tant simples que com-posez. Ils nomment le premier de ces principes, J’ady , le se-cond Paju , Sc le troisième Pajfan. Us croyent aussi la Métem-psycose. Quand le Nayque rend justice , il a toujours unBracmane auprès de luy, qui luy repete souvent à l’oreilled’une voix languiílànte Lc pitoyable le nom de l’Idole Aran-

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ganajfe. Celui qui regnoit en 1600. la rendoit tous ^ eSles sujets pendant six heures, ce qu’il faifoit même utemps qu’il étoit malade, 11 y a dans ce pays des Santal) j,.font profession d’être chastes, Sc de vivre retirez de *verfation des hommes. On y voit aussi des Gor ts ou • ^

Us portent une soutane blanche tirant un peu fur le H un ^p -fileur va jufqu’aux talons, avec une efpece de rochet cj ecouleur, mais d’un drap plus fin. Us ont encore fur se s ’j c ,jrles une piece de drap rouge , ou de la couleur dsoutane, Sc fur la tête une autre piece de drap, en f 01 ^ jebonnet ou de capuchon, avec un cordon au col, comp® £[l[

slnflmipc fitaf-c A* r\r Tic minons o/Tie ^

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quelques filets d'or. Us mangent assis à terre , &une fois le jour fur les quatre heures du soir > ^ 0 ^ je-nappe une feuille de figuier. Ils ne se nourrissent qu e c degumes, d'herbes, 8c de ris, Sc ne mangent jamais dchair ni de poisson.On adore à Madure un certain L^^íjes,lé chocanada, qu’ils disent être Seigneur de quatorze, çIls ont aussi le Dieu Périmai , 8c croyent que ceux qu 1dans la mer proche de Remanancor , & qui visites n ^ c £tepie le plus fameux de tout l’Orient bâti en un coin . ç ede Ja Pêcherie, obtiennent sentier pardon de leurs ^^ oû , ]epays a des forces considérables, puisque vers fan sc ^ijj cNayque de Maduré, mena une armée de soixante Sc 0 - ^hommes avec un grand nombre d'Elephans, cor l tl 0,5terres*de Travancor. Outre les droits que cePrince tire de ^ c( ' r

il a toutes les Perles qui fe pêchent en un jour, prés Lte deManar, 8c lorsque la foire fe tient à T utancqry, 0 p s - in -ecorin, qui luy appartient fur la côte de la Pe .herse , Ç e . ^ j e ;a quatre pour cent de touc ce qui est vendu. On ° 1Ucorps des Morts en ce pays-Ià , Sc les femmes ont acçode sc jetter vives dans le même feu. Texeira qui s f. ul -lorsque 1 e Nayque mourut, dit qu’il vit brûler à se 1 °*^ ]*tre cens de ses femmes, avec son corps , Sc qu’on fettafosse plusieurs sortes de bois précieux, del’huile Sc du ,Les Jésuites ont porté les lumières de l’Evangile à Mau tils‘eurent une Eglise Sc une maison en 1599. Le P jsc n ,qu’ils firent en ces quartiers-là fut si grand, que fort P cU ynées après, les Chrétiens de tous les Etats du Nayqu e ^comprenant ceux de la ville de Maduré , de la côte decherie, Sc de l’Isle de Manar, fe trouvèrent au nombre ^

de quatre vingt-dix mille. * Davity, Etats du Roy d* WMADUS. Nom Latin du Bourg d’Angletene q uedu pays appellent Maidjton. Je

M ADYTO ou Maitos. Bourg ancien de 1 a Preuse 1 tf ela Romanie. 11 est fur le Détroit des Dardanc” eSSere Sc Gallipoly. , e ge>

MAELSTRAND. Petite ville de Suede dans se Nen Latin Malfirandia, Elle est du Gouvernement de ba^ánt.située à quatre lieues de la ville de ce nom vers le, Cette ville est assise fur un rocher escarpé que se rncr pjsej ronne presque de tous cotez. Sc défendue par un n0 ísteau qui est a l’embouchúre de la Troiherta. Les . _ ^prirent Madftrand, en 1678. & la rendirent aux se lí: ° on sele Traité de Fontainebleau. La ville deMaelstrand el ^ jederable par la pêche de haieng qu’on y fait. * Maty -Holl. 1701. « r ur ìi

M AELSTROM. Gousse de f Océan Septentrional ^ pcôte de Norvege , en Latin Maelflromum & umbiljcM j Ê fer'est au Nord de Ja ville de Drontheim entre la petite I» e , c çte de Moskeau Midy , Sc la pointe de celle de Lon°qui le £iit appeller par quelques -uns Moskeftrooni. Once gousse a une efpece de flux 8c de reflux qui R en qu*heures engloutit tout ce qui tombe dans son tourbill° n >rejette pendant six autres heures tout ce qu’il a englo^ ^ JaSuivant ce qu’on en trouve écrit dans la Defcr*P tl0 ‘ c0 $rNarvege par Pierre Claflen dont plusieurs Auteurs 0 s |jfírmé le rapport, quand le flux de la mer s’avaneecôte , les eaux passent avec une impétuosité incroynoles Isles qui bordent ce Gousse, 8c de même quand afe retire, enforte que fi un vaisseau passoit par là dans c , oU tide flux Sc de reflux, il ne pourrait éviter d’c n être c .en un moment. Ces eaux font alors un bruit c f° U p sa nçoi sque l’on entend de quelques lieues loin. Le sieur 3 „s,Nevi Italien qui a voyagé en Norvege depuis quafa ^ cCÍparle d’une autremaniere.il dit qu’il n’y a aucun gq l! . ra r,dendroit-là ; mais feulement un courant de mer q ul * £ ]cf-bruit en montant tous les jours durant six heures , fl

quelles i! est plus calme pendant le même espace d 1 e _ j peu-ajoûte que tant que ce calme dure les petites barq ^ quevent aller d’une Isle à l’autre sens courir aucun dang er ’^ eS oUle bruit que fait cc courant n’est causé que de petites