Band 
Tome II. [E - O.]
Seite
555
JPEG-Download
 

cç|j °í Sst) ^e cent pas communs, & de la porte d’Akala jusqu’àlgy • e ^ Vega , qui est sa largeur en deux mille six cens. Toutpl u e rciJll: est de quinze mille six cens pas communs. II y afauj U I S maisons de plaisance aux environs de Madrid. Ilest j k pont de la ville pour aller voir E l Campa. Ce ponti Ce ^ es plus longs Sc des mieux bâtis d’Eípagne. On arriveserç , e C4/4 del campa par de belles allées, l’une defquellesUn u.^jOemin pour monter à la plate forme de Vegi qui estle h 11 oe promenade & de belle vûë. Sitôt que l’on a passéVsjj t ° n y oit la Maison Royale del Campo ou le Roy va fou-plup e divertir à la chaste , ou à la promenade , au bord dep3jf e Urs Çanaux, remplis des eaux de la petite riviere quiïidjii 1 m Bieu st e ce Palais & de ses jardins. La maison de lalotit j au bord de la riviere. Ses jardins & ses fontainest| e Admirables. II y en aune qui verse ses eaux dans un baílinonté,.' re blanc enrichi de plusieurs statues de marbre , quip ub]i c a Pportées d’Italic. Tout proche il y a une promenadelir es lC j!í e dans le Prado nuevo couvert de quelques rangées d’ar-dejjj dUnguez de jctsd’eau, &de grands baflìns qui ren-ie p r Ce c °urs tres-agréable pour les carrosses, qui vont de-làiHç amener le long de la riviere ou dans le Pré saint Jerô-lep’? U .dans la grande rue jusque dans la place qui est devantdu Roy. La plate-forme de U Vega est auprès de ceç 0l] s p de la riviere. Comme elle est fort élevée, il y a beau-l a "C monde qui s’y prornene le soir, pour avoir la vûë furstpl^P^ne & fur les environs de Madrid de même que fur• sne C ^ e SMt,i Marta à’Aragon, ou de celle de Las> . 4s qui est proche le Couvent de S an Francisa.

1, p 1 V a quelque chose de bien extraordinaire danst); e r ° ce ffi°n qui se fait à Madrid le jour de la Fête-Cçjj ’ stue l’on appelle Corpus Domini. Les premiers rangs detì(é } r ° Ce ffinn sont entremêlez de divers hautbois, de quan-5 ro s V ambours è Basque & de caslagnetes, & l’on voit unUj quelques personnes habillées de différentes couleurs,^ son ste cesinstrumens, s’en vont dansant, sautant Sc^ ^ mille gambades. Le Roy se rend à l’Eglise de Santa

M A D

y

h

b ' Peu éloignée de son Palais, & aprés y avoir entendun îc i - E en sort un cierge à la main, précédé d'un Taber--’toe & ar S ent on estl’Hostie consacrée, des Grands d’Efpa-fiit ** touS ses divers Conseils. A u devant de tous, onrq es rnarc her certaines statues de carton portées par des hom-sous des cotillons. Elles representent toutes desde j. d e differentes figures & assez affreuses, à l’exception^«niere, qui n’est qu’une grosse tête peinte Sc figurée,I e ^ ur celle d’un petit homme, qui luy donne le bran-

l e Mouvement. Ainsi elle paroît la tête d’un Colosse fur3 4J* âson Pigmée, Parmi ces monstres fantastiques, il y enHç s ^fini representent deux Géantes Maures ou Ethiopien-^oyo ^ es a PPelle Mamelinas , du nom du RoyMammelin,0,1 cr - tb ou Maure - qui a régné en Espagne , & sous lequelio u O» qu’on a introduit cette superstition. On fait rouler ceïíi/P a nne autre machine épouvantable qu’on nomme la Ta-j'- e st un serpent fur des rouësen forme de femme 5 latr e à ei V en est énorme. 11 a le corps plein d’écailles, le ven-, une large queue, les pieds courts, les ongles cro-tçjjt j’ . s Feux épouvantables, &la gueule béante, d’où sor-p ent rc j ls langues & des dents pointues. On promené ce scr-lç p ’ oc ceux qui sont cachez sous le carton donc il est formé,le ^ "Zlr si adroitement par certains ressorts, qu'ii faitmil-o^vernens qui effrayent le peuple. La plus agréable pof-Sctan I S Ocâes Maures , est une reverence qu’elles font,■^atvs C ^ es v ^ ennent: devant le balcon où est la Reine. Leseilr . s y font aussi paroître toute leur adreflè en diverssor J ^ìHeux. La Procession file jusques à la Place, Si revientPâtée ^ ran ^ e ru o ou. Galle Major, qui ce jour-là est tres-bienest st P ar ^es beaux tapis qui sont à tous les balcons. La foulefyarì ^ ra ^ e dans les rues, qu’on a peine à revenir à Santaou sç f a i t L Procession. * journal da Voyage d’Espagne.^ n deRochefort, Voyage d’Espagne & de Portugal,íesi x è Madrid se glorifie d’avoir été la patrie de Lopel’ati r J< ^ e S a Carpio , célébré Poëte Espagnol, qui y naquitsour r l 'e AP r cs être demeuré veuf deux fois, il eut dispensefe CQn ,? àîre Prêtre, Sc fut reçu dansl’Ordrede.Malte. Laêctìttso^ ^ on esprit & le grand talent qu’il avoit pour bienpUtat? Cn ^ r °so 8c en Vers, luy acquirent une tres-grande ré-On assure qu’ii a composé jufqu’à dix huit censcuëii es les & Juan Perez de Montaîvan > qui a fait un Re-CQt tit>t 65 ,^^ Cls Eloges qui luy ont été donnez, rapporte qu’àii’e n j r . ou jour de fa naissance jusques à celuy de la mort, ilde paiv 1C avo ^ r paste aucun , où i! n’ait rempli quatre feuillesû ier tant on a d’Ouvrages de fa façon fur toutes sortesT orne r r,

M A D 555

de matières. II mourut le vingt-sept d’A oûtMADRID. Château Royal dansl’Iste de France. 11 est àune lieue & demie de Paris à l’Occident le long des muraillesdu bois de Boulogne, un peu au dessous du village de Su-rêne , Sc fut bâti en 152p. par le Roy François I. fur le modèledu Château de Madrid en Espagne dont il avoit fait tirer leplan dans le temps qu’ii y étoit prisonnier.

MADRIGAL. Ville de l’Amerique Méridionale, éloi-gnée de celle de Popayan de trente-cinq lieues presque versle Midy. Les Indiens l’appellent cbapancbica. Elle est dansune Contrée rude & pierreuse, où l’on ne feme aucun fro-ment, & où il n*y a point de pâturages pour les Troupeaux.Le mays ne laifle pas d’y venir assez bien deux fois l’année.On y a trouvé des mines d’or. Les Indiens qui habitent leslieux rudes, sont fort difficiles à dompter. II y a deux autresvilles, qui sont du même Gouvernement, fçavoir S . fuan detruxillo, appellée iscanio par les Sauvages, Sc l’autre Agreda ,que les Espagnols nomment aussi Malaga. La premiere est átrente lieuës de la capitale Popayan vers le Sud - Est , &l’autre en est à quarante-cinq lieuës vers le Sud Ouest. II s’esttrouvé d’affez riches mines d’or aux environs d’Agreda, *Laët, Indes Occidentales ,liv. 9. ch. 17.

MADRIGALEJO. Bourg de l’Estremadure d'Eípagne,en Latin Madrigalescum . II est situé prés de la ville de Truxillo,

& n’est connu que parce que Ferdinand V. Roy d’Aragon ,grand père de l’Empercur Charles Quint, y mourut le 23. deJanvier 15 so. * Maty, Diít. de Holl. 1701.

MADROGAN. Ville d'Afrique, capitale de l’Empiredu Monomotapa. Quelques-uns l’appellent Banamatupa, C’estune grande ville à vingt milles de Sofale. Les maisons sontde bois ou de terre , blanchies fort proprement par dedans &par dehors. Les toits qui font larges, finissent en pointe com-me une cloche, & plus les personnes sont qualifiées, plus ellessont hautes. Le Palais Impérial est fort grand. On y entrepar quatre grandes portes, où les Gardes de l’Empcreur fonttour à tour sentinelle. Les dehors sont fortifiez de tours, &le dedans divisé en plusieurs chambres spacieuses, ornées detoiles de coton de differentes couleurs tisluës d’or. Le plan-cher, les poutres & les solives sont dorez ou meme couvertsde lames d’or taillées, dc figures, avec des sieges dorez,peints & émaillez, & de grands chandeliers d’yvoire soute-nus avec des chaînes d’argent. L’Empereur se fait servir ìgenoux dans un grand silence , & a quantité d’Officiers quiont soin de fa personne. Vincent le Blanc dit que le Capitainede la Porte sc nomme Cadira . le Capitaine des Gardes > Acar %le Trésorier & celuy qui distribue les revenus Cabacada , Scque le Semgkeren est comme le Connétable ou le LieutenantGeneral. Tous ces Officiers sont vêtus de toile de coton oude soye de differentes couleurs, avec des ceintures enrichiesde pierreries & de grands couteaux & épées dorées à man-ches d’or massif, ciselé & émaillé, ou de diamans & rubisd’un tres-grand prix. * De la Croix , R dation de 1 ‘Afrique ,tome 4.

MADRUZZO ou Madruce. Bourg de l’Evêchéde Tren-te , situé entre la ville de ce nom & celle de Riva , en LatinMadrucium. Ce bourg qui a titre de Baronnie, a donné lenom à deux Cardinaux , Fonde & le neveu, qui ont ététous deux successivement Evêques de Trente. * Maty, Dicl.

MADURA. Ifle de la mer des Indes, entre celles de JavaSc de Bornéo, au Nord-Est de Java, le iong de son extré-mité Orientale. Elle est vis-à-vis de Jortam, ville Royale dela même Jave, à quarante lieuës de la ville de Baly, à seizedes Ifies de Pater nofler, à cent quarante- six dëgrez du pre-mier Méridien, & à six de l’Equateur du côté du Sud. Sontour est d’environ onze lieuës, Sc elle contient plusieurs villesdont la principale est Arofïàbaya ou Aroíbay. Cette Isle estsi grasse Sc tellement humectée par le débordement des eaux,que les bustes & ceux qui charrient le riz dont elle abonde,vont en l’eau jusques aux genoux. II y a aussi quantité de fruits.Les hommes y sont robustes & semblables aux Javans, tantpour la taille que pour la couleur & le visage. Ils sont pres-que vêtus de la même forte , & portent des coutelas Sc despoignards, avec des têtes de Diable relevées. Ils ont aussides Elephans & des Chevaux comme les Javans & la plupartde leurs armes. L’Iíle est fort peuplée, Sc ses villes sont en-tourées de bonnes murailles. Elle a son Roy particulier quifait son séjour à Arosbay. Tous les Domestiques du Roy sontGentilshommes, Sc ont leurs poignards tout argentez j maisil n’y a qu'eux dans le pays qui puissent les porter de cettssorte. Comme l’Isîfe de M.idttra ne produit point d’épiceries,S£ que d’ailleurs ses bancs de fable qui l’environnent de tous

Aaaaij