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Tome II. [E - O.]
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íw- j* c °te de Chili, & passé presque tout IePerou. II leurtoij c L be aucoup de choses qu’ils avoíent jusqu alors ignoréeste rr£s ant J a partie Australedu Détroit, fçavoir que toutes les0 * 1 * touchent vers le Sud, ne font que des Istes, entre-R Cs P ar divers canaux.

t^enc S * es Espagnols &. les Anglois, les Hollandois com-a v Cc . erenc !a navigation par le Détroit de Magellan en 1598.t toit , eu * flottes équipées par divers Marchands. La premiereJa Cq e ^nqnavires, & partit de Hollande au mois de Juin.V/c^huqui™ étoit Amiral étant mort en la mer duph Cç »! m ?n de Cordes d’Anvers, Vice Amiral , prit faHjêrçjç arriva au mois d’Avril de l’année suivante au Détroittjn Jrt ì ' 8c l’Hiver commençant déja à fe faire sentir en ces^ori' là ' allerent premierement aux Istes des Penguins,gî 0 i s bl flerent l’ancre le rz. dans une large Baye que les An-gr 3n j avo ^nt déja appellée B aye aux moules, à cause de laW^uamité que la mer en fournit en ce lieu là, qui est àCllt ran • X lieuës au dedans du Détroit. Au côté droit en ych au V A y a une riviere qui fort dans la Baye , & Piste quiforant est toute couverte d’arbres , de forte qu’on s’yc %u t <7 eau 2c de bois fort commodément. Ensuite , ayant^fl-Oiiest, & peu âpres Nord-Oiiest, ils furent con-est au oe tourner voile, & de jetter l’ancre dans une baye qui'stt( e p?. te Septentrional du Détroit, & qu’ils appellerent BayeV^eest à cinquante-quatre degrez de la ligne vers les’i] e h ^ flans cette Baye il y a trois Istes éparfes, où l’on peut,aìt){j be fl>in,mettre les navires à sec & les radouber.Ces Istes<l‘ 3r i A Ue tla côte du Continent font couvertes de quantitéEs demeurèrent dans cette Baye jufqu’à la finUi) e jn » 8c pendant ce temps ils envoyerent leur chaloupe àh|) t( . e stuiétoit delautre côté.En y allant ils rencontrèrent«V** à Sauvages, qui ayant gagné auflî tôt la terre lesttai„ - ren td’une si terrible grêle de pierres , qu’ils les con-cis p r 'u c de s’en retourner. Ces Sauvages devenus plus har-a * tentrerent dans leurs canots, & les poursuivirent<sa Cec l ue Es Hollandois en eurent tué cinq à coups dec ° u leu C ’ Noient nuds, hauts de dix ou onze pieds, deitiç s j r r °Uge , avec les cheveux épars. Ils avoient pour ar-H, t r> rds d on bois extrêmement dur , ausquels desr e ^ oas erochuës étoient liées avec des nerfs d’ani-f , s Hollandois appellerent cette Baye Cordes baye , &dans j 0rtls du Détroit le troisième de Septembre, ils entrerentlustrale, d’où la tempête les repouíïà dans ce^ Détroit.

^toi c p tre flotte des Hollandois composée de quatre naviresla conduite d’Olivier de Noort. Apres beaucoup^or t ^ ers » ils arrivèrent fur la fin de Septembre 1599. auf ^ es Anglois avoient nommé Port désiré. Ils en par-4 . d e Jj! r E fin d’Octobre , & étant entrez dans le Détroit ler 'r. ( V° Ve mbre , ils en paflerent les premiers passages étroitsh^êmemois , & aprés avoír moiiillé l’ancre fous lesSì e • n § uins - A s paflerent enfin dans la mer du Sud le9 v ûtic *° Ur ^ evr * er A e l’ an ïdoo. Pendant qu’ils râchoientqiie ss re ^ es vents dans le Détroit, ils rencontrèrent quel-flej â ? Uva ges qui leur apprirent que le Continent vis-à vis^ Iste des Penguins vers le Nord étoit appellé

a pj) Ç |j ? a oité par la nation des Enaos ; que ces Sauvages■ r ‘î/^ l% 0lerit la petite IftcTalka, & la grande qui en est prochedepçA^.iqu’styavoit'dans cette derniere grande quantitéJ*V. lns - des peaux defquels ils fe faisoient des man-As portoient fur leurs épaules , étant nuds de tout le«c re j ’ corps > fl ue cous ces peuples avoient la poitrine large8c lg s ee - les uns íe peignant le front de certaines couleurs,1 ç hev ei ^î ltrcs tout le visage , que les femmes fe coupoient lesPortos abtour du front ,& qu’au contraire les hommes les y•Cjejjçs ^ longs ; qu’au milieu du pays habitoient les Tiru-^igant e f ans ^ contrée nòmmée Coin , nation d’une taille

MAO

St > 8c ennemie de toutes les autres, & qu’clle vi-

° jhair humaine, quoy qu’elle eût abondance de venai-

r> .Uanrroc . __

: navi-

G eo - M a utres vivres.

§atj 0n p Spilquerque Hollandois entreprit la troisième 1ïtìsj es ce Détroit fous les auspices de la Compagnie des8c a y p voile de Hollande au mois d’Août de l’an 1614.ftcjjjjç 1 et ^ souvent repouífé par les tempêtes, il passa lesPéages étroits le 3. d’Avril 16x5. Le 17. du mêmeflïtrs U rP r!t de l’eau , du bois*& les autres choses nécessaires,Hay, ç, a y e de Cordes, & entra dans la mer du Sud le 6. detÇlll ps. * t feluy de tous qui a passé le Détroit en moins deiZ. chap. 4.;. 6.7. 9. & 10.

9 ^P e Uce A NI QU L. Terre de 1 ’Ameriquc Méridionale,

ainsi du nom de Ferdinand Magellan , Gentilhom-

me Portugais, en Latin Magdlamca Regio. Cenomestconnùnon feulement aux Régions qui font fur la mer Australe , Scqui s’étendent depuis le Gouvernement de Chili jusques auDétroit de Magellan, c’est à dire , depuis le quarante-troisié-me degré de l’élevation du Pôle Antarctique jusques au cin-quante-troisiéme de la même élévation, mais auffi à celles quifont fur la mer du Nord ou Atlantique, & qui s’étendentdepuis l’embouchûre de la grande riviere de la Plata jusquesau même Détroit. Ce font de grandes & spacieuses Provincesqui ne font connues que le long de la côte* de l’une & del’au-tre mer, fans qu’on les ait découvertes au dedans des terres*Les qualicez de l’air y font difFerentes. Plus elles s’éloignencde la ligne & Rapprochent du Pôle Antarctique, plus ellesfont âpres & sujettes au froid , fur tout où elles touchent léDétroit de Magellan. Les sommets des montagnes font cou-verts de neiges en ces lieux- là pendant la plus grande partiede Tannée. La premiere partie de cette Amerique Australe jc’est-à-dire celle qui touche TOcean Méridional ou Pacifiquedepuis les dernieres limites du Gouvernement de Chili jus-ques au Détroit de Magellan , n’a été découverte que par lesEspagnols, les Anglois & les Hollandois qui ont pafle par céDétroit dans la mer Australe,ayant entierement laissé cette cô-te , où l’ayant feulement courue en passant. Le premier desEspagnols qui a tâché de retourner de la mer du Sud par leDétroit dans TOceanAtlantique, a été le Capitaine Ladrilleroqui étant parti de la Province de Chili par le commandementde Garsiasde Mendozaqui en étoit Gouverneur, entra dansle Détroit de Magellan & le paflà jusque dans la mer du Nord;mais n’ayant ose sortir de ce Détroit, à cause de l’Hyver quicommençait, il retourna dans le Gouvernement ae Chilipresque par le même chemin qu'il avoir tenu en venant. PedroSarmiento voulant poursuivre François Drac, qui avoit paflepar le Détroit dans la mer du Sud,partit du Port de Collao deLima au mois d’Octobre de Tan 1579. & au commencementde Novembre il vit les Istes appellées par les Espagnols Def-venturadas. De là détournant vers le Continent qu’il com-mença à découvrir fur quarante neuf degrez & trente scrupu-les au Sud de la ligne, il descendit avec beaucoup de difficul-té au rivage où ìi trouva des pas d'hommes, des fléchés, desrets & des rames , mais fans voir aucuns Sauvages. Ayantgagné ensuite le haut des montagnes il vit que la côte étoit en-trecoupée de bayes & de canaux, & la terre bordée de quan-tité d’Istes qui formoíent un Archipel, & il en compta plusde quatre-vingt. II jugea qu’il y avoit austi par là un passagévers le Détroit d&JVlagellan, & nomma le Port Nuefira SeíiorÀdel Rofario , & Tisse qui en étoit proche, S. Trimdad. II pritpossession de ces terres pour le Roy d’Efpagne avec les céré-monies accoutumées, aprés quoy il entra avec fa chaloupédans le canal qui passe entre les Istes & la tetre-ferme, en dé-couvrit tous les Ports & toutes les rades, & en nomma unTorto Bermjo , c’est-à-dire, Port Rouge , à cause des fablesd’une riviere qui en étoit proche. II y trouva aussi des pasd’hommes. Tous les canaux qui passent entre ces Istes fontfort poissonneux & remplis fur tout de grandes huîtres $ danslesquelles il y avoit des perles, la plupart obscures. Du portBermjo il entra dans une Baye qu’il appeíla S. François. Elleétoit couverte vers le Sud d'une montagne assez haute qu’ilnomma Puma de la Gente ,parcc qu’il commença à y voir desSauvages. Ils avoient entierement le corps teint de rouge. Délà il passa encore un nombre presque infini d’Istes dont aucu-ne n’etoit cultivée, & étant venu à une Baye qu’il appellaNuejtra Seíìora deGuaddupe , & au Cap dont elle est dose j &n’y ayant trouvé qu’une loge basse environnée de gazons, &couverte d’écorces d’arbres & de peaux de loups marins fansqu’il y eût des Sauvages, il s’en retourna dans son navire. IIentra ensuite dans le Port de la Miséricorde , à trois lieuës de-Iàdansceluy de Nueftra Senora decaniellaria & enfin dans Tissede S. ïves , noms qu’il donna alors à ces lieux. II trouva dansTisse cinq Sauvages , qui luy firent entendre par signes queproche de-là il y avoit deux navires à l’ancre, que menoiencdes hommes barbus, vêtus à la maniéré des Espagnols ; céqu’il expliquasses Anglois qu’il venoit chercher. De-là fai-sant voile vers le Sud Est , il passa deux Istes, & entra dansun canal dont Tembouchûre étoit appellée Xultequa P ar lesSauvages. 11 y trouva de nouveau quantité d’Istes, dont il nom-ma Tune S anil a c rux & en ayant passé quelques-unes, il entradans un Port remarquable , d’où il crut voir au haut. d’unémontagne une belle ville bâtie à la maniéré de celles de 1 Euro-pe ,& plusieurs hommes en armes dedans. Etant parfisse céPort, il prit fa route vers une pointe fur cinquante-quatre de-grez de la ligne vers le Sud qu’il nomma Sart ifiioro ,& entrant