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MAGSTAT.Bourg de la Lorraine, en Latin Mageftadimn.II y a des Géographes qui le prennent pour l’ancienne Ama-getobrìga . Ce Bourg est situé à quatre lieues de la ville de Sar-bruck vers le Midy. * Maty, V.-S. de Holl. 1701.
MAGUA ou Mang.me. Royaume ancien de l’Ameriquedans l'Iste nommée aujourd’huy Hfpanïola. II y en avoir plu-sieurs autres dans cette Iste avant que les Espagnols s’en fuíTentrendus les maîtres, sçavoir, Sigovaya .Magana ou Magnana ,Xantiga & Heguy. Celuy de Magua , qui veut dire plaine oucampagne, étoir le pltfs considérable de tous. II avoir quatre-vingt lieues de longueur, s'étendant depuis la mer du Sud,jusques à celle du Nord, & abondoit en plaines fertiles envi-ronnées de montagnes, entre lesquelles font celles de Cibao,ou il y a des mines d’or. Les C astiques ou Rois de tous ces di-vers Royaumes vivoient en paix fans beaucoup de magnifi-cence, & leur plus grande dépense alloit à entretenir des Lut-teurs, des Danseurs & des Joueurs d’instrument pour les di-vertir, sóìtqu’ìls marchassent parle pays, soit qu’ils demeuras-sent dans leur Palais. Ils se faisoient porter sur une table ornéede plumes de differentes couleurs, & ces hommes qu’ils entre-tenoient, daníoient & fàutoient devant eux, chaque peuple re-gardant son Prince comme un Dieu. Le moindre de ces Cassi-ques pouvoit faire seize mille hommes de guerre, armez depeaux de bêtes sauvages avec des masses de bois qui avoientune pierre tranchante au bout. Ils avoient aussi des arcs & desfléchés, & tous ensemble pouvoient former une armée de qua-tre-vingt mille hommes. Ils vivoient en bonne intelligence,& se visicoient les uns les autres de cent lieues loin, fans songerà autre chose qu a passer le temps agréablement en festins &c enrégales. Ces Peuples étoient gens dociles ; mais les Espagnolsétant venus dans leur Isle , les traitèrent d*une maniéré si tyran-nique . que de plus de quatre cens mille hommes qu’ils y trou-vèrent , à peine y en resta-t-il la centième partie. * Voyages de Vin-cent le Hlanc , 111 . P.irt. cb. 3.
MAGUELONNE. Ville ruinée dans le bas Languedoc.Ce fut autrefois le lieu où étoit Je Siégé des Evêques quifont aujourd huy à Montpellier. Cette ville étoit située dansune Iste au bout d’un petit Golfe de la mer Mediterranée,qu’on appelloit anciennement ïEtang des Volces , & qu’on anommé depuis les Etangs de Mauguio , de Peraus & de Lates ,telle qu’on la voit encore à présent sous ses ruines. Les Sara-iîns, aprés la conquête de l’Efpagne, étant venus fondre enFrance par l’Aquitaine & par la Gothie , s’en emparèrent.Charles Martel l’ayant reprise sur eux, & la voyant d’uneassiette trop avantageuse pour la descente des ennemis en cet-te Province, la fit démolir, & transporta le Siégé de l’Evêché& du Chapitre à Substantion, lieu assis fur une colline à unquart de lieuë de Montpellier, où les Evêques ont résidé troiscens ans, jusqu’à ce que l’Evêque Arnaud fit rebâtir la villede Maguelonne vers l’an 1060. quelque temps aprés que lesdésordres de la France eurent divisé la Province en plusieursComtez. Comme dans l’ordre que les Empereurs avoient in-stitué pour les Provinces > chaque Diocèse avoir un Gouver-neur qui se donnoit le titre de Comte, les Comtes de Mague-lonne le transportèrent à Substantion, aussi-bien que l'Evêque& le Chapitre. Quelque temps aprés, le mauvais air de celieu les ayant obligez de se retirer au Château de Melguei .1ou Mauguio dans le même Diocèse, ils s’en approprièrent leGouvernement, qu’ils transmirent à leurs Successeurs, qui yfaisoient battre la monnoye des sols, appeliez Melgoriens. L’unde ces Comtes, nommé Pierre, fit donation de ce Comté l’an1085. à Grégoire VII. & auxPapes ses successeurs, sçavoir duComté de Mauguio à l’Evêque de Maguelonne, à la chargede le tenir pour luy &les siens en foy & hommage de l’EgliseRomaine, en payant chaque année une once d’or de redevan-ce. Aprés la donation de ce Comté, l’Eglise en eut la direc-tion, & les Successeurs du Comte Pierre possederent ce Comtéfous la même redevance. II tomba enfin entre les mains de’Béatrix, Comtesse de Melgucil, femme du Comte BernardPelet. Béatrix le donna à Êrmeíîènde fa fille l’an 1172. en lamariant avec Raimond, Comte de Toulouse 5 mais le débrisdes Comtes de Toulouse du temps de la guerre des Albigeois,r est nit à l’Eglise de Maguelonne tous les revenus de cc Com-té, & en Tannée 1215. le Pape Innocent III. en investit Guil-laume d’Altignac , Evêque de Maguelonne. L’an 1538. lePape Paul III. transféra cet Evêché en la ville de Montpellier,à l’instance de François I. & depuis le fiege de cette derniereville en 1622. u*e partie de l’Eglise a été démolie, à cause queles Religionnaires s’y pouvoient fortifier. Le Fort a été abba-tu depuis,&il n’y a que l’Eglise assise entre l’étang &la mer quiappartienne au Chapitre de Montpellier. * Davity, Languedoc
M A H
MAGUELONNE. Lac ou Etang du Languedoc » a ^!*j] a -ainsi de la ville ôe Maguelonne qui est sur ses bords. L eS ’ 0 nges de Latte & de Peraul, s’y trouvent aussi, ce qui r aIfl'appelle quelquefois Lac de Latte & de Peraul , en L 3l ,/ teI1 Jguelonenfis Lacas, St igna Vole arum Sc Stagna LaUra. j c£ ]jeTe long de la côte, depuis la ville d’Agde, jusqu’aupres ^d’Aigues-Mortes. Sa longueur est d’environ quatorze y& fa largeur d’une. Ce Lac se décharge dans la mer Me ^née par un Canal qu’on nomme U Grau de P d ivas > en ^ asl alFauces Latera St igm.C’ett le commencement du fameuxde Languedoc. * Maty, D>ft. de Holl. 1701. . . Je
MAGU 1 LA. Petite ville d’Afrique, dans la Prov"? ^Fez. Elle est située à Ja pointe de la montagne de Zarh° > sli ,regarde l’Orient du côté de Fez, & doit fa fondationmains. Il y a fur cette montagne une grande contrée ^viers, & au bas une belle plaine qu’on arrose de plulieurraines qui naissent aux environs. Elle rapporte beauc° 1 j {bled, de chanvre , de camomil, de carvi, d’alhegna r sCmoutarde qu’on va vendre à Fez, ce qui rend les habit 3 ^riches. Ils n’ont toutefois que de méchantes maisons. L e ] (railles de la ville font fondues en plusieurs endroits. *M 3Defcr. du Royaume de Fez,, tome 2. li. 4. cb. 32. qui
MAGWIBA ou Rio Nova. Grande rivière d'Asnssue.^^arrose le Royaume de Quoja au pays des Noirs. En . g sí uqui remonte dans cette riviere est salée jusqu’à deux \ ie yndessus de la côte. Au devant de son embouchure , 1banc de fable, qui est cause que les Hollandois ne ve .0ry encrer 3 mais les Portugais, les François 5 c les Angl° iszardent à la remonter avec de petites barques.Elle est n T.ble jusqu’au village de Davaronsa, parce qu’elle est pj iC g,sonde & large de quatre cens pieds. Au dessus de cette e jjle lit de ce Fleuve, qui est plus gros en Hiver qu’en ’ Jeî
embarrassé de grosses pierres & de rochers, qui ca !™ a te jjesS«chutes d’eau & des cascades, incommodent fort les B 3* De la Croix , H'/?. d’Afr. tome 2. - p3 yS
MAHAFALE. Province de l’Iste de Madag a íc ar ’, g a qa-est tout fempli de bois, & s’ctend jusqu’à la riviere“ e ^ Jelise, éloignée de quinze lieues de celles de Manoflfo 3Machicora. II est fort rkhe en bétail, & les habitans enleur nourriture aussi-bien que clu laitage, & des raç>" „ $croisent en quantité dans les bois. Ils n’ont aucuns vn â » ora -lieux fixes, changeant de demeure, à mesure que le S P a rall teges manquent dans une étendue de trcnte-cinq pu st u ^5lieues. Ils font leurs cabanes dans les bois, éloignées e y xsdes autres > suivant les parcs où ils retirent leurs bessi aU A £C efemmes y font des habits de soye & de coton, & d’un e |jd’écorce gu’on appelle Tri, qui approche de la douceursoye, mais qui dure moins que le coton. II y a un atb r ^ e (lgrosseur monstrueuse en ce pays. On l’appelle Anadj ^ 4creux dedans, & son vuide est de douze pieds de ®, ,a nV j r of>C’est comme une tour pyramidale. Sa hauteur est d c eíìtrente-cinq pieds, & il n’y a que quelques petitesquelques endroits fur fa sommité. * Flacourt, Hifi- ^giscar,cb.i 4. . lo"
M AH AN. Ville de Perse dans le Korasan. Elle do .^Jenom à une plaine fort spacieuse, qui s’étend entre les v ^r-Bavurd & de Meru* Tamerlan la ruina avec toutes c£t cCgades qui la peuploient , lorsqu’il fit son irruption da u íProvince.*HerbeIot dans fi Bibliothèque Orientale, eC ^,q { *c’est de la ville de M ab an que sortit Solimanschah, P e L c Je$togrul & ayeul d’Othman, fondateur de la Dyn 3Othmanides ou Oíhomans. ^ ■ sien
M AH AOLA. Royaume d’Afrique dans l’Abyfl 111tout proche de celuy de Zeth. n va tìíri í
MAHARAZ ou Macbres. Place maritime du RI a étéde Tunis dans la Province de Tripoli. Elle est forte*bâtie par les Rois de Tunis à l’embouchure du Gosse ^ c0 {ypez, pour le garantir des Pirates Chrétiens qui a Y° ien 1 > 0 nt nítumé de venir ravager toute cette côte. Les habitans 1 ^ £ [Sterres labourables ni troupeaux. Ce sont de pauvres M 3 jj y aou Pêcheurs qui vont en cpurseavec les navires Turc ^^5parmi eux quelques Tifferans qui font de la toile & c [,ere 5 'à la Moresque. Ils parlent la langue Africaine des c Cí 8 tcomme ceux des Istes de Gelves où est leur princ»P 3 Q rJll0 l,dont ils ne font éloignez que de dix huit lieues.
tome 2. li. 6 . cb. 39.
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MAHMORE. Ville d’Afrique, qui ctoit aflë z PSalé, for l’embotichûre du Fleuve Subu, en Latin cí f^os 3Elle a été détruite par les guerres. 11 y a encore 1 v j!l«Vecchia fur un grand Golfe , à quelques lieues ce j'uJJdu côté du Nord. Le terroir de Mahmore est ombr 3 »
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