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^ es adroits des montagnes, où croît l’excellent vin appelle^ , & de Pedro Ximents. Tout le reste est assez stérile
^habité, * foiirnd da voyage d’Espagne.u avìty dit que le Roy d’Espagne tient un Arcenal à Mala-cfj aVec stuantité d’armes & de munitions de guerre & de boup E-2c qa’il y a force moulins à poudre & beaucoup de foursk biscuit. Amfi outre que Malaga est comme un bastionsai oppose aux Africains, il tire delà les munitions neces-r es pour les Places qu’il tient en Afrique. Malaga est lade Strabon& de Pcoleméé.
j3jj ■^t-AGON. Ville d Espagne dans la Nouvelle Castille.
5 e st à quatorze lieuës de Tolede. * Davicy, caftiHe.^ALAGUETTE ou Manigette. Côte de la Guinée eny p*We, appellée ainsi,à cause d’une espece de poivre dont on^ ait Un fort grand trafic. nommé Sextos par les Espagnols, &* la guette par les François. C'est la feule marchandise qu'on( ]Uei rte à CCS côtes. Ce .poivre est plus acre & plus brûlantj e Poivre ordinaire, & même que le blanc. La côte deíjçp 3 jsUette commence à Rio Sanguin, & dans son étenduegr e? ° lXante lieues jusqu’auCap de Palmes, qui gît à trois de-l^p.stUarante minutés de latitude Nord, & onze degrez detrç f^ode Est, elle comprend les Places de Rio Sanguin, Cefi■Pat r ° u ' Brova > BaíTou , Zino - Crou, Crousestre, Wapo ,f 0nt Ou s . Grand-Seítre, Petit-Sestre & Guyane. Ce? Placessituées au bord des petites rivières dont elles tirènt leur’^es principales font Rio-Sanguin & le Grand-Sestre,p ei] s ef end bien avant dans les terres vers le Nord, & quiiin e - PUfFrir une Patache. Rio-Sanguin en peut auffi souffrirc ase ^ douze lieues. II y a un village d'environ cent£ r s j bâti au bord de cette riviere qui est toute bordée deàf Q arbres, & qui n’a pas de largeur plus de cinq cens pas^an t Embouchure. Toutes ces côtes font aussi bordées de. arbres. La terre en est fort basse, grasse & arrosée del' e U j 1C l^ e P ec “ S ruisseaux qui en rendent l’air si mauvais,queq„ e | Blancs y passent si ns être malades,ce qui n’em pêche pasLits s! babitans ne soient fort robustes. Ils font assez bien-n‘ 0n . & d’une assez bonne physionomie. Ils vont tête nue, &ssu’un petit linge quj les couvre par devant. Us ontlet s & , lte de bœufs, de vaches, de cabris, de cochons, de pou-p autres volailles ; l'on en juge par le grand marché qu’ilsdes p'V *r c à de Palme y est bon, aussi bien que les prunesfem rr , a rïlaers qu’ils aiment avec palljj|n. Ils prennent autant dehop. Cs st uc chacun en peut nourrir. On n’entcnd point leurlesf^’?,’ & ils s’expliquent par signes. Outre le poivre, quedu rn'°, dois appellent Grain , cette terre produit du ris &tr Q (|j|j - des pois fort tendres à cuire, des fèves & des ri-de tj 0 - es ' des citrons, des oranges, des bananes & une eípecel'L Ur IX excellentes. Le bois en est plus épais que de celles deaVe Hn°^ e '. ^ es lont toutes rondes comme les amandes ouf)i e p es .d’Efpagne , fans zeste qui les sépare au milieu. LesLiera i S ? nc trafiqué fort long temps fur cette côte, & mê-ss'a'il s E Poivre qu'on y recueille avec celuydes Indes, avantco Uve Uc " commun , & que l’Iste de S. Thomé eût été dé-hrj e Par les Portugais, qui se font ensuite répandus de-IàSeftr e te L Guinée. Ce qui le fait croire, c’est que le Grand-^n né Conscrve lc nom de Paris que les Dieppois luy ontess p ' &que le peu que l’on peut entendre de leur langageí J °ftup Ils n’appellent le poivre ni Sexto ni Grain à laVa *flèai 6 9 U à la Hollandoife, mais Malaguette ; & lorsqu’unt ° Ut Ple' arrave \ âls crient apvés le salut, Malaguette tour plein ,sijjL ‘ n ' t t nt ** teYre de Malaguette. C’est tout ce que l’on re-disse® qu’ils ont retenu de nôtre Langue. Si deux amis debra s j p S l leux arrivent à bord, ils se prennent par le haut dudant’ en ^ c . ten dant l’un contre sautre, & disent T orna. Descen-bns e b luiCe au coude qu’ils se serrent, ils disent Totia , & en-c e & f re uant le grand doigt ât l’indice. ils se les tirent de for-(j e S *°nt claquer » en disant En f a nematé , qui sont parmin „ Urines d’amitié & de jove. La côte de Malaguette estde s c œ mi pêe côte desGraives. * Villaud de Bellefond, Relation#Afrique.
Ve dans A^LLY.L’une des cinq Istes de Comorro,qu’on trou-sses. q a mer _ de Zamguebar.Elle est au milieu des quatre au-atttrçj y y "tût plusieurs grands villages assez prés les uns desjties t S saisons y font de bois,couvertes de palmes.Lcs ar-Qts >de nu 'aires font des a>fanges ou cimeterres, des jave-ss>Ute s J a . rcs êc des flèches. Ils ont peu de foy , & prennent à^ tatì Çoì a p 0S ' aìflourd'huy ami des uns, & demain des autres.E>Ur y ^y^ade qui a été quinze jours à la rade de cette Ifle,*Ì e de ss. re v re ^ cs ra staîchissemens, dit dans la premiere Par-de te llc R voyage, ch. 4. qu’étant en un bateau à une lieuepour retourner aux navires avec quelques-autres, ils
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apperçûrent fur l’eau un poisson fort monstrueux, qui avoit laforme, d’une homme, & vers le menton une eípece de barbequi paroiffoit comme des ailes de poisson. Sâ tête couverted’écailles étoit un peu longue &alloit en pointe. Comme ifsvoulurent en approcher plus prés pour l’examiner, il plongeafa tête au fond de l’eau, ce qui fit paroître une partie de son dos,qui étoit tout écaillé.
M ALAMOCCO. Ville Episcopale d’Italie, dont le Siégéfut transféré à Chioggia,en Latin Malamoccum , MetbamauamòíMedoacus Portas .Elle étoit autrefois fameuse,à cause que le Do-ge de la République de Venise y faisoit ía résidence. A-ujour-d’huy elle est célébré pour être le Port de cette superbe ville ,qui n’en est éloignée que de six milles. Au de-là de MaJamoc-co on voit un petit C hâteau bâti fur le bord d’une Ifle. Laface de ce Château est ornée de deux petits obélisques. * journald’un Voyage de Trance & à’Italie.
M ALANIUM ou Melanium. Bourg ancien des Brutiens.Les Géographes tiennent que c’est celuy de la Calabre Ulté-rieure , que l’on appelle aujourd’huy Maida.
MALASSAYS. Royaume d’Afrique dans la haute Ethio-pie. 11 est prés des frontières de l’Abiflynie, & nommé MaUf-fœorum Regnmn par les Latins.
MALAT. Montagne du Mexique dans la Province de Seï-ton. C’est un des plus grands Volcans de toutes les Indes. Ou-tre cinq bouches qu’il a au bout de cette montagne, il en adeux au milieu beaucoup plus grandes que toutes les autres.Elles vomissent le feu avec une furie surprenante. Ce n’est tou-tefois que par intervalles. Quelquefois il n’en fort que de lafumée, & d’autresfois ce font des pierres ardentes, fur touc
3 uand un certaip vent régné. Pendant qu’ellcs font pousséesehors, on entend un bruit terrible au dedans. Un Roy dupays voulut Lire un jour éteindre ce feu à force d’eau, maistour ce qu’on fit fut inutile. Le feu s’augmenta, & plusieurspérirent dans cette entreprise, & entre autres un proche pa-rent du Roy, auquel il fit dresser une statue avec quantité debouquets de plumes. II étoit representé monté sur un EléphantSt armé d’une peau de crocodile. Tous ceux du pays qui pafsent par-là se prosternent devant cette Statue, croyant que cePrince est bienheureux d’avoir été déifié par leur Dieu,qui estle Feu qu’ils adorent comme une Divinité. Les Mexicainsappellent ces Volcans Popocatepccb. Le mot de Popaca veut direFumée en leur Langue, & Trpeíó Mont. * Voyages de Vincent leBlanc , III. Part. cb. 10.
MALATHIE. Ville capitale de la petite Arménie. Herbe-Iot dans fa Bibliothèque Orientale luy donne 61. degrez delongitude, & 3p. degrez huit minutes de latitude. Les Arabesqui conquirent cette Province , perdirent Malathie l’an 138.de l’Hegire fous le Kalifat d’Almansor. L’Empereur Con-stantin Copronyme l’ayant reprise, la fit démolir. Lc mêmeAlmansor envoya l’an 140. soixante & dix mille hommes,commandez par Abderrahman son neveu, qui s’en étant remisen possession, en fit rétablir les murailles. L’Auteur Arabe quia écrit la vie d’Almansor, rapporte que lorsque Constantineut détruit la ville de Malathie , il en fit passer tous les habi-tans Arméniens , & Géorgiens à Constantinople, pour hmieux peupler.
MALATIAH. Ville de la Turquie en Asie, en Latin Me-litene , Melitine & Melita. Elle est dans la Province d’Aladulie,aux frontières de l’Arménie, fur la riviere d’Arzu, qui sejette dans l’Euphrate, cinq ou six lieuës au dessus de Marasch.Cette ville a un siégé d’Archevêché. *Maty, Dici. de Ho!!.I701.
MAL A VERT. Petite ville de Perse, située à douze lieuësd’Ispahan, en tirant à l’O ient. Son terroir produit des pi-staches en si grande quantité,que comme il n’y en a pointailleurs de si bonnes, il en fournit toute la Perse & toutes lesIndes. L’arbre qui les porte n’est jamais guere plus grandqu’un noyer de dix ou douze ans, & elles viennet# par bou-quets qui ressemblent à une grape de raisin. * Tavernier, Voya-ges de Perse , chap. J.
MALAYA. Ville située dans riíledeTernate, la plus con-sidérable des Molucques. Elle est régulièrement fortifiée, &appartient aux Hollandois, qui ont le Fort de Taluco assezprés de là. * Mandesto, Voyages des Indes.
MALBANUS VICUS. Nom donné par les Latins aubourg du Comté de Chester en Angleterre, qui est appelleNautwick.
' MALBODIUM ou Malobodium. C’est ainsi que les La-tins appellent Maubeuge, ville des Pays Bas dans le Hainaut»M ALBORGHETTO. Bourg ou Village de la Carin-thie. 11 est situé aux confins du Frioul fur la riviere de Fessa,
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