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Tome II. [E - O.]
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des Portugais. On la nomme autrement Bandera. * Davity,Etats du Roy de Portugal en Afie.

MANOSQUE. Ville de France en Provence , en LatinManttafca. Eile est située à une lieue de la Durance, à sept deSisteron, & à huit d'Aix, entre l’une & l’aucre ville, dans unterroir tres fertile. Cette ville est agréable & ornée de plu-sieurs belles fontaines , de deux Paroisses, & de cinq Convensde Religieux & Religieuses. Quelques-uns la prennent pourle Bormanicum de Pline , ou pour l’Alaunicum de l’Itine-raire d'Antonio,Lc de la Table dePeutinger.il y en a d’autresqui font persuadez que c’est la Macbao ,, Macbaovtìla dont Gré-goire de Tours & Paul Diacre font mention. On tientqu’elle fut ruinée par les Barbares, qui fuisoient de fréquen-tés courses dans la Provence, & rebâtie dans le huitième sié-cle par les habitans de quatre villages voisins, & que c’est parcette raison qu’elle porte quatre mains dans ses Armes. LesComtes de Forcalquier la donnerent aux Templiers, du Cou-vent desquels < 5 n voit encore les ruines. Apres que cet Ordreeut été exterminé, les Chevaliers de Malte cn furent les maî-tres. * Maty, Dtff. de Holl. 1701.

MANOUFI. Province de Piste de Madagascar , appelléeainsi d’un Cap de ce même nom. Elle s’étend depuis la riviè-re de Mananzari jufqu’à celle de Manghourouou Manang-hourou. Entre cette derniere 3 c le Cap de Manoufi, il y ena trois petites qui font Andrafada ,Tentamamou 3 c Tentamami.On vient ensuite à celle de Mananghourou, à douze líeuës delaquelle il y en a une autre qui porte bateau, 8c que l'on appel-le Avibahé. Elle est toujours ouverte à son embouchure , &c’est peut-être la continuation d’un Lac qui est dans la Pro-vince d’Ambohitfmene, 8c qui se décharge dans la mer parcette voye. On trouve entre Avibahé 8c Mananghourou la ri-vière de sacaville. Celle de Tfatsacfe vajetter à trois lieuesde là dans une Baye que les habitans appellent Tametari &les François le Port aux prunes , où il y a bon mouillage pourles vaisseaux 8c dans laquelle se vont auíïì décharger les riviè-res de Fourcbuaro 8c d’ïvoltbon , la première à trois lieues plusavant que celle de Tsatsac, 8c l’autre à une lieue 8c demie plusloin. * FJacourt, Histoire de l’ifle de Madagascar, ebap. 8.

MANOUNIUM. Ville ancienne des Brigantes. Cetteville , selon le rapport des Géographes, estaujourd’huy celledu Comté de Laneastre en Angleterre , qu’on nomme Man-chester.

MANRESE. Petite ville de la Catalogne, én Latin Asi-mrijfa.Elle eíl située fur le Cardoner,entre Barcelonne 8c Car-done, à dix lieues de la premiere de ces villes 8c à cinq del’autre. Manrese a été autrefois une ville Episcopale. * Maty,jD ift. de Holl. 1701.

Le MANS. Ville de France capitale de la Province duMaine, à dix lieues d’AIençon > à seize de Laval & à trente jde Rennes. Les Latins l'appellent C enomamm, 8c la plupartdes Géographes la prennent pour le Vtndmum de Ptolemée.Elle a été placée par Auguste dans la Lyonnoise troisième,& quoy qu’elle ne soit pas fort grande , n’ayant qu’environtrois mille pas de circuit, elle peut paíser pour une des plusconsidérables du Royaume, si on y comprend.ses quatre fauxbourgs au milieu deíquels elle est élevee en telle forte qu’elleleur commande entierement. Sa situation est au bord de lariviere de Sartc , assez prés du lieu où l'FIaine fe dégorge, 8cfur une colline qui a fa pente du côté du Nord-OiieíhLe faux-bourg de la couture a une fort grande place , environnée debelles maisons. On l’appelle ainsi d une Abbaye de ce mêmenom dont l’Egíisc est magnifique. La hauteur de ses deuxtours la rend remarquable > auíu-bien que la beauté de sonmaître-Autel. On y voit le tombeau d'Helie de la Fléché,Comte du Maine. 11 y est representé cn relief avec une Epi-taphe gravée sur une grande table de marbre noir, ornée dedeux colomnes de marbre jaspé. Cette ville a été une despremicres villes Chrétiennes des Gaules. Saint Julien qui enfut le premier Evêque, y porta l’Evangile fous le Pontificatde S. Clement qui vivoit du temps de l’Empereur Vefpasien.L’Eglife qui a été consacrée sous son nom est la Cathédrale.Quoy qu’elle ait été plusieurs fois endommagée par la fu-reur des guerres civiles entre les Catholiques & les Prétendusreformez, elle ne laisse pas de paroître encore magnifique dansses ornemens , superbe dans la grandeur de son bâtiment,

& dans son architecture fort bien entendue. Ce qu’on y re-marque de plus curieux , c’est la structure du Chœur, admi-mirable dans. fa largeur , proche lequel on voit le tombeaude Charles ÎII. Comte du Maine, avec celuy de Geofroydans la Chapelle de Notre-Dame, & fur tout une horlogequi est assez prés de la porte de l’Evêché , l’un des plus ex- j

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cellens ouvrages de tout le Royaume, ainsi que fa toUf /-jdL-.fa grosseur, 8c pour fa hauteur. L’Evêché du Mans- ^ ^grant de l’Archevêché de Tours, a prés de trente ^ j>$circuit. On y compte six cens dix-neuf Paroisses >P art j^zentre six Archidiaconez, qui ont chacun plusieurs j°X 0 y C n,ruraux. Le Chapitre de la Cathédrale est composé du v . Kdu Chantre , du Grand Archidiacre , de l’Ecolastre , “chidiacres de Sablé , de Château du Loir, de Laval > «k8c de Montfort, 8cde trente-huit Chanoines Preben«e ^tre quatre non Prebendez. II y a vingt-deux Abbayes j-,

Diocèse. Le Palais Episcopal a de beaux appartemens » s gChapelle est tres-bien ornée. Son jardin est dans le seu* sde saint Vincent. Les divers compartimens de ses P art toUr8c de ses belles allées en font un lieu tout charmant. 1d’Orbitelle n’est pas éloignée de ce Palais. C’étoit U" ^Château que fit bâtir Guillaume le Bâtard Roy d A n ^/j0,re, 8c Comte d’Anjou 8c du Maine. Le Roy ^°J 11 r eU Jetrouva à propos de le faire abbattre, comme servant de 1 , $refuge àdes Princes mécontens qui avoient levé les. ar ^ p’ r ;.assemblé quelques troupes dans !a Province.Le Palais asidialqu’on trouve dans la place de saint Pierre ornee ^assez belle fontaine , est grand non seulement dans ses a îsmais dans plusieurs Sièges Royaux qui y ressortissent 1 ^l’étenduëde la Province du Maine. On peut juger de a^^des Bourgeois du Mans par la quantité des belles -*4, ides Convens 8c des Colleges qu’ils y ont fait bâtir*quatorze Paroisses, quatre Abbayes, quatre ConvensJigieux, cinq Monastères de Religieuses, trois Eghse? jjlegiales 8c deux Colleges. L’Eglife de saint Nicolas a gjfauxbourg de ce même nom, a de fort belles Chajtf'L’Je8í l’on y voit le Tombeau d’un Evêque du Mans. ^saint Benoît de la ville est remarquable par la ss ra ç 0 \-de son Chœur, 8c par la beauté de ses ornemens.\ \q v jerlege du même nom, qui est proche la fontaine du âll8c doté d’un revenu fors considérable , a été fetlCollege des Peres de l’Oratoire, situé au bord des se ^ ^la ville, en un lieu tres-agreable , pour la belle vûe q ula campagne, fur une partie de la ville, Sc fur le grarsebourg saint Nicolas, où font les Convens des Donr? n8c des Cordeliers, dignes d’être vûs pour leurs Eglst eS ’ a JeCloîtres, 8c leurs grands enclos. L’Eg'isc des Isefull^A fi-tres-belles peintures , 8c le dôme qui la couvre est wtf ' n0 u«talienne. II est facile de voir que ce fauxbourg a été ba* ç o(lvellement,par la largeur de la rue qui le traverse dans t0 ] e uíétendue , 8c par quelques maisons tres-belles > tant p°architecture que pour leurs jardins,queson découvre e ^ j> oí jtant à la ville par la porte de S. Pierre. C’est par-se 9 ^ ot .arrive à la rue de la Cicogne, embellie du Befroy “ e Bloge de la ville par dessous laquelle on 'passe p° ur 3 | 3 fU epont Perin, 8c de-là à celuy d’Ifoiiar , où comment pesde la Tannerie , l’une des quatre principales du |> 'jel*trois autres sont la grande rue, la rue d’Orée sc c el to urCicogne. 11 y en a encore plusieurs, mais étroites * eI) -noyantes, ce qui fàit connoître que cette ville est crC ^.L a nitr ene. L’Eglife de saint Pierre de la Cour est un e p[jé'Royal. Cette Eglise est d’autant plus estimée qu’ellc , | tí , n spositaire des Reliques de sainte Scolastique que se S pafont toûjours reverée comme leur Patronne, depuisfi ^1-son intercession, les Prétendus Reformez qui s’etoietipliez en grand nombre dans la ville, dont ils s’étoi cnCmaîtres à la faveur de quelques gens de guerre de seu ^,t àReligion, saisis d’une terreur panique I’abandonnese pjj/ccoup fans être poursuivis des Catholiques, après aV ° nt e»"les Eglises 8c fur tout la Cathédrale, d’où ils empmse^tre plusieurs riches ornemens, un Crucifix d’argent au grcieux pour fa matière que celuy qu’on porte 1e jo ut yj n ce ntmeaux à la Procession qui fe fait de l’Abbaye de fai« c r £tî] /W eà l’Egliscde saint Julien, 0C1 il est exposépendantla p,,tSainte à la vénération des Fidelles. Cette Procès» 0 f 0 n cfolemnelle en ce qu’elle est accompagnée de Lanciers* f z |adouze hommes à cheval armez de pied en cap aveC r\t e 5 tií esmain, qui après la Procession vont à la place des n* faita 1 *les lances en présence des Officiers de Police. B. je l âMans une autre solemnité fort curieuse à la Proccl» .

Fête Dieu , l’une des plus belles de France , à eau eches que chaque corps de métier à coutume d’y P° rte ,j| y 3. à el’envi l’un de l’autre à qui fera mieux paroître t° llC

plus beau dans l’architecture par une sorte de Cba-de cire que ces tdrehes reprefentent, de celle ë ro q e f s ’d’H‘'y voie des figures grandes au naturel, & àsbasse ^stoires du Vieux ou du Nouveau Testament. L’Eg 111