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Tome II. [E - O.]
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Sitde

Qu e Un Canal assez profond presqu’au milieu de l’cspaée.te r n sorti de cette Baye^&que l’on court vers le Sud,- rte ' e montre haute Sc double, retournant vers le Sud-Sud-

ju Après cela, elle se courbe un peu plus vers le Sud lansh C c ou aucune hadè. Auprès du rivage, on voit dansc Hne tîílnent des hauteurs de fable, & plus avant, la terre dé-^ à peu & devient plus baíîe. Le rivage qui est séparéo, Je .° nt inent par un Lac qu’on y trouve, est presque auilì basColli * ^sr, {j ce n’esl qu’en quelques endroits il y a de petitesd Qts nes de fable, & que la côte entrecoupée donne entrée aux(j e ~ mer, principalement fur la hauteur de trente-neuf^ ( î u ^ nze faupules. Les Hollandois rappellent le Portv fe ’ u f s °u ít’ix Bayes. Lorfqu’on a passé ce Port, on décou-^ne forêt fur le rivage de la mer, & un peu aprés, quel-qu c °dines de fable, un rivage bas, de petits boccages , Scv er 'pesois un monceau de labié ou deux, la côte fe courbantî(lt z C Sud-Oiiest, juíqu’â l’embouchûre d’une autre Baye(] eiJ Scande, qui reçoit la mer dans une grande enceinte, entref^ce) 3 P s ^òrt avancez dans la même mer, & séparez d’un es-stuelques lieues. Celuy duNord est appel lé De May ,l es * u y du Sud O- Corneille, du nom de Corneille May, qui^couverts avant aucun autre. Cette Baye est tres-dange-t tQl] e ' a cause de la quantité des bancs & des basses qui s’y*Çau C - lt ' d e forte que íì l’on n’a un Pilote fort expert, on n’yl( r ro « entrer fans un grand péril. Le Canal ne laisse pas d’êtres 0rt y r °fond entre les basses. C’estau fond de cette Baye, quet) 5 p c a 8 r ande riviere qu’on a appellée Riviere da Sud. Elle yl^ti du milieu du Continent. Des Sauvages de diversesded ° ns habitent le long de ses rivages , & occupent tout leùv^ du pays. Les Sewapos demeurent le long d’une petiteck rc y qui entre dans la Baye un peu au délions de l’embou-Çt ï>b 3 scande. Tout proche, & au dessus de cette mêmetau t ^chûre, font les Sicones, & à la gauche les Mtnquas. Mon-chu avant, on rencontre les Narathons & les Armcome-d'd ont tous leurs habitations à la rive droite, auprès dedu S Jes petites rivières qui fe rendent dans la grande.Plus loin"c. demeurent les Mœroahkons ,les Amakaraongki,les Rem-

ou Macheoretiens & les Atfayongkg. Les plusgt)ç f. ez de tous, sont les Mattikongì & Sankikans, qui attei-tjui f 6 quarantième degré de la hauteur du Pôle du Nord, &Ve, q 111 environ à dix-huit lieues de l’embouchûre du Fleu-G 4c ^l e 'ques-uns y ajoutent les Sawanoos, les CapitanaJJes , lesde s / Sí * qui diffèrent peu en façon de vivre Sc en coutumes,gu es ^vages de la Nouvelle France. Ils cultivent des campa-à r vavent de mays & de légumes. Le Cap de CorneilleL ; , r Çnte-huit degrez cinquante-cinq scrupules de la Ligne.

r on est sorti de-là , 8e qu’on fuit la côte qui tourne verstr e ç Ouest , on rencontre à quatre lieues de distance un au-c 0Urt a P que les Hollandois appellent Hinloopen , d’où la côte^Ûel?^ em ' erernent , & retourne de nouveau vers le Sud-Q Ccld 'ufqu’autrente-huiticme degré. * Lact, Def,r. des indes,

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troi,

«n fJo eu h s de Spire, en Latin Manhemium. Elle fut détruite

ElM. Petite ville d’Alemagne dans lePalatinat duque Charles-Loiiis, Electeur Palatin, avoit fait bâtir à

Hìêm f ar i'ordre du Roy dans le même temps, 3 c par lesf( Ç( a £s visons que cette derniere ville. La régularité que cetqui é t eU * r av °h ftà observer dans les rues & dans les maisonstr ^Ue° lent ^ aates doutes fur le même modele, la rendoit ex-ïç Uie rne / lt a R rea bIe. C’étoit d’ailleurs une Place tres-regulie-fortifiée , & dont l’avantageufe situation augmentoitr '"'~ ' ' ' 8 c

H'é toi ^ u P la force. Elle commando» toute la campagnefçr\^^. Corn mandée d’aucun endroit. Outre cela, elle étoii

étoit dé-

str. p P ar le Rhin & par le Necker qui luy fervoient de fof-loit d a .P^ us helle Eglise qui y fût, étoit celle que l’on appel-8c lç s Concorde, Les Catholiques Romains, les Luthériensle s au ^fojmez y celebroient le Service Divin les uns aprésfaifg tres - L’EIecteur Charles-Loiiis luy donna ce nom pourét 0 j t Eutendre à ses sujets, que la difference de Religion quisoirée eux, n’en devoit point mettre dans leurs intérêts,ïoìçnf if Ur bonheur dépendoit de surdon qu’ils conferve-trav a i]‘, De P«is la Paix de Rifwick, l'Electeur Palatin a .faitLoy. j a vec soin au rétabliííêment de cette ville. * Du Moht,MaÍ“ Wm ' tome i-

l’tncie ? lCAPATA N. Ville d’Asie, dans la Prefqu’Isle decôte le Gange, en Latin Manieapaïanum. Elle est fur lah p r £ u Royaume de Golconde, Sc il y a des Géographes quiîyoj nent P our l’ancienne Minagara. *Maty, Dict. de Hall.

!«j, .Montagne de l’iste Hifpaniola, en Latin Manie-

n Clrc uic est de huit lieues, & elle est si haute Sc si ef-Tome ii.

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carpes, qu’elle est presque inaccessible. La ville de saint Do-»mingue n’en est éloignée que de quinze liéuës. * Maty, DUhde Hall. 1701.

MAN 1 LHA. Ville capitale de l’Isle de Luçon , la plutgrande 8 c la plus considérable des Philippines. Elle est situéeau pied d’une file de montagnes, fur une langue de terre qu<*la mer environne entierement dans la partie la plus Meridio-inale de l’ifle, Sc fait face à un grand Havre prés d’un Cap quiest au Sud-Ost est, à quatorze degrez ou environ de latitudeSeptentrionale. Ce Havre est si spacieux qu’il peut conteniídes centaines de vaisseaux. Aussi y en a-t-il toujours plusieurs,Espagnols ou Etrangers. Outre les deux qui vont tous les ansde Manilha à Acapulco , Sc d’Acapulco à Manilha , les Espa-gnols y en ont d’autres petits. Ils permettent aux Portugais dtínégocier à Manilha ; mais les Chinois y font le plus grandcommerce, & ont d’ordinaire trente ou quarante gros vais-seaux tout à la fois à la rade. La ville de Manilha est ceinted’une haute & forte muraille, défendue par plusieurs Forts &redoutes. Cette ville est fi grande que les Espagnols ont étécontraints d’en retrancher une partie qui leur sert de Cita-delle , pour s’y retirer en cas de besoin. Ils se sont dispensezparia d’y entretenir un aussi grand nombre de gens de guerrequ’il seroit nécessaire d’en avoir pour sa conservation. On yvoit grand nombre de Marchands, qui y demeurent actuelle-ment, fans compter les Artisans qui y travaillent en toutessortes de-métiers. Les maisons sont grandes , faites à profit,& couvertes de tuiles. les rues larges & regulieres , avec unePlace d’armes au milieu de la ville, à la mode des Espagnols.

11 y a quantité de beaux édifices & d’Eglises, & autres Mai-sons Religieuses qui en font le principal ornement. Les Do-minicains y ont un College, auffi-bien que les Jésuites. LeâMarchands Anglois du Fort saint George envoyent quelque-fois leurs vaisseaux à ce Port de mer sous la conduite de Pilo-tes & de Matelots Portugais, les Espagnols n’ayant point vou-lu juíqu’à présent avoir commerce avec eux ni avec les Hollan-dois. * Dampier, Voyages amour d 1 monde , tome 2. ch. 14.

11 y a dans Manilha un Archevêque, qui a aussi la qualitédeViceroy, dont il fait toutes les fonctions avec le Conseildu Roy qui est établi dans la même ville , tant pour les affiisi-res generales, que pour les appellations des procez qui se ju-gent dans les autres lieux de l’Iste.

On appelle Baye de Manille, un Golfe de l’Ocean Orientalqui s’avance vingt-cinq ou trente lieues dans l’Iste de ce nom,en Latin Sinus Manilla.

II y a aussi un Détroit nommé Détroit de Manille. II est entrel’Ifle de Tandaye & la pointe la plus Méridionale de l’ifle deManille ou Luçon. * Maty , Diél. de Holl. ijoi.

MANIQIJICONGO. Village de la basse Ethiopie, dansle pays de Befiguela. II est situé au pied d’une montagne, àhuit lieues de Rw Congo. Les Portugais y ont un magasin, Scl’on y trouve du gros bétail, des pourceaux, Sc de l’y voire „qu’on échange pour des Indiennes, de la toile, de la poudre& des mousquets. * De la Croix , Relation de l’Afrique,tome 4.

MANITOUALIN. Iíle du Lac des Hurons dans le Cana-da. C’est la plus considérable de toutes celles qui s’y trouvent.Sa longueur est de plus de vingt lieue?, & ía largeur environde dix. Les Outaouas , de la nation du Talon 8 c du Sable , y ha-bitaient autrefois ; mais la crainte des Iroquois les a contraintsde fe retirer avec les autres ì MifsiUmatynac. Vis-à-vis de cetteIfle, habitent en terre-ferme les N ockés & les Mifitigues , endeux villages differens, éloignez de vingt lieues l’un de l’au-tre. * Voyages du Baron de la Hontan , tome z.

MANLIANA. Ville ancienne des Vettons en Espagne.Quelques Géographes veulent que ce soit le Bourg de lavieille Castille, appeìlé Villa Franc a, 8 c d’autres disent que c’estceluy de Malien. * Maty, Dict. de Holl. 1701.

MANLIEU. Abbaye Royale de France dans la basse Au-vergne , en Latin Magnus Locus. Elle est à une lieue du Bourgde Saussilanges, Sc l’on y conserve les Reliques de saint Se-bastien que les peuples y vont reverer avec dévotion. * Davity, Auvergne. Cette Abbaye est de l'Ordre de saint Benoît &fût fondée par Genesius Evêque de Lyon.

MANNZE’E.Lac d’Alemagne dans l’Archevêchéde Saltf-bourg. Son nom veut dire, Lac de 1 a Lune , en Latin Lum La -cus. Ce Lac est peu éloigné des confins de l’Autriche , au Le-vant de l’Archevêché de Saltlbourg. * Maty,Dict. de Holl. 1701,

MANORA. Forteresse dans les Indes qui appartient auxPortugais. Elle est proche de Sallëtte & de Baçaim, en la Ter-re ferme. II y a une Bourgade prés de cette Forteresse, & toucà l'entour, quelques villages qui sont aussi sous la domination

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