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Tome II. [E - O.]
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p Q e ° r § e & de Porto , qni sont les deux plus grands. Ces deuxts donnent entrée de terre-ferme dans í’Iste à la ville deîntouë. En marchant fur ce grand pont, on trouve plusieurs^ u lns appeliez les Houz,e Apôtres , & en cet endroit le pontSe t T| UVert à charpenterie , comme elì celuy de saint Geor-ta' ■ auííì-bìcn bâti & a plus de cinq cens pas de long.tnv' C a ssuatre milles de tour, & tout le Lac dont elle elìl a lt0ni iée en a vingt. En y entrant, on est obligé de laitier âç,Pj^rte les armes à feu qu’on a, St on les reprend à J a sortie.g c c î ce qui fe pratiquoit dés le temps des anciens Romains,Valere-Maxime rapporte de Marseille qui étoit uneni e C ? rs Colonies, Vt bofpitiafua-, dit-il, qutmxdmodtm adve-> siii ipfi's tut a fmt. Mantoue est fort bien bâ-r Uë' ^ ° n ^drpris en y entrant de la netteté de ses grandesp j S .‘ de l a beauté de ses Eglises, & de la magnificence de sesf) ar ais ' On la peut diviser en deux parties qui font séparéese Un .bras du Lac qui y paiïe. Le Palais du Prince est magni-J J e.De deux grandes cours qui en font le plan, la premiere

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re vêtuë de quatre grandes ailes, où font ses divers apparte-

1S enrichis de tres-beaux meubles, & de toutes sortes d’or-dit^f nS * 6eur Richard LaíTels, Gentilhomme Anglois ,fiel? tr S ^ on voyage d’Italie que ce Palais étoit autrefois d’une15? extraordinaire, & qu’avant la prise de Mantoue enÎV Q?'P ar Colasto, General de Tannée de TEmpereur, il yot/sept différera ameublettrens pour chaque appartement,d> re Une infinité de tableaux, de statués, de vaisselle cfor &li c r § e nt & de cabinets. On y admir.oit entre autres choses uneHç . rtîe & une orgue d'albâtre, six tables de trois pieds chacu-s, ? ? Premiere toute cî’émeraudes, la seconde de turquoises,fy/?, me d’hyacintes, la quatrième de saphirs, lacinquié-] a ? ai nbre, Zc la sixième de jaspe. Les Alemans qui prirentI > l . .> pillèrent ce beau Palais, d’où ils emporferent tout.jL^Sbie de la Maison de Mantoue vient d’Alemagnc, & cesq ne fe qualifioient que Marquis de Mantoue, avant que

d a ar es ~Quint leur eût donné le titre de Duc. Le Palais est^ s * a Place de Tancien Château, dont on voit les murailles &porte entre deux tours, en sortant de la Place quiant ’ ^ qui fait le commencement d’une grande rué,Wt 1 ma ^ onS s° nt soutenues fur de grands portiques, &j e . a demeure des plus gros Marchands. C'elì le quartierWr u S .P eu P^ de la ville. L’on y voit la grande Place dul^orl 6 > qui renferme la Maison de Ville avec sa belletr 0 °§ c , & qui ouvre l’entrce de la Juiverie , où il setr a fj plus de deux mille Juifs , tous riches par leur grandCg C V e soye & d’étoífes. Cette rué aboutit dans la Pla-tU a JP?* est devant TEglise Cathédrale de saint André,aif^mque dans ses peintures & dans ses tombeaux qui fontPell e etlv î rons du Chœur, fous lequel il y a une grande Cha-p ar 'Ou Ton conserve du Sang de Nôtre-Seigneur, ramassépiuj/ 101 Longis fur le Mont-Calvaire. Son clocher est ledes î p 11 . ceux Mantoiie, comme la coupole de J Eglised e p mites est la mieux peinte & la plus neuve. L’Eglifeo r n' Unc Dominique est tres-estimée pour ses Chapelles biendiff e Cs ' Pour ses belles peintures, pour son marbre , & pourde -p e! ?- S tombeaux. Celuy de Cosme de Medicis GrandDuc%i ossane, est Tun des plus remarquables. Les barquesLlI^o?t par tout fur le Lac fe placent au Port de la chaîne.lts sll 7 ce Mentmême fur le Pô jufqu’à Venise & autres vil-8t q , r * a route, ce qui fait que Mantoue est fort marchande,^ r °ch n a ^onde en toutes sortes de commoditez. On voitp e p ce Port une grande place par où Ton passe pour allerle c x oourg de Thé voir quelques maisons de plaisance &8t c o^vent de saint François de Paule. Celuy des Cordelierskvéi c jCarmes ne íbnt pas moins curieux à voir. II y achefstoi ne relcve que du saint Siégé. * Jouvin de Ro-ss^’ v °yige d‘Italie & de Maltbe.h vi,,^ & plusieurs autres graves Auteurs, témoignent quec etîs t de Mantoue est plus ancienne que Rome de quatrefl ° r >'p nte ans> On en attribue la fondation à- Oenus Bia-d’Etrurie qui Iuy donna le nom de Manto fa mere,[y 11 Devin, Teresias, cePar ses i

le

que Virgile natif de Mantoue

: vers ;

à etiam patriis agmen ci & Oenus ab orìs ,

^utidicœ Mantus , ejr T u f c i films amnisCç t j AQ? mur o s , matnfque dédit ttbi , Mantua , nomen.

^dix ° nì PatabIe Poète vivoit fan 684.de Rome .soixanted al| a avant Jesus-Christ. Aprés avoir étudié à Naples,dé çj es a ^ome, & la beauté de son esprit Tinsinua dans l’ami-de illustres personnes dc son temps, & entre autres

^Heux ^ ereur Auguste, de Mecenas & de Pollion. Les mer-ouvfages qu’il a composez sont connus de tout íe

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monde. II mourut à Brindes, ville de Calabre, âgé de ji,an. Son corps fut porté proche de Naples.

Mantoue est â dix milles du Pô , â dix-huit de Peíquaire,à vingt-quatre de Vérone > à trente de Bresse & à trente-six deRegio ,& Tony compte cinquante mille habitans, dix-huitParoisses & quarante belles maisons Religieuses. L’avantagequ'elle a de posséder du Sang précieux de Nôtre-Seigneurdans TEglise de saint André, -donna occasion à Vincent deGonzagues, Duc de Mantoue d’instituer en 1608. un Ordrede Chevaliers, fous le titre de la Rédemption ou du PrécieuxSang. Us portent cette devisé sous le collier de f Ordre , N i~bil tsto trifierecepto. Ils font au nombre de vingt, & c’est leDuc de Mantoue qui en est le Chef.

MANUCA. Royaume d’Afrique.en Latin Manuca Uegnimt.On le trouve dans la Cafreric vers la côte & à TOccident de larivière des Rois selon ce que Paria rapporte.

MANUCAT. Ville d’Egypte située à une -lieue de cellede Bazuele. Elle est grande , & contient environ vingt millefeux. * Vincent le Blanc.

MANZANILLA Grande Baye de l’Isle Hispaniola à 23.lieues du Port de Valparayso. Elle est fort commode pour fai-re de T eau, à cause de quelques rivières qui s’y déchargent,& elle s’enfonce dans la terre au long & au large. Ce lieu futappeilé Porto Real par Colomb, & il garde encorej^mémenom à Ventrée de cette Baye. Sa pointe du côté gauche enfer-me Monte-Chrifto , attaché à la terre-ferme par un bas rivagecomme une chauffée , de forte qu’à le voir de loin > on leprendrait pour une Isle. * Laët, Description dts Indes Occident,liv. 1. chap. 8.

M AON ou Porto Mahon. Petite ville de Tisse de Minorque,avec un bon Port.Elle est située sur la côte Orientale de Tisse,quinze milles au Levant de Citadejla, & défendue par la For-teresse de saint Philippe. Les Latins nomment cette ville Mago.*Maty , Dtct. de Holl. 1701.

MAPALLE. Baye de TAmerique dans la nouvelle Espa-gne. Elle est assez belle ,& remplie de plusieurs grandes Istesdont la beauté égale celles de Panama. Elles étoient autrefoishabitées, 8 c on y voit encore de beaux Bourgs ; mais qui íbncabandonnez à cause des co'urses des Flibustiers. L’ancrage y est, bon, mais on y est tres-mal à Tabry presque en toutes les sai-sons. II y vient de violents tourbillons de vents qui passentpar dessus de grosses montagnes qui font dans le fond, ce quifait qu’il y a tres peu de cables qui soient à Tépreuve de cesbourasques. * Raveneau de Luílàn, Voyage de la mer du Sud en1688. Voyez Amapalla.

MAQUEDA. Bourg dc la vieille Castille eij Espagne,avec un Château, en Latin Macbeda. U est situé à sept ou huitlieues de la ville de Tolède vers TOccident, & a titre de Du-ché. * Maty, Bitt. de Holl. 1701.

MAQUILAPA. Montagne de la Province de Guaxaca,dans les Indes Occidentales. C’est Tune de celles qu’on nom-me Quelenes. Quoy que ces montagnes fe fassent assez remar-quer par le grand nombre de leurs têtes élevées & de leurspointes aiguës, & qu’il y en ait plusieurs qui'se joignent en-semble , il n’y a que celle de Maquilapa dont les Voyageursfassent mention. Cette montagne est celle fur laquelle il fautpasser pour aller à Chiapa. Elle est haute & raboteuse, &aprés qu’on a monté quelque temps , on trouve fur son pen-chant un endroit tout plat semblable à un pré. Lc vent esttres-vîolent la plupart du temps fur cette montagne , dont lenom veut dire une tête fans poil. Audi est-ce une hauteurfans arbres & fans abri, où les Voyageurs puissent se mettre àcouvert. Le plus haut où Ton monte n’est que de sept lieues ,& le chemin par lequel on passe pour y arriver, & qui est àdécouvert du côté de la mer, n’a pas plus de deux cens cin-quante pas de longueur ; mais il est si haut & si étroit, qu’onfe trouve tout étourdi aprés qu’on y est monté.Sil’on jette lesyeux d’un côté, on voit la spacieuse mer du Sud, & on la voitsi fort au dessous, que cela paraît- affreux. Si Ton regarde deJ’autre côté, on ne voit que des rochers & des précipices dedeux & trois lieues de profondeur, capables de glacer le cœurdes plus hardis. Au milieu de tous ces périls, le chemin n’apas plus d’une toile cle largeur en quelques endroits. Ainsi onn’ose presque y marcher que courbé , les genoux & les mainsà terre, en suivant les mulets qu’on donne à conduire à desIndiens. Une lieuë au de-là , il y a une des plus riches Fer-mes du pays de Chiapa, où Ton nourrit quantité de chevaux,de mulets & de bétail. * Thomas Gag®, Nouv. Pelât.des indesOccid. II. Part. cb. 10. .

MAQUIS. Place de T Andalousie en Espagne , située furla rivière de Guadalquivir, deux lieues au dessus d’Anduxaf,‘ F f f f iij