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Tome II. [E - O.]
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uj ^daiUeurs humains à leurs Alliez, & aux Etrangers mê-j. e qui ils n’ont point reçu d’offense. * Laet, Defcr. des m-t?* b?' i6. cb. 16.

jç ^RAGNON. Grand Fleuve de l'Amerique Meridiona-j,^ 5 que quelques-uns appellent Xauca , en'Latin Mar/inoniusVe “ v ^. IIa là source prés de Guanuco dans le Pérou , coules 1 Orient Méridional jusques aux confins kiu pays des Ama-,du p S * ^ c °urnant du côté du Nord, il le sépare du Perou &acamores, où il arrose S. Jago de las Montanas, aprés quoytiviere va se décharger dans celle des Amazones. * Maty,í,■ de Holl. 1701.

| ■ARAKAH. Ville maritime du pays de Berberah, quila côte de Zanguebar en Afrique. Elle est"à trois journéesq J î^er ou à 90. milles du Mont ou Cap de Khakoiyss,otià a au Septentrion, & à une journée & demie par mer,j^quatre journées par terre de la ville de Nagia qui eít à sonjjy- * Herbelot, B ibl. Orient.

] a . ARAKIAH. Páys maritime d’Egypte.qui s’étendentrepj l Jle d’Alexandrie & la Lybie. Ce pays, selon ce qu’en dit'toelot dans fa Bibliothèque Orientale, pourroit être prisUr la Pentapole , ou s’il est compris dans l'Egypte, pour lajjtÇatide.

ÎVç M AKAMARUSS. Petite Contrée de la haute Hongrie,lj Ctltr e de Comté , en Latin Maramarujfenfis Comitatus. Sesà l'n S - ^ on t la Russie Rouge au Septentrion, la Transsylvaniez l’fVj£ nt: & au Midy, & les Comtez de Peretzac & d’Ugozaïj^^dent. Elle a pour lieu principal la petite ville de Ma-C lri »ss, que les Latins appellent Maramarnja & Moramarufa.lj 5 ville est située fur une riviere de son même nom , à neufq n j Cs d’Ugog vers l’Orient Septentrional. Ce Comté a étéÍToK ^ ar engagement à la Transsylvanie. * Maty, Ditt. de

yjii c d’Afrique, dans la Province de Du-du a ^ Royaume de Maroc. Elle est à cinq lieues de Safiequ de f Orient , & environnée de vieilles murailles,qq. ^ quelle ne soit forte ni par art ni par nature. On tienthit 6 a fondée par les Gots. II y a plus de quatre cens ha-P 0 ns qui sont vassaux de Safie, & qui s’enfuirent quand lesbns ais s’cmparerent de cette Place. Ils furent plus d’un and oit V*** - jusqu’à ce que NUno Eernandez qui y comman-qu’il CS ^ppella , en leur promettant toute fureté , pourvuUU’ii ^y^ànt tribut au Roy de Portugal, ce qu’ils firent tantcôt tlnc Safie en iòn pouvoir. Alors on y accourut de tousQ > ^ elle est aujourd’huy sujette au Chéris qui y tient untrou Ver ueur. Toute la contrée abonde en bled, en huile & enjP^aux. *Marmol, tome 2. iiv. ;. cb. 58.rq e ARAN A ou Maranella. Riviere de la Campagne de Ro-de on appelloit anciennement Cabra. Elle arrosé le bourglJ Ue t s tta ^ errata » A se sépare ensuite en deux branches, dontdé c u f jktte dans le Teverone à Quarticiola. L’autre se vaM Yt. 61 ^ ans k Tibre à Rome. *Maty , Ditt. de Holl. 1701.5Vç c ARANO. Petite ville du FriouUlans l’Etat de Venise ,c ì n H ne bonne citadelle, cn Latin Maranum. Elle est située àW 1£UÍS de Palma Nuova du côté du Sud, entre des ma-17 0 ^j Ul en rendent l’aecez difficile. * Maty, Ditt. de Holl.

jtsv^E ville appartenoit autrefois à la Maison d’Autriche, &acl) ac enitlen s en jouissent depuis l’an 1543. l’ayant acquise para Pré S ’ Ce que l’Empereur Ferdinand 1 . confirma deux ans

défYV^ANS. Gros Bourg de France au pays d’Aulnis. 11 esttant d’ ^ un fort Château, par le milieu duquel passe un cou-sis f au âe mer qui en fait un Port. Les murailles & les bas-seq ue e ce Château ne sont point à l’épreuve du canon, â cau-*tiaraî CeU ? st ua font bâti, saisissent leur principale défense des^°Qtû luis environnent de tous côtez, fur tout en hiver , &Prit c , ut '^ tr e le Bourg a pris le nom d e Marins. Ce Bourgfut tr ell fy de Ville, pendant le temps que le Siégé Préíìdial y^Ise^r, ’ à cause des guerres &de la rébellion de la Ro-Y' a titre de Comté, & ne consistequ’en une seule Pala «s autre droit ni état de Communauté. II est bie

de p r . ' oaen bâti, marchand, & l’un des plus grands greniersì>o it ance * P ar sabord & la descente de la plupart des grains de^’etj e n’ four les transporter dans les pays étrangers. La merqnatrgTp’* deux Heuës, & la Rochelle en est éloignée dese$ fort ^0 ^oute saison, on trouve moyen de faire passer tou-qiie,q u es de marchandises de Poitou & des lieux voisins enfo do,,. 6 ] s a "ie que ce soit de 1 Europe, par la SevreNiortoi-for ] es e oourg est traversé. Cette Place est comme uiae Isteforti^arais qui la ceignent. Ses avenues ont été autrefoiss> P ar - e qu’en Eté les eaux se retirent, ce qui fait que

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la Place est accessible. Sous le Régné de Fîenry III. le Bourg& le Château de Marans furent assiégez, & la résolution deshabitans fut telle, que le Maréchal de Biron accorda qu’ilretireroit son armée fans attaquer Tonne - Charantes te-nu par ceux de la Religion, & que Marans demeureroit librepour Je trafic. Deux ans aprés Lavardin s’en empara , & en-suite la Place se rendit au Roy de Navarre. Les Latins appel-lent ce Bourg Marantium. C’est aussi le nom qu’ils donnent àPomerans, ville d’Italie dans la Toscane. * Du Chêne, Da-vity.

MARANS AN VITO. Ville d’Italie, dans la Provincede Frioul. C’est un Port de mer qui appartient aux Vénitiens»On luy a donné ce nom, à cause qu’on dit que saint Vito àété enterré dans cette Place. * Edouard Brown, Anglois,Fixagede Vienne.

MARANT. Ville de Medie, située au bas d'une petitemontagne au bout d’une plaine qui a une lieue de large & cinqde long,&qui est remplie de villages bien peuplez.Cette plai-ne n’est bien fertile qu’aux environs deMarant. Tout le paysd’alentour est presque désert, sans être pourtant entierementinutile , puisque c’est comme une bruyère continuelle quifournit à la nourriture des chameaux qu’on y cleve pour lescaravanes. La ville qu’on croit être celle que Ptolemée appelleMandagarana,d\ composée de deux mille cinq cens maisons,&d’un si grand nombre de jardins, qu’ils occupent encoreplus de terrein que les maisons. Un petit Fleuve que les gensdu pays tirent en plusieurs ruisseaux pour les arroser, passe parle milieu. On l'appelle Zdou-lou. La ville est assez peuplée. IIy croît des fruits en abondance, & des meilleurs de toute laMedie. Ce qu’il y a de particulier, c’est qu’on cueille de lacochenille aux environs, mais ce ne peut être que durant huitjours en Eté, lorsque le Soleil est au Signe du Lyon. Ceuxdu pays disent qu’avant ce temps elle n’est pas en maturité, &que plus tard, le ver dont on la tire perce la feuille fur laquel-le il croît & se perd. On n’en recueille qu’en petite quantité.Elle estappellée (humus par les Persans de Querm , qui veutdire Ver, parce que c’est des vers qu’on la tire. Les Arméniensont par. tradition que Noé a été enterré à Marant, & que cenom vient d’un mot Arménien qui signifie enterrer. Quand letemps est fort serein, on voit de Marant 1 e Mont où s arrêtal’Arche qui sauva ce Patriarche du Déluge.

M ARA SA. Petite ville d’Afrique aux confins du pays deZanfara. Elle est située fur le Niger, dans le Royaume de,Gangara en Nigritie. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

M A RAS C H. Ville d’A fie dans l’Anatolie, en Latin Mara-fia.mie est fur l’Euphrate, à cinq ou six lieues deMalatiah,& capitale du Beglerbeglic ou Gouvernement de Marascb. CeGouvernement est appelle autrement Bozoc, & renfermé en-tre les montagnes de Taurus , d’Antitaurus & l’Euphrate.Marasch est une grande ville bien peuplée. * Maty, Ditt. deHoll. 1701.

MARASSA, Ville de la Province de Vankara dans 1 e paysdes Soudans ou Negres. Elle est située à une distance égale desix journées, entre Sokmara & Tirkhi. * Herbelot, B bliotheq.Orientale.

MARAT. Anciennement MfflWJ.Villc de la Cilicie.Elle a été grande & considérable, ce que l’on connoît par sesruines. II n’y a plus que quelques Mosquées 8 t des maisonssous des voûtes. Cette ville est également éloignée de cellesd’Alep & de Tarse. La campagne de Matai porte du froment,de l’orge, du coton & du sesame. * Davity, Cilicie.

MARAT. Province du Royaume deMongibir dans sesEtats de l’Empereur des Abyssins. I^le confine du côté duMidy au Royaume de Couran, & n’est pas d’une fort grandeétendue. Ses habitans sont renommez pour être fideles, &cela est cause que le Roy de Mongibir en a toujours plusieursqui raccompagnent pour la fureté de íà personne. * Voyages deVincent le Blanc , II. Part. cb. 14.

MARATHON. Bourg de l'Attique, fameux par la signa-lée victoire que les Athéniens y remporterent fur les Perses.,sous la conduite de Miltiade. Ce fut dans la troisième annéede la LXXII. Olympiade. L’arméedes Perses étoic composéede plus de cinq cens mille hommes,& les Athéniens n’en avoientpu assembler plus de dix mille pour cette journée. * Hérodote,liv. 6. Thucydide, liv. 1. »

La plaine de Marathon , qui s’appelle toujours Camp Mara -thonii , a environ douze milles de tour, & consiste pour la plusgrande partie en des champs labourez , qui s’étendent depuisles montagnes voisines juíqu’à la mer. La petite riviere deMarathon la divise, & c’est peut-être ce que l’on nommoitanciennement Mac aria. Elle vient du mont Parnethe . & passe