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Tome II. [E - O.]
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d’Allelo ou d’Alleluya, entre dans l’Ethiopie barbare, & sef este enfin dans la riviere deTagaze.*Almeid , Descr.de L’Emp.du Frète-f t an.

MARECHIA. Petite riviere d’Italie qui a fa source dansle mont Appennin, proche de celle du Tibre, en Latin Arimi-nus. Apres avoir traversé une partie du Duché d’Urbin & dela Romagne . elle se jette dans le Golfe de Venise à Riminï.

M AREMMA Dî-SIEN A. Lieux maritimes des Siennoisen Italie, en Latin Mantmus Trachis. Ils commencent à la ri-vière deCornia, au de-çà de Souret,& s’étendent jusqu'auFleuve Pescia,au'de-là de Capalbio, proche du rivage ,ayantde longueur environ soixante & dix milles. II s’y trouve fortpeu d’habitans, à cause du mauvais air.

M ARENNES. Ville maritime de France dans la Sainton-ge, avec titre de Comté » en Latin Marennœ. Elle est fur lacôte de l’Ocean à sept lieues de Saintes > 8c à une de Brouageau milieu de plusieurs marais, où l’on fait du sel. A deuxlieuës de-là vers l’Orientest un autre lieu nommé saint Servinde Marennes. * Davity.

MAREOFEou Mareodite. Ancienne contrée d’Egypteavec une ville & un Lac de ce même nom, prés d’Alexandrieen Latin Mareotis. Ce Lac est appelle aujourd’huy selon Ca-stald & d’autres Auteurs L ago di Btuìvaria. La ville donnoitson nom à un Canton du territoire d Alexandrie,qui consistoiten un grand nombre de villages. Ce Canton étoit fertile 6 cabondant en vin.

MAREQUITA. Ville du nouveau Royaume de Grena-de dans l’Amerique Méridionale. On l’appelle auffi S an Se -bapen del Oro. Elle est située dans une plaine au pied d’unemontagne. L’airyest extremement chaud, quoy cp il fassefroid dans la ville de Santa Fé, qui n'en est éloignée que detrente lieut's vers le Nord-Oiicrt. On dit qu’en 1590. on ytrouva de riches veines d’argent. * Laët , indes Occidentales ,liv. 9. ebap. 6.

MARES. Riviere qui arrose l’Ifle de Cuba. Elle passé au-près de la ville de Baracoa, & va se décharger dans la mer deNord, à peu de distance de là. Cette riviere est profonde enson embouchure de sept ou huit brasses, & plus avant de cinq.Laet, Description des Indes Occid. liv. 1. chap. 8.

M ARESME. Petit pays d’Espagne dans l’Andalousie, enLatin, AJtacemm , 6 c Maritimus Traftus. Ansorosio Moralesdit qu’il s’étend le long de la riviere de Guadalquivir audélions de Seville, & vers son embouchure , prés de Lebrixa,& dePalacios.

MARETAMO ou Mares mo. Petite líle d’Palie fur lacôte Occidentale de la Sicile, en Latin Martini. Elle est vis-à-vis du Cap Coco, à dix-huit milles de Marsala, & à vingtdeTrapani. Son circuit est de quinze milles & on n’y voitqu’un Château avec quelques Métairies. Les Anciens l’ontappellée Hient,ou Hieromsos, c’est-à dire Isle sacrée. Elle abon-de en thim , ce qui est cause que les abeilles y font quantitéde miel. Cette líle que Davity met à vingt milles de celle deLevanzo, & d’autres à beaucoup moins, est renommée par lavictoire que le General de la flotte Romaine nommé Catul-Jus y remporta fur celle des Carfaginois.

MAREUíL. Ville de France dans le Poitou. Elle est si-tuée fir la riviere de Semaigné, en l’endroit où celle de Layvient s’y décharger. * Atlas.

MARG AB. ou Morgab. Grande riviere d’Asie qui a don-né son nom à la Margiane, en Latin Ma y gns. Elle coule dansle Corasan, en Perse, & se décharge dans le Gehun. *Maty,Ditt. de Hall. ijoi.

MARG AN. Ville des Indes, dans le pays de Salíette. Elleest située au milieu de cette Province &c en est la principale.La plupart des habitans font Nobles. U y a dans cette villeun College de Jésuites où l’on enseigne la Doctrine Chré-tienne aux petits enfans. 11 y a aussi une Confrairie du saint-Esprit, & un Hôpital pour les Malades. On y reçoit mê-me les Infidelles, & cette charité en attire plusieurs à la Foy.L’an 159 6 . on comptoir dans la ville de Margan prés dequinze cens Chrétiens, dont pjus de soixante, instruits dansles Lettres, alloient catéchiser tous les jours de Fêtes aux villa-ges circonvoiíins. * Davity, P ays de Salftte.

MARGARETA. Ifle de l’Amerique Meridiona’e, à sixou sept lieues du Continent, dont elle n’est séparée que parun petit détroit dans lequel sont les Isles de Cubaqua & deCoche. Les Espagnols qui en sont les maîtres, la nommentSanta Margarita de las Caratas. Ce fut Christophle Colombqui la découvrit dans le troisième voyage qu’il fit en 1498.vers ces parties de l’Amerique. Cette Ifle,félon Herrera, estlongue dé quinze lieues ôí large de six, Sa verdure la rend

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d’un aspect fort agréable. Oviedo luy donne trente-cinqsi c ^de circuit. Les habitans naturels y étoient anciennemen^tres-grand nombre. II n’y a presque point d’eau douce*la va quérir à la terre-ferme sur tout en la Province de CUna , l’Iílë ne laisse pas d’étre fertile. Elle est riche en labondante en mays & en autres fruits, 6 c l’on y trouve 0coup de bocages. La pêche des perles Payant rendue ‘PR n .lebre , on y bâtit un Château fur le Cap dc l’Est nomme A rpâtre. C’est sous ce Château que les.Espagnols viennent) ^l’ancre. La principale bourgade est au milieu du P-ss'," j 3village appelle Makanao n’est est pas fort loin. L'IflcMargareta a un Gouverneur particulier. Loifqu’el' een son plus grand lustre , il y avoit force barques, q u ? n j eployois à pêcher les perles. Les Espagnols sc servoien ^Negres qu’on leur amenoit du Cap Verd , de Gumeed’Angola, & qu’ils fqrçoient à plonger,par de rudes p £ .qu’ils leur faisoient enuurer quand iis s’en acquittoient ja ^ment. II saisi,it plonger cinq ou six brasses'pour arra , c ”^ pa rforce les huî resà perles attachées aux rochers du fond, 1^conséquent demeurer long-temps fous Peau , où ccs mareux étoient fort souvent estropiez parles Requiens. pfja-de la pêche, qui est fort diminuée, appartient auR°y ~ 'jj,gne, de qui les Indiens, habitans de Piste obtinrent se uberté pour avoir reçu les Espagnols fans obstacle , #avoir abandonné ces grandes richesses. * Laet, Dcfi rt P‘ **des Occid. liv, 18. ebap. r. . .

M ARG ATH. Ville ancienne de la Syrie , en Latin Jytins. Ce n’est présentement qu'un village situé entre J r P j ede Syrie, & Hama prés du Monr Liza. Les Chevasi^^saint Jean de Jérusalem y résidèrent pendant que ! que -avant que les Chrétiens eussent été chaílcz de la Terre-par les Soudans d Egypte. , -si Jc

MARGI HORREUM. Les Anciens ont nomme au»bourg de Guard<a , qui est dans !a Servie. 4^-

MARGIANE Grande Région d’Asie, en Latinna. Elle a pour confins au Levant, la Bactriane ; aU . Jechant, I Hircanie ou le Starabat 5 au Midy, une P a ,RceP Arie ; & auNord , une partie de la Tartarie ou S c y cíl n óiïtfPays a deux cens lieues de longueur , & a reçu div ers usI s

modernes selon le rapport de divers Voyageurs. dEsslqu^.^

, Pont appel lé fefelbas , ou fez>el simplement, fans faire reque feuelbas ou feulbax , signifiant Tête verte, ctoit ' 5 j egénéral des Tartares du Zagatay , anciennement p°ny c gj j gícette Province, qui leur fur prise premiercment par l lm a £Ídepuis par Cha-A,bas, Rois de Perse, sur les mém s * a ^ptqui s’en étoierjt remis en possession. D’autres le n ? rI1 g í J JElsabar.Le Noir le prend pour une partie de la Tartarie ^Zagatay. Son vray nom selon plusieurs autres, est CatMCorosan. * Voyez Carasan. Davity , Etats du Sopby> . ,’oslMARGONICHA. Bourg ou village de ía Liburn*^ r0 -prend pour 1 ancienne Ardotium. II est Jans la Daimat >che du bourg d’Octoschatz, & nommé en Latin M^S 0num. * Maty, Dift. de Hall 170 r. j 3 p 9

MARGOSEST. Ville de la Turquie en Europe. cla Moldavie, en Latin Marcodava. Elle est située fur w Jede Badalach , à douze lieues-de Jaíïy, & à pareille du aTergorod. * Maty, D ít. de Hod. 170 t. patse

MARGOZZA. Ville d’Italie dans le MiEneZ ,^Margotia.EUe est dans le Comté d’Anghiera, fur I e f e p>Oí lide Margozza qui est environ à deux lieues de celuydu côté du Nord. * Maty, Diíl. de Holl. 1701. , 5 0 pï e

La MARGUERITE. Ifle de l’Amerique Gt £ ce bien qU 6degrez de latitude Septentrionale. Sa longitude aussi D ti ipe>celle des autres lieux du Nouveau Monde est fort in fElle n’est scparée de la terre ferme que par un Iss aS , c jrcU^'huit lieues de large, & peut avoir 35. à 40. lieues a cU ] t iv íî *Son terrein est fort inégal 8í tres-peu propre à etre ^

La plus grande partie n est qu’une terre noire & bru > s ssa*manque absolument d’eau douce. Tous ces anC0 ^ en 20 ols ^voient pas empêché les Indiens & aprés eux les Elp a h^ t JeJ’habiter, à cause de l’abondante pêche qu’on V bu jtres atoutes sortes de poissons ; mais particulièrement: «e pe-perles. Les Espagnols y avoient bâti une Forteresse qu’i' 5cite ville où ils avoient un grand nombre de ° ar ^ av , a rice /cmployoient à la pêche de ccs huîtres, mais se ur j eç fut'épuisé enfin cette riche pêche, soit en prenant toUt ^ jes | }£ .stres fans distinctson, soit en pêchant dans les temps 0 Ostles sc forment, ce qui en a détruit la propagation* ^ c fiabnéanmoins qu’il s’y en rencontre encore , mais qy a npell £l1de mer & les poissons carnassiers que les Espag 00 s . ^00^Tibums ,8i les François Requiens y font «1 si S rasl