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Vorez^ * rn P' 0 ^^ e aux Pêcheurs d’y plonger íâ.ns être de-
ea^ 11 fes Hollandois prirent 8 c rasèrent la Forteresse ,
' i ej î^Porterent le canon & pillèrent la ville. Depuis ce temps„> í%igno]s se sont retirez dans la terre-serme, & cette Iíle. ■ Phs habitée que par des Indiens & quelques Mulâtres,ç I font exposez aux pillages des Flibustiers & tres-souventj ÎVeZ ‘ * Mémoires drejfez, fur les lieux en 1705. pur le Pere La-> Religieux Dominicain. Voyez Margareta.çjij I B U IvGUM. Nom donné parles Latins au Bourg
Jhode appelle Q^éenjlown , par ceux du pays.ce ^ RlAGER. Fetite ville du Danemrrck, dans la Provin-e j Jutlande, en Latin Mariacera. Elle est située fur unetUnde Baye dans le Diocèse d’Arhusen, à dix lieuës de lae de ce nom du côté du Nord. * Maty, Diól. de Holl. 1701.à^^RlAN A. Ville Episcopale de l’iste de Corse , aujour-U .y détruite. Elle étoit située sur la riviere de Golo, à cinql.p Ue „ S de Bastie vers le MidyZC'est dans lajdlie de Bastie que
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a Ve flue de Mariana qui est suffragant de Gennes fait fa* Maty , Dill. de Hall. 1701.jj • ^RlANES. Montagnes d’Espagne, nommées plus ordi-stteiïìent Sierra Morena . Elles s'étendent del’Orient à l’Oc-l’Fft 11, àpuis la riviere de Guardarmena, jusqu'à la fin de^ ‘ re madure. On appelle la Navas de Tolofa , celle qui est. au{ ^ Van t > & le passage porte le nom de Puer ta Muradal. Ce futv - 5 e ]ieu qu’ Alphonse IV. dit le Noble, remporta une célébrét^ire sur les Maures.
gMARJANES. Isles de l’Ocean, qui ont le Japon auNord,le “r Nouvelle Guinée au Midy. Elles font renfermées entre^ V°PÎque du Cancre Lc la Ligne Equinoxiale, à l’extrcmi-jj mcr P^^ìfique, Lc éloignées de prés de quatre censc Ues .desPhilippines.L’efpace qu’elles occupent est d’environj n ï Roquante lieuës de mer depuis l’Iste de Guahan qui estPlus grande & la plus Méridionale, juíqu’à Urac, qui est la5 Proche du Tropique. Ce font celles que Magellan nom-hs ^ àord Ladrones , & qui ayant été ensuite appellées Ijl.ts de' du grand nombre de petits vaisseaux qui viennent àCe les déployées au devant des navires Espagnols, perdirentjyj n °m, pour prendre celuy de ìíananes, quand la feue Reine^ ere d’Espagne, Marie-Anne d’Autriche y envoya des Pré-teurs ^ur y annoncer les Veritez Chrétiennes, On n’enencore parfaitement que quatorze qui s’étendent du2 d au Nord presque sur la même Ligne, sçavoir Guahan ,çstpane, Aquiguan, Tinian, Saypan , Anatajan, Sariguan ,^AgUan, Alamagan, Pagon, Agrigan, Affonsong, Maug &p Q ac * Cette derniere est deferte. Quoy que ces Istcs soientq Us la Zone Torride, le Ciel y est toujours beau & serein.V Ç n ^ respire un air pur , & la chaleur n’y est jamais excisíì-• Auffi n’est-il pas extraordinaire parmi ces peuples de vivreQ. j an s. La plupart arrivent à une extrême vieillesse fans êtrestíl at es ' 8c quand il s’en rencontre quelqu’un , ils le gué-c ^ e nt avec des herbes dont ils sçavent la vertu. On ne s^aitp temps on a commencé d’habiter ces Iíles, ni de quel| a s font venus les peuples qu’on y a trouvez. Comme ils ontPrés les mêmes inclinations & les mêmes idées de laçç ^îsse que les Japonois, quelques-uns se sont imaginé queM . rulaires venorent du Japon , qui n’est éloigné désistésq u ?. r . lan es que de fïx à sept journées. Les autres se persuadentqu 1 3nt s°rtis des Philippines & des Iíles voisines, à causeleu ^ douleur de leur visage, leur langue, leur coutume, &c )u'\, Inanaere à gouverner tiennent beaucoup desTagales,p e ^^stoìentles Philippines avant que les Espagnols s’en fus-il) r o n< ^ Us l es maîtres. Ce qu’il y a de certain, c’est que cesHV S , c extrêmement peuplées. Quoy que celle de Guahande t ^Environ quarante lieuës de circuit, elle renferme plusS rente mille habitans. II y en a un peu moins dans celle deRée ^ dans les autres à proportion. Les montagnes char-Rr j” ar hres presque toujours verds , St entrecoupéesd'unnombre de ruisseaux qui sc répandent dans les plainesUtl qans ses vallées, rendent cepays tres-agreable. On y trouve
Rrand nombre de villages, tant dans ces plaines que fur les
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u u gnes , & il y a jusqu’à cent cinquante maisons dansfq^ff^s-uns. Avant que les Espagnols eussent paru dans ces
1 ^ habitans séparez de toutes les Nations par les vastesrsc l u ìles environnent, ignoroient entierement qu’il y eût«J** terres , & manquoient de la plûpart des choses qui pa-que enC "Eceffàires à la vie. Us n’avoient pour tous animaux8c il ^?Elqnes oiseaux semblables à peu prés aux tourterelles,] eil S es a PPrivoifoient en leur apprenant à parler fans en fairessav^.omriture. Ce qu’il y a de plus surprenant, c’est qu’ilsoient jamais vu de feu, & quand ils en virent la premierelame II. * .
fois à la descente que fit Magellan dans une de leurs Iíles, oùil brûla plusieurs de leurs maisons pour les punir de la peinequ’ils iuy avoient faite,ils regardèrent ce feu comme une especed’animal qui s’attachoìt au bois &c s’en nourrissent. Les pre-• miers qui en approchèrent de trop prés s’étant brûlez, en don-nèrent de la crainte aux autres, qui isolèrent plus le regarderque de loin, de.peur, disoient-ils, d’en ctre mordus, ou d’ê-tre blessez par la violente respiration de cet animal. On leurfit connoître leur erreur, & en peu de temps ils s’accoútume-rent à se servir du feu comme nous. Ils font bafanez, mais leurteint est d’un brun plus clair que celuy des habitans des Phi-lippines. Leur taille est haute, & leurs corps font bien propor-tionnez. Quoy qu’ils ne se nourrissent que de poisson, de ra-cines 8 í de fruits > ils ont tant d’embonpoint qu’ils en paraissentenflez , mais cet embonpoint ne les empêche pas d’être souples& agiles.
Les hommes font entierement nuds. Les femmes ne le fontpas tout-à-fait, 8 i font consister la beauté à avoir les dents noi-res & les cheveux blancs. Ainsi une de leurs grandes occupa-tions, c’est de se noircir les dents avec de certaines herbes, &de se blanchir les cheveux à force de les laver avec des eauxpréparées à cet usage. Elles les portent fort longs, au lieu queles hommes se les rasent presque entierement, & n’en laissentqu’un petit floccon au haut de la tête de la longueur d’un doigtà la maniéré des Japonois. Leurs maisons sont bâties assezagréablement de bois de Coco.& de bois de Maria, qui est unarbre particulier à ces Isles. 11 y a dans chaque maison quatreappartemens , séparez par des cloisons faites de feuilles dePalmier, entrelassées en forme de natte. Le toît est de la mêmematière. Ces appartemens sont propres , & ont chacun leurusage. On couche dans le premier - , on mange dans le second ;on ferre le fruit & les autres provisions dans le troisième, & lequatrième sert à travailler. Ces Insulaires vivent tous dans uneindépendance absolue. Chacun est maître de ses actions, & Itsenfans ne reconnoissent leur pere & leur mere, que selon qu’ilspeuvent en avoir besoin. Les hommes ont la liberté de prendreautant de femmes qu’ils veulent, pourvû qu’elles ne soientpoint leurs parentes - , mais la coûtume est de n’en avoir qu’une,
& même le mariage n’est point parmi eux indissoluble. Il nedure qu’autant que les deux parties sont contentes l’une del’autre 3 mais de quelque côté que vienne la séparation , lafeipme ne perd rien de ses biens. Ses enfans la suivent, &considèrent le nouveau mari qu’elle prend comme s’il étoitleur pere. Si la mauvaise conduite d’une femme donne sujetà son mari de s’en plaindre, il peut s’en vengerssur son Amantsjusqu’à luy ôter la vie 3 mais il neluy est pas permis de lamal traiter, & tout ce qu’il peut faire, c’est de se séparer d’esole. Tant que le mariage subsiste , la femme a toute l’autoritédans la maison, & le mari ne peut disposer de la moindrechose, à moins qu’elle n’y consente. Ce qu’il y a de plus ri-goureux , c’est quç si elle est convaincue qu’il ait des attache-mens qui le rendent infidelle, elle s’en fait justice elle-même,en l’apprenant à toutes les femmes du village qui fe donnentun rendez-vous. Elles s’y trouvent la lance à la main , & lechapeau de leurs maris fur la tête. Dans cet équipage , elless’avancent en corps de bataille vers la maison du mari donton se plaint. Elles désolent ses terres, arrachent ses grains .dépouillent sos arbres de leurs fruits, & font par tout un dé-gât terrible. Elles sondent ensuite toutes ensemble sur lamaison, Sc si le mari n’a pas pris la fuite, elles l’y attaquent &le poursuivent jusqu’à ce qu’elles l’ayent contraint de l’aban-donner. Elles s’en vengent encore quelquefois d’une autremaniéré. Une femme dégoûtée de son mari n’a qu’à dire àses parens qu’elle ne peut plus vivre avec luy, ils vont aussi-tôt à la maison de ce malheureux époux, la pillent, la sacca-gent , & emportent tout cc qu’ils trouvent. II est encore bien-heureux quand ils ne l’abbattent pas. Cèt empire des femmesfur les maris est cause qu’une infinité de jeunes gens ne son-gent point à se marier. Us louent ou achetent des filles, quîleur sont données par leurs parens pour quelques morceaux defer ou d’écailles d^ tortue. Us les mettent dans des maisonspubliques & communes à cette jeunesse,qui vit avec elles danSun libertinage qui fait de la peine à ceux de la Nation qui ob-servent quelques réglés. Ces Insulaires aiment fort la joye 8tle plaisir, & fe raillent agréablement les uns les autres. Uss’assemblent méme assez souvent, se régalant de poisson, defruits, & d’une certaine liqueur qu’ils font avec du coco râpé&du ris. Us fe divertissent à danser , à coisrir, a sauter & àlutter, afin d’éprouver leurs forces. Us fe plaisent a raconter lesavantures de leurs ancêtres, & à réciter les Vers de leurs Uvé-es qui sont pleins de fables & d’excravagances. Un Poëte est
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