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!e mot Arabe M ars a- qui-vìr , le signifie. Líoîemée ìe, et a douze degrez quarante-huit minutes de longitude , &à^ e grez trente minutes de latitude. L’an ijoi. cette PlaceQ^ nt ai 'x Maures, Emanuel Roy de Portugal, commanda auxy-neraux d une flotte qu’il envoyoit au Levant en faveur des^ ei Uîicns,de prendre cette ville en passant,& d’y mettre garni-La flotte étant arrivée vers la place , eut le vent tellement£ braire,qu'elle fut trois jours à tournoyer pour prendre terre.tf es nabitans l'ayant découverte dans cet intervalle , firent en-prT tr °^ S cens c ^ cvaux d’Oran, & quantité de gens de pied ,
; défendre Marfa-qui-vir. Ils ne firent aucun mouvements> ,'T a ’à la descente des Portugais j mais lorfqu’ils virent qu’ilsCc artoient , & que quelques - uns étoient montez fur la^ontag ne pour reconnoître la Place , ils sortirent en gros,s °<ivelopperent & les défirent. II y en eut plusieurs dep ç ez íàns les prisonniers qu’on fit. Ceux qui purent échapper,v auverent dans les navires qui mirent aulïû-tôt la voile aude* 1 r Cinq ans aprés, Dom Diego de Corcioue, Gouverneurd r °f erelIcs alla attaquer cette même Place avec une flotteCaQiije où il y avoit beaucoup de Noblesse. 11 la battit vi-reniement > & elle fut défendue de même. Les Maures in-^rnodoient fort les aíîìegeans d’un canon de fer qu’ilsla° lent ' ma * s on etl P°L ;r a fi juste un autre que donnant dansçS u culede celuy desaffi 'gez , il !e mit en pieces , & tua le, anonnìer. Cela les obligea de capituler. Ils sortirent avecy.. rs femmes , leurs enfans & leur équipage , & laifferfnt la^ e hbre aux Chrétiens. Le Vainqueur qu’on fit Gouverneurc ette Place , ayant découvert par ces Espions qu’il y avoitjj. ^ûé d’Arabes campez dans la plaine dcMarsa-Gerbinquii st stu’à deux lieues de là, & qu’on pouvoit faire un grandde P art “ L nuac avec toutes fes troupes 1 aidant bonne gar-. dans la Place. Ensuite fondant à l’improviste fur ces Araç S > d saccagea leurs tentes, & fit quantité de prisonniers. Ses» '■Ndarmçs ayant voulu au retour donner l’alarme à Oran,Qu f e . ns tances qui étoient dedans en sortirent, & voyant lesretiens embarrassez du butin qu’ils avoient fait, ils les atta-de toutes parts & les forcerent de fe retirer fur unenommée Tinacha où i! y eut un sanglant combat. Lat -rte sot grande. Quantité de Noblesse y périt, & les Mauq a yant recouvré tout Je butin , retournèrent victorieux àm'a' * Marmol. tom. i. lïv. 5. cb. 18.u ‘^RSBEC. Pedte riviere des Pays-Bas dans l’Artois, sorVp l’Abbaye de Ham est assise. Elle va fe décharger dans. 15 à saint Venant.
gj j ARSDlEP.Détroitfort fréquenté, entrel’Ifle deTexel,p r - a Pointe Septentrionale de la Nort Hollande. C’est un des91 lt nc ss' aux passages d’Alemagne au Zuiderzée. On RappelleJument Texes, en Latin,T exeliumfmum. * Voyez Texel.^ARSEILLAN Petite ville de France dans le Langue-d’A - ï^ e ^rnée contre l'étang, & appartient à l’Evêque. Sde, Ji y a grenier à sel. Davity , Languedoc.p^jSKSEILLE. Ville de France, tres considérable & tresses * in > tc ’ à fi renommée dans tout le monde par les victoi-£ ^ e rcm porta contre les Gaulois , les Cartaginois, &^ - que les Romains firent avec elle une tres-étroite al-Qiv 6 ’ ^ Jl, y accordèrent des immunitez toutes particulières.
stu’elle f >it du Gouvernement de Provence , elle’ n’ac Orti • Vo * x aux Etats, parce qu’autrefois elle n’étoit pointLnte ri ^ £ ^ ans Comté. C’éroit une République tres-floris-
e ,, & flui fe faisoit considérer par ses forces & par son anti-(ju»*] 6, ^or, Académie luy acquit une fi grande réputation,A-ass y n- noit ^ es Ltudians de toutes les parties de l’Europe.|s a fp 1 Pline l’appelle-t’il Athenopolis , ville de Minerve. Elit
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P?ur avoir été le Séminaire des plus excellens esprits &J, ç, u ‘ le Urs fçavans homrûes ,tant avant qu’aprés la venue deso> es ‘ 9 e flui a beaucoup contribué à luy procurer ces avan-Hu’elí C • fixation fur une hauteur faite en amphithéâtreVt tlJ f, occupe entierement, & la bonté de son Port, qui est re-W ‘^nquay long déplus de treize cens pas,où sont lesfo tt ellesmaisons de la ville. & qui fournit une promenadey^ftiflante. Son embouchure est sermée d’une chaîne,ses n ’. le a certaine distance fur trois differens piliers de pier-Va isïe nC ' a *^ ent pîace que pour le passage d’un grosVç>i t H peut en contenir jusques à six cens, & on y ento„ tc j!?rder de toutes les parties du monde qui apportentIr>ì s S ° rf cs de marchandises, ce qui fait estimer les Marseil-fa ci!e C ? mm . e ôtant tres-experts sor la mer Mediterranée. II estCauf e ‘, e v °so que cette ville est fort ancienne, non seulement àPuy,, ^ plusieurs de ses rues qui sont sort étroites, mais aussiCo^elqu« antìquitez & plusieurs Temples qui étoientrez - l’un à Apollon & les aimes à d’autres fausses Divi-
nisez. L’Egîise Cathédrale appellée Notre-Dame de la Majordont l’Evëque est suffragant de l'Archevêché d’Arles.étoit tou-te dediée à ce qu’on dit à Diane d’Ephesc. La forme en paraîtextraordinaire & on n’a voulu y rien ajouter ni diminuer pourla conserver dans son assiette naturelle. Son trésor est rempli déplusieurs saintes Reliques. On y voit le Chef de saint Lazaredans une châsse d’argent doré tres-bien travaillée. Aux deuxcotez font represcntées Magdelaine & Marthe ses deux soeurs*Le Chef de saint Canal, second Evêque de Marseille s’y voitaussi , avec un pied de saint Victor aussi frais que si on venoitde le couper, celuy de saint Adrien , & plusieurs autres Reli-ques.Proche de cette Eglise dans un petit carrefour, i! y a uneChapelle bâtie à la place, où fe mettoit sainte Magdelaine pourprêcher l’Evangile aux Marseillois encore Idolâtres lorfqu’ilssortoient de leur Temple. L’Eglise de Notre-Dame des Accou-les , qui est fort belle & grande, servoit de Temple à Pallas, &celle de saint Sauveur qui est à présent un Monastère de Reli-gieuses étoit consacrée à Apollon. Tous ces lieux sont autantde marques de l’andquité de la ville, aussi bien que deux autresTemples qui fermoient autrefois son Port, avec deux Tours,i’une appellée Saint fean, Commanderie des Chevaliers dcMalthe, & l’autre Saint Nicolas. La Citadelle, bâtie depuistrente ou quarante ans, & qui commande à la ville , est prochedu Port, & fes fortifications s’ctendent juíqu’à son embouchu-re, L’Abbaye de saint Victor, de l’Ordre de saint Benoîtbâtie selon quelques-uns par Et enne R y de Bourgogne , &selon d’autres par saint Caflìen, est au pied de la Citadelle &ressemble à quelque Château fermé de murailles munies detours fur le haut defquelles on peut fe promener comme furle haut d’une ville. A u frontispice de l’Églife font ces paro-les adressées à saint Victor > né à Marseille.
Maffiïtam vere , V ittor avefque tum.
Dans une Chapelle du côté del’Epître.onvoît le Chef de ceSaint, dans une châsse d’argent doré d’une grande pesanteur ,tres-bien travaillée, & donnée par Urbain V. donc le tombeauest à côté du Chœur. II y a quantité d’autres saintes Reliquesdans cette Eglise. Ses Chapelles souterraines que vont voir lescurieux , en sont remplies. On leur fait voir le tombeau desaint Eusebe, & ceux de vingt quatre filles qui fe defigurerentpour faire horreur aux Vandales qui leur ôrerent la vie. Onleur montre aussi la croix de laintÁndré, qui est en son en-tier.- Les branches ont sept pieds de long & la largeur du boisest de huit pouces. Ce que l’on trouve dc plus remarquabledans ces Chapelles qui sont sous l’Lglisc , est une petite grotteoù la Magdelaine, aprés avoir débarqué à Marseille, commen-ça à faire penitence. Elleest representée couchée à l'entrée decette grotte. II y a aussi une belle Chapelle de Notre-Dame .où il n’est point permis aux femmes d’entrer. Cette défenseleur a été faite depuis qu’une Reine y étant entrée avec tropde hardiesse, en sortit aveugle. Le quay qui borde ce côté duPort depuis le Fort saint Nicolas julqu’à l’Arsenal, a quinzecens pas de long. II y a quelques magasins & des maisons deReligieux qui l’occupent. On y voit le grand Hôpital desForçats malades. C’étoitl’Arsenal, avanfque le neuf fût com-mencé. Six grands pavillons, entretenus d autant de corps delogis, qui composent une grande place où l’on peut bâtir plu-sieurs galères, en font le dessein. On y voit deux. grands bassinsaussi longs & aussi profonds qu’une galere, dans chacun def-quels aprés qu’on en a bá r i une , on ouvre une petite éclusequi retient l’eau de la mer.Cette eau le remplit en même temps,& fait flotter la galere qui est fur le chantier. & qui n’est pointsujette parce moyen à la grande secousse qu’on luy donnerait,si on la poussoir de dessus le chantier dans la mer. Ce grandédifice tient toute la face du fond du Port , large de troiscens pas , ensorte que la mesure du circuit du Port deMarseille, qui est de treize cens pas, au quay du côté dela ville, de quinze cens à l’autre bord , de trois cens aufond du Port , & de cinquante à la largeur de l’embou-chûre, est en tout de trois mille cent cinquante pas com-muns. A cet Arsenal finissent les murailles de la ville quin’enferment pas tout-à-fait le Port, auquel aboutissent la plu-part des rues pour la commodité des habitans, Elles font Ion-»gués , mais étroites & resserrées. 11 semble que Marseille tien-ne encore quelque chose de l'ancien G uvernement de fesquatre Comtes, puiíqu’on la divise en quatre quartiers, quisont ceux de saint Jean, celuy tic Cavaillon. le Corps de Vil-le & la Blancarie, qui ont chacun.leur Capitaine & autres Of-ficiers. La porte Royale est fort belle, ayant à fes deux cotezles figures de saint Lazare Evêque , & de saint Victor Martyr,tous deux Patrons de la ville. Ces figures sont de marbre &d’un beau travail. Au milieu en haut est celle du Roy à de-