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my-corps, & ail dessous, Sub citjus Impcrio stmma libertas. En-tre cette porte & la seconde, on voit encore une niche entredeux colomnes, dans laquelle étoit la statue de marbre du cé-lébré Liberta, qui tuaCasaut, & assura la liberté de la ville.Ce Casant étoit Consul de Marseille qu’il devoit livrer auRoy d’Espagne ; mais l’entreprisc ayant été découverte , il futtué entre ces deux portes en 1596 par Liberta, Capitaine tres-fidelle au Roy fous la conduite du Duc de Guise, Gouver-neur de la Provence. La statue qu’on luy avoir élevée , s’étanttrouvée un matin au pied de la niche, le col & la main droiterompus, elle a demeuré depuis ce temps-là dans le corps degarde, où on la voit encore aujourd’huy avec cette inscriptionà la base.Pefro Liberta,libertatts affermi,Heroi malorum avcrmnco,pacis civiumque reftauraton,quod t j us aufpiciis ab infepffìmacafalitjramiàe patriam libérant, aqa arias Bifpanwtim clujfi s eporta ex~pulent,quod tandem Hennco IV. Régi Cbnstiawfíìmo ae femper Au-gtifto urbem restituent, érprofligatiscivibus, omin.tto nom ne, hber-tatcm donarit, boc insigne statua tropbaum S. P. Q^Jd. decrevit.L’enceinte de Marseille est fortifiée par de belles murailles bâ-ties depuis peu d’années, & le Tetragone qui domine fur unepartie de la ville, & qui est la principale des deux Citadellesqui 1 a défendent , est commandé à la portée du canon par unPort, appelle communément Notre-Dame de la Garde, où leshabitans vont faire souvent leurs dévotions, & d’où l’on dé-couvre les vaisseaux qui viennent fur la mer. Ce Fort est bâtiau sommet d’une montagne sur les ruines d’un Temple de Ve-nus , appelle Epbestum.
On tient que les Phocéens, peuples d'Ionie jetteront lesfondemens de Marseille vers l’andu monde 3400. &la nom-mèrent Marseille , en Latin Maffilia , de deux mots Grecsqu’ils repeterent en abordapt, pour marquer la joye qu’ils res-í'entoient de sc voir sur les terres des Saliens. Cette ville tou-jours soumise aux Empereurs & attachée à leurs intérêts, futsaccagée par les Bourguignons aprés la mort d’Honorius. LesVisigots qui les en chassèrent, la donnerent aux François quiles avoient secourus de vivres & d’hommes. Aprés avoir étéle sujet d’une grande querelle entre Gontran , Roy d’Orleans& de Bourgogne, & Childebert, Roy d'Australie, elle futgouvernée jusqu’au régné de Louis le Débonnaire par desDucs, dont les Charges n’étoientpas perpétuelles. A ceux-cysuccédèrent des Vicomtes, .issus de Pons, frere de Boson I.Comte de Provence. Les habitans qui rachetèrent leur liber-té par une somme d argent, la conservèrent juíqu’au temps deCharles d’Anjou, frere de saint Louis, à qui elle se donnasous des conditions honorables, qu’on appelle Chapitres dePaix. II n’acquitque la partie qu’on nommoit Vice-Comitale ,parce que l’Evêque à qui la partie superieure appartenoit > luyavoit cédé ses droits. Les guerres civiles ne la détournèrentpoint de l’obcïssance qu’elle devoit à nos Rois , & Charles-Qtrint l’ayant attaquée en 1536'. fut obligé de sc retirer aprésun fiege de fix semaines. II y a dans Marseille quatre placesfort remarquables, dont la plus grande est celle de la Bour-gade qui sert démarché aux fruits &de promenade, a causede ses fontaines 8e de ses belles allées d’arbres. La seconde estcelle de Vivaux où ij y a une fontaine ; la troisième le Marchéneuf, & la derniere la Pescarie, qui est le marché ordinairede la ville à un bout de la grande rue assez proche du Palais.Quant à la Police & à la forme de la Justice,il y a un Assesseur& trois Consuls, qui font élus tous les ans avec un Viguicr,qui préside à la Police de la ville & aux causes criminelles. IIy a outre cela trois Juges Royaux, qui sont un Lieutenant duSénéchal de Provence pour le civil, un autre pour le crimi-nel , & un Lieutenant particulier. Les deux premiers font an-nuels & électifs, & le troisième est perpétuel. Les Juges desMarchands font pris entre les Bourgeois, & on les changetous les ans. Aux environs de Marseille est une grande cam-pagne où ils ont la plupart de petites maisons qu’ils nom-ment Bastides. C’est feulement un petit pavillon autour d’unjardin avec un endos de vignes , de figuiers, d’orangers, depêchers & autres arbres , où ils vont se divertir quand ils entrouvent le temps. On tient que le nombre de ces maisons ap-proche de trente mille , de forte qu’il faut marcher plus d’unelieue entre les murailles de ces Bastides, avant que de se trou-ver à la campagne. La sortie de Marseille est tres-agreabîe.Elle est devant une grande terrasse qui s’éleve au bord de lamer, couverte de cjuelques allées d’arbres. L’on y voit les pe-tites Isles, appel íées les istes de Marseille , qui sont au nombrede trois, sçavoir If, Ratoneau & Pomegues. Elles sont éloi-gnées d’une bonne licuë de l’embouchûre du Port. II y a unChâteau dans chacune, & les vaisseaux y vont attendre le ventpropre pour partir. * Jouvin de Rochefort, Voyage de France.
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Doubdan, Voyage de la T erre-sainte , cb. 6 5. AudiffreG Gc °^‘anc. é 1 niod. tome z. . . ut
A une lieue de Marseille vers le Midy, on trouve ss ne ,|j £Sfur la côte où il y a un fanal, d’où l’on avertit par un hg na ‘habitans de cette ville des vaisseaux qui viennent > & éu 1)0bre qui en paroît fur la mer. Cette tour est élevée furcher, & on appelle le lieu où elle est Marfeille-Veire. Le s( --arecenses luy donnent le nom de Marfeille-Vieille 3 mais st ne jconvient pas, puisqu’on n’y voit aucune maison ni nnarque 4 .jdonnent sujet de croire qu’il y ait jamais eu ni ville ni bou sen’y a pas méme de Port. .
La plupart des Auteurs conviennent que la ville deseille qui est à cinq lieuës d’Aix, à dix de Toulon & a . 1 .d’Arles, a été bâtie par les Phocéens ; mais on ne sç altavec certitude quels gens étoient ces Phocéens > & dé-raison les avoit amenez fur cette côte. Pline prétend q ue ^toient des Grecs venus de la Phocide, petite Frovrnc^^Grece, voisine du Golfe de Lepante, qui n’étoit considei ^que par le fameux Oracle.d'Apollon de Delphes ; mais ^mian-Marcellin soutient que c’etoient des habitans de P-b? tpetite ville de l’Ionie dans l’Asie Mineure , laquelle ils ‘ u ^contraints d’abandonner , pour se garantir des cruautéCyrus, Roy de Perse, & son sentiment est appuyé de 1 auté d’Herodote. Justindit que ces Phocéens aprés avoir M ^plusieurs sois la Mediterranée où ils se distinguèrent pa ractions d’éclat qui leur firent acquérir l’alliance des Rom 3 ^ figvinrent enfin aborder à cette côte dans le dessein d’y xe *ville. Comme il n’y avoit pas d’apparence de pouvoir 1 ' (cutersans le consentement de Nannus, Roy des Segobrffils luy députèrent leurs Chefs, Simos & Protis, pour sesde leur en accorder la permission. Nannus étoit ° ca1 J 3 j- e ] 0 njour-là aux préparatifs du mariage de fa fille Gyptis, 4 UÍ cCl’ancienne coutume devoit elie-mêmese choihrun Lpou - ^qui se faifoit en présentant de l’eau pour laver à celuy çgsePrincesse fàisoit choix. Nannus avoit assemblé tous se s ^gneurs de son Etat pour cette importante cérémonie, .
plus considérables sc statuaient de l’esperancc d'étre c io ^mais Gyptis, fans s’arreter à aucun d’eux, allareuse ablution à Protis, qui se trouva dans cette aise $Nannus approuva le choix de fa fille, 8c les Phocéens n f j e0 r.pas de peine ensuite à obtenir la permission qu’ils derna n 1 ^ QllAinsi tant que ce Roy vécut, ils jouirent sous fa P r 0 fyéta'd’un entier repos, & travaillèrent avec tant de succezblissement de leur ville, que lorsqu’il mourut, ils ( e vir tt jfjétat de causer de la jalousie à leurs voisins, ce qui > eU ^plusieurs gueres qu’íls terminerent heureusement. L- 3 E- £ 0 rtSportante fut contre les Genoss, qui ne sc sentant pas p e
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pour leur tenir tête, trouvèrent moyen de mettreparti Comanus, fils de cc même Nannus qui les avoitreçus. Celui-cy résolut la perte de Marseille, & cro X aI ] e 'joti 1 'voir s’en rendre maître par surprise, il choisit pour ce qu’jlqu’on y celebroit la fête de Flore. Plusieurs de ^ eS .^ en o 00 ey avoit envoyez, & qui avoient été reçus dans la ville c [te $,venant assister à cette fête, dévoient la nuit sc saisir des Ipour assurer l’entrée aux troupes que Comanus avoit ta ^ ^cer secrètement derrière une montagne 3 mais une > C JJ e
rente du Roy, craignant de voir périr un jeune Grec L- _ t jcaimoit passionnément, luy découvrit l’entreprise » & ales Magistrats avertis par ce jeune Grec, firent faí rebasse fur tous les Etrangers qui furent trouvez en afss 1 ^ ’quoy les habitans marchèrent contre Comanus, ssiU -§ &fur la place avec sept mille hommes de ses troupes. D ,temps-là les Marfeillois augmeuterent toûjours en Ç ul ^^6& comme les Fondateurs de leur ville avofent rai 1 Jeavec les Romains avant qu’ils l’eustcnt bâtie, ils ™ en qu’^ scas de ces Alliez , qu’ayant appris par les Ambassades jj 0 navoient envoyez porter leurs offrandes au Tempse "de Delphes, que Rome avoit été prise & saccagée paflois, ils en ordonnèrent un deuil public, & ?°. £T f\ t uVplus loin les marques de l’interct qu’ils prenoient » z pflfaires. Ils Içûrent que les Romains avoient achete Ja I ^ eC'prix si haut qu’il leur étoit impossible de fournir a Jgi^nemis la somme dont ils ctoient convenus, & P? u l! , al]X \fi'ner du secours daú s leur besoin, ils vendirent Ì U j l0 jff.i !lC . Sgués & autres bijoux de leurs femmes. En recon ^d’un íi grand service, les Romains les exempteren ^qr,sde toutes sortes de tribus & d’hommages, &.P°' g on nei etild’une alliance plus étroitement renouvelée , I ‘ splace aux Bourgeois de Marseille dans les bancs <• ^ quyteurs de la République, loríqu’on celebroit des l eU G jepse*y avoit quelque spectacle, Cet honneur ne fut accof
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