6x0 MAS
fort roides. Il y avoit cn ce lieu-là plusieurs rivières, qui en-troienc dans Marwine d’un côté & d’autre , fç.tvoir Anenneo ,Toppanawn , Errewin, Conomma, Foorakftte , Arrotta , Arnto-tvent ,WMUWt, Anapt , Annhne & Carapion. Les Hollandoisqui ont visité la rivière de Marwine, rapportent qu’il y a cinqNations qui habitent fur ses bords, fçavoir un peu au dessusde son embouchure les Penottes , les AnvAgnes 8c les sbebaïos ;au dessus de ceux-cy les Caribes , 8c encore au dessus les Tais.Ces derniers ressemblent assez aux Caribes pour les mœurs,si ce n’esl qu'ils font plus humains, 8c qu’on peut prendre plusde confiance en eux. Tout proche font les sappayos de mêmesmœurs, mais differens de langage. Les Arwagnes 8c les ? se-coues habitent le plus souvent ensemble. Ces Percottes fontune aflèz bonne Nation. Leur plus grand défaut, c’est d’ctreaddonnez à l’yvroguerie, Ils vont entierement nuds, tant hom-mes que femmes. Les femmes accouchent facilement. Si quel-que fâcheux travail leur arrive, les peres tuent souvent leursenfans , ce qu’ils font de même s’ils naissent boiteux ou qu’ilsayent quelque autre difformité, ou si la femme accouche d’unefille quand le mary aura ardemment souhaité un fils. Que sielle accouche de deux enfans, ce qui arrive assez rarement,elle est en danger d’être tuée de son mary. La terre voisine deI’embouchûre de Marwine est baffe & rougeâtre, & presqueinfertile. Six ou sept lieues au dedans , elle se relevs enmoyennes collines, & d'un terroir rouge 8c maigre. I! s’ytrouve beaucoup de cannes de lucre qui ne font pas cultivées,& grand nombre de cotonniers , dont la paresse de ceuxqui habitent ce pays fait negligerde recueillir le coton. *Laê't,jD cscr. des Indes Occid. liv. 17. ch. 15. ê
MARUVOH. Ville d’Asie dans le Carafan » anciennementla Margìane. On tient qu’elle a été fondée par Alexandre furla riviere de Gehun ou Oxus. C’est au sentiment de quel-ques-uns l 'Antioche Margìane de Ptolemée , qui fut nomméepremierement Alexandrie ; mais Ptolemée la place entre lesdeux commencemens du Fleuve Marge qui va se déchargerdans l’Oxus, au lieu de la mettre fur l’Óxus même. * Dávity,Etats du Sophy.
MARZA SIROCO. L’un des Ports de l’Ifle de Malthe.II est au Sud Ouest, & c’est de-là qu’il a pris le nom de Mar-xoa-Simo , c’est à-dire , le Port qui ejt au Sud-Oiieft. Ce Port estfort grand, éloigné de Marza-Scala d’une lieue, & peut con-tenir beaucoup de vaisseaux. C’est une efpece de Golfe où lesTurcs firent descente quand ils vinrent assiéger Malthe. Depuisce temps-là les Grands Maîtres de cet Ordre y ont fàit bâtirtrois Forts, deux à l’entrée du Golfe, Sc le troisième fur unepointe de terre qui s’avance vers le milieu du même Golfe, 8cqui en regarde l’entrée. * De la Croix, Relut, de l’Afr. tome 4.Maty, Dttt. de Holl. 1701.
MAS D’AGENOIS. Bourg de Guyenne dans le Baza-dois, en Latin Manfus Aginenfis, II est situe fur la Garonne, sixlieues au dessus d’Agen. * Maty, Dict. de Holl. 1701.
MAS D’AZIL. Petite ville du Comté de Foix en France,dans le Diocèse de Rieux, en Latin Manfus Aúlit. Eile est si-tuée en un beau vallon, entouré de tous cotez de montagnesaflèz hautes & des plus fertiles , de forte que les vues en fonttres-belles, &que du milieu des rues, onvoit par dessus lestoîts des maisons des vignobles ou des paysages qui surpren-nent agréablement. Cette petite ville est fur Je bord de la Rife,& cette riviere pénétré dans le vallon d’une maniéré surpre-nante. Elle arrive au pied d’une montagne des plus larges ,donc la base est d’un roc vif & escarpé jufqu’aux deux tiers de, fa hauteur, 8c dont le sommet est une petite plaine entrecou-pée deprez & de bois, 8c de quelques Métairies. Ce recs’ouvre des deux cotez, & laiflè à la riviere un passage vaste 8clibre. C’est un antre des plus curieux avoir, & l’exhauílèmentcn est si grand, qu’une infinité u’oifeaux de différente efpeces’y réfugient dans toutes les faisons. On pénétré par de peti-tes routes, à la faveur de quelque flambeau, dans l’interieur dece roc, & l’on y trouve des chambres où l’on ne peut pas sefigurer que l’art n’ait ajoûté quelque chose à la nature. II y aun grand nombre de chaises qui tiennent au roc 8c qui enfont partie . & du haut de la voûte pendent diverses figuresArabesques 8c bizarres que les eaux congelées y ont produitespar la succession des temps, ayant pénétré par des fentes im-perceptibles du rocher. * Mémoires manuscrits.
MAS DE SAINTES PUELLES. Bourg du haut Lan-guedoc, situé à quatre lieues de Castelnaudari. Les Latins lenomment Manfus Sanâarum Puellarum. Ce Bourg est l’ancien-ne Recaudtim. r Maty, Ditt. de Holl. 1701.
M AS AND A R AN ou Mafanderan. Province de la Perse,qu c quelques- uns appellent Tabaristan . Gollius la nomme Ta
MAS
■ bristan. Elle a Farabath pour fa ville capitale. Les aU ^ eS jLi,Abskum, Funkabun 6c Saryah. * Maty, Diiï- de Holl' /Voyez Mazandaran. . «j
MASAT. Riviere de la Nigritie, nommée autreme ^de S. f nan, en Latin Majfa. Elle coule fur les confins ^Royaumes de Gualata 8c dc Genehoa, 6c va se jetter dans ^' cean Atlantique , au Midy du Cap Blanc. * Maty, T > 1Holl. 17 01. Amers
MASAYA. Contrée de la Nouvelle Espagne en A y j ní ;eque. Elle est fur la côte de la tuer Pacifique, dans la P s0de Nicaragua. ; ne5)
M ASB AT. Isle de la mer des Indes, l’une des Philips* ^en Latin Mafoata. Elle est longue de seize lieues, 6ctre l’Ifle de Manille au Septentrion 5 c celle de Cebu au *■
Les Espagnols en font les maîtres. * Davity, pbiL'ppì r > es \ . t, MASC ALAT. Ville de l’Arabie Heureuse, située ^lieues du Golfe de Baisera, 6c environ à cinquante de la ^de Labfa vers le Levant. Les Latins la nomment Massai rMafiala, Cette ville est capitale d’une Principauté qui s e ^tout le long du Golfe de Baisera , entre le BeglerbegU^ (Lapfà 6c la Principauté de Vodana. * Maty, Diít. de
MASCARElGNE. Isle d’Afrique dans l’Oceanque. Elle est située à ['Orient de l’Ifle de Madagascar 1 10 ^vingt-6c-unième degré de latitude Méridionale. ^ a . H n£, on zeest de quinze lieues, fa largeur de dix, & son circuit p fu-sionnes journées. Elle a été nommée Mafcareigne , d _ un - eI jgais de la Maison de Mafcarenhas, qui fut le premierht la découverte. Quelques-uns i’ontappellée 1 ifled Ap 01Sc les François qui en prirent possession l’an 1654. f oUS t Jecoure, alors Gouverneur de i’Iste de Madagascar de la P otla Compagnie Françoise des Indes Orientales , laF J/se de Bourbon. II n’y a aucun bon Port, ainsi il est dauA. £ [td’y aborder en certains temps, à cause des écueils dont ebordée, II y a pourtant plusieurs bonnes rades, dont laleure est dans une baye située au Couchant 6c au No fqui a un fond de fable propre à ancrer. On trouveu" ^Port au côté Septentrional de l’Ifle, 6c un autre auM er ,nal. On dit qu’il y a aussi au même côté une baye , enV yÊ r'née de rochers de toutes parts, qui ne laissent qu’une. 0tiare où il ne peut entrer qu’un seul vaisseau à la *° 15 ' t j 0 n,François ont bâti tout prés de-là une Chapelle ou habita ^à laquelle ils ont donné le nom de saint Paul. Cettetres-fertile en plantes 8c en animaux. II y croît d’aufli Ç 0 •bac qu’en aucun autre pays, de l’alocs cn abondance > 0 F j0 .vre blanc à queue, de l’ébene, plusieurs.eípeces de bol L^pre pour toutes sortes de bâtimens, des arbres qui P r0 • 0 jn,diverses gommes odoriférantes, 6c entre autres du ben]
8c quantité de palmiers 8c autres arbres fruitiers. £ rJ .l’air y soit tres-chaud , il ne laisse pas d’être fort sain >fraîchi par des vents qui s’élevent des montagnes, & y. x gcjour 6c nuit. Elle est par tout arrosée de rivières, r ul ‘i Jesfontaines, qui roulent leurs eaux le long des creva» Atep aímontagnes. Les rivières qui ont été découvertes fut se c ^ ntles François, 8c qui fe déchargent toutes dans la mer » ^ £I1 tgrande rivière de Gala, la riviere Orientale, 6c cellesJean. des Rochers, de saint Gilles 6c de saint Etienne. 7 rS ,a de fort poissonneuses. La campagne y fourmille en se n h j cJOn y trouve grand nombre de tortue; dc mer 6c de fcrr ’ desplus beaux perroquets du monde, & fur le bord de ' a ? <,]jeisboucs dont la chair est d’un tres-bon goût. Celle des se j eest ncanmqins la plus faine de toutes, ce qu’on croît vJ .ce qu’ils se nourrissent de grosses tortues. Les bceuts,ches, les veaux, les cabrits 6c les cochons y Cont a0 í oU lîî'muns > 6c la chasse y est si aisée qu’elle se fait avec une jj cU rsne. Les tourterelles, les ramiers, les perroquets 6c P fe n'autres oiseaux, viennent' autour du Chasseur 6c sc fiiú'
dre.Il n’y a dans Piste ni serpens ni crocodiles, qui se 1 j oC oiU'fìbles à l’homme, ni même aucun animal qui le P ul e ts #le 5moder, comme font les moucherons, les souris > ses u ilsi'fourmis. L’ambre gris, le corail, & les plus beaux c ss-Areges fe recueillent fur le rivage. Cette Ifle ne laisse P a e |f u yípresque déserté, ì cause des terribles ouragans qu 011 a , v intfort souvent. Un François, nommé Antoine ^ aU ^í a /]xN c 's’y établir en 1654. accompagné de sept autres & d e f s ygrès, avec la permission du Gouverneur de Madag*‘ c ‘ 0 j r àbâtirent des huttes pour se loger, & employèrent se t oute sfaire des jardins 6c à planter du tabac, des melons Sij- meU rirfortes de légumes. Le tabac ne fut pas plûtôt en état ^ fisc
qu’un furieux ouragan ravagea tout. En attendant fl jfj e ,qûson de planter fût revenue, ils voulurent parcouririls ne trouvèrent presque autre chose que des psense