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les Romains & la gardèrent juíqu’aprés la ruine de Jérusalem.Les Romains les y ayant affiegez & fait brèche à leurs murail-les , ils égorgèrent leurs femmes & leurs enfans, & choisirentdix d’entre eux par fort, pour égorger tous les autres. Ensuiteces dix en choisirent un pour la méme exécution, & ce der-nier sc tua Iuy-même , aprés avoir mis le feu au Palais d’Hero-de. * Maty, O/A. de Holl, 1701.
MASSAFRA. Ville du Royaume de Naples dans la Terred’Otrante. Elle est à neuf milles de Tarente , petite , maisforte. Quelques-uns la prennent pour l’ancienne Meílàpie,dont Leandro Alberti croit que la ville de Mifagne tient pré-sentement la Place.
MASSAGETTES. Peuples anciens que Ptolemée placedans l’Asie ,aux pays de Margiane &de Sogdiane. Hérodoteenmetau de-là de í’Araxe vers le Levant vis-à-vis des Iffe-dons ; mais on a des preuves que les vrais Mafsagettes de nosHistoriens, ne font autres que les habitans du Turquestan &des lieux voisins. Ils étoient vêtus de même que les Scithes,ne semoient aucune chose, & vivoient de leur bétail, éupoisson de leurs Lacs ou rivières, de lait, de racines, & defruits sauvages. Ils combattoient, soit à pied, soit à cheval,avec des dards, des fléchés & des épées, & se servaient d’ai-rain en toutes leurs armes , excepté leurs casques & leurs bau-driers qu’ils enrichifíòient d’or. Ils armoient d’airain le de-vant de leurs chevaux , & mettoient de I’or aux mors. Chacunépousoit une femme , mais ces femmes étoient communes Htous. Quand quelque personne étoit parvenue dans une gran-de caducité, ses plus proches l’immoloient, avec une brebis,& ils fcn mangeoient la chair dans le festin qu’ils faisoientpour la consommation du sacritìce. Ce genre de mort leurparoiflòit glorieux. Ils ne mangeoient pas ceux qui meuroientde langueur , mais les enterroient ou les exposoient aux bê-tes , selon ce que rapporte 8trabon. Pline dit queles plus re-nommez des Scithes, font les Saces & les Mafsagettes voisinsde la mer Caspienne. Ce sont ceux du Turquestan d’où sontvenus les Turcs qui sont Scithes, au rapport de tous nos Au-teurs. Hérodote & Strabon disent que les Mafsagettes sacri-fioient des chevaux au Soleil, & les Turcs dont Nicephorefait mention immoloient auffi des chevaux à leurs Dieux, cequi fait aílèz connoître que ce sont les mêmes. * Davity, Mau-renahar.
MASSANDER. Iíle d'Afrique que forme la riviere deCoanza en fe divisant en deux bras, à treize ou quatorze lieuësde son embouchure. Elle a six lieuës de long & deux millepas de large. Le bras Méridional est le plus profond, & sesbords sont éloignez l'un de l’autre de la portée d’un mousquet,qui est la largeur ordinaire de la riviere au deílùs de l'Iíle.C’est sur ce bras qu’on remonte & qu’on descend. L’Iíle deMassander est féconde en fruits, fur tout en mandihoca. Cetteracine farineuse y devient fort grosse. On y moiffonne dumahis ou bled de ,Turquie & du millet en trois differens tempsde Tannée. Les palmiers &t les Gojaves y rendent beaucoup.Maflander est à quinze ou seize lieuës de TIfle de Mocchiama.* De la Croix, Relation de l’Afrique , tome 3.
MASSE. Riviere de France qui arrose le Quercy. Ellevient du Perigord, & se décharge dans le Lot avec celle deVert.* Atlas.
MASSERAN, Petite ville d’Italie dans le Verceillois, enLatin Mafferannm. Elle est située à quinze lieuës de Turinvers le Nord-Est, capitale de la Principauté de MaíTeran > quirenferme leMarcjuiík deCrevacore & qui est un sief du Pape.
La Principauté de Maíîeran est une contrée enclavée dan-le Piemond vers les frontières du Milanez, entre les territoiresdeBielk & de Verceil.Elle étoit autrefois des terres de T Eveché de Verceil,que le PapeBoniface IX. céda pour une sommed’argentau Cardinal Louis de Fieíque,Administrateur de cetEvêché, & à son frere Antoine de Fieíque , le 20. de May!394.LesDescendans de ce dernier en jouirent jusques àLouisde Fresque , qui fit épouser Béatrix sa fille unique â PhilbertFerreri de Bielle, qui par ce mariage hérita du petit pays deMaíTeran, qu’on a depuis érigé en Principauté, & de - là vientque le Prince de MaíTeran porte le nom de Ferreri-Fiesque.
MASSIANACH. Riviere qui arrose la contrée de Vohits-bang Province de Madagascar. Elle est à quinze lieuës decelle d’Aviboulc , où il y a une bonne Baye pour les barques,appelléepar les François l'Ance des Borgnes , à cause d’un Sei-gneur du pays, nommé^Otannalera qui étoit borgne. Le ter-roir d’autour de cette rivi^p s’appelle Manacarongha, * De laCroix, R Aaion del’Afrique > tome 4.
MASSíCUM. Les Anciens ont nomme ainsi le Cap deMondragon en Toscane, &ils ont appelle Maffìcus Mons , la
montagne du Royaume de Naples appellée Falerne, & 6 in-nommée pour ses bons vins.
MA SSILI ARGUES. Bourg considérable du haut Langue-doc ,en Latin Majfìliargœ. II est situé fur la Vidourle, à de u.lieuës d’Aiguës-mortes à quatre deMontpellier & à sept d’^ r "les. * MatvltóL de Holl. 1701.
M ASSING AN ou Mafsagan. Province du Royaume d ô n ‘gola dans l’Afrique, Elle prend son nom d’une Foïtere»*• *qui est à quatre lieuës au dessus de TIfle de Moíchiama ver;Levant. On Ta appellée ainsi d’un mot Ethiopien, qui sig ní ,conjonction , parce que ce Château est bâti fur le confluent _deux rivières, ayant Lucala au Nord & Coanza au Sud. /-n’étoit autrefois qu’un grand village, dont les maisons étotfUde pierre ; mais le Gouverneur Portugais, qui fit bâtir Lova *do San Paulo, fit construire auffi une Citadelle à Maffinfl 3 / 1 ’pour mettre le pays à couvert des courses du Roy d’Ango 13 *auquel il faisoit la guerre, assisté des troupes auxiliaire 5Congo. Quelques-uns font cette Province de la dépendantde celle d’ilamba, & prétendent qu’elle n’en est point ul>séparée. * De la Croix , Relation de l’Afrique , tome Z. >,
MASTICO ou Capo Maftico. Cap de la côte Meridí° n3 .de l’Iíle de Scio, l’une de celles de T Archipel, On TapP e .iaussi P anale , en Latin Pbana , & Pbanaa extrema, * Maty* P*'MASTIRE. Petite ville de Thrace que Demosthenetrai^de bicoque dans fa harangue touchant la Chersonese- ,n»ville est tellement inconnue, qu’Harpocration assure q UÊn’esl nulle part, & doute s’il ne faut point lire BdfiW „ a . eDemosthenc, au lieu de Maftyre , parce qu’on trouve Bal»avec Pistire & Epimaste dans la Thrace, au septièmeTHistoire de Philippe écrite par Anaximenes. II y aplusieurs siécles que cet ouvrage est perdu.* Tourreil, P' ìlt! "piques , Remarques furla harangue touchant la Cbcrfonese • «
M ASTRICHTou Maéftnc.ViUe du Pays-Bas,située mconfluent du Jeker & de la Meuse. Elle est ancienne, & 3 T|jgson noth du passage de la Meuse, parce que c’est là qu’on P 3 -cette rivsere. Auffi les Latins l’ont-ils appellée Trajeâutnqui est la même chose que Maëstricht, & Iuy ont donné k 1de Trajettutn Stíperíus, pour la distinguer d’Utrech qu’ils n°ment Tra)eítum Inferius. Elle est tres-bien située & ornée ,pont de pierre long de cinq cens pieds qui traverse la Meu £& répond à la petite ville de Wic qui est de Tautre côte ôriviere. Mastricht a de beaux édifices avec deux Egli^L pa Jlegiales. L’an 71;. sùnt Servais y transféra le Siégé fys \ 0 tSde T Eglise de Tongres, ruinée par Artilla, Ellecomprise dans TAustrafie, & fut ensuite incorporée au Dde la bafle Lorraine. Elle reconnut long-temps pour M 3 *les Ducs de Brabant, qui la poffederent en commun aV * c j eSEvêques de Liege. Les Hollandois l’ayant prise cn r 5 . 1Espagnols leur cederent tous leurs droits par le T ralt - olí yMurister , & depuis ce temps, les Etats Généraux en ont Jpar indivis avec TEvêquede Liege, qui y tient son R ece&ses Officiers de Justice. La ville est aílèz belle & ki en T a „plée. 11 y a une principale ruë qui vient du pont, & fl ulversant la ville aboutit à une porte. Cette ruë est sottchaude. Dans une autre sont les plus belles maisons de ^stricht & entre deux,la belle Eglise de saint Servais, fl 11 * jj_fort grande & fort ancienne. Elle possede beaucoup q e u jques, & entre autres la coupe ou la tasse de saint Servaisest cassée & rompue , mais enchâssée dans une autre adoré. On y volt aussi fa chasuble &sa tunique. C ette .^Llleest une Collégiale de Chanoines où il y aune grande C^l tbâtie par Louis XI. Roy de France , qui appréhendant e - e ,ordinairement la mort, eíperoit en être préservé Pf r eS ^ 0 m-res de S.Servais.Il faut observer que la dévotion fltson 3munément pour ce Saint afin d’être garanti de cettefrayJ pj^sfondée seulement sur son nom Latin Servatius ade trois mille Pèlerins viennent tous les ans de France . p yce lieu. Prés de cette Eglise est le Prêche des Flarnans. ^lédes François fe tient dans l'Egîise des Jésuites, qui en ° jg-chaflez ainsi que les Recolets, à cause que le Recteur ]j a t
suites & un Recollet avec un Brasseur de biete & un . j a nsde la garnison , aveient entrepris de mettre les Esp a ë n ? jj e Kla ville. Les Religieux de sainte Croix y ont une C' jj e
grande Eglise.La Maison deVille est bien située & acc ^ ^en beaucoup de choses. Elle est devant une grande P 13 j tetontribuë fort à en faire paroître les beautez. Dans un , L deChapelle de Religieuses qui est devant la grande P c {,ésaint Servais, est un Crucifix avec un J esus- Chri» - ot e.dessus, tout d’une piece, fans que cette croix ait pu etr f f u ’unCe crucifix & ce qu’il represente , est venu d’une nol f„p]aC cPeletin apporta de Jérusalem, Mastricht est une g ransl tí eS
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