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Tome II. [E - O.]
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^•forte & tres-reguliere, bien fortifiée de tous cotez dee Ura \Ues, de foffez, de remparts & de ravelins. Le Roy la pritfreize jours en 1Ó73. & les Confederez l’ayant attaquée en, 7 furent obligez de fe retirer aprés plus de cinquante jourse ueg e £]i c f ut ren duë aux Hollandois en r6y8.par le Traitéj, Nlrnegue.Cetteville est à quatre lieues de Liege, à cinqy ^ 1!c la-Chapelle. &,à neuf de Juliers. A une lieue de-la, ilj; 3 Un village appelle Can, où est une Maison des Frères du'r'Pulcre. Toutes les stations qui font aux environs de Je-d e ieiïl » sont reprefentées de la même forte en ce lieu-là furq Montagnes & des collines éloignées les unes des autres.

n ,ne peut les faire toutes en moins de deux heures. Le Do-jj a ÎP, e de Mastricht est enclavé dans I’Evêché de Liege dontfy] ftf?it autrefois partie. II renferme seulement la ville dedtricht.les villages de laRedemption & duBan de S.Servais,j e Château de Vronhof. * Le P. Bouílìngaut, Voyage des Puys-í* AudifFret s Geogr. anc. & moi. tom . 2.j,‘'aA.SU.ECOS. Petite rivière d’Efpagne qui arrose lejj °y 3 Ume de Léon. Elle va mêler ses eaux dans le Duero au^PpelléPfrr/íií.

tfts 'UR-ou Ma f ara. Ville d’Afrique dansl'Egypte. Elley sellée fur une branche du Nil, que les habitans nommentfâWer, & qui arrose le pays de Menzara. C'est où S. Louistait prisonnier en combattant contre le Sultan.*De la Croix,

jj h \T AC A. Baye fur la côte Méridionale de l’Ifle de Cu-^Amerique. Toutes les Flottes des galions ont accoûtu-y aller faire de l’eau, pour palier ensuite par le Canal de3 sotna, afìn de retourner en Espagne. Ce íut en ce iieu-làjj e Pieter Fieyn , Amiral de Hollande battit la Flotte des ga-du Roy d'Efpagnel’an 1627. II la prit presque toute , &v : ric heffes immenses dont elle étoit chargée remirent les Pro-jf e s-Unies en état de luy faire la guerre.

AlATAGARA. Montagne d’Afrique dans la Province de^«Royaume deFez.Elle est fort haute,& tellement escarpée,.on n’y peut monter que par les chemins que les passans y onttfe s> Ces chemins font fort serrez , & les détroits des rochers^difficiles, de forte qu’un homme seul avec des pierres ençj 5 ei npêcher dix mille de palier. Cette montagne qui n’estïe °*8 n ée deTezarque de deux lieues, est peuplée de Berebe-(j e ,entre les Zenetes. Ils font glorieux & jaloux de leur li-»ei e ’ & ne payent aucun tribut au Roy de Fez ni au Gouver-de Tezar. Seulement, quand ils n’ont ensemble aucunq u er Çnt, chaque maison donne à ce dernier une certaineà c ant r l rá de raisins secs tous les ans qu’une femme va recevoir,U e x j qu’ils ne veulent point souffrir qu’aucun Etranger vien-^. le Ur montagne, de peur qu’il ne reconnoiíle les passages^ ? s avenues. Us sont en guerre presque continuelle avec ler^ de Fez. Auíli-tôt ils coupent seau à Tezar en détour-f 0 3 rivière, & font de grands ravages dans la plaine. Usdan 1 S Hoinzemille hommes de combat, & sont si adroitsg r S 1 montagnes, qu’un petit nombre en défait toûjours unav ç d àe ceux de Fez. Sayd fut presque toûjours en guerre|w eux > Lc alla les attaquer en 1490. avec cinquante milledan rnais lorfqu’il fut campé au pied des montagnesvi nr a résolution d’y grimper le lendemain > ces Bereberes lescharger la nuit de telle furie, qu’ils en tuerent troisti ers e 1 8c défirent tout le reste. Ensuite ils coupèrent par quar-p r j 5 haut de la montagne un Ministre d’Etat qu’ils avoienta ( ,‘ le jetterent en bas piece à piece, fans avoir voulu frirefyR.^ accord avec ce Prince. Ils traitèrent aprés íà mort avecnìç r e /'. a h3met son fils, & luy payerent par feu un grand pa-v 0u j? raisins ; mais le CherifMahamet piqué de ce qu’ils nelç s ~í? ienc pas le reconnoître, envoya contre eux en 1)46. tousP îr s Se les Renégats de fa garde, sous les ordres d’un* at ^ > nommé Marian aveé plusieurs Maures de Fez, de Te-rjw. des lieux voisins. Le Persan étant arrivé, fit d’abordsefcirC ^ CS £ ens ' ^ ans < I ue ^ es barbares y missent d’obstacle,y v* ? Ç e Qn’ils sussent venus à une petite colline. Comme il01c camper le soir pour 1 ailler reposer ses troupes , lesde s pj res fondirent dessus de toutes parts, & roulèrent de gran-itent 6Ces rocher, en sorte qu’aprés diverses attaques, ils fete t se'Ur à travers le bataillon des T ures qu’ils mirent en fuiPuj s es fan ayant eu la tête cassée d’un coup de pierre. De-sewps-là, ils ne voulurent plus reconnoître le Chéris^i!s fi bda,a -P Cndant ^n régné fit íi bien par la douceur ,^°nne tlrent a ^* ance avcc ^ ruais fans s’obliger à luy rienge s à ^ Ut " ce c i u ’ils voudroient. II y a cinquante grands villa-feu Q n - «? montagnes. fans aucune forteresse , & fans aucunVo 1Cp y- sennÉ. C’cst un pays de bois & de halliers où l’on

eurs lions, &cn haut plusieurs fontaines. 11 y a beau-Tome, U,

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coup de terres labourables qu’on arrose par des rigoles. On entire quantité de bled & de vin, à quoy l’on peut ajouter un fortgrand nombre de vignes & force troupeaux de gros & menubétail. Au dedans & au plus rude de cette montagne, on re-cueille afléz de quoy nourrir tous ce ix qui l’habitent, & il enreste encore dequoy vendre aux habitans de cette contrée.* Marmo!, tome 2. liv. 4. ch. 155.

MATAGARA. Autre Montagne d’Afrique dans la Pro-vince de Bcni-Arax, Royaume de Tremecen. Elle est froide,haute & escarpée, à deux lieues & demie de Ned Roma du cô-té du Midy. Les habitans sont des Bereberes d’entre les Zene-tes , gens hardis & belliqueux , mais fort pauvres , à cause queleur montagne ne rapporte que de Forge & des carrouges. Usont cependant force troupeaux , & des bois taillis dont ilsfont du charbon, qu’ils vont vendre aux villes voisines & ail-leurs. Us font grands amis de ceux de Ned Roma & d’un mê-me Peuple. C’eít ce qui fait qu’ils sc donnent du secours lesuns aux autres , dans les guerres qu’ils ont contre les Roisde T remecen Le contre les Arabes. * Marmol, terne 2. liv. 5.chap. 25.

MAT AGI, Bourg ou village de Fisse de Corse , en LatinMatifa. Ce Bourg qui étoit autrefois une ville, est située àtrois lieues de Bonifacio du côté du Nord. * Maty, Dici. deHoll. 1701.

MATALA. Bourg ou village de Fisse de Candie, situéfur un Cap de son même nom au Midy de la ville de Candie,en Latin Matalia , Mat alla & Mctaìlum. Ce Bourg étoit autre-fois une ville. * Maty, Diít. de Hall. 1701.

MATALONE. Petite ville du Royaume de Naples dansla Terre de Labour, avec titre de Duché , en Latin Meta-Leo-nis & Magdalonum. Elle est située à quatre milles de Calertes»&à huit d’Averse. * Maty, viK. de Holl. 1701.

MATALZANGO. Vallée du Mexique, à huit lieues dela ville de ce nom. Elle s’étend au long & au large, & sert dedemeure aux Sauvages que l’on appelle Otomïs. Toluca en estla principale Bourgade. Cette vallée abonde cn troupeaux &en pâturages. L’herbe en est si bonne, qu’elie rend le bétaild’une fécondité merveilleuse. Ce qu’en écrit Herrera est tres-singulier. II rapporte que Diego Nunez de Carnage», par sonindustrie & par ses foins, fit profiter deux brebis, & ce quîen vint alla jusques à quarante mille têtes dans l’efpace de dixannées. * Laët, Defir. des lnd.Occ. hv. 5. ch. 5.

MATAM AN. Royaume d’Afrique, qui a pour bornes ducôté du Nord celuy d’Angola, & du Midy la rivière de Bra-vaghul prés duTropique du Capricorne,qui sépare ce Royau-me des montagnes de la Lune, & de tout le pays des Castesen tirant au Cap de Bonne-Espérance ; du Levant, la rivièrede Magnice ; du Couchant, la mer Oceane, depuis le Capnoir jusqu’au T topique du Capricorne, en Latin MatamanumRegmm. Ses Provinces font nommées C hìmbebes par les habi-tans. Depuis le Cap noir vers FOrienc on voit le commence-ment des montagnes appellées Froides , qui font plus avantcouvertes de neiges, & finissent aux montagnes de cristal.De ces montagnes de neiges sortent les eaux de Famas defi-quellcs fe forme le Lac que les Portugais nomment DumbsaZocche. Les montagnes de cristal s’avancent plus loin du côtédu Nord , vers celles d’argent jufqu’à Mahemba fur la fron-tière de Congo, par où passé le fleuve Oary. En poursuivantía côte depuis Angola, on trouve les Provinces Chrmbebessujettes au Roy deMataman. Linfchot donne à ce Royaumele nom de climbebï , & d’autres l’appellent Cltmbebas. * VoyezClimbebas.

MAT AN. Isse de l’Ocean Oriental l’une des Philippines,en Latin Matania. Elle est entre celles de Mindanao & de Ce-bu. Cette Isse,aprés avoir été de la dépendance des Espagnols,s’est tirée de leur domination & a recouvré la liberté. Ce futen cette Isse que Magellan fut tué Fan 1521. *Maty, D;ct. deHoll. 1701.

MATANÇAS. Port de l’Ifle de Cuba, à trente lieues de hHavana selon les uns , & à vingt selon les autres du côté del’Esi. 11 est spacieux, d’une bonne profondeur, & reçoit lamer par une fort large entrée. Deux ou trois rivières qui s’ydéchargent le rendent extrêmement fréquenté, tant pour lacommodité d’y prendre de l’eau, que pour l’abondance desrafraîchissémens que l’on y trouve. Ce Port passé pour un desmeilleurs de toute cette isse, quoy qu’il ne soit pas à comparerà celuy de la Havana. Proche de-là est une montagne qui s’é-leve en pain de sucre, & que les Mariniers appellent El Pan deMatanz>as , parce quelle sert à leur montrer le chemin qui mè-ne à ce Port. * Laët, Befcr. des lnd. Occ . liv. r. ch. 14.

M A.TAPAN. Promontoire de la Moréeoù l’on dit qu’A-

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