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côté cle l’Orient. Elle est séparée en deux parties par le Nieper.D’un côté , ce ne sont que marécages A que terres inondées,& de I’autre, il n’y a que des forces épaiíïès & des montagnesdesertes. Ce pays fut érigé en Duché par Jagellon, en faveurde Simon son frere, dont le fils appelle George, qui en fut pri-vé par Sigismond, Grand Duc de Lithuanie, y fut rétabli par-le Roy Casimir. 11 y a deux Castcllanics dans ce Palatinat,Mczislaw & Modzir. Ses autres villes font Kriiczow, Homel,Ostis&Owricz. *Audiffret, Geogr. anc.&mod. tomei.
Les Géographes ne s’accordent pas fur i’étenduë de cetteProvince, où quelques-uns mettent Mohilow &fon territoireque d’autres placent dans le Palatinat de Witepsk. II y en a quijoignent à celuy de Mczislaw les territoires de Rohaczow &deRzezica, que Sanfon dit être dans le Palatinat de Minsk. * Ma-ty , D:ct. de Holl. 170t.
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M EACO. Ville Impériale du Japon dans le Royaumedç Mino,à dix-huit lieuës d’Ozacca, en Latin Meacutn.la rivière qui la baigne vient d’un Lac de dix-huit lieues, aubord duquel on voit la ville d’Oucs, & celle de Jesi à troislieuës de Meaco , & elle se jette par Osacca dans l’Ocean. Lefauxbourg est des deux cotez de la rivière avec un pont au mi-lieu pour la passer. Ce pont a une tour fur les deux bouts. Laporte par laquelleonvaà Outs & à Jesi, a deuxCorps de gardeoù il y a Cavalerie & Infanterie. On y examine avec grandfoin tout ce qui s'y pâlie. Un peu plus avant est une belle tourde plaisance, du haut de laquelle f Empereur peut voir la gran-de mer proche de J esi, & l’agreable montagne de Pauromama.11 y a encore à peu de distance la Tour du Guet, qui est ex-trêmement haute & au pied de laquelle on voit un beau ma-gasin. A côté droit on trouve le Temple admirable des six or-dres des Bonzes ou Bonziens, où demeurent les Prêtres lesplus Religieux du Japon, appeliez Xaximofins, à cause du mé-pris qu’iis ont pour le monde. La premiere porte de Meacoest pratiquée dans la muraille qui est de pierres fort dures, &ouverte en trois endroits, celle qui fait la face Tétant beau-coup plus que les deux autres. Cette ville est fort ancienne,& fe nomme auffi cabuconm & Cocquai. Elle avoit autrefoisvingt & un milles de circuit, mais on Ta diminuée de plusd’un tiers depuis les guerres civiles. On la divise en ville hau-te 5 c en ville basse , & on y compte encore aujourd’huy plusde quatre-vingt mille familles. La ville basse s’étendvers Fif-sima, & les maisons en íont si semblables & si proche les unesdes autres, qu’il semble pendant plus d’une lieuë, qu’elles nefont toutes que le même bâtiment.
Le Palais que TEmpereur Taycofima fit construire enij8d.est dans la ville haute. II passe pour ie plus régulier, le plusachevé & le plus beau qui fort dans tout cet Empire. II est en-touré de mille nattes bordées d’un velours damasquiné , &nuancées á’or en plusieurs endroits. 11 y a des salons dont lesmurailles font toutes couvertes de lames d’or. Toute la char-pente est de bois précieux, A les pierres du plus beau marbrequife voye. C’est auffi dans la ville haute qu’esl le Palais duDairo. D’abord on y entre par un grand portail, qui est aumilieu d’une belle galerie & de huit chambres d’une sembla-ble structure. On voit par les fenêtres dc la galerie quantité destatues du plus beau vernis du pays, & une baniere où font lesarmes du Dairo en broderie d’or & d’argent. La bordure deJa couverture de ce portail qui est pris dans la muraille quiceint le Palais, est semée de boules dc vermeil doré, & la mu-raille est fortifiée de plusieurs bastions à chacun defquels il ya de fort beaux Corps de garde. Ort trouve ensuite une grandecour pavée dc pierres de toutes fortes de couleurs, où quand leDairo paroît, tout le monde fe prosterne comme devant unDieu. Aux deux bouts dc la cour sont desPaîais somptueux quifervent d’appartement aux femmes. Chaque Palais a fi cuisine& plusieurs chambres dc plein pied. Derrière ces cuisines il ya un fort beau jardin, dont à certaines distances, les muraillessont fortifiées de belles tours, toutes habitées. On n’y voit quedes arbres & des Simples rares, & des fleurs celles qu’il n’en >est point ailleurs de semblables. Au milieu de ce jardin est un 'Palais en forme de tour.fort élevé qui donne au reste un lustreparticulier. C ’est ajimilieu de tant de beautez que Ton décou-vre celuy du Dairo. II est extrêmement exhaussé , & a unemuraille à part où de fort belles statues fe voyent d’efpace enespace. On y monte par un escalier dc quinze marches de bron-ze fort larges, & aux deux cotez il y a des Corps de garde,dont la couverture fait un cul de lampe & presque touc d’or.Le cour est bordé depommes dorées. Aux deux bouts du per- .
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ron sont deux jardins où rien ne manque de ce qui p cl,t& divertir. Aux quatre coins des murailles qui les encourt- ^font bâtis quatre pavillons, dont la figure est octogone, ^
couverture comme un coquille. La principale entree ehaut de ce perron. On y voit huit grosses colomnes émau 1 ^leurs chapiteaux font de Tordre Corinthien, & leur baie ^d’une pierre toute semblable au marbre blanc. La face o ebâtiment est plus exhaussée que le reste , & quelque P arC ^^Jp-regarde , ce font raretez dignes d’admiration. Toute la L ^ture est de blanc poli, fur des fonds d’or mat. Les voletsembrazures des croisées qui font en grand nombre, ont un F ,reil ornement. Le pavé est de pierres si bien liées & hP° 'qu’il peut servir de miroir. On passe de-Ià dans Tavancoufvée de marbre noir & blanc , & de cette cour dans une a ^d’où paroît à découvert la face du bâtiment. Des p^ aTordre C«rinthien soutiennent des deux cotez une areflcture, frise & corniche du même ordre. Dans les inteifont des figures dc marbre fur des piédestaux & des ruas ^de même matière. De chacun des angles du salon, s clev ^imposte qui couronne cette face * soutenant un balultfrond qui régné tout autour du salon. Le second étage esttenu de seize colomnes, & composé de cinq grands * a jchacun percé de doubles croisées , dont les premieres 0 £demi bouchées par la couverture qui avance. Sur les flcoins sont couchez quatre Dragons volans d’or bruni. Lelieu du troisième étage est percé d’une croisée un peu m ,.ge*large que longue. & aux deux cotez elles font doubles, 1 j (jrant de eelle-cy en ce qu’elles font en arcades. Le xnilj e ^Château est une espcce de dôme qui s’éleve à pertes. j eAu haut, il y a une bordure fort large & crenelée, j* ^sommet, une pyramide de boutons faits au Tour. Aà gauche font des galeries appuyées fur dix colomnes coUtes de lames d’or. Ce qui avance de la couverture De-rnier rang des croisées, est auffi d’or pur. Derrière les g ^ries font les salles baíiès gue le Dairo habite la plup ar ^temps. Tout y paroît admirable. Au lieu de vitres, u Ycroisées une toile de foye si fine & 6 unie, qu’on la P[ eIÌpour une couche de cristal. Le pavé est de marbre noír |„p 0 o.blanc, & couvert des plus belles nattes qu’on faste a H •p’estLes salles hautes sont à peu prés de même structure, si c ®. re „que la couverture ne descend pas si bas qu’on ne voye enment les croisées les plus élevées. . y Je
A la droite du magnifique Palais du Dairo est cel I ^TEmpereur, proche duquel est le jardin, où s'offre aUX £ e3 ij,tout ce que la nature & l’art ont jamais pû faire depIst s (â c-Aux deux cotez font les Palais des Rois du Japon, q^ 1 °«coutume d’être auprès de TEmpereur , & comme * 1 *J- a Jyácí"de Temporter les uns fur les autres en magnificencemens, ce quartier de la ville en est tout rempli. A cote §íí n t lecontre le Palais du Dairo lest une tour de plaisance ,j alD eSsommet qui va presque juíqu’aux nuës, est couvert f* e j oll .d’or. Au dessous du jardin du Dairo vers la rivière, tr j-ze belles maisons remplies de femmes galantes, fl ul o 0 nìÏO'huent à fes divertissemens. Le Palais du Souverain des 0 ^
ses, semble Temporter fur tous les autres. On l’appestÇ 6 ^$,nitb , c’est-à- dire, connoiílànce de lumière. Un peu Pl U r atí! 3»on voit la muraille que fit construire TEmpereur ^ a /îr ef npl 6quand il aggrandit Meaco de quatre lieuës. Le grand , xstqui est quarré & extraordinaircment élevé par trois etag ’ jgencore un merveilleux édifice. On y voit l’idole d° ^. a0 -Dai-Buth, à qui les Japonois viennent apporter leurs 0 eìi rdes de tous les endroits de TEmpire. Le Palais duGoUVde Xoquansie, & le Bureau de TEmpereur où fe payent gj
positions fur les marchandises , sont d’autres ouvrages » eS „d’être remarquez. A côté gauche de ce Bureau est u j e „beau Temple qui a trois pointes fur le dernier toît.dans autant de statues qu’il y a de jours dans Tannée. -tk«jour, on porte une de ces statuës devant le lit de l’Egl*où après qu’clle a été une nuit, les Prêtres la rapp^f ^ jgjTemple avec une pompe extraordinaire. LesBourgeois sont belles & tres-commodes. 11 s y r j e us sd’appartemens & si grands qu’ils veulent, en séparé ^ t£Íi cchambres par des cloisons de bois ciré & doré fl u 1 e jesquand il leur plaît fans beaucoup de peine , de sof te J 0 ’ortappartemens deviennent plus ou moins spacieux > e °:]j e> ortôte ou qu’on laisse de ces cloisons. Au bout de ' 3 , v slUe l orttrouve le logement de la Cavalerie, dans la cour uUfl^ j^,peut ranger quarante mille hommes en bataille. Aiifl^ 2 itPalais de TEmpereur, i] y a une grande Place, & u ,V eSde-là un fort beau théâtre où toutes fortes deComea . gse s,jouées, A côté de ce théâtre font deux tours i rsC S Je