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il y a Bailliage, Siégé Préfidial, Prévôté, Maréchaussée , Ele-ction & Grenier à sel. Elle a titre de Comté & un assez grandnombre d’habitans.La Paroisse nommée le Chaageest desserviepar une Communauté de Chanoines Réguliers de saint Au-gustin de la Congrégation de sainte Geneviève, dont une au-tre Communauté gouverne le Séminaire Episcopal. On yvoit encore les Monastères des Religieux de la íàinte Trinité,des Cordeliers & des Capucins. Les Carmes Déchaussezíònthors la ville qui a trois fauxbourgs. L’Abbaye Royalede Notre-Dame est possédée par les Chanoinesses Regulieresde saint Augustin. II y a aussi un Prieuré perpétuel de Béné-dictines , un Monastère de Religieuses de la Visitation & unHôtel-Dieu, Hôpital desservi par des Religieuses de l’Ordrede íàint Augustin. Le territoire de Meaux produit des bleds,des vins , des bois, & des prairies où l’on nourrit du gros &menu bétail. L’on apporte à son marché tous les Mercredis& les Samedis d’excellens fromages, nommez fromages deBrie, qui font extrêmement recherchez. II y a un gros marchéfranc tous les premiers Samedis de chaque mois. A demi-lieuëde cette ville on voit fur là Marne la belle maison de plaisancede l'Evêque, accompagnée de beaux jardins, avec une terrasse,qui est un assez grand ouvrage. * Jouvin de Rochefort, VoyagedesPays-Bas. Mémoires dressez, fur les lieux en 17 06.
MEBEDIA ou Menbaia. Ville de la Province de Chausen Afrique, dans le Royaume de Fez. Elle est fur le mont Ar-den qui fait partie du grand Atlas, à trois lieuës de Hanlisnandans un lieu plain entre des forêts & des ruisseaux. Cetteville a été habitée depuis par les Arabes. * De la Croix, Hifi.d’Afr. tome 1.
MECCIOCO. Place de la Nouvelle Espagne, dans l'Amé-rique Septentrionale. Elle est du Mexique , bien peuplée, &habitée par les Espagnols.
MECELLATA. Province du Royaume de Tripoli enAfrique. Les Anciens l’appelloient les grandes Syrtes , & lesArabes la nomment Ceirat-el-Ouibir. Elle est à huit milles dela ville de Tripoli, en tirant vers l’Orient le long de la mer.La capitale Mecelhta , qui donne son nom à cette Province , estappelìéc Macomata ou Calumacula par Ptolemée. II y a troisautres bourgades que les Anciens appelloient Afpi , Saz,am.i &Tyrgos, Elles sont nommées aujourd’huy Lard, Cedíc & Eu f ra-ta, En poursuivant le long de la côte, on trouve Sibaca , chezPtolemée, Aporis purgos, le Cap de Sorta, autrefois le Capd’Hipìe, avec 1 c village de Nain, où est le sépulcre des Phile-res. Ce furent deux frétés, qui s’étant immolez pour leur pa-trie , meriterent que les Cartaginois leur dressassent des Autels.Le pays produit quantité de dattes & d’olives. Leshabitans,qui sont Bereberes, peuvent mettre six mille hommes sous lesarmes. Ils ont un Chef qui les commande en paix &en guerre,& qui les défend contre les Arabes. Gramaye dit qu’ils dé-pendent de ce Chef. On croie néanmoins qu’ils obéissent auTurc. * De la Croix , Híjl. d’Afr. tome 2.
MECHELLA ou Meqitella. Ville d’Afrique dans la BasseEgypte. Elle est située fur le bord du Nil, & tres-mal fortifiée,quoy qu’elle ait grand nombre d'habitans.
MECHLINÍA. Les Auteurs Latins appellent ainsi Ma-lines, ville des Pays Bas, dans la Seigneurie de ce mêmenom.
MECHO A C A N. Province de IaNouvelleEspagnc,dans l’A-merique Septentrionale.C’étoit autrefois unePrincipauté indé-pendante. Elle a aujourd’huy le nom d’Evêché,& fa largeur sui-vant la suite du rivage de la mer Pacifique, est de quatre-vingtlieuës, & au dedans du pays d’environ soixante. Sa longueurest incertaine , son étendue occupant un long espace assez malconnu, depuis la mer du Sud, jusqu’aux limites des Chichi-meques. La température del’air y est differente, scion la di-versité des Provinces qu’embrasse cet Evêché, qui est situéencre la nouvelle Galice & l’Archevêché de Mexique. Elleest plus froide en un lieu, plus temperée en un autré, & enquelques-uns fort chaude. Toutefois Pair y est par tout tres-sain, & plusieurs y viennent des contrées voisines pour recou-vrer leur santé. II y a plusieurs étangs, force rivières, & unnombre presque infini de fontaines d’eau douce , en forte quele bétail y devient fort gras. II y a aussi des sources fort chau-des, & d’autres moyennement tiedes. La terre s’étend tantôten campagnes & en pâturages . & tantôt s’éleve en petites col-lines. Elle est fertile par tout, & rapporte abondamment lefroment, forge & autres scr.es de grains. On y trouve ausside hautes montagnes, revêtues de fort grands arbres. 11 n’y ena presque aucun en Europe qui ne s’y trouve, sor tout des ar-bres fruitiers ; mais il y en a beaucoup de particuliers a cetteProvince, Il y a aussi grand nombre de gros & menu bétail, j
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& une si grande quantité de pourceaux d’Eípagne & & c j^vres, qu’onles voit se promener à grandes troupes parrêts. Les montagnes fervent de retraite aux sangliers & aU ^bêtes sauvages, & nourrissent des lions, des loups & de ..grès. La contrée deMechoacan ,outre la Province qui s a jbue proprement ce nom, en comprend plusieurs autres,^reconnoifloient pour Souverain, un Prince nommé Tvan-Bimbicha. Après que Fernand Cortés se sot rendu t® ^du Mexique, ce Prince se soumit à luy l’an 1522. Le Sieg :Royaume étoit alors Zintzontza. Les Espagnols y P'^leurpremiere Colonie. Ils ont depuis changé ce R°| aen un Evêché, dans le Diocèse duquel on compte Jp^..cent cinquante bourgades, & cinquante Paroisses avee des rtres, qui sçaventtous la langue de la Province, &instr u ^les Naturels des Mistercs de la Religion Chrétienne. Lesminicains & les Augustins y ont divers Monastères, &®presque aucune bourgade, qui n’ait son Hôpital où les H jdes sont traitez avec grand soin. Les habitans sont tous vp.present de robes d’étoffes de coton & de laine faites a 1 ' 1^gnole, & ont des chapeaux. Ils ont une ancienne coUdont rien ne les soauroit détourner, qui est de sel’eau froide. Ainsi dés qu’ils ont la fièvre , ils s’y vont Vtout nuds, ce qui augmente leurs maladies, & bien ío uavance leur mort. Le Siégé Episcopal qu’on avoit plac e vbord à Zintzontza, a été transféré à Valiadolid, P rl ^. cville de la Province de Mechoacan. Les autres font S. ç £ iS. Philippe, la Conception, Léon & Zamora. Cedeux Provinces vers le Sud. qui sont Zacatuîa & L° q î(Celles de Tharimbarcr, de Xiìacan ou Xicayan & de VrU 1 ^appartiennent à ce même Diocèse , auffi-bien que la Hov .de Tanfitaro dont l’air est fort froid . & celle de Tacatn^,qui est montueuse & âpre. Mechoacan en langue Mexi^ a ^signifie lieu poissonneux. * Laët, Difci. des Indes occid. » 'chap, 23. & ftivans. . p s j n -
Mechoacan, avant la venue des Espagnols, étoit une jgcipautéqui avoit ses Rois particuliers. Le peuple .etoitsuperstitieux & idolâtre que dans les autres endroits demerique. Le divorcen’étoit point permis entre eux, a 1®que le mary ou la femme fit ferment qu’au temps de ,liage, ils ne s’étoient point regardez fixement entre sos yce qui étoit la marque de leur consentement mutuel. La j (tere étoit tenu pour un crime capital, & ils faiíoient ^sans rémission ì’homme & la femme qui l’avoient comm ’ tsl’Adultéré étoit Gentilhomme, on luymettoit des hoUss ^de plumes à la tête , 8c en cet état, il étoit pendu &.so° : £ Zbrûlé ensuite. Lorsque quelqu’un de leurs Rois étoit rel’extrêmité, il nommoit celuy de ses enfans qui dévot ^l’hcriticr dc fa Couronne , & sitôt qu’il étoit mort, ce » jsoit inviter tous les Gouverneurs & Officiers du R.qyauv^se trouver à l'enterrement de son pere. Celuy qui n y v jJjpas, étoit châtié comme criminel de leze-Majesté. QHj 1 j 0 [>mort du Roy étoit publiée, chacun, de quelque con equ’il fût, apportoit des presens à son Successeur, pour m a ^ uSqu’ils l’agréoient pour leur Souverain. Ils se mettoic® ^ j een deuil, & pouvoient entrer au lieu où l’on avoit c jss° ca uíCorps & le toucher avec les mains. On le lavoit avec des ^yde senteur, & aprés luy avoir donné une chemise fine - 0 n eSmettoit aux pieds des souliers de peau de cerf, des cawrd’or au bas de ses jambes, des bracelets d’or enrichis t.quoises autour de ses bras, un collier d’or & de P ierr£ r0 {fecieuscs à son col, des boucles d’or à ses oreilles, & une 8 ^turquoise à la lèvre d’en bas. Ensuite on posoit le Corp^ zun lit dans une grande biere, avec une trousse de h cl’un de ses cotez, & une image ou representatipn.degrandeur que luy, à l’autre. Cette image qui étoit tai ^mantes fines , avoit un grand bouquet de belles plumes a .j yte, des souliers, des bracelets & un collier d’or.avoit plusieurs personnes tant hommes que femmes, deà mourir pour l'aller servir en l’autre monde, on lavo- 1 sleurs corps avec soin, & on leur faisoit faire grand’ c j^ort.les eny vrer, afin qu’ils eussent moins d’horreur de la sl ttLe nouveau Roy nommoit ceux qui dévoient accomPson pere dans le tombeau, & ces malheureux regardoie^comme un grand honneur. On choisiflbit entre autres . ^
les de bonne Maison ; la premiere, pour garder les ç^[cdont il se paroit ordinairement 3 la seconde, pour lU/d’Echansonj la troisième, pour luy verserdel’eau a ,a ^ssímains, & les autres pour d’autres offices. On ç eí f\ï
mourir plusieurs femmes, tant libres qu’efclaves,po U j ijje.ces six Demoiselles, & un homme de chaque métier de' uf if,Aprés que l’on avoit bien lavé tous ceux qui dcvoie° £ u