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les autres. Leurs mains font armées de flèches. On leury° lc fur la poitrine sept têtes à couronnes d’or, relevées d’unbandeau royal semé de pierreries. Cequ’ily a de considera-ble .ccst que non seulement les chaînes & les cloches, tantlandes que petites,mais auíïì toutes les statues qu’on voit dansTemple au nombre de mille, font d’or massiF& assez paffa-lement travaillées. II vient tous les jours de tous cotez une in-’utc âe Japonois à ce Temple, d’où aptes y avoir fait leursdotions, ils en vont visiter d’autres qui n’en font pas éloi-jse ez > non plus qu’une célébré Académie qui n’en est qu’â de-Iïll -lieuc. Elle consiste en quelques cloîtres, le long defquels, c °nle un ruisseau large & profond. Les Temples que fervent? s Danzes qui habitent ces Cloîtres font remplis d’Idoles,•,° nt les grimaces sont épouventables. Sur le haut de la colline! y a trois Tcmples de bois, tous trois sort exhaussez , & bâ-p sor des colomnes d’une prodigieuse grosseur. Le pavé esta[ t de carreaux polis & vernissez, & le reste est beau à pro-jection, Le Dieu Xaca est reprefenté dans un de ces Temples°Usun e figure énorme, & qui blesse d’autant plus lá vûë qu’el-e ft accompagnée de plusieurs petites. Derriere cette statue,y a sor une planche deux mille petits sceaux dorez grandsomme la main, & quarante enfans des plus petits. Les deux° Cez de ce Temple font gardez par deux figures de diable°tites dorées, qui tiennent chacune une massue en la main &í Ul font des grimaces effroyables. Le second Temple est con-au Lézard queles Sçavans reverent comme leur Patron,atls pourtant luy élever ni statue ni autel, ainsi que l’on faitau x autres Dieux. On fe contente d’en attacher la figure à la> asm que les gens d’étude fe ressouviennent en l’adorante sever les yeux & le cœur au Ciel. C’est dans ce Templeses Etudians sont graduez à mesure qu’ils avancent danss sciences. Le Maître s’affied dans une chaire. comme il fePratique en Europe en de pareilles cérémonies, & le Dif-y e qui assis au dessous de luy , répond aux dissi-v n 62 q u on luy propose. Le troisième Temple est le plusp se > le plus exhaussé & le plus beau. Les appartemens quiP° nc contigus, font autant de Palais remplis d’ornemens & deJjsores. C’est-là que fe font les exercices, & que les Etudiansp? Cc Upent à apprendre les belles Lettres. Au milieu de laa e pù fe font les leçons ordinaires, les livres font fur une‘p c ‘ùne aussi belle que commode, & que l’on peut disposerp C .selle sorte qu’il est facile de lire à quelque distance qu’on enAm b*j.fade du fapon.
..MêANCE. Petite rivière de France dans la basse Norman-k e * Elle arrose le bourg d’Argence, & le territoire de l'Ah-, a ye des grands Bénédictins de Troiwr, séparé le Diocèsej. e Séez de celuy de Baieux, & tombe dans la Dive troisj e *L es au dessus de son embouchure dans la mer. * Mémoires1" ^ eux en I 7°5*
^,"*EÁNDRE. Fleuve de Phrygie qui sort de la sourceUsocrene. Les T ures l’appellent aujourd’huy TSou)ouc~Min-f/ ' ou grand Meandre, & il est célébré chez les Anciens par, s merveilleux détours. Ils le croyoient fils de la terre &j^Ocean, & pere de Ciane, qui fut mere de Caunus & depseso. Plusieurs Auteurs ont fait mention du Meandre. Dio\ y$us qui parle de fes contours, dit qu’il en fait jusques* cens dans toute fa course. Quelques-uns ont remarqué^ d forme des lettres Grecques dans son cours, descendantvers la mer, & remontant tantôt vers fa source , en sorteO . somble aller au devant de luy-même comme le marquedans la belle description qu’il en fait, liv. 9 . des Meta-° r pboses. Le Meandre est une riviere fort étroite qui n’a guerep Us . de quinze braises de large ; mais elle est tres-profonde,^piculierement auprès de Milet, où elle a autant de profon-»l r que de largeur. * Spon , Voyage de Grece.j> *EAO ou Meau, Iste des Indes, à l’Oiiest de Ternaredes Molucques , de laquelle elle est éloignée d’environt a se lieues. Elle a un bon Port, & produit des doux de gi-jn Hes > de même que celle dont elle est voisine. C’est en cetter e S[ue fe font tous les carcoles ou galères, & tous les vaiTdu Roy de Ternate. * Davity.
ART A. Grande Cité des Indes, dans le pays des Hen-
Uns. On y tient trois marchez toutes les semaines, & l’ongmnde quantité d’indigo, dc draps de laine, & de co-Davity , Etats du Grand Mogol.
ar^ „ ARUS. Nom Latin de la riviere de la Galice que l’on
R EAI H. Comté d’Iríande dans la Lagenie. Ce fut undoì i- lme a ^ cz fuissam qu’habicerenc les Eblanes. Les Irlan-gj pi a PPdIerent Myh , les Anglois Metb ou Methe & Meath ,'•■arald luy donne le nom de MtdieTome II,
' Mtdie ou Medie . à cause qu’il
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est au milieu de l’Iste. II fut divisé en deux parties, la trente-huitième année du régné de Henry VIII. afinque la Justicefût mieux administrée , outre que le pays étoic trop étendupour être gouverné par un seul Vicomte. La partie Orientale,appellée par les Anglois East-Metb , ou Eaft-Meatb , a pourconfins au Levant, le Comté de Dublin & la mer ; au Nordle pays de Louth, & au Couchant celuy de West-Meath, quiest fa partie Occidentale. L’O dentale est divisée en dix-huitBaronnies , qui sont Dutleke , Serine , Slane, Margallen ,Navan, Renies, la moitié de la Baronnie de Power, Killaloe ,Demore , Clove, Moylagh, Logherne , Oldcastle , Luyn,Moyfcuraraghe, Deefe, Rathtouth & Dunboyn. Ses deuxvilles principales sont Aboy& Trim. Les autres lieux re-marquables font Galtrim, le Château de Killin & Dunfany,Trimletstown, Gormanstoun, Slane , & Navan. Ce pays aemême que le West-Meath s’avance depuis la mer d’Irlandejufqu’à la riviere de Sinene, & son terroir abonde en bleds ,en bétail, en pâturages, en chair , en lait, en beurre, en fro-mage & en poisson. L’air en est fort sain. II est arrosé de plu-sieurs rivières ou ruiíseaux, & il a des marécages, des bois &des Lacs qui le rendent fort en fes extrêmitez. Sa partie Occi-dentale nommée West - Meatb , autrement Medie Occiden-tale, a du Couchant l’East-Meath, du Midy le Comté duRoy, & du Nord celuy de Longford. Elle est divisée en douzeBaronnies , qui sont Fertulog, Ferbilie , Del vin . Pourrie ,Korkery, Moyassel, Maghortiernan, Moygossi, Ratheomi-re, Clonlolan & Moycaísel. Sa ville principale est Molingar.Ses autres lieux remarquables sont les bourgs de Folner, deKilbegan, &d’Atlone, qui députent au Parlement auffi-bienque Molingar. * Davity, Irlande , Comtéd’Eafi-Meaft.
MEAUX. Ville de France, capitale de la Brie ,avec Evê-ché suffragant de l’Archevêché de Paris, à trois lieuës deJoiiare, à quatre de Colomiers & de Faremoutiers, à sept deRofay , à huit de Senlis & à dix de Paris, en Latin Meldis ,Meltdis , Melda , Meldarum Vrbs & fatinum. Elle est située furla riviere de Marne, qui la divise en ville & en marché. Laville paroît tres-ancienne dans l’arrangement de fes rues, quisont fort étroites. L’Eglife Cathédrale dédiée à saint Etienne ,est magnifique dans fes ornemens & dans fa structure. Ducôté de l’Epître du maître-Autel est une haute colomne demarbre qui porte dans une coupe le cœur du genereux Louisde J’Hôpital. Cet édifice paflòit pour un ouvrage achevé,avant que les Anglois enflent ruiné l’une de fes tours. Cellequi est demeurée en son entier est admirable dans fa grosseur,dans fa hauteur & dans les miniatures , dont on l’avoit embel-lie. Le Chapitre de cette Eglise, qui compte saint Santin par-mi fes Evêques, est composé d’un Doyen, d’un grand Ar-chidiacre , d’un Chantre, d’un Trésorier, de l’Archidiacrede Brie & de vingt-quatre Chanoines. Le Diocèse n’a queaio.Paroisses, qui dépendent des Archidiaconez de Meaux &de Brie. II comprend quatre Abbayes d’hommes, qui fontsaint Faron de Meaux, Rebais, Ordre de saint Benoît, No-tre-Dame du Chaage Ordre de saint Augustin & Chambre-fontaine, Ordre de Prémontré. On y trouve autant d’Abbayesde filles,'fçavoir, Joiiare, Faremoutiers, Notre-Dame duMarché de Meaux, toutes trois de l’Ordre de Saint Benoît, 3cle Pont-aux-Dames, de l’Ordre de Cîteaux.
La place qui environne l’Eglise de saint Etienne, n’est pasgrande. Elle est traversée par une rue qui s’étend d’un bout àl’autre de la ville & qui en est la plus spacieuse. Le PalaisEpiscopal est remarquable par fa belle cour & par son esca-lier fans degrez , ensorte qu’un cheval chargé pourroit y mon-ter facilement. Le pavé en est de briques. La ruë du Pontjoint cette partie de Meaux à celle du Marché ainsi appellée,à cause d’une grande place, où d’ordinaire fe tient le Marché.On la passe pour aller a l’Abbaye de Notre-Dame & plusavant est l’Eglise Collégiale de saint Santin , qui est aussi Pa-roissiale de même que celle de saint Remy. Cette Eglise desaint Santin est proche de la porte de la ville, où il y a un pontsur le grand canal qu’on a taillé dans le roc , pour passer lesbateaux qu’on fait descendre par le moyen des écluses qui re-tiennent l’eau de la riviere de Marne, d’un bout de la ville àl’autre. Quelques rochers qui fe trouvent dans son cours fontcause que l’on a fait ce canal, qui sert de profonds foílez à cecôté de la ville par où les Anglois l’aflìegercnt • autrefois.On voit dans le Marché quelques-unes de leurs bombes, quisont d’une grosseur surprenante. Le pont qui joint les deuxparties de la ville ensemble est construit de pierres -, _& celuydes moulins qui en est tout proche , n’est que de bo.is. SaintMartin, fainrPierre, saint Nicolas & saint Christophle , sontd'autres Eglises Paroissiales de la même ville , dans laquelle
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